LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

11 janvier 2010

RDC - Gouvernement : Botswali Lengomo revoqué

botswaliMinistre des Affaires sociales, action humanitaire et solidarité nationale, Barthélémy Botswali Lengomo a été révoqué de ses fonctions aux termes d’une ordonnance présidentielle lue, samedi 9 janvier, à la télévision d’Etat (RTNC).

Que reproche-t-on à ce membre du gouvernement? "Il est reproché à M. Botswali un manquement grave portant atteinte à son honneur de ministre", indique une dépêche de l’Agence congolaise de presse (ACP) laquelle précise aussitôt que "la nature de ce manquement n’a toutefois pas été signalée". Sous la Deuxième République, un "manquement grave" voulait dire à la fois une pécadille ou une réelle faute grave.

Selon des sources bien informées à Kinshasa, Botswali aurait été surpris entrain d’échanger des coups de poings avec des personnes non autrement identifiées. Il s’agirait des membres de son parti. Le rixe aurait eu lieu dans la commune kinoise de Bandalungwa. Serait-ce l’unique raison? On peut franchement douter que le souci d’une certaine éthique au sein du gouvernement ait motivé la décision présidentielle.

Botswali Lengomo est, en effet, loin d’être le premier membre d’un exécutif congolais à se prendre pour Mohamed Ali. Le 10 septembre dernier, le ministre des mines et des affaires foncières de la province du Katanga, Juvénal Kitungwa, a été arrêté à Lubumbashi par des agents de l’ANR avant d’être transféré manu militari à Kinshasa. Kitungwa aurait assené un uppercut magistral à un policier en civil. Il aurait pris celui-ci pour un agent de son ministère entrain de "négocier" la vente frauduleuse d’un terrain. Aux dernières nouvelles, le ministre-pugiliste a regagné le chef-lieu du Katanga où il a repris ses fonctions. Il faut dire que l’homme a été soutenu à cor et à cri par ses pairs. Le gouverneur Moïse Katumbi en tête.

Qu’en est-il de Botswali qui passe pour un des "moutons noirs" de l’exécutif national? Entré au gouvernement en octobre 2008, l’homme a, par deux fois, défrayé la chronique.

Les Kinois ont encore frais en mémoire la séance plénière de l’Assemblée nationale, en date du 8 Janvier 2009, au cours de laquelle ce ministre a été sauvé d’une "motion de défiance" pour s’être rendu "coupable" de "faux et usage de faux". Après sa nomination au gouvernement, Barthélémy Botswali, élu de Bolobo, devait céder son siège de député national à son premier suppléant. Pour empêcher ce dernier à prendre la place vacante, il aurait fabriqué de toutes pièces une lettre de démission du parti attribuée audit premier suppléant. Le siège devait ainsi revenir au deuxième suppléant. La supercherie a été découverte par la Commission politique, administrative et juridique de la Chambre basse du Parlement, après des vérifications à la CEI (Commission électorale indépendante). Botswali a été "sauvé" in extremis par ses "amis" de l’AMP (Alliance de la majorité présidentielle). Cette fois, "dame la chance" n’a pas été au rendez-vous. Affaire à suivre.

Issa Djema (avec ACP)

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