LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

23 octobre 2009

Des clandestins « Ngulu » balancés dans le fleuve !

refugies...................................................................................................

Selon une dépêche de radiookapi. net, quatre clandestins congolais ont été balancés dans les eaux du fleuve Congo, dans la nuit de lundi à mardi, par l'équipage du bateau « (s-land of Luc », battant pavillon panaméen, dans la périphérie du port de SEP-Congo, à Matadi. Trois ont pu échapper à la mort, en s'accrochent à des bidons vidés tandis que l'un d'eux, qui n'a pu saisir cette « bouée de sauvetage », est mort noyé. L'un des survivants se trouve aux soins intensifs, dans une formation médicale de la ville portuaire.

Le parquet de Grande Instance de Matadi s'est saisi du dossier, pendant que l'équipage et le navire incriminés sont contraints au « mouillage ». Le gouvernement provincial du Bas-Congo, par le biais de son ministre de l'Intérieur, a mis sur pied une commission spéciale d'enquête chargée d'élucider les circonstances du drame.

Par ce temps de crise multiforme et de chômage généralisé, signale-t-on, des centaines de jeunes désoeuvrés résidant à Matadi et Borna ainsi que dans plusieurs contrées du Bas-Congo rêvent sans cesser de voyager pour l'Europe, en se cachant au fond des cales des bateaux de haute mer, dès qu'ils mouillent dans l'un des ports de ces deux villes.

Ces clandestins, vulgairement appelés « Ngulu » (cochons ou porcs), sans papiers, prennent contact avec des réseaux des passeurs, moyennant espèces sonnantes et trébuchantes, qui le font croire à l'organisation d'un voyage « arrangé », généralement à l'insu du commandant de bord et des membres de son équipage.

Généralement, le bief maritime congolais est franchi sans ennui. Ce n'est qu'une fois en haute mer et traqués par la faim ou la soif, que les clandestins se signalent aux maîtres du navire. Très souvent, l'aventure s'arrête sur la côte atlantique, à Pointe-Noire, Libreville, Douala, Abidjan, Lagos, Dakar ou Casablanca. Quelquefois, la chance aidant, des clandestins atteignent le vieux continent, où ils vont grossir les rangs des sans-papiers, pourtant indésirables sur l'ensemble du territoire de l'Union Européenne.

Pourquoi fuient-ils ?

Nous avons eu à nous interroger à ce sujet, dans ces mêmes colonnes, il y a deux semaines, au moment où la vague d'expulsions des Congolais d'Angola battait son plein. Nous avions donné, comme réponse globalisante, la misère. A elle seule, elle explique l'obsession de nos jeunes compatriotes à sortir; absolument du pays, dans l'espoir de changer positivement le cours de leur vie ailleurs. Hélas, bien souvent, en voulant fuir les mauvaises conditions d'existence dans la mère patrie, ils vont à la rencontre de la matraque, des insultes, des arrestations arbitraires, des extorsions de leurs biens et avoirs, de la mort...

En dépit des menaces en provenance des chancelleries occidentales installées chez nous, des alertes du vice-ministère chargé des Congolais de l'Etranger et des campagnes de sensibilisation des ONG contre les aléas de l'immigration clandestine, ils n'arrêtent pas de sortir par milliers. Le pays, pour retenir ses filles et fils, doit leur apporter des preuves de la liberté d'opinion et d'expression, de la bonne gouvernance, de la relance de la production, de la lutte contre le chômage, de l'amélioration du système éducatif et sanitaire, de la fin de la corruption et de l'impunité, de la réhabilitation des infrastructures de base, de la distribution correcte du revenu national, bref du retour du pays sur le chemin de la prospérité et de la démocratie. Tant qu'ils auront le sentiment de se trouver devant des horizons bouchés, ils n'auront cure des risques qui les attendent sur le chemin de l'exil économique. Le Phare

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