LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

31 mars 2008

BDK : Ne Muanda Nsemi sauvé à l’Assemblée Nationale !

97513*Il devra, toutefois, faire face à une nouvelle équation : reconstituer le dossier de son mouvement pour se conformer aux lois de la République. Désormais, il est tenu de clarifier le statut juridique de BDK : parti politique, église ou association culturelle ? Pour Kiakwama kia Kiziki, auteur de la question orale, la crise actuelle dans le Bas-Congo est le fait des acteurs politiques (Majorité et Opposition), des gouvernements (provincial et central), de la Monuc, de Ne Muanda Nsemi et consorts.

Pas de sanction, ni de levée d’immunité de Ne Muanda Nsemi. Ainsi, en ont décidé les Députés Nationaux qui recommandent l’organisation, dans les tout prochains jours, d’une conférence pour la paix, la sécurité et le développement économique de la Province du Bas-Congo.

A l’unanimité, les Députés ont conclu le débat sur l’affaire Bundu dia Kongo sur une note spéciale. Les voies extrêmes préconisées, du reste, sous les fourrures pour tenter de crucifier Zacharie Badiengila alias Ne Muanda Nsemi sont déjouées.

A la place, c’est le dialogue. Le gouvernement central devra également organiser une caravane de la paix dont l’objectif serait d’administrer une cure de lavage des cerveaux aux populations locales sur la problématique de l’autorité de l’Etat et de la tolérance entre les religions. Une recommandation est faite à Antoine Gizenga et Kalume de suspendre les activités dans les camps d’entraînement des Makesa, jeunes BDK et de les brasser au sein du Service National.

Le gouvernement sera, enfin, tenu, pour responsable, de la sécurité de tous les adeptes de Bundu dia Kongo qui, depuis les derniers événements, errent en brousse, à la recherche d’un abri. Leur retour dans des villages et localités devraient être accompagné d’un dispositif sécuritaire susceptible d’engendrer la paix sociale, recommandent les Députés Nationaux.

BDK : parti politique, église ou association culturelle ?

C’est une question. C’est même une équation pour Ne Muanda Nsemi. Les Députés l’attendent sur ce point pour avoir un brin de lumière. Pour se conformer à la loi, le Chef Spirituel se trouve dans l’obligation de clarifier le statut juridique de son mouvement.

Est-ce le BDK est un parti politique, une église ou une association culturelle ?

De sa réponse dépendra inéluctablement les dispositions nouvelles. Si c’est un parti politique, la loi existe. Il suffit de s’y conformer, au niveau du ministère de l’Intérieur. Si, c’est une église, la loi existe aussi. Le Constituant a prévu que toute personne intéressée s’en réfère au Ministère de la Justice. Si, enfin, BDK est une Association sans but lucratif, le chemin du Ministère des Affaires Sociales est entièrement ouvert.

D’ailleurs, c’est sous ce dernier statut que BDK opère depuis juillet 1995 grâce à un agrément lui accordé par ce ministère alors sous la conduite de Soki Fwani Eyenga. L’équation n’est pas tout facile pour un mouvement dont les revendications ressemblent à un projet de société pour la province du Bas-Congo. La ligne de démarcation entre les objectifs d’une association et d’un parti politique n’est pas tout facile à tracer.

La décision gouvernementale toujours d’application

Pour Kamhere, la décision du gouvernement sur le retrait de l’agrément au BDK est conforme aux lois de la République. Il appartient, par contre, à l’Honorable Ne Muanda Nsemi de s’y conformer. C’est la raison pour laquelle la clarification du statut juridique de BDK devrait œuvrer à la facilitation de la tâche. Il n’en sera jamais autrement dès lors que les lois de la République reconnaissent au gouvernement le pouvoir exclusif de maintenir l’ordre et la paix sociale.

Vite, une conférence pour la paix au Bas-Congo

Des thèmes de référence de telles assises s’articuleront, par exemple, sur l’affaire de 40% de retenue à la source sur les recettes des provinces, la part du Bas-Congo dans les recettes pétrolières, la prise en compte des cadres et de la main d’œuvre locale dans le recrutement devant être favorisé par le début des chantiers dans cette partie du pays, l’élaboration d’un intégré de développement, précise Kamhere, au nom de la chambre basse.

Gilbert Kiakwama distribue des cartons rouges

Auteur de la question orale adressée à Denis Kalume au sujet de la situation ténébreuse du Bas-Congo, Gilbert Kiakwa kia Kiziki croit dur comme fer en la déchéance de la classe politique. Ce chrétien démocrate distribue, en effet, des cartons rouges à tout le monde. Même la Monuc n’est pas épargnée dans son réquisitoire. Pour lui, ce qui est arrivé dans le Bas-Congo est une preuve de l’incapacité des autorités du pays d’assumer leurs responsabilités. Les acteurs politiques ; qu’ils soient de la Majorité ou de l’Opposition, n’ont pas joué leur rôle, dit-il. Au niveau provincial, c’est la même sentence. Le gouvernement provincial n’est pas, à son avis, à la hauteur de ses tâches. Bref, tout le monde a failli. La Prospérité

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