LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

20 mars 2008

RDC: le président Kabila au Bas-Congo, après des violences meurtrières

kabil011Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, est arrivé jeudi à Matadi, capitale du Bas-Congo, pour une visite de trois jours dans cette province de l'ouest marquée par des violences meurtrières depuis un mois, a-t-on appris de source officielle.

Le président a été accueilli à Matadi par le gouverneur et le président de l'assemblée provinciale et devait y présider vendredi le Conseil des ministres, a indiqué à l'AFP son porte-parole, Kudura Kasongo.

Cette visite intervient après des affrontements sanglants entre la police et des adeptes de la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo (BDK), accusée par le pouvoir de remettre en cause l'intégrité du territoire national et de violences contre des agents de l'Etat et la population.

Depuis la fin février, ces affrontements et la répression brutale de la police ont fait 27 morts dans la province, selon des sources officielles, mais plus de 100 morts selon des sources de l'ONU et de la société civile.

M. Kabila "va conférer avec les autorités locales et recevoir, comme à son habitude, des représentants de la société civile, des femmes, des jeunes, des chefs coutumiers et des représentants des confessions religieuses", a indiqué Kudura Kasongo.

"Cette province a connu des moments agités récemment. Il est normal que le chef de l'Etat vienne se rendre compte, comme il l'a déjà fait dans d'autres provinces de la République", a-t-il ajouté.

Lundi, l'Union européenne a mis en garde contre un recours "disproportionné à la force", appelant au maintien de l'ordre "dans le respect des principes de l'état de droit et des droits de l'Homme", tout en jugeant "inacceptables" les "actes perpétrés par des adeptes" du BDK.

Selon des enquêteurs d'agences des Nations unies, les forces de police se sont livrées à une répression féroce au Bas-Congo, où plus de 200 personnes suspectées d'appartenir au BDK ou de le soutenir ont fui leurs maisons, pillées ou détruites, où des arrestations arbitraires ont été rapportées et où des témoins ont dénoncé des exécutions sommaires.

Le 15 mars, le président de l'Assemblée nationale, Vital Kamerhe, a adressé une "mise en garde sévère" au député Ne Muanda Nsemi, chef spirituel de BDK, accusé de réclamer "l'auto-détermination du peuple Kongo" et d'encourager les troubles.

Bundu dia Kongo ("Royaume du Kongo") est un groupe d'opposition religieux sécessionniste très implanté dans le Bas-Congo. Il prône la restauration de l'ex-royaume Kongo, qui comprenait l'actuel Bas-Congo, une partie de l'Angola, du Congo voisin et du Gabon.

Alors que le BDK réclame une "table ronde" sur la situation dans la province, un an après des élections contestées et une première flambée de violences, le gouvernement a enjoint la police de continuer ses opérations de "pacification".

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