LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

14 mars 2008

Rentrée politique : pressions sur le gouvernement

124414 Ca bouge déjà dans les salons politiques. Mouvements dus certainement à la rentrée parlementaire ce samedi et qui marquera en quelque sorte la rentrée politique. Ainsi, les politiciens ont retrouvé de la voix. Ils s’adonnent déjà à des apparitions spectaculaires à travers les médias. Ca s’annonce palpitant. Signes avant-coureurs de ce que sera la prochaine étape politique au sein des institutions nationales ?

Le silence est rompu. A l’approche de la rentrée parlementaire programmée pour ce samedi 15 mars, les leaders politiques recommencent à envahir des espaces médiatiques pour se prononcer sur des questions politiques.

Entrés en hibernation avec les vacances parlementaires, on n’entendait plus parler d’eux. Ils sont en train maintenant de retrouver de la voix et annoncent les couleurs de ce que sera la prochaine rentrée politique. Pour marquer ce retour, la question Bundu dia Kongo et la Journée internationale de la femme ont servi de tremplin, permettant à quelques-uns d’entre eux de se distinguer. L’analyse de ces deux événements a le mérite de faire découvrir que les réactions portent encore plus sur des accusations que des propositions concrètes devant éviter ce genre d’incidents. Des pressions qui s’annoncent sur le gouvernement.

Ou encore faire prendre conscience aux femmes le rôle combien important elles doivent jouer en ces instants précis de la renaissance de la République démocratique du Congo.

Il est un fait que pendant cette période caractérisée par les vacances parlementaires, les partis politiques s’étaient tus. Comme si tous les hommes politiques étaient des parlementaires et que leur espace d’expression est l’Assemblée nationale et le Sénat.

Aucun parti politique ne s’est distingué par une action politique de grande envergure. Seule l’UDPS a annoncé la tenue de son congrès, précédé par l’organisation des journées politiques. Mais là aussi, la cassure est visible, le démon de la division ayant élu domicile. On citerait également l’AMP qui s’inscrit dans la même logique. Mais pour des raisons certainement stratégiques, les assises du Congrès projetées au mois de février ont été remises à plus tard.

Quant aux autres formations politiques, à peine si elles se font distinguer par des déclarations laconiques -comme si le coeur n’était plus à l’ouvrage ou faute d’inspiration- sur certaines questions à caractère national et provincial. Ou tout simplement, il s’agit d’une déception. On n’a pratiquement pas assisté à une prise de position remarquable de la part des partis politiques, alors que l’activité politique n’était pas du tout en veilleuse. Dire qu’aujourd’hui, l’inquiétude grandit et les partenaires extérieurs ne se privent plus de tirer la sonnette d’alarme.

Ce silence, il faut qu’on se le dise, a effectivement posé la problématique des partis politiques en RDC. Ils ont été absents sur le terrain alors que « vacances parlementaires » ne signifient nullement cessation des activités politiques. Les partis politiques devraient se manifester pour entretenir l’éveil politique dans le but de susciter l’enthousiasme populaire. Voilà qui explique la raison pour laquelle la « rumeur » a eu droit de cité à Kinshasa pendant un mois tant il est vrai qu’il y avait un «vide » des activités politiques.

LE GOUVERNEMENT EN LIGNE DE MIRE

Cependant, les premières impressions que l’on peut se faire de ces premières déclarations politiques, c’est que le gouvernement est déjà en ligne de mire des leaders politiques. Ce « temps mort » a été plus des instants de réflexion pour analyser toutes les grandes questions nationales.

Ainsi, tous les clans politiques confondus relèvent que la première année d’exercice a été caractérisée par une apathie qui fait craindre le pire. Les difficultés ne font que s’aggraver, rendant insoutenable la situation sociale des populations : transport, état des voiries urbaines, grève du personnel de santé, rétrocession des 40% de recettes aux provinces, l’affirmation de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du pays, l’insécurité, la hausse des prix des denrées de première nécessité…

Même au sein de la majorité, on chuchote déjà. Des suggestions sont faites pour explorer les voies et moyens susceptibles de donner une nouvelle impulsion à l’action du gouvernement. L’accord qui lie les différents partenaires au sein de l’AMP est relu à la loupe pour des propositions qui ne provoqueraient pas une crise politique.

Dans l’Opposition, l’on se prépare à faire monter les discussions d’un cran. Il y a déjà des requêtes en inconstitutionnalité qui ont été déposées auprès de la Cour suprême de justice sur la loi financière 2008. Des motions d’interpellations seraient déjà élaborées sur les incidents du Bas-Congo et la hausse des prix des denrées de première nécessité sans oublier la situation des professeurs et des médecins.

En outre, les observations pertinentes des partenaires extérieurs sont prises au sérieux. Ils relèvent que l’action du gouvernement devrait être redynamisée à travers des signaux forts en vue du rétablissement de l’autorité de l’Etat. Car, les incidents de Lubumbashi et surtout ceux de Luozi ont suscité « une grande inquiétude », a lâché dernièrement un diplomate occidental lors d’une matinée médiatique.

A ces considérations politiques et sécuritaires, s’ajoute le « dernier dérapage » constaté au sein des finances publiques qui a fait que le gouvernement a été recalé en ce mois de mars. Ce qui a nécessité ce «débat franc » de cette semaine entre la Banque mondiale et la République démocratique du Congo.

La rentrée politique s’annonce intéressante. Palpitante. Pas étonnant que l’on assiste ces prochains jours à des tirs croisés sur le gouvernement. Le Potentiel

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