LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

23 mai 2007

Enquête de la CPI en Centrafrique: Bemba nie toute responsabilité

images66Le sénateur et ex-chef rebelle de République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba a nié mardi toute responsabilité dans des crimes commis en 2002 et 2003 en Centrafrique et affirmé qu'il avait à l'époque lui-même appelé l'ONU à une enquête, dans une déclaration à l'AFP.

La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé mardi avoir ouvert pour la première fois une enquête sur des crimes sexuels, des viols en Centrafrique en 2002 et 2003, mais elle n'a pas nommé de suspect.

L'enquête porte sur la période de la répression de la tentative de coup d'Etat du général François Bozizé en 2002 contre le président centrafricain, à l'époque Ange-Félix Patassé.

Pour mater la rébellion, M. Patassé avait notamment fait appel au Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba, dont un millier d'hommes avaient participé aux combats contre les troupes du général Bozizé.

"Je suis le premier à avoir demandé une enquête sur des allégations de viols et d'exactions qu'auraient pu commettre certains de mes hommes", a déclaré M. Bemba, joint par téléphone au Portugal, où il est actuellement en soins.

"J'avais dès octobre 2002 écrit au représentant spécial de l'ONU en Centrafrique, le général (Lamine) Cissé. Il m'a répondu dans une lettre en janvier 2003 qu'il avait diligenté une enquête et que dès qu'il aurait de nouveaux éléments, il m'en ferait part", a-t-il poursuivi.

"Je n'ai jusqu'à aujourd'hui reçu aucune nouvelle des Nations unies, ni aucune preuve impliquant les troupes envoyées en Centrafrique en 2002", a-t-il précisé.

"Nous n'avons fait qu'une chose, c'est intervenir à la demande d'un président démocratiquement élu qui était victime d'une tentative de coup d'Etat", a-t-il affirmé.

Les troupes du MLC de M. Bemba, alors engagé dans une guerre contre le régime de Kinshasa (1998-2003), contrôlaient la province congolaise de l'Equateur (nord-ouest), limitrophe de la Centrafrique. Un millier d'hommes avaient traversé le fleuve Oubangui, frontière naturelle entre les deux Etats, pour contrer les troupes de Bozizé.

Une fois la tentative de coup d'Etat matée, les "Congolais" sont accusés d'avoir fait régner la terreur, tuant, pillant et surtout violant.

"Ma responsabilité est totalement dégagée dans cette affaire, a estimé M. Bemba, qui dirigeait à l'époque le MLC depuis Gbadolite (nord de l'Equateur).

Je n'étais pas en Centrafrique et si demain une enquête conclut à la responsabilité d'éléments du MLC, ils devront être poursuivis et condamnés comme le prévoit la loi".

A la fin de la guerre en RDC, M. Bemba est devenu un des quatre vice-présidents au sein d'un gouvernement de transition.

Devenu sénateur après avoir été battu par Joseph Kabila à la présidentielle de 2006 en RDC, il a quitté Kinshasa le 11 avril 2007, trois semaines après des affrontements sanglants entre sa garde rapprochée et l'armée régulière.

Visé par une demande de levée d'immunité, il se trouve actuellement au Portugal, où il est soigné pour une ancienne fracture. Il a obtenu du Sénat une autorisation de sortie du territoire qui arrive à échéance le 10 juin prochain. M. Bemba affirme "aller mieux" et vouloir rentrer en RDC "dès que ce sera possible".

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