Rechercher sur AfrikBlog

LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

28 février 2007

Kisalu me banda : Les ministres sortants rendent les tabliers aujourd’hui !

Gizenga passe à La vitesse supérieure. Les ministres et vice-ministres de la Transition sortent, les nouveaux prennent les affaires en main. Aujourd’hui mardi 27 février, il y aura, lors de la cérémonie de remise- reprise, des gens qui pleurent et d’autres qui jubilent.

Posté par losako à 19:00 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Fmi à Kinshasa : premier test du gouvernement

GIZENGAC’est confirmé. Les experts du Fonds monétaire international (FMI), avec en tête Cyrille Briançon, chef de division au département Afrique du Fmi, sont arrivés à Kinshasa hier soir en provenance de Washington. Pendant 15 jours, la délégation du Fmi va entamer d’intenses discussions avec le gouvernement sur la situation économique et financière de la RDC. Elle envisage aussi de se pencher sur l’exécution du Programme relais de consolidation.

Après l’Assemblée nationale, c’est devant les experts du Fmi que le Premier ministre Antoine Gizenga aura à faire preuve de sa capacité à gérer la République démocratique du Congo. Il est appelé à s’expliquer sur un programme ou une situation qui ne relève pas de sa gestion. Notamment les 26 milliards de francs congolais de déficit enregistré en l’espace de deux mois, soit entre janvier et février 2007.

Il n’y aura pas de « temps mort » pour le gouvernement après avoir passé l’épreuve de feu de l’Assemblée nationale où il a défendu la semaine dernière son programme et obtenir son investiture. Pour preuve, l’arrivée à Kinshasa depuis hier mardi 27 février, dans la soirée à Kinshasa d’une délégation du Fonds monétaire international. Annoncé depuis quelques jours, le Fmi a décalé à plusieurs reprises son arrivée à Kinshasa, en attendant l’investiture du gouvernement. Chose faite depuis le samedi 24 février 2007.

Alors que le gouvernement Gizenga se met à l’ouvrage, c’est le moment choisi par les experts de Washington pour « régler » des comptes à Kinshasa. Trois thèmes domineront les discussions des experts congolais avec ceux dépêchés par le département Afrique du Fmi, avec à leur tête Cyrille Briançon, chef de division au même département. Il s’agit, premièrement, de l’évaluation du Programme relais de consolidation (PRC) que la RDC s’est engagée à mettre en œuvre entre avril et décembre 2006 dans le but de maintenir le dialogue avec le Fmi. Le deuxième point portera sur la définition du cadrage budgétaire pour l’année 2007.

Et, enfin, le Fmi devrait entamer des discussions en vue de la conclusion - en cas de note satisfaisante au PRC - d’un deuxième Programme économique du gouvernement.

LE PREMIER TEST

Le Premier ministre se trouve donc face à un choix crucial. C’est-à-dire engager sa responsabilité dans un programme qu’il n’a pas exécuté, et dont il ignore peut-être les grands axes, sinon une connaissance partielle à partir des documents qui lui ont été légués par la transition « 1+4 ». Que lui reste à faire ? Va-t-il capituler devant les pressions du Fmi, ne serait-ce qu’au nom de la continuité des services publics ? Lui qu’on a surnommé « yandi ve » - une façon de le définir comme une personne allergique à toute forme de compromission - est bien obligé de se soumettre aux dures recommandations des partenaires extérieurs qui agissent le plus souvent par le Fmi interposé.

Déjà, dans son programme, Antoine Gizenga a promis d’engager des négociations avec les institutions de Bretton Woods pour en garantir l’exécution. Mais, le soutien de la communauté internationale n’a jamais été un chèque en blanc. Il est toujours assorti d’un certain nombre de conditions, drastiques et quelquefois compromettantes pour la souveraineté d’un Etat. Antoine Gizenga est-il prêt à se « compromettre » ? Un test difficile auquel se prêtera pendant quinze jours le Premier ministre. Le chef du gouvernement devra faire appel à toute sa « sagesse » pour convaincre le FMI. Il y va d’ailleurs de la survie de son programme.

LE DEFICIT DES 26 MILLIARDS DE FC

Les 26 milliards de francs congolais de déficit du compte du Trésor en l’espace de deux mois, soit janvier et février 2006, le dysfonctionnement de la chaîne de la dépense, la léthargie dans la restructuration de la Banque centrale, l’agonie dans la mise en œuvre des réformes structurelles telles que le guichet unique, etc. Tout un tas de dossiers que le Premier ministre devra, bon gré mal gré, défendre devant les experts du Fmi.

Lors de son dernier passage à Kinshasa, au plus fort de la dégradation des indicateurs du PRC, la délégation du FMI avait appelé le gouvernement de transition au strict respect et au maintien des dépenses prévues au budget, en évitant éventuellement tout dépassement qui accélérerait l’inflation .

Malgré toutes les bonnes intentions contenues dans la lettre d’intention transmise au Fmi le 29 août 2006, le PRC s’est clôturé en décembre 2006 dans une cacophonie totale. Aucun de ces critères indicateurs quantitatifs n’ont pas été respectés, à savoir les planchers des avoirs extérieurs et intérieurs nets ainsi que le plafond du crédit net à l’Etat.

Ce mémorandum décrivait de manière claire les actions que le gouvernement entendait mettre en oeuvre pour la période allant d’avril à décembre 2006, avec l’appui des services du Fmi. L’objectif consistait à établir des antécédents solides en matière d’application des mesures macroéconomiques et structurelles suite à l’assouplissement des politiques intervenu à la fin de l’année dernière et à l’expiration subséquente de l’accord au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC) en mars 2006. Sa bonne exécution avait l’avantage d’ouvrir la voie à des discussions portant sur un programme à moyen terme qui pourrait recevoir l’appui du Fmi dans le cadre d’un nouvel accord FRPC après les prochaines élections et la formation d’un nouveau gouvernement.

Que dira le Premier ministre de nouveau aux experts du Fmi ? Sont-ce encore de simples intentions ou des actions fermes à entreprendre ? Surtout qu’en trois ans de transition, aucun engagement du gouvernement n’a pu se concrétiser dans la conduite des politiques économiques et financières du pays.

En août 2006, le gouvernement avait tout promis – tentant même l’irréalisable - pour éviter une chute brutale du PRC. A l’atterrissage, c’est une situation contraire qui a été constatée. Le dollar qui a pu être ramené en dessous de la barre prévisionnelle de 526 Fc/Usd à fin 2006 se change aujourd’hui sur le marché libre à 560 Fc ; l’inflation en glissement annuel a dépassé la barre de 10%. Comment le Premier ministre compte gérer tous ces dérapages ? Quels arguments compte-t-il présenter au Fmi, lui qui n’a ni, de près ou de loin, participé à la gestion prédatrice de la transition ?

Il est vrai que ce test concerne également ses proches collaborateurs, notamment les ministres des Finances et du Budget. Ce premier face-à-face permettra à la délégation du Fmi de les découvrir et de se faire une première idée sur leurs compétences. Mais surtout leurs réflexes à lire les premières données d’une situation qu’ils viennent d’hériter.

Posté par losako à 18:49 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Flahaut blâmé par Verhofstadt

Ecole_royale_militaire

Le Premier ministre belge, le libéral flamand Guy Verhofstadt, a invité mardi  27 février le ministre de la Défense, le socialiste francophone André Flahaut, afin de fournir des explications sur son initiative « unilatérale » de faire décerner  à Joseph Kabila le titre de docteur honoris causa de  l’Ecole royale militaire.

« Je suis tombé de ma chaise samedi en apprenant cette initiative ubuesque du ministre Flahaut », ironisait un ancien officier belge, ancien élève de la prestigieuse Ecole royale militaire. « C’est le corps enseignant qui doit élire la personnalité à laquelle est décernée le titre de docteur honoris causa. Cette matière n’est pas de la compétence d’un ministre », ajoute-t-il. De quoi s’agit-il ? En séjour au Congo, le ministre belge de la Défense, André Flahaut, a annoncé vendredi 23 février à Kinshasa que l’Ecole royale militaire a pris la décision d’élever Joseph Kabila au rang de docteur honoris causa. « Ce diplôme lui sera remis en mains propres lors de son prochain voyage en Belgique », déclarait un ministre Flahaut euphorique au cours d’une conférence de presse. « Nous venons de lui remettre l’invitation en ce sens », a-t-il précisé. La nouvelle a fait bondir le « Premier » Guy Verhofstadt qui a dit en privée  ne pas comprendre le sens de cette « initiative unilatérale». On apprenait mardi soir que Flahaut a été convoqué au 16, Rue de la Loi afin de fournir des explications au chef du gouvernement que l’on dit « très mécontent». Le ministre des Affaires étrangères, le libéral flamand Karel De Gucht – lequel a toujours reprocher à ses collègues francophones en charge de la Défense et de la Coopération au développement de marcher sur ses plates bandes, n’a pas hésité à dire haut et clair son indignation : « L’utilisation de l’Ecole royale militaire à des fins politiques est inappropriée ». Dans son journal parlé de 18 heures, la radio publique belge francophone (RTBF) a fait état de la « réaction négative » de la haute direction de cette grande école sur cette affaire. Le ministre Flahaut a-t-il agi sans prendre au préalable langue avec les dirigeants de cet institut ? « C’est une décision de l’Ecole normale militaire », s’est défendu l’intéressé dans une intervention faite sur les ondes de la RTBF. Selon lui, il s’agit d’un acte normal qui entre dans le cadre du « partenariat actif » existant entre la Belgique et le Congo en matière militaire. « Le titre de docteur honoris causa pour Joseph Kabila constitue un signal positif », a bredouillé Flahaut lequel croit dur comme fer que le premier ministre et le patron de la diplomatie belge « n’ont pas compris » la portée de sa proposition. Il a néanmoins reconnu qu’il n’est pas habilité à inviter un chef d’Etat étranger en Belgique et que « ce rôle revient au Premier ministre ainsi qu’au ministre des Affaires étrangères ».  Aux dernières nouvelles, on apprenait que l’octroi d’un tel titre doit suivre la « procédure normale ». Telle serait la décision prise mardi soir par le Premier ministre Verhofstadt. « Dans cette hypothèse, fait observer un expert militaire, les chances de Kabila pour se voir décerner ce titre vont s’amenuiser ». Au motif que c’est le « conseil  académique » qui est appelé à choisir le « nominé » dans une spécialité donnée parmi trois ou quatre candidats. On le sait, le parcours militaire de Joseph Kabila ne signale aucun passage dans une académie militaire. Sauf, trois mois passés en Chine. Les grades au sein de l’armée congolaise ont été attribués selon le bon plaisir de « Mzee ». Flahaut, lui, considère que Kabila a fourni un grand effort pour « reformer » l’armée nationale. Dans son récent rapport, Amnesty International a fait état de la réticence de la Présidence de la République d’envoyer les 14.000 hommes de la garde présidentielle au brassage. « Le moins qu’on puisse dire est que Flahaut a reçu un blâme officieux de la part de Verhofstadt», commente  un confrère de la presse flamande. « Malgré les élections démocratiques, souligne-t-il, il se dégage de plus en plus en Belgique la nette impression que la RD Congo est loin d’être devenue un paradis pour les droits humains ».On confirme, au cabinet de Verhofstadt, que le voyage du Roi Albert II en RD Congo est reporté sine die. Le ministre De Gucht doit, en avril prochain, se rendre à Kinshasa afin de s’enquérir de la situation générale. Le déplacement éventuel du Souverain belge dans l’ex-colonie dépendra du rapport que fera De Gucht notamment sur la bonne gouvernance. Une notion qui inclut notamment la lutte contre la corruption et l’état des droits et libertés.  En attendant, « aucune initiative unilatérale ne sera admise », dit-on au 16, Rue de la Loi…

Posté par losako à 18:02 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 février 2007

Joseph Kabila docteur honoris causa de l'ERM

congomanLe ministre belge de la Défense, André Flahaut (PS), cité par la presse de Kinshasa lundi, a indiqué que le président congolais, Joseph Kabila, était attendu à Bruxelles pour y recevoir un diplôme de docteur honoris causa de l'Ecole royale militaire (ERM). "Ce diplôme lui sera remis en mains propres lors de son prochain voyage en Belgique. Nous venons de lui transmettre une invitation dans ce sens", a précisé M. Flahaut au cours d'une conférence de presse donnée vendredi dernier à Kinshasa. A Bruxelles, on indique à l'ERM que cette décision a été prise en raison du grand nombre de Congolais reçus en formation à l'Ecole et pour rendre hommage à Jospeh Kabila après son élection démocratique. Certains analystes pensent que M. Flahaut - qui, en privé, souligne sa bonne entente avec le jeune chef d'Etat congolais - a dû peser directement sur cette décision. Parcours peu classique Joseph Kabila s'est retiré de l'armée congolaise pour se présenter à l'élection présidentielle, l'an dernier, alors qu'il était général major. Ce grade, comme celui de beaucoup d'officiers congolais, ne résulte pas d'une formation classique, ni d'une patiente ascension gagnée sur le terrain : elle est le résultat de nominations accélérées, décidées pour remplir le vide laissé par la défaite de l'armée de Mobutu en 1997. Joseph Kabila a cependant une expérience pratique puisqu'il a fait partie de l'armée rwandaise avant la chute de Mobutu et qu'il a été officier de l'armée congolaise durant la guerre contre le Rwanda (1998-2002). L'armée congolaise est aujourd'hui considérée comme le problème majeur qui se pose à la reconstruction du pays. "La priorité des priorités, sans quoi il n'y aura ni paix, ni développement, c'est la réforme du secteur de sécurité - l'armée, la police et la justice", nous déclarait dernièrement Aldo Ajello, envoyé spécial de l'Union européenne dans les Grands Lacs depuis onze ans. L'armée est, selon l'Onu, le principal auteur des violations des droits de l'homme dont souffrent les Congolais - parfois journellement, dans les Kivu et dans certaines régions de la Province orientale et du Nord-Katanga notamment. Le processus de désarmement et démobilisation des combattants des différentes milices et de leur intégration dans l'armée ou réinsertion dans la société, accuse un important retard, qu'Amnesty International, dans un récent rapport (janvier 2007), attribue notamment à des problèmes de coordination, un manque de clarté entre les trois institutions gouvernementales responsables, "la concurrence et les conflits" entre elles. Le tout assurant des conditions de vie "effroyables" aux démobilisés. Trois ans et demi après le début de la transition, en juin 2003, on ne dispose pas encore d'un état des lieux précis des effectifs des trois armes et de l'arsenal dont dispose la sécurité. Massacre de civils De nouvelles brigades "intégrées" (composées de soldats venus des différentes armées belligérantes) ont été mises sur pied mais trop rapidement pour leur assurer une véritable formation. La mieux formée (3 mois, contre 45 jours pour la plupart des autres) est la 1re Brigade, formée par des militaires belges. Treize de ses membres ont été condamnés le 19 février dernier à la réclusion à perpétuité pour le massacre d'une trentaine de civils qu'ils devaient protéger. Selon Amnesty, "la façon dont est conduite la réforme de l'armée risque de compromettre l'ensemble du processus politique et la stabilité future du pays".

Posté par losako à 13:41 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Grands Lacs: la RDCongo engagée à mettre en oeuvre le pacte de sécurité, selon Kabila

SGELe président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a affirmé lundi à Kinshasa sa détermination à mettre en oeuvre le pacte de sécurité signé en 2006 par les chefs d'Etat de la région des Grands Lacs africains, devant 150 parlementaires de la région.

Ces parlementaires, ainsi que le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies pour la région des Grands Lacs, Ibrahima Fall, participent à cette rencontre régionale prévue jusqu'à mercredi à Kinshasa.

L'objectif de cette session est d'accélérer la mise en oeuvre globale du pacte de sécurité et de développement signé le 15 décembre à Nairobi pour garantir la stabilité de cette région marquée par des conflits dévastateurs.

"La RDC respectera tous les engagements pris dans le cadre de la conférence internationale sur la paix et la sécurité dans notre région. Le gouvernement (...) soumettra incessamment au parlement, en vue de sa ratification, le texte du pacte de sécurité et de développement", a déclaré M. Kabila.

Désigné en 2001 et élu en 2006, M. Kabila a affirmé la détermination de son pays à "continuer à rechercher des signes du rétablissement de la bonne foi et de la confiance dans ses relations avec les pays de la sous-région".

"Parce que c'est dans cette condition que pourra engager le processus devant mener à la normalisation des relations diplomatiques avec l'ensemble des pays de la sous-région", a-t-il souligné.

La RDC sort d'une difficile transition politique, initiée en 2003 après une guerre régionale de près de cinq ans, qui a notamment vu ses voisins ougandais et rwandais envoyer des troupes en appui à des mouvements rebelles au régime de Kinshasa.

M. Kabila a encouragé la mise en place de structures d'échange et de concertation entre les Etats de la région "en vue de consolider, dans notre sous-région, la paix des Etats et la sécurisation des populations".

Il a promis "une réponse durable" de son gouvernement à l'insécurité persistante qui secoue l'est de la RDC, frontalier du Burundi, du Rwanda et de l'Ouganda, en vue d'"écarter la menace que constitue la présence des groupes armés étrangers sur cette partie de notre territoire".

M. Ibrahima Fall a pour sa part lancé un appel aux bailleurs internationaux pour "qu'ils assistent la région dans ses efforts de reconstruction" et réaffirmé le soutien de l'ONU pour le rétablissement de la paix et la sécurité dans la région.

Le pacte de sécurité a été signé en décembre par 11 pays: les Etats de la région des Grands Lacs eux-mêmes et tous les Etats frontaliers de la RDC.

Posté par losako à 10:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Gizenga promet la prison aux voleurs et corrompus !

gouvernement_assemblee_marcLes ministres et mandataires sortants vont être audités avant toute remise- reprise avec l’équipe Gizenga. Malheur à ceux qui seront pris la main dans le sac. Le Premier ministre Antoine Gizenga s’est engagé devant les députés, samedi 24 février, à ouvrir les portes de la prison, le cas échéant, à recourir à la casse des pierres pour sanctionner les corrompus et les voleurs. Même les membres de son gouvernement sont révocables à tout moment.

C’est peut-être le déclenchement de la lutte contre la corruption, l’enrichissement sans cause et l’impunité. Le Président Kabila l’avait annoncé dans son discours d’investiture le 6 décembre 2006, le Premier ministre Antoine Gizenga a pris l’engagement de la faire aboutir. Quand Gizenga lance, au Palais du Peuple, son vaste et ambitieux programme de refondation du Congo, les Kinois se sont dits : « ça y est, le pays a connu un tournant décisif de son histoire politique ».

Le samedi 24 février 2007, à l’Assemblée nationale, dans une ambiance électrisée où des ovations, acclamations et autres sifflets se sont mêlés, formant ainsi un brouhaha, le mythique Antoine Gizenga Fundji, que l’on surnomme affectueusement « Yandi ve », a réussi son premier examen de passage. Avec 295 voix pour, 94 voix contre et 8 abstentions sur un total de 397 votants, le Programme du Gouvernement, à mettre en exécution pendant les cinq prochaines années, a obtenu le quitus des députés. Entraînant ainsi l’investiture tant attendue de toute l’équipe gouvernementale, composée de 59 membres, hormis le fameux ministre du Commerce Extérieur, André Kasongo Ilunga, dont les services du Premier ministre s’emploient activement à retrouver les traces après toute une architecture intellectuelle mise en place par les responsables de l’Unafec, le parti politique qui avait présenté son nom à Gizenga. La cérémonie qui a commencé à 13 heures 15’ pour se terminer vers 16 heures a connu son point culminant avec la remise, au Premier ministre Antoine Gizenga, de la motion d’investiture par le président de la chambre basse du Parlement, l’Honorable Vital Kamerhe.

Elégance dans les réponses

Bien avant les clous de l’investiture du gouvernement, le Premier ministre de la troisième République, Gizenga Fundji, s’est donné la peine de répondre aux 19 préoccupations de la plénière quant à la manière selon laquelle sera exécuté le programme. Dans une démarche pédagogique, il a expliqué les tenants de l’affaire André Kasongo Ilunga, ministre du Commerce Extérieur introuvable jusque là et a promis d’y revenir avec force détails dès lors qu’il sera en possession des aboutissants. Concernant la représentativité nationale du Gouvernement, Yandi Ve a affirmé que le gouvernement n’est pas une institution qui représente les tribus, mais plutôt l’Etat congolais dans son ensemble. Pour les cas d’incompatibilités relevés parmi les membres de son équipe, Gizenga ne s’est pas opposé sur la démarche. Néanmoins, il a demandé aux concernés de se mettre en ordre dès l’investiture du gouvernement. S’agissant des chiffres qui n’ont pas été indiqués dans le Programme, le Premier ministre a déclaré qu’il était hasardeux de donner des éléments chiffrés sans devoir faire, au préalable, un état des lieux de l’héritage du schéma 1+4. « Il faut un inventaire de l’actif et du passif », a-t-il soutenu. Cela, sous les acclamations prolongées de l’ensemble des députés. S’agissant de la corruption, son cheval de bataille, le patriarche s’est dit déterminé à instruire le ministre de la Justice pour que tout soit mis en œuvre pour que des sanctions exemplaires soient prises à l’encontre des voleurs et des corrompus. 

La question de contrats léonins n’a pas échappé aux cribles. Le vieux compagnon de Lumumba a réaffirmé sa volonté de voir tous les contrats  réévalués ou revisités  dès lors qu’ils n’ont pas tenu compte de l’intérêt du peuple congolais.

Acte d’engagement

Après avoir satisfait à la curiosité des députés, Yandi Ve a pris un certain nombre d’engagements dans la conduite des affaires de l’Etat durant ce quinquennat. Parmi ceux-ci, pousser à la démission tout ministre défaillant, maintenir le dialogue permanent avec l’Assemblée nationale et être proche de l’opposition et à son écoute pour relever les défis majeurs qui attendent le Congo.

Posté par losako à 09:48 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Voici comment Koffi Olomide attise l’énorme succès de Fally Ipupa

fally_koffi

C’est l’esprit conflictuel de Koffi qui est à la base de l’énorme succès de Dicaprio. Ainsi, ce sont tous les déçus de Koffi qui se sont ligués pour attiser la grande popularité de Fally Ipupa.

La musique congolaise nous a, par le passé, servi des retournements de situations difficiles à comprendre. Par exemple, comment Koffi Olomide, est-il devenu plus populaire que Debaba qui était son patron dans l’orchestre Historia Musica, après s’être séparé à la suite d’une rocambolesque affaire de casiers de bière volés ?

Comment Koffi Olomide, a-t-il réussi à damer le pion à Papa Wemba, dont il était un fidèle garçon de courses ? Mais, le retournement de situation dont l’auteur est Dicaprio Fally Ipupa, étonne tout le monde. D’abord, parce que Koffi Olomide n’est pas un idiot.

C’est un homme rusé et habitué aux coups bas et qui pouvait donc pressentir le coup de boutoir peaufiné par Dicaprio sous prétexte d’une mise en disponibilité.

Pour preuve, Koffi Olomide avait, par le passé, eu à déjouer des coups des gens comme Sam Shintu, Modogo...

D’où la conclusion qui tombe comme un fruit trop mûr. Koffi Olomide a été envoûté à la suite des coups bas qu’il a eu à assener à des gens comme Tshika -Tshika, Tchatcho Mbala, Papa Wemba et tant d’autres. C’est ce qui explique son aveuglement pendant tout le temps que Fally était en train de préparer son best-seller intitulé  « Droit chemin »

Et pourtant...

Et pourtant, d’après des analystes avertis, la vérité est plutôt ailleurs. C’est l’esprit conflictuel de Koffi  Olomide qui est à la base de l’énorme succès de Dicaprio. Ainsi, ce sont tous les déçus de Koffi Olomide qui se sont ligués pour attiser la grande popularité de Fally Ipupa .

Et ceux-là sont prêts, à tout pour couler Koffi et faire triompher Fally Ipupa. Le 14 février dernier, à la Saint Valentin, ils ont donné une preuve éclatante de leur détermination.

Déjà, l’un de ces amoureux de Fally, vient de franchir le rubicon, en offrant à son idole, un équipement de musique pimpant neuf.  Peut-on dire que les jours de la carrière musicale du trop conflictuel et ingrat Koffi Olomide,  sont  comptés ?

Posté par losako à 09:00 - Commentaires [40] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Reddy Amisi : les musiciens partis reprochent à leur patron son égoïsme et sa volonté de ne pas favoriser leur éclosion

reddy_amisi

Le départ massif de ses musiciens est une occasion pour Reddy Amisi de faire son examen de conscience et de rectifier le tir.

L’orchestre La Casa Canto de Reddy Amisi vient quasiment de se vider de tous ses musiciens. Seuls quelque deux éléments du groupe sont restés aux côtés de Bailo Canto coupable de mauvaise gestion des ressources humaines de son groupe.

Le reste des musiciens est parti chacun de son côté. Parmi eux, le guitariste accompagnateur Freddy jusque-là identifié comme un des fidèles de Reddy mais, qui vient de rejoindre le groupe de Ferré Chair de Poule. Le jeune artiste est un de ceux qui ont beaucoup contribué à la bonne prestation de l’ancien de Wenge MMM et des Marquis de Maison Mère, dimanche dernier, au stade municipal de Bandalungwa.

Les chanteurs particulièrement, qui viennent de le quitter, reprochent à Reddy Amisi son égoïsme et sa volonté affiché de ne pas favoriser  leur éclosion. Ils invoquent le cas précis de l’album « Ligne droite » dans lequel Bailo Canto ne leur a laissé aucune chance de se mettre en exergue. Il y a d’autres griefs qui ont été à la base de tant de frustrations ayant abouti à un véritable ras-le-bol.

Le départ massif de ses musiciens est une bonne occasion pour Reddy Amisi de faire son examen de conscience et de rectifier le tir. La poursuite heureuse de sa carrière ne saurait s’accommoder d’une mauvaise gestion du potentiel humain et artistique de la Casa Do Canto.

Posté par losako à 08:55 - MUSIQUE - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 février 2007

Joseph Kabila plus fort que Mobutu ?

mobutu_copierPeut-on prendre les politiciens congolais au sérieux ? La réponse est, bien évidement, non, si l'on en juge par le spectacle affligeant qu'ils donnent d'eux-mêmes depuis le discours prononcé par le maréchal Mobutu en 1990, censé instaurer la démocratie en RDcongo. Il a fallu 15 années pour une élection ''libre'' aie lieu par volonté de la communauté intrenationale. Il aura fallu un ''dialogue'' entre la rebellion, le gouvernement de Joseph Kabila et l'opposition non armée.

VOILÀ maintenant un jeune homme surgit du néant, prend le pouvoir par la ''volonté'' de ses tontons autrement dit ses oncles,amis de longue date de son père. Croyant que le ''petit'' n'ayant aucunne expérience politique, ils pouvait le manipuler facilement mais ils ont vite dechanté car Joseph Kabila est devenu en un temps record un stratège politique bien qu'agé à l'époque de 29 ans seulement.

On ne lui donnait pas beaucoup de temps à la tête de l'État. Trop jeune pour les uns, quasiment inconnu pour les autres. Mais il entendait non seulement s'y maintenir mais aussi s'y faire confirmer par les urnes. Chose qu'il réalisera avec habilité digne du maréchal Mobutu. Il a tout compris en seulement une dizaine d'annés la mentalité des congolais et surtout des kinois en particulier.

Il a compris que les hommes politiques en RDCongo qui s'autoproclament champions de la défense des intêrets nationaux, mais qui en réalité ne pensent qu'à eux, même pas à l'avenir de la population. Voilà pourquoi il pratique aussi le débauchage avec talent. En tout, il copie Mobutu sauf les bains de foule qu'il déteste.

Le débauchage pour affaiblir ses adversaires politiques, la corruption lors des élections sénatoriales, et des gouverneurs des régions qui fait de la RDcongo, l'un des pays les plus corrompus du monde, la paralysie de l'adminstration, les bavures des services de sécurité, l'incompétence de son entourage, Joseph Kabila entend tout changer en proclamant lors de son invesititure, la "fin de la recréation'' mais pour qui ? Se demande encore Sosthène Matalatala, un médecin congolais de Kinshasa.

La répression sanglante au Bas-Congo est une tragédie que Kabila pouvait bien se passer. La secte politico-mystérieux Bundu dia Kongo a subi des lourdes pertes mais peut-on envoyer l'armée pour mater une simple manifestation ? Les généraux ''zélés'' croient le servir mais en réalité l'image de homme de paix de Joseph Kabila est terni auprès de la majorité des congolais.

L'effondrement du régime de Mobutu fut que la conséquence d'une lente et irréversible dégradation qui est loin de se résumer à la guerre menée par Laurent-Désiré Kabila avec les armées Rwandaises et Ougandaises mais le ver était dans le fruit depuis longtemps. La base de tout, le mal absolu, c'était l'impunité. Joseph Kabila étant vite devenu un animal politique, devrait prendre des mesures necéssaires pour ceux détienent une parcelle de pouvoir ne puissent pas faire n'importe quoi sans être inquiétés. Son entourage occulte et souvent déforme la réalité, masque les délits, protège les coupables. Cependant, on ne peut s'empêcher de rester prudent et vigilant, même si les congolais ont une urgence de la paix.Cela ne se fera pas malheureusement à n'importe quel prix.

Posté par losako à 14:32 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

DEBAT: Et si Joseph Nzanga Mobutu était notre Joseph à nous ?

L'homme aux songes...c’est ainsi que ses frères l’appellent, c’est aussi le destin de sa vie qui se déroule aux frontières, entre les terres de Canaan et le ciel réfléchi par les eaux du Nil. Il cultive les rives du rêve, sans jamais dériver du réel, mais il le fait fructifier au contraire et en bénéficie.

Il est question du fleuve, du Nil, et Joseph lit ce qui s’y réflète du ciel et de l’avertissement de Dieu. Les sept vaches maigres qui en sortent et dévorent les sept vaches grasses précédentes, ce sont autant d’années de famine qui vont s’abattre sur le pays après sept années de prospérité. Les sept épis de même, les deux rêves n’en font qu’un. Il faut donc prévoir, aménager l’avenir.(41,25-32) Joseph, ne se contente pas de lire les rêves, il les intègre dans un agir. Les rêves ne sont pas favorables, mais ils peuvent être transformés en faveur de celui qui les a faits et Joseph propose des solutions concrètes. (41,33-36)

Le pharaon fait de lui son vizir, ( ministre de l'agriculture )l’homme le plus puissant de son Royaume et il lui confie tous ses biens. Joseph s’emploie à construire des greniers et des réservoirs dans l’Egypte entière en prévision des longues années de famine. (41,41-45)

Posté par losako à 14:31 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »