LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

04 février 2007

JEAN 4. 1-26...O JESUS...EAU DE VIE, J'AI SOIF...DONNE MOI LA GRACE DE TE RENCONTRER...O MON SEIGNEUR !

10086120_pChers frères et soeurs,

Qu’a dit Jésus en dernier à ses disciples, avant de les quitter ? C’est important, les dernières paroles. Jésus il a dit, allez, faites de toutes les nations des chrétiens, non, faites de toutes les nations des réformés. Non, il a dit faites des catholiques, non plus, ou mennonites, ou pentecôtistes ou que sais-je ? Non. Il a dit, faites de toutes les nations des disciples. Etre chrétien, c’est bien, réformé c’est aussi bien, on peut être chrétien de nom, réformé, mais pas encore disciple.

Comment les disciples sont devenus disciples ? Ils ont fait des études de théologie, une école biblique ? Non, ils ont rencontré Jésus, ou Jésus les a rencontré, point 1, et point 2, ils ont décidé de suivre Jésus, de marcher avec lui. Donc la question est toute simple pour moi, si je ne suis pas sûr d’être un disciple, je peux me poser la question, ai-je rencontré Jésus-Christ, ou m’a-t-il rencontré, c’est la même chose, quand je serre la main à quelqu’un, l’autre me sert aussi la main, on ne peut pas dire qui sert la main à l’autre, on peut juste dire qui a commencé. Et la 2e question : Ai-je décidé de le suivre, c’est-à-dire de marcher avec lui, d’écouter ses paroles, et de le laisser changer dans ma vie ce qui ne lui plaît pas, pas ce qui ne me plaît pas. Tout simple, rencontrer, dans une rencontre, on se parle, je parle à Jésus, et lui me parle, et quand je suis convaincu que c’est la meilleure chose à faire, je le suis, pour apprendre de lui, lui obéir.

Avant de vouloir faire des disciples, d’obéir à l’ordre missionnaire de Jésus, je dois être au clair sur ce point. Suis-je un disciple, c’est-à-dire est-ce qu’il n’y a rien de plus important dans ma vie que de servir Jésus et de lui obéir en tous points. C’est cela un disciple, quelqu’un qui suit un maître, Rabbi disaient les gens en hébreu ou araméen, en grec Kyrios, ce qui signifie Seigneur. Un Seigneur est quelqu’un qui règne, si je dis Seigneur à Jésus-Christ, je veux dire qu’il règne dans ma vie. Je lui demande donc ce qui est important pour lui. Qu’est-ce que tu veux ? Qu’est-ce qui est plus important pour toi ? D’aller à la réunion de prière ou de regarder la télévision ? De Si Jésus vous répond, je préfère que tu regardes la télé, alors vous regardez la télé. Mais s’il vous dit, allez plutôt à la rencontre de prière, alors si je disciple, c’est clair. Bien sûr, on ne peut pas aller tout partout, mais si je suis disciple, je dois poser la question à Jésus. Si je ne suis pas disciple, je me pose d’autres questions, ai-je assez fait pour Dieu ? Est-ce que cela suffit, ou pas. Si je suis disciple, je ne pose pas cette question, mais la question, est-ce que je fait ce que le Seigneur me demande ? Vous comprenez, la différence entre disciple et religieux ?

Un disciple est quelqu’un qui a rencontré Jésus, et que le suit. Alors si Jésus nous dit d’aller, de faire des disciples, cela signifie que je dois faire en sorte que les gens rencontrent Jésus.

La première chose que l’on voit, c’est que ce n’est pas une rencontre fortuite, elle en a tout l’air, mais Dieu connaît toutes choses. Il n’y pas de hasard pour lui. Le verset 4 le dit, il fallait qu’il passât par la Samarie. Il fallait, bien sûr, géographiquement, c’était le chemin le plus court, et Jésus l’a pris, sans doute aussi pour cette raison. Mais Dieu avait conduit les choses. Même quand nous prenons des choix qui n’ont à priori pas de lien direct avec Dieu, Dieu est quand même là, et dirige les choses, parfois tout simplement par nos choix de bon sens. Il fallait qu’il passât par là. La 2. chose que l’on constate, c’est que Jésus était fatigué, et avait soif. Et pourtant, il a rencontré cette femme, qui par la suite a tout laissé, elle était venue pour puiser de l’eau, et à la fin de la rencontre, elle oubliera même sa cruche, pour aller parler aux gens du village. Autrement dit, je n ‘ai pas besoin d’être en super forme pour témoigner. Jésus était fatigué physiquement, psychiquement aussi, tous ses discours, toujours être disponible pour la foule, mais il était spirituellement en relation avec son père. Il s’est montré vrai, vulnérable dans son corps, fatigué, assoiffé, il a demandé à boire. Que Dieu nous donne ce privilège d’être vrai dans nos rencontres, ne pas vouloir cacher nos faiblesses, nos fatigues, mettre un masque, non, être vrai, sincère, reconnaître nos limites et nos manques, cela touche bien plus les coeurs des gens qu’un chrétien qui a toujours l’air de n’avoir jamais de problèmes. Dans des moments difficiles, de souffrance parfois, d’épreuves, le témoignage de l’évangile passe et touche les coeur. Jésus est Fils de Dieu, c’est vrai, mais il est aussi Fils de l’homme, et à ce titre a un corps qui se fatigue, qui a besoin de nourriture et d’eau. Mais Jésus demande, de l’eau, il prend soin aussi de cela, si nous sommes chrétiens, cela ne signifie pas que nous devons nous coucher tous les jours à minuit ou que sais-je. Faire ce qui est juste, essentiel, et pas n’importe quoi. Le 3e élément dans cette rencontre, c’est le fait que Jésus fait le premier pas. Les Juifs et les Samaritains ne s’appréciaient pas tellement, à cause de raisons historiques, ils étaient en situation sinon de conflit, du moins de mauvaise entente. Et Jésus, lui, qui n’a rien fait de mal dans ce conflit, qui n’en est pas la cause, il fait le premier pas, un pas de réconciliation, un pas d’amour vers cette femme samaritaine. Lui, qui était sans péchés, s’implique dans un conflit, fait le premier pas pour le désamorcer. Nous sommes parfois aussi impliqués dans des situations de tension, d’incompréhension ou autre chose, en couple par exemple, en famille, dans un groupe ou ailleurs. Et là, ce n’est pas évident de faire le premier pas vers l’autre, nous pensons, j’ai tort à 10%, et l’autre à 90%, alors c’est à l’autre de faire le premier pas. Jésus, lui, n’a pas 1% de tort dans cette situation, mais il n’est pas trop fier pour faire le premier pas, demander à boire à une femme, et en plus une samaritaine. Il ne se pose pas cette question, qui a tort, pourquoi, dans quelles proportions, ce qui l’intéresse, c’est de faire une rencontre, des pas de rencontre, de réconciliation. Alors il agit, et oublie toute sa fierté qu’il aurait pu avoir. Un pas d’amour en direction de l’autre. En disant cela, Jésus ne veut pas simplement commander, donner un ordre, ne pas se retrousser les manches, non, il veut montrer qu'il respecte la femme samaritaine, oui, il lui donne l'occasion de lui rendre un service, elle qui était seule, méprisée, elle peut rendre un service à Jésus. Jésus reconnaît donc sa personne, ce qu'elle fait aussi, elle puise de l'eau, et puis Jésus n'avait pas d'outre pour puiser de l'eau. Autrement dit, Jésus veut lui signifier qu'elle compte à ses yeux, tu as de la valeur, oui, tu peux me rendre service, faire quelque chose pour moi, j’ai besoin de toi, j'ai soif, je n'ai pas d'outre, pas de récipient, je suis content que tu es là et que tu peux m'aider. La femme samaritaine peut rendre un service à Jésus. Jésus commence un travail dans le coeur de la femme samaritaine, il veut la rétablir dans la fonction que Dieu a prévue pour chaque être humain, un être humain qui compte. qui a de la valeur, que Dieu aime, et pas un être humain qu'il faut juger, condamner, punir. Non, Jésus n'est pas venu pour cela. Il est venu pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres, guérir ceux qui ont le coeur brisé, proclamer aux captifs la délivrance. Donne-moi à boire. Une demande de la vie quotidienne, anodine en apparence, mais dans la situation de la femme samaritaine, les circonstances, le ton que Jésus devait utiliser, cette demande est le début du travail d'amour de Jésus qui va aller jusqu'au fond de son coeur. J'ai dit que cette demande représentait un échange humain, où chaque personne reconnaît l'autre, l'estime. Oui, un échange, Jésus n'a pas d'eau, le puits est profond, il n'a pas de récipient pour puiser. Il demande de l'eau à la femme samaritaine, une eau qu'elle peut puiser, donner. Jésus a soif, besoin d'eau. Il en reçoit. La femme samaritaine elle a soif, d'amour, de compréhension, de reconnaissance, d'eau spirituelle qui coule jusque dans la vie éternelle. Pour cette eau là, c'est juste le contraire, la femme samaritaine ne l'a pas, et ne peut la puiser. Jésus, lui, peut la lui donner. En faisant cela, Jésus jette un pont, entre la femme et elle, un pont dont l’amour est la base. La femme est occupée par une chose matérielle, puiser l’eau, et Jésus emploie ce pont la, demande de l’eau, et parle de l’eau. Il se préoccupe de I’occupation de la femme, il ne commence pas tout de suite par une longue théorie de l’histoire du salut. Il en parlera du salut, il n’évitera pas le sujet, mais il cherche d’abord à rencontrer cette femme dans ses problèmes, problèmes d’eau, de reconnaissance, de mise à l’écart. Il jette un pont, et il dialogue avec elle. Il ne fait pas que parler, il écoute aussi. Une rencontre, une vraie rencontre n’est jamais un monologue, toujours un dialogue. Jésus laisse la femme répondre et parler, exprimer, ses incompréhensions, ses questions. Et puis surtout il ne la juge pas, ne la condamne pas elle qui a eu cinq maris, et qui vit en concubinage, elle qui vient puiser à midi, pour éviter le regard méprisant des autres, il ne commence pas par dire, il faudrait mettre ta vie en ordre, mais il dit une parole de vie : Si tu connaissais le don de Dieu et celui qui te dis, donne-moi à boire. Il parle de Dieu, mais en évoquant le don de Dieu, pas la loi de Dieu ou le jugement de Dieu. Ils existent, mais ce n’est pas le début, si tu connaissais le don de Dieu. C’est à dire la grâce, le pardon, la vie éternelle. Ce que Dieu donne. Une eau qui jaillit jusque dans la vie éternelle. La femme ne comprend pas encore tout l’aspect spirituel, elle en est encore à l’aspect matériel, une eau qui coule toujours, c’est de l’eau courante, pratique, la femme samaritaine pense que Jésus travaille aux services industriels et va installer l’eau courante, elle dit, donne-moi de cette eau, afin que je ne vienne plus puiser ici. Elle comprend que Jésus a quelque chose a lui offrir, mais elle ne demande qu’une aide dans sa vie courante, une aide matérielle. Comme lorsque je demande à Jésus de me faire réussir mes examens, de me donner de l’argent ou quelque chose. Ce n’est pas interdit, mais s’il manque la vie éternelle, à quoi tout cela aurait servi ? Alors Jésus va cette un peu plus loin, touche directement un point sensible de cette femme, un point où elle a sans doute aussi souffert, appelle ton mari. Et quand la femme répond, je n’ai point de mari, Jésus répond : Tu as eu raison de dire: Je n'ai point de mari. Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit vrai. Une parole de connaissance, qui touche un aspect sensible, dite pour continuer le travail d’amour et de guérison. C’est d’ailleurs le but et le sens des dons spirituels, apporter une aide dans le travail de guérison, de salut, de construction du royaume de Dieu. Et le dialogue continue, la femme se rend compte que Jésus est prophète, qu’il reconnaît des choses cachées, elle dit même à Jésus, je sais que le Messie doit venir, et c’est là que Jésus dit, je le suis, moi qui te parles. A la fin de ce dialogue, de cette rencontre, au moment favorable, alors qu’elle est prête à comprendre cette parole. Si Jésus avait dit d’emblée je suis le Messie, sans jeter de ponts, sans faire le premier pas, sans lui montrer qu’il l’estime et la respecte, sans montrer qu’il n’est pas venu pour la juger, je crois que cette femme n’aurait pas compris cette parole de la même façon, enfoncée dans sa vie difficile et ses problèmes. Jésus la rencontre où elle est, et l’échange a lieu. La femme est tellement bouleversée qu’elle en oublie sa cruche, et court à au village, elle qui était pourtant venue uniquement pour puiser de l’eau. Et cette rencontre a eu de l’effet, un effet multiplicateur, puisque elle raconte cela au village, et que les gens disent ensuite à la femme : nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde.

Un puits, une femme, un homme, Jésus. Une rencontre, et le salut devient réalité pour la femme et d’autres gens. Que Dieu nous donne la grâce, de le rencontrer d’abord, si nous ne l’avons jamais fait, et ensuite de rencontrer les gens avec ce même amour du Christ. Les gens ont besoin de l’amour, et Jésus en a plein à donner. Il nous aidera et nous accompagnera dans cette tâche, puisque il nous a demandé d’aller, et de faire des disciples.

Un peu plus loin, on comprend encore mieux la dimension, la grandeur de notre seigneur...d'abord il apparait comme un homme et puis comme prophète et à la fin comme le Sauveur du monde... Jean 4. 42

Mon Dieu, mon Roi, je te suis infidèle et je te demande pardon car j'ai peché seulement devant toi, cache ta façe sainte devant mes pechés et efface toutes mes fautes...O mon Dieu, ton Esprit Saint ne me l'enleve pas...

Dieu nous aime, il veut nous donner l'eau gratuite, nous faire naître d'eau et d'esprit.

Amen .

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