LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

25 octobre 2006

DEBAT CONTRADICTOIRE BEMBA-KABILA: J.Kabila n'en veut pas, prèfere répondre aux questions du journaliste sans un face-à-face.

ACCORD SUR FOND DE DESACCORD

Selon les premières informations en notre possession, les deux candidats en lice, Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, ne rejettent nullement l’idée d’un débat télévisé. Ils ont marqué leur accord pour se soumettre à ce test prévu par la loi électorale.

Cependant, dans le camp de l’Alliance de la majorité présidentielle, l’on a toutefois tenu à relever, selon Olivier Kamitatu, porte-parole de cette plate-forme que ce « débat télévisé ne devrait en aucun cas être confondu à un pugilat de rue ». D’où la nécessité d’établir les règles auxquelles chaque candidat devrait s’en tenir. De quelles règles s’agit-il ? Olivier interprétait-il le deuxième paragraphe de l’article 112 qui fait allusion « aux modalités pratiques » ?

Toujours est-il que le camp Kabila aurait opté pour le deuxième cas de figure. C’est-à-dire, répondre aux questions du journaliste sans un face-à-face. Aux téléspectateurs d’apprécier la solidité des arguments. En plus, ce débat devra se dérouler dans l’enceinte de la Radiotélévision nationale du Congo, RTNC.

A cette réaction, le camp de Jean-Pierre Bemba Gombo a opté pour un face-à-face. Selon ces milieux, le texte parle d’un débat « contradictoire ». Cependant, ce débat ne devrait pas avoir lieu dans l’enceinte de la RTNC, lieu gardé par la Garde présidentielle. Cette présence ne rassure nullement le camp Bemba qui ne se sentirait pas en sécurité. Les discussions achoppent à ce niveau. Et si les deux adversaires persistent dans leur position, il est un fait indéniable que ce débat radio-télévisé tant attendu n’aura pas lieu. Il y a donc accord, certes, mais sur fond de désaccord. Méfiance ?...

Ce qui est vrai, c’est que ce désaccord a été manifeste lors de la rencontre d’hier mardi 24 octobre sous la supervision de la Ham et la CEI. Les deux parties n’ont pas la même vision des choses. L’AMP était représentée par le professeur Samba Kaputo, jusque-là conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, Mova Sakanyi, ministre de l’Information et Me Luzolo. L’Union pour la Nation avait délégué Thomas Luhaka, député national et ancien Président de l’Assemblée nationale, Me Romain Nimy, ministre de l’Agriculture et Moïse Musangana, chargé de la Communication du Mlc.

Il nous revient que pour l’Union pour la Nation, ce débat vise à rassurer les électeurs, à convaincre les indécis et à tester les qualités intellectuelles de l’ un et l’ autre candidat. Pour l’ AMP, la finalité de ce débat est de communiquer à la population le programme d’action du futur gouvernement, convaincre les électeurs sur son contenu et ses idées-forces.

RASSURER LE PEUPLE CONGOLAIS

Les avis sont également partagés quant à l’endroit où doit se dérouler ce débat ainsi que sur les critères du choix des journalistes appelés à animer ce débat.

Selon les observateurs avertis, il s’agit d’une mauvaise prémisse qui pourrait avoir des répercussions sur le plan sécuritaire. Il suffit d’une simple panne technique, de mauvaises qualités techniques au cours de l’émission pour susciter de l’ agitation. Aussi, suggestion a été faite pour que ce soit un débat préalablement enregistré afin d’éviter tout attroupement aux alentours du lieu du débat avec toutes les conséquences imprévisibles. La question sécuritaire a donc dominé largement les débats dès lors que les deux candidats ont préféré laisser leurs épouses mener campagne en leur lieu et place.

C’est de bonne guerre électorale que les deux candidats s’emploient à exploiter au maximum la tendance qui profiterait au mieux à l’un ou l’autre. Toutefois, il y a plus important autour de ce débat. D’abord, ce respect envers les textes, la loi. Cette disposition fait partie de ce train de mesures prises tant pour la qualité que la crédibilité du scrutin. S’y conformer, peu importe le résultat, c’est s’incliner devant les lois de la République.

Ensuite, il s’agit de rassurer le peuple congolais qu’il peut compter sur ses dirigeants pendant les cinq prochaines années. Il est vrai que ce test radio-télévisé influe souvent sur le comportement des électeurs. Mais il n’est pas totalement acquis que tout débat télévisé influencera absolument le choix des électeurs, car l’appréciation varie d’un individu à l’autre, selon les convictions d’un chacun. Bien plus, tout débat télévisé n’est pas la panacée d’une élection. L’organiser, une fois de plus, est un signe de respect envers le peuple qui, à travers chaque discours électoral, tient à se sentir rassurer tant sur le plan politique, économique, social que culturel. L’organiser consisterait également à se mettre au diapason des habitudes modernes : un défi que l’Afrique toute entière devrait relever.

Cependant, nous devons nous empresser de souligner, une fois de plus, que seul le peuple congolais est l’arbitre. Et non les proches collaborateurs de ces deux candidats qui se permettent déjà à octroyer des points à leur leader alors qu’ils devraient tous être à l’écoute du peuple.

Au demeurant, il revient à la Haute autorité des médias, comme stipulé dans la loi électorale, de se concerter avec la Commission électorale indépendante en vue de parvenir à un consensus avec les candidats en lice. Pour des élections apaisées qui prennent réellement en compte les préoccupations des populations congolaises. A ce sujet, nous attendons la décision qui sera rendue publique aujourd’hui à 10 heures pour savoir comment se déroulera ce débat, s’il aura lieu, et le cadre choisi de commun accord par toutes les parties.

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Posté par Losako à 10:06 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires sur DEBAT CONTRADICTOIRE BEMBA-KABILA: J.Kabila n'en veut pas, prèfere répondre aux questions du journaliste sans un face-à-face.

    Il a peur le petit rwandais rrrrr!!!

    Azo banga ....

    Azo lenga ....

    Le rwandais a peur, c'est aussi simple, qu'est ce qu'il va dire à l'autre si ce n'est que...moi, Hypolitte Kanambe, réfugié politique, d'origine rwandaise alias Joseph Kabila Kabange.

    Posté par dembla, 25 octobre 2006 à 10:25 | | Répondre
  • bolole

    omona wapi aveugle amema aveugle , bolole wana ayaki pona aboma mboka lelo tomoni bozoba naye

    Posté par l'ARMEE CELESTE, 27 octobre 2006 à 17:49 | | Répondre
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