20 novembre 2008
Le gouvernement congolais furieux contre De Gucht
Le gouvernement congolais est furieux des déclarations faites par le ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht à propos du président Joseph Kabila, rapporte jeudi un quotidien flamand. "Nous sommes indignés. Les déclarations de M. De Gucht sont l'expression d'un mépris, non seulement à l'égard de M. Kabila mais aussi à l'égard de l'ensemble du peuple congolais". Mardi, Karel De Gucht s'en était pris à son collègue de la Coopération Charles Michel, affirmant qu'il s'était comporté de manière "déloyale et inefficace" en s'entretenant avec la président de la RDC et ajoutant que s'entretenir avec Joseph Kabila ne menait à rien. (NLE)
Kabila de plus en plus isolé
Comme on le voit, ce n’est pas en 2008 que la République démocratique du Congo connaîtra la paix. Des élections ont beau avoir eu lieu, des institutions officiellement républicaines mises en place, des accords avec des groupes armés signés, la paix n’est pas perceptible dans un horizon raisonnablement proche.
Et pourtant, le sort avait semblé vouloir favoriser le président Joseph Kabila, puisqu’il l’avait définitivement débarrassé de son rival, celui qui avait pris les armes et qui, par la suite, s’était montré à même de compter ses voix dans des élections générales, en l’occurrence Jean-Pierre MBemba. Les défaites militaires et électorales et des déconvenues sur le plan judiciaire ont éloigné ce dangereux adversaire pour un temps non défini. Or, Joseph Kabila n’a pas eu le temps de savourer cette fleur que le destin a feint de lui faire. Comme un hoquet lancinant, les ennuis sont revenus, toujours sous la même forme : un groupe armé, adossé à une certaine frontière, conteste son pouvoir et ne craint pas de défier son armée.
Confidentielle au départ, cette rébellion, comme tous les problèmes que l’on ne résout pas sur le champ, prend de l’ampleur et gagne en crédibilité. Il y eut un moment où l’on croyait que Laurent Nkunda était incapable d’aller plus loin que le niveau de gesticulations qui devaient attirer l’attention sur lui, afin d’avoir une place autour de la table à manger. Puis on a estimé qu’il avait les moyens d’occuper une partie du territoire congolais et de s’assurer, de fait, un pouvoir sur le plan local avec tous les agréments qui vont avec. On pensait, alors, que son action n’avait et ne pouvait avoir qu’un but : faire main basse, pour son propre compte ou pour le compte d’un commanditaire évident, sur les énormes richesses minières de la région.
Aujourd’hui, il tient tête à l’armée régulière qu’il met en fuite quand il décide de rompre le cessez-le feu qu’il avait décrété unilatéralement. Et l’on se prend à se demander si la sérénité règne encore vraiment à Kinshasa. Depuis la rébellion de Laurent Désiré Kabila, l’opinion internationale a été habituée à voir des crises naître de ce côté-là du Congo, et prendre une ampleur croissante. Mobutu était tombé, et Laurent Désiré Kabila n’avait dû son salut qu’à l’intervention décisive de l’Angola à ses côtés. Aujourd’hui, son fils semble de plus en plus seul. D’abord, il semble être incapable de provoquer un rassemblement large du pays autour de lui.
Au sein de la classe politique, on ne fait pas bloc autour de lui. Or, on aurait pu s’attendre à ce que, dans une épreuve de ce type, la nation réalise l’union sacrée autour de son chef pour écarter le danger imminent. On l’a vu récemment en Géorgie : une opposition alors exceptionnellement remontée contre le président avait tout de même fait cause commune avec lui, avant de s’aviser, longtemps après, de reprendre la lutte de plus belle, contre lui. Au Congo, le président Kabila ne bénéficie pas de ce phénomène. Ensuite, sur le plan militaire, il ne donne pas l’impression de disposer de cartes majeures dans son jeu. Son armée, comme aux temps les plus critiques du régime de Mobutu, se livre à des pillages, alors que, selon toutes les règles républicaines, la protection des populations, de leurs personnes et de leurs biens, aurait dû être sa raison d’être. Et c’est cette armée qui se livre aux exactions les moins compréhensibles contre des innocents.
En conséquence de quoi, elle ne fait que reculer : sa façon de traiter les populations montre qu’elle n’est pas disposée à se battre ; la motivation est du côté des rebelles. On comprend, dans ces conditions, que le président se soit séparé du chef d’état- major général des armées. Mais limoger le chef en pleine bataille, cela n’est pas fait pour rassurer les rangs. Et dans ce pays où la corruption est la moindre des choses, où l’on retourne sa veste contre un peu d’or, les défections politiques et militaires ne sont pas des événements. Ce qui, par contre, constitue un événement, dans cette crise, c’est le fait que les miliciens maï-maï, qui sont traditionnellement des supplétifs de l’armée régulière, aient retourné leurs armes contre les troupes de Joseph Kabila.
Faut-il croire que, comme les militaires, eux aussi, ils réagissent parce qu’ils n’ont pas reçu ce qui leur avait été promis ?
Ou bien, soucieux de la protection des populations, ils réagissent contre les exactions des militaires ?
Joseph Kabila est de plus en plus seul : les Occidentaux ont une réaction étonnemment molle. Cela se comprend quand on entend Laurent NKunda déclarer que sa volonté est que les concessions minières soient révisées. On se dit alors que Joseph Kabila a choisi le mauvais camp lorsqu’il a décidé de faire une place aux Chinois dans l’exploitation des ressources minières. Il n’y a donc plus de doute que le problème Laurent Nkunda se pose dans les termes suivants : les immenses richesses du sous-sol congolais et... la Chine.
On tremble à l’idée que, de nouveau, l’Afrique est le théâtre d’intérêts qui s’opposent aux siens. Comme aux temps de la guerre froide, des intérêts qui s’entrechoquent vont se combattre cruellement, avec des tragédies humaines, et cela, par de malheureux pions interposés. Le Pays
Les rebelles se replieraient pour faciliter des pourparlers, la Monuc tire sur des patriotes Maï-Maï
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Les forces rebelles de Laurent Nkunda semblaient se retirer mercredi, comme promis, de leurs positions au Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo) dans le cadre d'un mouvement de repli visant à permettre la tenue de pourparlers avec une armée régulière congolaise en déroute.
Les rebelles avaient annoncé mardi leur intention de se replier sur 40 kilomètres dans la zone qu'ils contrôlent au Nord-Kivu pour faciliter la tenue de discussions avec l'armée près de Kanyabayonga, à 130km au nord de Goma, le chef-lieu de la province. Les pourparlers devaient porter sur la création de zones tampons destinées à empêcher de nouveaux combats, selon les insurgés. Les deux parties "examineront la création de zones de séparation entre leurs deux armées afin de prévenir tout risque de confrontation", a précisé dans un communiqué Bertrand Bisimwa, porte-parole des rebelles. On ignorait toutefois à quel moment précisément les pourparlers devaient avoir lieu.
Mercredi, les hommes de Laurent Nkunda semblaient se retirer de leurs positions dans la région du parc national des Virunga, qui abrite une des dernières populations de gorilles des montagne de la planète. La route principale de la localité de Rwindi, dont ils avaient pris le contrôle lundi, était déserte. Des rebelles étaient seulement visibles plus au sud, occupés à dresser des points de contrôle devant une station du parc abandonnée par les gardes forestiers.
Des agences humanitaires congolaises ont demandé à la communauté internationale de renforcer le contingent de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC), forte de 17.000 hommes. Dans une lettre diffusée par l'organisation Human Rights Watch, elles avouent ne plus savoir "à quel saint se vouer". "Les Nations unies disent que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, mais notre dignité et nos droits sont bafoués tous les jours sans qu'il y ait vraiment de cris de protestation", affirme la missive. "Ne méritons-nous pas d'être protégés? Ne sommes-nous pas égaux aux autres?"
Des années de violences sporadiques dans l'est du pays se sont intensifiées en août, les hommes du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Nkunda passant à l'offensive, et arrivant fin octobre aux portes de Goma. On estime que les combats entre les rebelles et l'armée congolaise ont jeté sur les routes au moins 250.000 personnes. A Goma, le ministre britannique pour l'Afrique Mark Malloch Brown a été accueilli mercredi par des manifestants dans un camp de réfugiés surpeuplé. Les protestataires brandissaient des pancartes en anglais critiquant la MONUC, qui peine à protéger les civils, et proclamant leur lassitude "de la vie dans les camps".
M. Brown a déclaré à la presse soutenir les recommandations de l'ONU en faveur d'un renforcement de la MONUC tout en estimant qu'une sortie de crise passait nécessairement par le dialogue. "Ce que la communauté internationale peut faire c'est soutenir fermement la coopération intérieure (en RDC, ndlr) pour résoudre le problème politiquement", a-t-il estimé. "S'il n'y a pas d'engagement politique entre le gouvernement et le général Nkunda, il n'y aura pas de solution."
Des combats avaient éclaté mardi entre soldats gouvernementaux et miliciens Maï Maï, habituellement leurs alliés, au nord de Kanyabayonga, dans un secteur où l'armée s'était déjà livrée à des pillages. Selon l'ONU, ces combats entre Maï Maï Pareco (Patriotes restants congolais) et armée régulière ont eu lieu à Kirumba et Kayina, à quelque 125km au nord de Goma.
A Kirumba, localité occupée par l'armée congolaise, deux corps calcinés -des Maï Maï selon les soldats- et des débris provenant de magasins pillés étaient visibles sur la piste en terre qui traverse la localité. "On ne peut pas combattre en ayant les rebelles devant nous et les Maï Maï derrière", soulignait Dido Dieudonne, un soldat de 26 ans à Kirumba. "Nous avons déjà assez de problèmes comme ça." La déconfiture de l'armée régulière face aux rebelles a provoqué le limogeage de son chef lundi par le président Joseph Kabila.
La Monuc ouvre le feu sur des miliciens Maï-Maï
Des casques bleus de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC) ont ouvert le feu à l'arme légère mercredi dans l'est du pays, en riposte à des tirs de miliciens pro-gouvernementaux Maï-Maï, a annoncé un porte-parole de la force onusienne.
Des miliciens Maï-Maï ont tiré sur un convoi de deux engins blindés de la Monuc en patrouille dans la localité de Kibututu, à environ 80 km au nord de Goma, a indiqué à l'AFP le lieutenant-colonel Dietrich. "Les casques bleus ont riposté", a-t-il précisé. Ils "ont fait usage d'arme légère pour éviter les pertes parmi les civils, car l'incident a eu lieu sur un marché".
Selon M. Dietrich, la patrouille "était en train de vérifier des informations faisant état de l'avancée de miliciens Maï-Maï", généralement alliés de l'armée congolaise, vers la ville de Kiwanja, à une dizaine de km plus au sud, sous contrôle de la rébellion de Laurent Nkunda.
Cet incident intervient au lendemain d'un retrait d'une quarantaine de km sur ce front opéré unilatéralement par la rébellion pour "donner une chance à la paix" et soutenir la médiation de l'émissaire de l'ONU en RDC, le Nigérian Olusegun Obasanjo.
La rébellion avait cependant demandé à la Monuc "de prendre en charge la sécurité de ces zones de séparation et de s'assurer qu'aucune autre force ne vienne l'occuper".
Mercredi, un porte-parole rebelle a accusé l'armée régulière, des miliciens Maï-Maï et des rebelles hutus rwandais d'avoir repris pied dans les zones évacuées, notamment à Kinyandoni, à 10 km au nord de Kiwanja, une petite localité voisine de Kibututu.
L'atmosphère était tendue mercredi en début d'après-midi à Kiwanja, dans la crainte d'une possible attaque Maï-Maï sur la ville.
La majorité des commerces étaient fermés, et la rue principale de la ville était très peu animée, beaucoup d'habitants ayant fui dans la matinée. "La population est inquiète", a expliqué une habitante, prénommée Kanyare. "Depuis ce matin, il y a une nouvelle qui circule disant que les Maï-Maï sont à quelques kilomètres d'ici. Tout le monde fait ses bagages pour aller à la (base de) la Monuc ou en brousse", a raconté cette femme.
Quelques groupes de personnes commençaient néanmoins à revenir dans le centre-ville, s'enquiérant prudemment de la situation.
Karel De Gucht à New York pour la balkanisation du Congo
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Attendu très prochainement à New York, l’on se demande si le ministre belge des Affaires étrangères ne va pas torpiller le projet de résolution portant renforcement du dispositif militaire de la mission onusienne en RDC introduit par la France. Apparemment, De Gucht a franchi le rubicon. Pessimiste devant l’éternel sur l’avenir de la RDC, il est perçu en RDC comme un partisan de la balkanisation de l‘ex-Congo Belge. Tant son durcissement de ton envers les autorités de Kinshasa n’est plus considéré comme une simple saute d’humeur mais, au contraire, il est révélateur d’une ligue avec les agresseurs de la RDC.
Entre Bruxelles et Kinshasa, ce n’est jamais les justes noces. Mais cette fois, ce que d’aucuns ont appelé « disputes de ménage » tendent à se transformer en véritables dissensions qui risquent de mettre en péril les relations historiques et diplomatiques privilégiées que l’ancienne colonie et sa métropole ont entretenues il y a plus d’un siècle. A la base de cette brouille récurrente, depuis quatre ans, une sévérité langagière imputée à un homme nommé Karel De Gucht. Ci-devant ministre des Affaires étrangères du Royaume de Belgique.
Les prises de position du flamand sur les autorités de Kinshasa sont tellement dures et pessimistes qu’elles appellent observations et analyse.
Alors que tout le monde compatit au drame humanitaire qui frappe la RDC suite au conflit armé qui sévit dans sa partie orientale, le ministre belge des Affaires étrangères se complaît dans des déclarations tapageuses, tendancieuses qui rompent avec sa qualité de diplomate. Il s’est, une fois de plus, distingué par son pessimisme quant à l’avenir de la RDC et s’est montré très dur envers les autorités congolaises envers lesquelles il n’a fait aucun quartier. Oubliant que le temps de la colonisation est révolu et que la RDC a le droit de se déterminer par rapport à l’évolution du monde et aux aspirations du peuple congolais.
Kinshasa s’est vu frustré et, par conséquent, l’élan de la normalisation des relations diplomatiques s’en trouve estompé. Par la faute d’un individu, ministre des Affaires étrangères soit-il. De Gucht a-t-il le droit d’embrigader toute la classe politique belge dans ses sentiments et ses vues d’esprit ?
L’attitude de Karel De Gucht est tellement rocambolesque qu’il fait désormais cavalier seul au sein du gouvernement belge. Voyant tout en noir sur la RDC et ses dirigeants, il a fini par lasser ses collègues du parti et de toute la classe politique belge. Il est isolé sinon esseulé dans sa démarche visant à vilipender les dirigeants élus de la RDC.
Il y a plusieurs mois, par le fait de Karel De Gucht, Kinshasa et Bruxelles sont entrés en froid. Il s’en est suivi un rappel d’ambassadeur et une fermeture de consulats de part et d’autre. Alors qu’un réchauffement a été observé dernièrement par des contacts à divers niveaux, le ministre belge des Affaires étrangères vient de rééditer son exploit. Il vient, par ses sorties publiques, d’envelopper l’embellie observée par un brouillard épais. C’est à se demander de quoi se mêle M. De Gucht.
Il nous revient de Bruxelles que la classe politique belge est sidérée par une attitude aussi marginale et d’une désinvolture morbide. Cela au point que son langage provocateur et outrancier a poussé le patron des libéraux francophones belges à s’interroger sur son état mental. Didier Reynders s’est demandé si De Gucht n’était pas devenu fou. Car, celui-ci ne réalise pas que le chef de la diplomatie belge puisse se distinguer par des propos qui tendent à annihiler tous les efforts consentis par son propre gouvernement aux fins de renouer le dialogue avec les autorités congolaises.
Il vient de gâcher la fête en poussant les autorités congolaises à se cabrer. Avec raison, car il y a lieu de lire entre les lignes. La persistance du négativisme de De Gucht à l’endroit de la RDC et de ses dirigeants cache mal une condescendance sinon une complicité avec des ennemis du Congo et du peuple congolais.
Il s’est montré non favorable à l’idée d’un renforcement du dispositif militaire de la mission onusienne au Congo (Monuc) que défend bec et ongles la France auprès du Conseil de sécurité de l’Onu. Et dire que le chef de la diplomatie belge va se rendre très prochainement à New York, il n’est pas exclu de penser que l’homme va torpiller les efforts des amis du Congo en cherchant à dissuader le secrétaire des Nations unies d’accepter le projet de résolution présenté par Paris et qui comprend un volet important relatif à la requalification du mandat de la Monuc pour la rendre plus efficace au vu de la situation dégradante sur le terrain.
Dès lors, Karel De Gucht peut passer facilement pour le partisan de la balkanisation de la RDC que souhaitent en coulisses certaines grandes puissances et autres multinationales qui convoitent et exploitent déjà de manière illégale les richesses naturelles du Congo.
Non seulement ne veut pas de la reprise des relations diplomatiques entre son pays et la RDC, mais encore, il s’emploie à torpiller les efforts que tend à conjuguer la communauté internationale en vue de résoudre la crise congolaise dont le foyer est allumé dans la partie orientale de l’ex Congo-Belge. Le Potentiel
Budget 2009 : le gouvernement et les provinces se concertent
Débutés mardi, les travaux se poursuivront jusque jeudi à Kinshasa. Cette réunion vise à doter le gouvernement central des éléments constitutifs du budget de l’Etat 2009, en y intégrant les budgets des provinces. Cela, après évaluation du budget 2008 de chaque province.
La réunion se fait autour des ministres concernés, notamment ceux de l’Intérieur, du Budget et des Finances. Elle a trois objectifs : chaque gouverneur présente le rapport de l’exécution du budget 2008 de sa province, il en fait un état des lieux puis des projections à intégrer dans le budget national 2009. Le gouvernement central a besoin de tous ces éléments constitutifs en vue de défendre à l’Assemblée nationale un budget complet.
Les participants à cette réunion doivent aussi harmoniser leurs vues sur l’application effective de la retenue à la source des 40% de recettes. Pourquoi cela tarde-t-il ? Qu’est-ce qui a été exécuté ou non au cours de l’exercice budgétaire 2008 dans chaque province ? Quelles sont les perspectives d’avenir ? Voilà quelques questions auxquelles gouverneurs et gouvernement tentent de répondre. Le résultat attendu est l’impact visible sur les 5 chantiers.
Mais, parmi les provinces, celle du Nord-Kivu, n'a pas su exécuter entièrement son budget à cause de la guerre. Selon son gouverneur Julien Paluku, sur 100 % de son budget, le taux d’exécution représente seulement 21%. Et de se plaindre aussi de n’avoir reçu que 18% de rétrocession sur les 40 prévus par la constitution. Radio Okapi
Quand Al-Qaeda insulte Obama / Un premier Noir à la Justice
Le numéro deux d’Al-Qaeda, Ayman Al-Zawahri, insulte Barack Obama dans un nouveau message audio diffusé sur des sites internet liés à la mouvance djihadiste, qualifiant le président élu de house negro et affirmant qu’il est aux antipodes des Afro-Américains «honorables» comme Malcom X, l’ancien leader du mouvement nationaliste noir aux États-Unis. L’expression house negro fait référence aux esclaves qui travaillaient dans la maison du maître plutôt que dans les champs.
"Vous avez choisi de rejoindre les rangs des ennemis des musulmans et de prier la prière des juifs, bien que vous affirmiez que votre mère était chrétienne". "Vous représentez l'opposé de Noirs américains honorables comme Malcom X." Voici quelques unes des attaques formulées ce mercredi par Ayman Al Zawahiri à l'encontre de Barack Obama. Le numéro 2 d'Al Qaïda s'en prend aussi à Colin Powell et Condoleezza Rice, en les traitants "d'esclaves noirs" au service des Blancs.
Dans un message audio mixé sur des photographies de Malcom X et de Barack Obama se recueillant devant le mur des lamentations, le numéro 2 d'Al Qaïda accuse le nouveau président des Etats-Unis d'avoir renié ses racines islamiques pour soutenir Israël. Ayman Al Zawahiri appelle à la poursuite de la lutte armée contre l'Amérique. "Ce croisé criminel et pêcheur reste égale à elle-même. Nous devons continuer à lui faire du mal, afin qu'elle revienne à la raison." Explications en vidéo.
Obama va nommer un Noir à la Justice
Eric Holder deviendra le premier Noir à occuper le poste de ministre de la Justice (Attorney General), s’il faut se fier à cet article publié sur le site de l’hebdomadaire Newsweek. Ex-numéro deux à la Justice durant le deuxième mandat de Bill Clinton, Holder a participé à la sélection du candidat démocrate à la vice-présidence au sein de l’équipe de campagne de Barack Obama.
Holder a déjà suscité la controverse en ne s’objectant pas à la grâce accordée par Bill Clinton à la fin de sa présidence à Marc Rich, un financier fugitif sur lequel pesaient des accusations qui auraient pu l’envoyer pour 300 ans en prison. Selon Newsweek, le président élu et son entourage ne croient pas que cette affaire fera obstacle à la confirmation de l’avocat new-yorkais.
On a toujours soupçonné Rich, le plus grand fraudeur de l’histoire du fisc américain, d’avoir «acheté» sa grâce par l’intermédiaire des très généreuses donations faites par son ancienne épouse, Denise Rich, au Parti démocrate et aux époux Clinton.
19 novembre 2008
RDCongo: la rébellion se retire d'un front, mais accuse l'armée d'en profiter
La rébellion de Laurent Nkunda a entamé un retrait unilatéral de ses troupes sur l'un des principaux fronts dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), accusant cependant mercredi l'armée et des groupes armés alliés d'en avoir profité pour avancer.
Les rebelles "sont en train de se retirer de plusieurs localités" à une centaine de kilomètres au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, a annoncé la Mission de l'ONU en RDC (Monuc).
"Le processus est toujours en cours", les casques bleus "patrouillent dans la région et observent les redéploiements" des troupes rebelles, a affirmé dans la journée de mercredi le porte-parole de la mission onusienne, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich.
Ce retrait s'est opéré sur trois axes du front nord, notamment celui de Kanyabayonga-Nyanzale et de Kabasha-Kiwanja, situés à environ 80 km au nord-ouest et au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.
Mais il ne concerne pas le front le plus sensible, celui situé à une quinzaine de kilomètres de Goma, ville d'un demi-million de personnes et capitale de la province du Nord-Kivu.
"Sur l'axe Kanyabayonga-Nyanzale, ils se sont déjà retirés" sur une trentaine de kilomètres, a précisé la Monuc.
"Le retrait est effectif depuis hier, nous nous sommes retirés sur 40 kilomètres", a affirmé le porte-parole de la rébellion, Bertrand Bisimwa.
Mardi, à l'issue d'une réunion de son comité politique, la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) avait décidé de ce retrait pour donner "une chance à la paix" et "conforter" les efforts de médiation de l'émissaire de l'ONU en RDC Olusegun Obasanjo.
La rébellion avait cependant demandé à la Monuc "de prendre en charge la sécurité de ces zones de séparation et de s'assurer qu'aucune autre force ne vienne l'occuper". Une "telle occupation rendrait immédiatement caduque la décision de retrait", avait mis en garde le CNDP.
Quelques heures à peine après le mouvement de ses troupes, le porte-parole de la rébellion a accusé l'armée régulière, des miliciens Maï-Maï et des rebelles hutus rwandais d'avoir repris pied dans les zones évacuées, notamment à Vitshumbi, un petit port sur les bords du lac Edouard.
Selon la Monuc, une rencontre était prévue dans la journée entre les hiérarchies de l'armée, de la rébellion et de la force onusienne pour discuter du retrait en cours.
La Monuc n'avait pas fait de commentaire à la mi-journée sur les accusations du CNDP, qui pourraient remettre en cause le premier signe encourageant sur le terrain depuis la visite en fin de semaine au Nord-Kivu de l'envoyé spécial de l'ONU.
M. Obasanjo avait alors rencontré le chef rebelle Laurent Nkunda et obtenu de lui un engagement à respecter un cessez-le-feu proclamé unilatéralement le 29 octobre par la rébellion et resté depuis lettre-morte.
Dans la région stratégique de Kanyabayonga (100 km au nord de Goma), tenue par l'armée régulière et qui verrouille l'accès au nord de la province, le calme était revenu mercredi à Kirumba et Kayna, où des soldats s'étaient affrontés mardi à des miliciens Maï-Maï qui tentaient d'empêcher leurs pillages.
Au moins deux Maï-Maï présumés ont été tués au cours de ces violences, a constaté une journaliste de l'AFP à Kirumba, ville quadrillée par de nombreux militaires et désertée de sa population, où de nombreuses habitations ont été pillées.
Sur le plan diplomatique, la France, qui préside actuellement l'Union européenne (UE), a réaffirmé la nécessité d'un renforcement de la Monuc, après avoir proposé au Conseil de sécurité de l'ONU d'augmenter d'un peu plus de 3.000 hommes les effectifs de la force onusienne, aujourd'hui d'environ 17.000 casques bleus.
KAMERHE OUT !
Vital Kamerhe : « Le chef de l'Etat va s'installer momentanément au siège du parlement»
Déclaration faite par le président de l’assemblée nationale mardi lors d’un point de presse tenue à Kinshasa. Vital Kamerhe, sans donner avec précision la durée de l'aménagement du président Kabila, indique que c’est dans le cadre des consultations avec les parlementaires sur la restauration de la paix à l’Est de la RDC. Vital Kamerhe souligne qu’il a cédé son bureau pour des raisons de sécurité et de commodité et que la présence du chef de l’Etat n’est nullement anticonstitutionnelle.
Vital Kamerhe : « Je ne voudrais pas que les gens croient que le président de la République m’aurait appelé pour me dire : je viens occuper votre bureau et à partir d’aujourd’hui, ce n’est plus votre bureau. Ça c’est faux. Ce qui est vrai, c’est que le président de la République a voulu faire des consultations, mais dans le local situé à l’entrée du palais du peuple. Et, je me suis dit, puisqu’il s’agit des consultations, j’ai proposé au président de la République de tenir ses consultations dans mon bureau qui remplit toutes les normes, aussi bien sur le plan sécuritaire que autre. Consultations qu’il avait annoncées dans son message à la nation pour une union sacrée de toutes les forces politiques et sociales du Congo au moment où le pays est menacé. Ceci est du reste conforme à la demande de députés et sénateurs. Si c’était pour rétablir le bureau j’allais être le premier à lui dire : non, Monsieur le président, l’article 5 du règlement intérieur interdit à quiconque de venir violer les installations du Parlement. » O.M/Radio Okapi
O.M...IS BACK ! APRES UN VOYAGE HISTORIQUE.. CERTAINS DIRONT MAGIQUE ET D'AUTRES.. PROPHETIQUE ! LOSAKO KOLO HISTOIRE DE RETOUR

Chers losakolytes et losakophiles, merci d’avoir été si nombreux et souvent avec autant d’attention suivi les récits de mes aventures et de mes observations sur les élections américaines. Merci de m’avoir ainsi encouragé à étoffer et poursuivre ce blog tout au long de mon voyage octobre-mi-novembre dans le grand nord.
C’est aujourd’hui une grande satisfaction pour moi de l’avoir achevé complet... "BOUQUET FINAL... L'ELECTION DE BARACK OBAMA (PREMIER NOIR) 44ème PRESIDENT DES ETATS UNIS"
Il constitue aussi une large part des souvenirs et une experience unique de cette incroyable aventure historique, dans chaque détail qu’il rappelle et la chronologie qu’il dresse.
Je le voulais éclectique et original, j’espère qu’il l’a été. Il se devait être une passerelle avec mes proches pour qu’ils puissent suivre mon aventure à distance... Je crois qu’il a évolué en réalité vers beaucoup plus de détails et de réflexions, notamment avec l’élan de frénésie final... Obama oblige... Tant mieux !
Mais Vous ne m'en voudrez pas, j'ai tout faits pour ne pas penser à vous... lol !!!!
Bien sûr, je vous ferai un petit résumé, photos, vidéos etc.. de l’événement, histoire de vous laisser apprécier un peu l’ambiance... Et surtout de vous faire entrer davantage dans l'histoire... Losako "blog du peuple" kolo histoire !
En attendant, dure sera la reprise... avec tous nos (vous et moi ensemble) nouveaux projets, dont je vous reparlerai prochainement, les centaines de mails qui se sont accumulés, mon répondeur bien plein... ouf, je suis déjà fatigué avant de commencer...
Entre temps, j'ai quand même suivi certaines actualités... dont une bien triste et revoltante que je suivais de prêt... la guerre d'invasion à l'Est de la RD Congo !
Likambo ya mabele... Bako koka biso te !
Allez sur ce, je vous laisse, bonne visite, et je vais me jeter dans...
A SUIVRE...
LOSAKO TV IN GOD WE TRUST... 1H'. Reportage exclusif
O.M...Barck Obama l'élu... It's a New Day !!!
La rébellion "tutsie rwandaise" se retire d'un des fronts au Nord-Kivu... Mise en scène trompeuse
La rébellion de Laurent Nkunda a entamé, comme elle l'a annoncé mardi, le retrait unilatéral de ses troupes sur un des fronts dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris mercredi auprès de la Mission de l'ONU dans ce pays.
Les rebelles "sont en train de se retirer de plusieurs localités", a déclaré le porte-parole militaire de la mission onusienne, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich. "Le processus est toujours en cours", les casques bleus "patrouillent dans la région et observent les redéploiements" des troupes rebelles, a-t-il expliqué.
Ce retrait s'est opéré sur trois axes du front nord, notamment celui de Kanyabayonga-Nyanzale et de Kabasha-Kiwanja, situés à environ 80 km au nord-ouest et au nord de Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu.
Mais il ne concerne pas le front le plus sensible, celui situé à une quinzaine de kilomètres de Goma, ville d'un demi-million de personnes et capitale de la province du Nord-Kivu.
"Sur l'axe Kanyabayonga-Nyanzale, ils se sont déjà retirés jusqu'à Kikuku" soit une trentaine de kilomètres, a précisé le porte-parole militaire de la Monuc.
"Le retrait a commencé hier, nous nous sommes retirés sur 40 km", a déclaré à l'AFP le porte-parole de la rébellion, Bertrand Bisimwa, interrogé par téléphone depuis Kinshasa. "Le retrait est effectif, à ma connaissance la Monuc est en train de se redéployer", a ajouté M. Bisimwa.
Mardi, la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) avait, à l'issue d'une réunion de son comité politique, annoncé ce retrait pour donner "une chance à la paix".
Elle entendait ainsi "conforter" l'émissaire de l'ONU en RDC Olusegun Obasanjo "dans ses efforts de médiation" pour mettre fin à la guerre au Nord-Kivu, où les combats ont repris depuis fin août entre l'armée et le CNDP.
La rébellion avait par ailleurs demandé à la Monuc "de prendre en charge la sécurité de ces zones de séparation et de s'assurer qu'aucune autre force ne vienne l'occuper", soulignant qu'une "telle occupation rendrait immédiatement caduque la décision de retrait du CNDP."
Selon le lieutenant-colonel Dietrich, "une rencontre est prévue aujourd'hui (mercredi) entre responsables de la haute hiérarchie militaire de la Monuc, du CNDP et des FARDC (armée régulière) pour discuter des questions pratiques sur la mise en oeuvre (du retrait) et de la démilitarisation de la zone".
"Si on veut séparer les forces, il faut surveiller pour qu'aucun groupe ne reprenne ces posititions" libérées par la rébellion, a-t-il souligné.




