LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

04 mars 2013

Le mal congolais vient des congolais eux-mêmes... À quand le New Deal congolais ?

RDCAfin de sauver le pays, la fraternité doit être le mot d'ordre national, "une fraternité dans les rêves et les espérances, les craintes et les incertitudes". A bien observer la réalité, on se rend bien vite compte que le corps de la RDC est sous anesthésie prolongée, c'est un grand malade. On dirait qu'un ver solitaire consume à petit feu ses tripes et le dévore de l'intérieur.

Les différentes secousses et turpitudes qui ont émaillé l'histoire du Congo, cela depuis son accession à l'indépendance, et après l'assassinat de Lumumba, secousses et turpides nourries par les différents types de gouvernance nés de manière anarchique à la suite des coups de force qui ont caractérisé la plupart d'entre eux, trouvent leurs fondements essentiellement dans la complicité et parfois dans l'incompétence notoires de ceux qui ont collaboré à faire vivre longtemps ces politiques insensées.

Les régimes dictatoriaux ont régné au Congo à cause des différents collaborateurs qui ont entouré les différents « satrapes » qu'a connus le pays après son émancipation. Ces collaborateurs, qui ne sont pas moins que des hommes instruits et qui souvent se sont pris et se prennent pour des intellectuels, n'étaient pas souvent, volontairement comme on peut le croire, capables de faire les bons choix pour le pays. Les secousses et les turpitudes du pays sont nées du fait que ces hommes, dénués de toute honnêteté intellectuelle et de tout esprit d'objectivité, ont ou avaient fermé les yeux sur les dérives de politique générale conduite sous les gouvernements passés, par pur fanatisme peut-être, ou par le simple comportement qui consiste à défendre coûte que coûte un certain nombre d'intérêts, ceux le plus souvent personnels ou ethniques en l'occurrence.

Les Congolais sont malades de la culture des titres, qu'ils soient honorifiques ou universitaires. Ils adorent les galons militaires, les titres honorifiques ou universitaires qu'ils impriment comme parties intégrantes de leur nom de famille, convaincus de l'indéniable respectabilité que ces avantages flatteurs leur conféreraient. C'est bien d'avoir des barrettes sur les épaulettes, c'est bien d'avoir des étoiles sur le képi, tout comme c'est bien d'avoir des parchemins universitaires exhibés dans tous les lieux publics du pays ou accrochés au mur principal du salon de sa villa, c'est encore mieux de faire ses preuves sur le terrain, car nulle part au monde, les barrettes, les étoiles, les parchemins n'ont construit un pays. Ce sont les hommes qui amènent les idées au jour, font des rêves des réalités.

L'irresponsabilité, le manque de patriotisme et de vision de ces collaborateurs ont malheureusement gravement porté atteinte au développement économique et social du pays. Dans un monde de plus en plus incertain, la RDCongo ne cesse de s'affaiblir d'avantage chaque jour.

Délinquance politique

kabila_kamerhe_kengo_muzitoLes concertations en vue d'un dialogue vide de sens et de façade à peine lancées, l'on n'a pas manqué de voir la cohorte d'hommes affamés de titres et de postes politiques se manifester pour courir à la cantine, en avançant des idées et des projets tous parfois aussi saugrenus les uns que les autres(...) alors que le sang coule, le pays est en guerre permanente. Il paraît bien que la délinquance politique et "la voyoucratie" ont l'ascendant sur le patriotisme et la citoyenneté. Le Congo n'a plus besoin de cela. Il a besoin d'hommes forts, dans le sens qu'ils seront capables d'imprimer des idées nouvelles, capables d'éduquer le peuple congolais dans ce qui lui manque, à savoir l'esprit de discernement, qui lui permettra de ne plus continuer à soutenir aveuglément l'insoutenable, comme on l'a souvent habitué à le faire, l'amenant à certains moments de son histoire à accepter d'ériger son pays en EMPIRE ou à transformer sa représentation nationale en un concert familial, des exemples parmi tant d'autres, qu'il ne convient plus de répéter.

Des hommes diplômés, il en faut, le pays en a besoin. Des hommes, mais pas des diplômes, même s'il faut bien former les hommes, car les titres universitaires ne remplaceront jamais les hommes, mais les aideront plutôt dans les choix qu'ils auront à faire, à travers leur instruction et leur savoir-faire.

Le Congo a trop souffert de ses diplômés, qui n'ont jamais ou qui ont très peu fait leurs preuves sur le terrain. La preuve la plus patente est celle de constater qu'à plusieurs reprises, les Congolais « dits responsables » n'ont jamais été capables de résoudre leurs propres problèmes, sans l'aide de l'extérieur, comme si, par l'incompréhensible, il n'y avait pas d'hommes suffisamment mûrs et réfléchis pour anticiper les problèmes auxquels le pays était confronté et pour en trouver, au moment opportun, les solutions.

Ce n'est pas dire que le Congo manque d'hommes de cette trempe, mais la mauvaise mentalité qui a fait s'enraciner la cupidité, l'égoïsme, la gabegie et autres systèmes basés sur le tribalisme, l'autoritarisme et l'aveuglement, a rendu ces hommes incapables de discernement.

En conséquence, les interrogations n'en finissent pas: qui saura de quoi seront faits les lendemains du Congo ? Qui saura également ce qui va advenir de tout l'Est si ce train infernal continue à rouler à pleine vitesse ? Qui saura si le peuple congolais qui, de nos jours, n'arrive plus à contenir ses coulées de laves pourrait reprendre confiance dans ses collaborateurs même au lendemain d'une probable chute des bourreaux du Congo ? Sans doute personne.

Dès lors, il appartient aux congolais, aux congolais eux seuls, de savoir quelle attitude adopter pour éviter un naufrage collectif au Congo. Dans la situation actuelle, le tribalisme aveugle est un coupe-gorge, le fanatisme politique inconscient est une charge de plomb attaché au cou pour vous aider à vous noyer.

Les populations souffrent, la République n'existe que de nom. Alors, que faire ? Chacun, avec sa conscience et du fond de lui-même, doit faire l'effort qu'il faut pour répondre à cette question et envisager une solution durable, et de bon sens.

O.M.. La RDC est une perle rare pour ceux qui savent la sauvegarder, une prairie fertile pour ceux qui savent l'entretenir, un chantier productif pour ceux qui savent l'exploiter et un paradis sur terre pour ceux qui savent l'aimer... ETEYA BISO !

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