LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

05 novembre 2011

Qui était le Professeur Victor Djelo Empenge Osako ?

Djelo1Fils de Nkawe (père) et de Wanyango (mère), il est né le 23 décembre 1938 à Dike, groupement Mpoto, chefferie Omuna, secteur Watambulu, territoire de Lodja dans le district du Sankuru.

Diplômé des humanités Gréco-latines au Petit séminaire de Kabwe en 1961, Victor Djelo Empenge Osako est bachelier en philosophie et lettres en 1964, licencié en Droit de l’Université officielle du Congo à Élisabethville en 1967, diplômé d’études supérieures en Science juridique à Lège (Belgique) en 1971 avec un mémoire sur « L’origine du fédéralisme congolais » ; docteur en Droit, option droit public et administratif en 1974, avec une thèse sur « Contribution à l’étude des tendances fédéralistes et unitaristes dans l’évolution politique et constitutionnel du Zaïre » en 1974 à l’Université de Liège en obtenant la mention « Plus grande distinction ».

Victor Djelo Empenge Osako a été chef de cabinet adjoint au ministère provincial du Sankuru des Affaires économiques (1962-1963) ; conseiller juridique au CADMP (1967) ; assistant à la faculté de droit (UOC) de 1967-1969 ; moniteur à la faculté de droit de l’Université de Liège de 1969-1974 ; professeur à la faculté de droit de l’UNAZA/Campus de Kinshasa à partir de 1974 ; professeur visiteur aux Universités de Lubumbashi, Kisangani, Brazzaville et Bujumbura ; conseiller juridique au ministère de l’E.C.N.T. de 1978-1979 ; secrétaire académique de la faculté de droit (Unaza-Campus de Kinshasa) de 1977-1979 ; membre de la Commission permanente pour la réforme du Droit zaïrois en 1978 ; Commissaire d’État à l’ESURS de 1980 à 1983 ; chef de Département de droit public interne à la faculté de droit de l’Université de Kinshasa.

Premier recteur de l'Université Libre de Kinshasa (ULK). Le 29 octobre dernier, au cours d’une cérémonie marquant la sortie officielle de l’Association des Anciens Etudiant de l’ULK, en sigle Assanulk créée en novembre 2010, des diplômes d’honneur ont été décernés à plusieurs personnalités dont le professeur Djelo qui avait contribué à l’épanouissement de l’Université Libre de Kinshasa.

Candidat à l’élection législative en 1987 dans le territoire de Lodja, le Comité central du MPR invalide sa candidature pour raison d’anti-militantisme. En 1990, il est membre du Front Commun des Nationalistes FCN), parti dirigé par Mandungi Bula Nyati et Gérard Kamanda.

L'auteur des livres: l'impact de la coutume sur l'exercice du pouvoir en Afrique Noire, le cas du Zaïre. L'évollution politique et constitutionnelle du Zaïre. L'exclu , l'intellectuel et l'Etat etc..

Victor Djelo tombe malade à la fin des années 1990. Il ne s’est jamais remis, jusqu’à sa mort à Bruxelles à la Toussaint le 1er novembre 2011. Il est père de famille nombreuse : une dizaine d’enfants.

Que son âme repose en paix

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Posté par Losako à 17:47 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires sur Qui était le Professeur Victor Djelo Empenge Osako ?

    Le prof Djelo, un savant.

    Le professeur Djelo demeure un des grands constitutionnalistes de notre pays. Il aimait son cours et faisait aimer son cours à ses disciplines. Nous n'avons pas perdu qu'un professeur, mais nous avons perdu un maitre, un symbole constitutionnel, donc un Etat meurt avec lui. Sa vraie dernière promotion qu'il a eu à coacher avec toute sa lucidité, c'est celle de l'unikin G1 B Droit, 1995-1996, au restau central, où il a enseigné même les dimanches pour que rien ne fusse être bâclé avant son voyage en europe. Après nous, il n'a plus fait autant. Merci cher maitre, nous avons adopté ta doctrine et puisqu'elle est pertinente nous la faisons nôtre et à travers elle, nous te ressuscitons scientifiquement, cher maitre, tu demeures un grand, un géant, un parc constitutionnel qui ne tarit pas, merci pour tout, que le seigneur t'accepte de professer le droit constitutionnel partout où cela est enseignable. Adieu cher maitre.

    Posté par BONG E BONE, 08 novembre 2011 à 14:02 | | Répondre
  • Mon maitre

    Le prof Djelo restera à jamais mon maitre et je suis très fier d'être son disciple. Tout mon savoir constitutionnel repose sur ses enseignements. L'Etat, les régimes politiques, les formes de l'Etat, les partis politique et les groupes de pression, les six principes du fédéralisme, non, il était un grand. Lorsqu'une personne décède, ses jambes deviennent longues dit un proverbe algérien. Il est parmi les profs qui savaient donner de l'importance incontournable à leurs enseignements. Non c'était vraiment un savant constitutionnaliste. Paix à son âme.

    Posté par BONG E BONE, 10 novembre 2011 à 09:20 | | Répondre
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