LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

23 février 2011

Joseph Kabila - Jeune Afrique : une histoire de gros sous !

180374_10150097033698898_681783897_5986689_5048987_nQuand les éléphants se battent l’herbe en pâtit, dit le célèbre adage. Le «général» Bosco Ntaganda, alias «terminator», pourrait perdre quelques plumes supplémentaires dans le «duel» qui oppose son protecteur «Joseph Kabila» à l’hebdomadaire «Jeune Afrique». Le ministre congolais de la Communication et presse Lambert Mende Omalanga serait dans le même cas. Après la publication de son dossier intitulé «Kabila = Mobutu light» et le droit de réponse du porte-parole du gouvernement congolais (voir les numéros 2612 et 2613), «J.A» revient à la charge. Le magazine parisien publie dans son édition n°2615 datée du 20 au 26 février 2011 deux articles consacrés à Ntaganda et Mende. Notons que le député Augustin Katumba Mwanke et bras droit financier de "Kabila" a été dépeint, dans un précédent article, sous les traits de Raspoutine. Le mauvais génie du Tsar Nicolas II de Russie qui a connu un destin tragique avec sa famille.

Selon une source parisienne, l’hebdomadaire «Jeune Afrique» est décidé à «terrasser» le président sortant congolais. En faisant quoi ? «Le magazine compte publier dans ses prochains numéros une série de révélations sulfureuses sur les agissements de Joseph Kabila et ses proches avec des documents en fac-similés à l’appui. L’objectif est de montrer la vraie face du «raïs» tant à l’intérieur qu’à l’extérieur avant l’organisation de l’élection présidentielle.» Va-t-on assister à une nouvelle version du film d’horreur «massacre à la tronçonneuse» ? Notre source d’ironiser : «Il ne nous reste plus qu’à lancer une entreprise de pompes funèbres pour inhumer les victimes de ce massacre qui s’annonce sanglant.» «J.A» a apparemment commencé son action de «démolition».

59368073Faux billets

Sous le titre «RD Congo : Pour une poignée de dollars», le journal revient, sous la plume de la journaliste Marianne Meunier, sur l’affaire relative au biréacteur immatriculé aux Etats-Unis immobilisé depuis le 3 février dernier à l’aéroport de Goma. L’aéronef qui venait d’Abuja transportait quatre passagers. Le magazine de rappeler qu’un homme était monté dans l’avion avant de «redescendre une valise de billets à la main». Aussitôt après, une «cargaison de 435,6 kg en lingots» a été chargée dans l’appareil. Pour Meunier, il s’agit «des indices clairs d’un trafic d’or». Et d’ajouter : «L’affaire du jet pourrait apporter une énième preuve que l’armée n’y est pas étrangère. L’homme à la valise serait un proche de Bosco Ntaganda.» Une manière d’impliquer «Joseph Kabila» qui garantit l’impunité à ce dernier «au nom de la paix». Et ce, «malgré le mandat d’arrêt lancé contre lui par la Cour pénale internationale.» A en croire «J.A», la valise précitée contenait notamment « un million de dollars de faux billets » sur un total de 6,5 millions de dollars. Citant diverses sources, l’auteur de l’article de noter que Ntaganda est directement impliqué dans le commerce de minerais dans le territoire du Masisi. Le procureur général de la République Flory Kabange Numbi est arrivé le 17 février à Goma. On se demande bien pourquoi (c’est nous qui le soulignons) dans la mesure où le procureur de la République près le tribunal de Grande instance ou le procureur général près la Cour d’appel de Goma aurait pu valablement mener l’enquête sur ce dossier. La journaliste de soulever quelques interrogations : «Pourquoi ce trafic a-t-il été mis au jour alors que tant d’autres, au Nord Kivu, se déroulent en toute tranquillité ?», «A qui appartient le jet ?», «S’il est vraiment impliqué, Ntaganda sera-t-il inquiété ?»

Diffamation

58004426Le second «papier» que les lecteurs trouveront à la page 39 s’intitule : «RD Congo : L’honneur perdu de Lambert Mende». Surnommé le «Vuvuzéla national», Mende Omalanga appréciera l’article dont l’auteur n’est autre que le fils du patron de «Jeune Afrique» en l’occurrence Marwane Ben Yahmed. On rappelle que dans son brûlot «Kabila= Mobutu Light», le journal parisien, sous la direction de François Soudan, écrivait notamment que l’actuel chef d’Etat «marche sur les pas de ses deux prédécesseurs et règne sur un pays sinistré, miné par la corruption et la violence.» Autres griefs : enrichissement, détournement de fonds publics, régionalisme, népotisme, violation des droits humains. Dans un droit de réponse, le ministre Mende a parlé de «complot» tout en qualifiant les faits allégués de «fausses accusations». Et d’ajouter : «(…), l’objection de cette série d’articles d’une rare virulence est de démolir la réputation d’une personnalité politique qui se prépare à affronter le verdict des urnes d’ans moins d’un an.» Pour Mende, par cet article, d’aucuns voudraient «faire payer à Joseph Kabila son indocilité.» Il pointe un doigt accusateur en direction de certains opérateurs miniers déçus. «Marwane» de réagir: «Outre la dénonciation d’une présumée tentative de déstabilisation du chef de l’Etat fomentée par une certaine «gorge profonde», dont il refuse de citer le nom mais dont la description qui en est faite désigne clairement l’ex-président de l’Assemblée et désormais opposant Vital Kamerhe, Lambert Mende, pour qui tous les moyens semblent bons, n’a pas hésité à voir derrière notre enquête un véritable complot et une « alliance de la haine». Le fils Ben Yahmed de faire état de certains passages inédits du fameux droit de réponse en accusant Mende d’avoir versé dans la «diffamation» en déclarant : «Je vous assure que 14 pages dans un magazine comme celui-là, ce n’est pas moins de 500.000 dollars.» Une manière de suggérer que l’article querellé a été rédigé «sur commande». Pour Marwane, il s’agit d’une «accusation grotesque» proférée par le ministre de la Communication du gouvernement. «(…) : pour Mende, poursuit-il, visiblement, tout s’achète et tout se vend.» Une phrase pleine de sous-entendus. Et de passer au crible le parcours de «Lambert» : «Il est vrai que l’itinéraire de cet homme passer maître dans l’art de retourner de sa veste résume assez bien sa conception du pouvoir.»

Marwane Ben Yahmed de conclure : «Si j’étais Joseph Kabila, je me méfierais d’un ministre aussi versatile.» Au prochain épisode.

B.A.W

Related Posts with Thumbnails
Posté par Losako à 07:04 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires sur Joseph Kabila - Jeune Afrique : une histoire de gros sous !

Nouveau commentaire