LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

22 mars 2010

Après le passage de la mission du FMI. Point d’achèvement : la gestion monétaire pose problème

fmi_rdcJamais la RDC n’a été si proche du point d’achèvement de l’initiative d’allègement de la dette en faveur des pays pauvres très endettés (I-PPTE). La première revue du programme formel conclu en décembre 2009 avec le FMI (PEG 2), qui s’est soldée le samedi 20 mars 2010 par une note « satisfaisante », augure de bonnes perspectives sur cette voie. Cependant, le gouvernement doit maintenir le cap et, notamment renforcer le dispositif de gestion de la masse monétaire en vue de garantir toutes ses chances.

Les experts du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI) ont bouclé le samedi 20 mars 2010 leur mission en RDC par une conférence de presse co-animée à sa représentation de Kinshasa par Brian Ames, chef de mission du FMI pour la RDC, et le gouverneur de la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu Mulongo.

La mission a fait une évaluation des performances macro-économiques à fin 2009 et discuté de l’état de la mise en œuvre du budget 2010 ainsi que des réformes structurelles clefs, y compris les déclencheurs du point d’achèvement de l’I-PPTE. La mission a également organisé durant son séjour en RDC des ateliers d’information sur le rôle du FMI dans les pays à faible revenu avec les Commissions économiques et financières du Sénat et de l’Assemblée nationale ainsi qu’avec les représentants des organisations syndicales et non - gouvernementales.

Une note positive a sanctionné cette première revue du Programme formel approuvé en décembre 2009 par le Conseil d’administration du FMI. Brian Ames, qui gère depuis 2007 le desk RDC au département Afrique du FMI, ne s’en est pas caché. « Depuis 2007, c’est pour la toute première fois que la RDC présente des résultats aussi remarquables », a-t-il déclaré, répondant samedi à une question de la presse.

Claude_MasanguNOTE SATISFAISANTE, MAIS…

La mise en œuvre du PEG 2 entre juillet et décembre 2009 a été « satisfaisante », tous les critères quantitatifs et les cibles fixés dans le programme ayant été respectés durant cette échéance, a conclu le FMI après plus de deux semaines de radioscopie des comptes du PEG 2. Seule la gestion de la masse monétaire pose problème du fait, note-t-il, du « manque de coordination » entre le Trésor – entendez, le gouvernement – et la Banque centrale du Congo. « Les autorités ont mis en œuvre, avec succès, leur programme économique 2009 et ont observé tous les critères de performance quantitatifs et toutes les cibles indicatives à l’exception de celle liée à la masse monétaire, dû à un manque de coordination entre le Trésor et la Banque centrale, résultant en une surliquidité dans l’économie ».

En des termes simples, il faut mettre un terme au dérapage des finances publiques. Le Gouvernement et la Banque centrale gèrent le compte général du Trésor séparément que cela influe négativement sur le bon comportement des finances publiques. Or, le bon comportement de la monnaie et le déclencheur le plus important pour accéder au point d’achèvement. Si la monnaie continue à poser problème, la suite est facile à devenir : on ira de report en report.

Un dispositif est en préparation, a annoncé le gouverneur Masangu, pour corriger cette distorsion. La Convention de stabilité monétaire, que signent cette semaine le ministère des Finances et la Banque centrale du Congo rentre dans ce cadre.

Quand le FMI souligne le manque de collaboration entre le Trésor et la Banque centrale du Congo, Jean-Claude Masangu réplique en faisant comprendre que cette convention, qui succède au pacte de doublement des recettes signées récemment avec les régies financières, devait corriger cette distorsion. Deux cadres de collaboration sont prévus pour matérialiser cette nouvelle vision. Il s’agit du Comité de suivi du plan de trésorerie du secteur public et du Comité élargi de politique monétaire.

Ce déficit de coordination dans la gestion de la monnaie s’est répercutée sur le plan de trésorerie publique qui a accusé certaines contre-performances. Sur ce point, le FMI indique que « les autorités ont continué à mettre en œuvre en janvier et février 2010 leur plan de trésorerie en base caisse avec un crédit net au gouvernement égal à zéro ». « Cependant, poursuit-il, le niveau et la composition des dépenses se sont écartés du programme, financé en grande partie par des recettes fiscales pétrolières ponctuelles plus élevées que prévu ». Pour besoin de recadrage, la mission est parvenue à un accord avec les autorités sur un « Plan de trésorerie révisé pour 2010 qui soit conforme aux objectifs macroéconomiques des autorités ».

Par ailleurs, la mission du FMI a abordé avec les services de la Banque mondiale les sept déclencheurs du point d’achèvement de l’I-PPTE, dont l’observance est une condition pour l’atteinte du point d’achèvement et recevoir une réduction substantielle d’un allégement de la dette de la part des créanciers extérieurs. « Il y a eu de bon progrès sur tous les fronts, mais l’observance des sept déclencheurs exigera des actions rapides de la part du gouvernement », indique le FMI. La mission s’appuie alors sur le Comité de surveillance qui a été créé sous l’autorité du Premier ministre pour veiller à la mise en œuvre des déclencheurs du point d’achèvement. « Il y a certes de progrès dans la mise en œuvre des déclencheurs, mais le gouvernement doit faire plus pour arriver aux bons résultats en renforcer davantage le rôle du comité de suivi qui siège à la Primature », a fait remarquer Brian Ames.

Aussi « Si tout va bien au niveau des autorités », insiste le FMI, les services de la Banque mondiale et du FMI comptent-ils « soumettre la demande d’allégement de la dette dans le cadre de l’Initiative PPTE et de l’Initiative de l’allégement de la dette multilatérale à leurs Conseils d’administration respectifs avant fin juin ».

MAINTENIR LA PRESSION

fmi_rdcongoLes conclusions de la mission du FMI tant en ce qui se rapporte à la première revue du PEG 2 que le tour d’horizon des déclencheurs du point d’achèvement prouve à suffisance que l’objectif fixé à fin juin dépendra en grande partie du comportement qu’affichera les autorités congolaises jusqu’à cette échéance.

Des ajustements seront donc nécessaires pour éviter toute surprise désagréable sur la voie plus que jamais balisée qui mène au point d’achèvement de l’I-PPTE. Les avantages à tirer de l’atteinte du point d’achèvement sont si énormes que les autorités n’ont plus droit à l’erreur.

Passer le cap du point d’achèvement est le meilleur cadeau du cinquantenaire que le gouvernement pourrait offrir à la population congolaise. Car à cette date, la RDC sera bénéficiaire d’un effacement d’environ 90% de sa dette extérieure, estimée aujourd’hui à 10,9 milliards en valeur actuelle nette. Au point d’achèvement, cette dette devait être réduite à 2,3 milliards Usd, avec un impact réel sur le service de la dette. Pour l’année 2010, le service de la dette de la RDC est fixé à 922 millions Usd. Mais, dans l’hypothèse de l’atteinte au point d’achèvement au 30 juin 2010, ce service sera ramené à 194 millions Usd. Que d’économies des ressources que le gouvernement pourrait affecter à des projets pro-pauvres ciblés dans les secteurs de la santé, de l’éduction et des infrastructures de base.

C’est pour ces raisons que le FMI a exprimé son vœu de voir le gouvernement et tous les acteurs impliqués dans la mise en œuvre du PEG 2 et du suivi des déclencheurs renforcer leur collaboration pour capitaliser les bons résultats de cette première revue du PEG 2. « Nous sommes à la porte du point d’achèvement », a dit, à ce propos, le gouverneur de la BCC.

Tous les signaux penchent donc en faveur de la RDC. Le point d’achèvement est bien à la portée de la RDC. Y aura-t-il d’autres préalables pour l’atteindre. Brian Ames a nié toute nouvelle conditionnalité. Tout, selon lui, se réduit aux sept déclencheurs fixés en juillet 2003 lorsque la RDC parvenait au point de décision de l’I-PPTE. « Concernant le point d’achèvement, il n’y a pas autre chose que la réalisation des déclencheurs arrêtés il y a sept ans. Il faut par conséquent mettre la pression pour garantir le suivi du programme afin qu’on puisse à fin juin présenter des résultats positifs ».

C’est à Kinshasa que se joue la dernière partition du point d’achèvement. Le Trésor et la Banque centrale du Congo sont dans l’obligation de renforcer leur collaboration pour éviter que le navire ne sombre alors qu’il a amorcé, à trois mois de la ligne d’arrivée, les manœuvres d’accostage au point d’achèvement de l’initiative PPTE. Le Potentiel

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Posté par Losako à 09:37 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Après le passage de la mission du FMI. Point d’achèvement : la gestion monétaire pose problème

  • IL Y a trois façons pour contrôler la RDC par le FMI en injectant de l'argent non maîtrisé par les contrôles internes,pendant que le président rétire l'ordonnacement des dépenses pour les sorties et le premier ministre assumant le rôle de la falsification par la trichérie de son gouverneur de BCC qui trafique les comptes de la trésorie ainsi l'argent casino de la mondialisation poursuit la décapitation des tissus économiques du pays, grâve est de contasté que la ruse juridique monte en puissance par le biais de soi disant responsables internationaux qui interviennent en coulisse pour prodiguer des conseils ne correspondant pas à la réalité économique de ce pays, comme la démocratie a étè imposée par la multinationale du crime , les intervenants de la dipômatie internationale couvrent leurs poulains par des discours rédigés par l'avance sur des contrôles ne tenant pas la route,ainsi ils monnayent leurs image à nos gouvernants pour lire des analyses économiques et politiques sur le point d'achèvementde PPTTE, AIDM,et des théories dont les gouvernants ne comprennent pas du tout, chaque jour la RDC s'enfonce dans la misère et dans les conflits des tribunaux internationaux saisies sur saises, bientôt nous allons nous rétrouver sans rien dans ce complot , pour le cinquentenaire nous aurons la visite du roi BELGES qui viendra élever un nouveau roi à son image ,car l'image de louis MICHEL a donné ce que nous voyons aujourd'hui que la RDC a une démocratie qui correspond aux standards internationaux, sans blague la dictée continue, la démocratie en AFRIQUE est devenue un danger pour voler la souveraineté et le proctectionisme de nos biens (matières premières) aux africains ,le pouvoir du père aux fils est devenu d'actualité comme pour les anciens dictateurs de présidents partout leurs discours sont rédigés par ses colons conférenciers de la diplomatie internationale ,les constitutions subissent de ruse juridique pour prolonger le mandat présidentiel, la paix negociée est un déguisement de commerce illegal pour piller le pays, nous vivons le mensonge international jusqu'à quand devons nous suivre cette logique de changement et de la reconstruction de nos pays , la mondialisation ne va pa épargner l'AFRIQUE, au rwanda un conseiller international connu pofine des stratègies pour la destabilisation de la RDC au nom de la mondialisation, même KAMHERE est en train d'émerger pour être sollicité dans les réseaux des ces conférenciers pour vendre dans ce business qui est lucratif pour certains à 110 euros par séconde en voyagéant dans le jet d'affaires , combien de fois ils viennent chez nous sans que la situation s'amèliore pour la démocratie dictée,les droits de l'homme, sociale -économique , nous devons sortir de tous ces mensonges pour libération de notre pays et pour toute l'AFRIQUE ,pendant qu'un ambassadeur suisse a dit EN RDC "LINUS":aucun pays ne se développe avec l'aide international des autres pays.
    UNITED STAND UP CONGOLAIS.L'objectif du point d'achevement PPTE;c'est d'accompagner le régime actuel à la victoire d'élection de 2011, si nous continuons à consommer ces discours ,nous allons à la disparution de l'ETAT rdc,comme preuve louis Michel disait :"dèjà L'ETAT RDC n'existe pas "ci pas longtemps, mais nous nous demandons, quelle est la motivation qui les pousse tous à venir en RDC et pourtant ils ont tous l'âge de la rétraite et sont-il pas encore en rétraite politique dans leurs pays?

    Posté par P.K.K.M, 22 mars 2010 à 12:44 | | Répondre
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