08 février 2010
Ira, ira pas à Kinshasa ? Ira...sans doute !
La probabilité d’une visite du roi Albert II à Kinshasa pour assister aux commémorations du 50e anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo (RDC), le 30 juin prochain, s’est renforcée cette semaine, après l’aval donné par les deux vice-Premières ministres francophones du gouvernement fédéral.
"Je trouve que ce serait une très bonne idée", a affirmé dimanche, à RTL, la vice-Première ministre CDH, Joëlle Milquet. Une visite du souverain en RDC "serait un magnifique symbole", a ajouté Mme Milquet, en rappelant les liens qui unissent la Belgique à son ancienne colonie. Elle joignait ainsi sa voix à celle de sa collègue Laurette Onkelinx (PS), qui s’est elle aussi clairement prononcée en faveur d’une participation du Roi aux commémorations du cinquantenaire de l’indépendance de l’ex-Congo belge.
" Mon avis (...) c’est que le Roi doit évidemment venir. Je pense que si le Roi ne répond pas à cette invitation, on aura cette impression qu’il y a comme une nostalgie de la colonisation. Et pas la volonté, au contraire, de soutenir ce travail autour de l’indépendance du Congo et de la reconstruction" , a-t-elle déclaré lors d’une visite en RDC.
Mme Onkelinx qui a rencontré le président congolais Joseph Kabila, a précisé à l’agence Belga qu’elle avait émis clairement le désir que le Roi se rende aux cérémonies. "Je lui ai dit aussi que je souhaite que le Roi soit présent, comme marque de respect", a ajouté la ministre. M. Kabila avait annoncé le 19 janvier dernier avoir invité le souverain belge à assister aux commémorations du cinquantenaire de l’indépendance à l’issue d’un entretien avec le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere. Une invitation sur laquelle le gouvernement aura à se prononcer dans les prochaines semaines. La Libre
RDC-RWANDA : Un rapprochement pour rien ?
Après plus de 10 ans de conflits, la nouvelle alliance entre Kinshasa et Kigali pouvait laisser croire un retour à la paix au Kivu. En janvier 2009, un retournement d'alliance avait permis de neutraliser la rébellion de Laurent Nkunda, ancien allié du Rwanda et auourd'hui détenu par Kigali. Mais plus d'un an après, l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) est toujours le théâtre de violents affrontements entre groupes armés. Pour le chercheur Thierry Vircoulon, ce rapprochement est un échec.
Drapeau RDC 2.jpgDrapeau Rwanda.jpgDans un article publié par Alternatives Internationales (1), un chercheur de l'Institut français des relations internationales (Ifri) revient sur l'année écoulée au Kivu depuis l'arrestation du rebelle Laurent Nkunda. Un brusque renversement de situation, où les ennemis d'hier sont devenus les alliés d'aujourd'hui... la RDC de Joseph Kabila s'est en effet rapprochée du Rwanda de Paul Kagame. Les deux pays se sont retrouvés sur des objectifs communs : la neutralisation de la rébellion de Nkunda et la traque aux rebelles hutus des FDLR au Kivu.
Thierry Vircoulon porte un jugement sévère sur le bilan de se rapprochement. Même si Laurent Nkunda a effectivement été arrêté et si des opérations conjointes de chasse aux FDLR ont été mis en place (Umoja Wetu et Kimia II), les résultats sont "loin d'être à la hauteur" pour le chercheur français. Selon Thierry Vircoulon, "la traque aux FDLR a tourné court (...) et cette échec militaire coïncide avec l'absence de progrès dans la très attendue normalisation politique". L'ancien mouvement de Laurent Nkunda, le CNDP, attend toujours son intégration dans l'appareil décisionnaire congolais et son entrée au gouvernement. L'incorporation des troupes rebelles au sein de l'armée congolaise (FARDC) est tout aussi virtuelle et le CNDP continue de faire la loi dans ses fiefs (Masisi et Rutshru).
Pour ce spécialiste de l'Afrique, "l'histoire bégaie dans les Kivus (...) le processus de paix s'apparente en définitive à une pièce de théâtre maintes fois rejouée dont ni l'intrigue ni les rôles n'ont changé".
(1) "RD Congo : l'histoire bégaie dans les Kivus". Thierry Vircoulon - Alternatives Internationales - Décembre 2009. Christophe Rigaud
Mais qui en veut à Werrason ? 12 mandats de comparution au Parquet contre Igwé et Wenge Mmm
A la Zamba Playa, on dénonce une manoeuvre destinée à « distraire » le « Roi de la Forêt » présentement concentré sur la préparation de son prochain spectacle, le 13 mars, au Zénith de Paris.
Coup de tonnerre dans un ciel serein ? La nouvelle a plutôt provoqué colère et indignation au sein de la « Majorité plurielle » à la Zamba Playa : 12 mandats de comparution ont été lancés contre Werrason et certains de ses collaborateurs, notamment, King Tekila, Papy Kakol et certains des gardes du corps du « Roi de la Forêt ».
Les mandats ont été signés par un magistrat du Parquet Général près la Cour d’Appel de Kinshasa Gombe.
Comme de mise, le motif de leur comparution sera notifié à Werrason et à ses collaborateurs ainsi qu’au présentateur de l’émission télévisée « Zamba Zamba » au Parquet même.
Selon des proches du leader de Wenge MMM, on croit savoir d’où est venue l’initiative des mandats de comparution mais, on ne sait en dire plus tant que cette origine n’est pas confirmée par le magistrat qui a lancé ces mandats.
On suppose par ailleurs qu’il s’agit d’une vieille affaire sans conséquence du reste tant pour Werrason que pour ses collaborateurs concernés.
A la Zamba Playa, on dénonce une manoeuvre destinée à « distraire » le « Roi de la Forêt » présentement concentré sur la préparation de son prochain spectacle, le 13 mars, au Zénith de Paris.
Un spectacle que Werrason place sous le signe d’un défi à lui-même car, se dit-il, ses spectacles dans les salles mythiques européennes peuvent se succéder mais, ils n’ont pas le droit de ressembler les uns aux autres.
Le pari pour Ngiama Makanda est de mettre la barre chaque fois plus haut. Il n’y a donc pas lieu de perdre contenance, de se laisser démonter par la provocation et de céder à la distraction.
Le spectacle du 13 mars prochain au Zénith de Paris aura donc lieu et de fort belle manière car, rien ne sera ménagé pour qu’il soit durablement gravé dans les mémoires. Visa


