LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

08 janvier 2010

Gabriel Mokia aux arrêts pour bagarre sur le plateau de télé

mokiaLe président du parti MDCO (Mouvement des démocrates congolais) et membre de l’opposition politique, Gabriel Mokia, a été traduit en justice pour flagrance devant le tribunal de paix de la Gombe après s’être battu mardi soir avec un de ses contradicteurs, M. Yolame (de l’AMP) sur le plateau de télévision d’une chaîne privée émettant à Kinshasa, au cours d’une émission de débat politique.

A l’audience de jeudi 7 janvier, le ministère public a retenu à charge de M. Mokia plusieurs griefs dont outrage au chef de l’Etat, coups et blessures volontaires à l’endroit de l’un de ses contradicteurs.

Le comportement de cet acteur politique a dit le ministère public a porté atteinte à l’ordre public et mérite d’être sévèrement sanctionné.
Cependant, les avocats de la partie civile ont qualifié d’incompétent le tribunal de paix de Gombe pour juger cette affaire.

Il a été arrêté par la police à son bureau, selon plusieurs sources.

L’arrestation de Mokia a été confirmée à radiookapi.net par Christian Badibangi, membre de l’opposition qui se trouvait aussi sur le même plateau de télévision, et par Jean Baptiste Bomanza, ancien de l’UDPS et membre de l’UN (Union pour la nation), également de l’opposition, et proche du président du MDCO.
Selon Bomanza, Mokia a été conduit au tribunal de paix de la Gombe.

Retour en prison ?

En fait, il y a seulement près de 7 mois que Gabriel Mokia venait de recouvrer sa liberté, après dix mois et quinze jours d’emprisonnement, a fait remarquer radiookapinet. Enlevé le 29 juillet 2008 de son domicile, selon la version de son épouse, le président du MDCO avait alors été inculpé pour atteinte à la sûreté de l’Etat et incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi, par le parquet du tribunal de grande instance de la Gombe. Le 3 août de la même année, il sera alors transféré des locaux de la police (Kin-Mazière) où il avait été conduit, à la prison centrale de Kinshasa. Il y resta jusqu’à sa libération le samedi 13 juin 2009.

Les propos pour lesquels il avait été accusé en cette période-là, Gabriel Mokia les aurait tenus sur le plateau de la télévision d’une chaîne privée de la place. Lors de son procès, quatre chefs d’accusation étaient finalement mis à sa charge dont offense au chef de l’Etat et incitation à la haine ethnique.

Expliquant les circonstances de sa libération, son proche Bomanza avait indiqué que le premier juge s’était déporté parce qu’il n’avait pas trouvé d’infraction, et le deuxième juge qui est arrivé avait disqualifié toutes les infractions retenues contre Mokia, sauf celle d’offense au chef de l’Etat. Une infraction qui, avait commenté l’ancien membre de l’UDPS, n’existait plus parce qu’elle était du domaine de la Cour de sûreté de l’Etat qui était dissoute avec la promulgation de la Constitution de la 3ème République.

Après ce nouvel épisode d’arrestation, Gabriel Mokia ira-t-il à nouveau en prison ? La question est sur toutes les lèvres dans divers milieux de Kinshasa. Signalons que l’infraction d’outrage au chef de l’Etat n’étant pas de la compétence du Tripaix, cette juridiction se dessaissit du dossier qui sera examiné par le juge d’appel. APA

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