31 octobre 2009
Kabila refuse de livrer son frère Bosco Ntaganda à la CPI... L'hypocrisie et la complicité de la MONUC devant le drame congolais
La Monuc continue sans sourciller de voir circuler quotidiennement celui que l'on surnomme « Terminator » dans les rues et salons hupés de Goma. Tout de même "embarrassée", la mission onusienne a demandé il y a quelques jours que Bosco Ntaganda ne participe plus aux réunions qu'elle tient régulièrement avec la hiérarchie militaire de la région...
Voilà l'hypocrisie de la communauté internationale qui se complaît dans un silence complice face à ce qui se passe à l'Est de la République Démocratique du Congo.
Pourquoi la MONUC n'arrête pas cet assassin tutsi rwandais, enrôleur d'enfants dans des crimes et des actes sordides de guérilla ?
A quoi sert la MONUC si elle ne peut protéger les populations civiles contre des prédateurs comme Bosco Ntaganda ? Son mandat ne doit-il pas être plus musclé et comprendre la défense armée des populations civiles par la force ? Ne doit-elle pas arrêter des criminels comme Kabarebe, Nkundabatwaré, Ruberwa ou Ntaganda comme cela s'est passé au Kosovo pour les criminels de guerre serbes ? Pourquoi avoir un autre comportement pour les Africains - parce que les Kosovars étaient Blancs et Européens ?
Pourquoi les nations qui s'autoproclament "civilisées", à savoir les pays occidentaux tergiversent autant quand il s'agit de Noirs ? Nos vies ne valent-elles donc pas plus que les cailloux qui les enrichissent ? Nous haïssent-ils au point de mépriser nos vies - alors qu'ils ont le moyen de nous laisser vivre en paix après nous avoir pillés ? Faut-il rajouter la destruction de nos vies par nos propres frères après pillage ?
Il faut se dire qu'une rébellion aussi bien armée que celle de Ruberwa-Nkundabatwaré-Bosco Ntaganda avait forcément un mécène qui fourbissait ses armes et nourrissait ses hommes... Va-t-on enquêter ou en aidant Joseph Kabila à évincer Laurent nkundabatwaré, Kigali (avec la complicité de la communauté internationale) a réussi à faire en sorte qu'une sorte de réalité sordide l'impliquant soit mise entre parenthèses pour toujours ?
Joseph Kabila acquiesce..."Il faut sauver le soldat Bosco"
Kinshasa ne souhaite pas livrer pour le moment Bosco Ntaganda recherché par la Cour pénal internationale (CPI) pour des crimes de guerre. Jeudi, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement a estimé que les « chicaneries autour des poursuites à engager sans délai à l'encontre de M. Ntaganda sont de nature à infliger au Congo un remède pire que le mal »...Sans blague ! Pour le gouvernement congolais le choix est clair : l'occupation et l'insécurité" au Nord-Kivu passent avant toute chose.
Les pressions internationales notamment celle de l'Union européenne (les faux-semblants) se sont multipliées depuis le début de l'année sans succès. Le bureau du procureur de la CPI n'a pas été en reste. A plusieurs reprises, il a été demandé au président Kabila et à son gouvernement de livrer Bosco Ntaganda.
Joseph Kabila se contente de les (rebelles tutsis rwandais du RCD - CNDP..) intégrer dans l'armée congolaise au lieu de les juger comme les criminels qu'ils sont...
Le président congolais Joseph Kabila profite de cette formule que les belligérants tutsi rwandais se sont engagés pour le *mixage ou brassage.. (qui se fait dans les espaces sous contrôle des insurgés tutsis rwandais) - Deux grandes " innovations " - pour soi-disant stabiliser le Kivu et juguler l'exploitation frauduleuse des ressources minières de son pays par le Rwanda... En a t-il seulement les moyens ? La volonté ? En tant que Rwandais, Kabila fils ne se sent-il pas redevable à son pays, le Rwanda ?
Rallié à Kinshasa en janvier dernier, le général recherché par la CPI figure dans l'organigramme des forces armées nationales congolaises. Officiellement il occupe des fonctions non opérationnelles mais en réalité il est le numéro deux du commandement chargé de la traque des FDLR, les rebelles hutus rwandais, dans les provinces du Kivu.
D'ailleurs, Bosco Ntaganda a été recensé tout a fait officiellement lors de l'opération d'enregistrement des militaires par l'Eusec, la mission européenne d'appui aux réformes du secteur de la sécurité en RDC. Une fois enregistrés, les soldats obtiennent une carte biométrique qui leur permet ensuite de toucher leurs soldes. Il y a quelques semaines Bosco est venu se faire identifier au bureau de l'Eusec à Goma discrètement, juste avant la fermeture en fin de journée.
On peut d'ailleurs se demander à quoi rime ce ralliement qui sonne comme une absolution car il y a de nombreux criminels passibles de tribunaux internationaux dans l'armée tutsi rwandaise de Ruberwa-Nkundabatwaré-Bosco Ntaganda. Voilà une illustration des drames de l'Afrique : des énergumènes arment des pantins, tuent, violent, pillent et quand ils se retrouvent face à une puissance légitime et plus outillée, ils se rangent tout bonnement du côté du plus fort - sans qu'on ait à juger qui que ce soit car pour le moment, personne, n'est jugé - Nkundabatwaré se trouvant en résidence surveillée au Rwanda sans que Paul Kagamé ne dise ce qu'il va en faire : cet homme ne peut pas demeurer éternellement en résidence surveillée car sa place est en prison et tout de suite ; qu'on l'envoie à Kinshasa ou soit au Tribunal Pénal International...
L'agneau tutsi sacrifié ?
Toute cette tuerie, aucun jugement ? Tous ces viols, aucun jugement ? Il est à noter qu'en Afrique, on tarde à inscrire les crimes économiques dans les codes juridiques. C'est pourtant au nom de tels crimes que sont commis tous les autres !
Pourquoi le Rwanda ne livre-t-il pas l'ex-chef rebelle à son pays d'origine si ce dernier est Congolais ? Kagamé n'essayerait-il de soustraire cet individu à la cour pénale internationale de peur que Nkundabatwaré ne l'entraîne dans sa chute car il pourrait bien parler et révéler la part sordide de son complice rwandais ?
Si Nkundabatwaré n'est pas livré à Kinshasa, c'est qu'il y a un problème car ce bourreau tutsi - au même titre que les bourreaux hutus - est un génocidaire qui doit être jugé devant le Tribunal Pénal International comme Joseph Kabila et bien d'autres et je me dis que vous êtes assez intelligents pour en tirer vos propres conséquences car ce n'est pas au Rwanda que cet homme a commis des crimes mais dans son soi-disant pays, le Congo démocratique dont il n'a pas hésité à massacrer les populations civiles.
La question de savoir qui va juger Nkundabatwaré ne fait aucun doute si le Congo Démocratique est son pays ; dans ce cas, il doit être incarcéré et jugé à Kinshasa - toute décision contraire viendrait à confirmer nos dires que cet assassin tutsi est un Rwandais - ce qui impliquerait encore plus Paul Kagamé dans les désordres structurels et politiques qui ont lieu en ce moment en RDCongo car comment pourrait-on expliquer qu'un citoyen rwandais viennent s'installer illégalement en RDC, y lève une armée, massacre des populations autochtones avant de s'enfuir dans son pays d'origine ? Paul Kagamé n'a pas le choix : il doit livrer Laurent Nkundabatwaré (à moins d'un accord secret entre les deux frères de sang "K" : Kabila et Kagamé).
Après le génocide, tant de déplacés civils, tant de morts, de viols et d'exactions, que va-t-il advenir du nord Kivu et de sa région ? Retrouvera-t-il un équilibre qui permettrait aux populations tant traumatisées de retrouver un semblant de vie normale ?
Combien de temps vont durer encore ces opérations militaires Kimia I, II etc.. car 10000 soldats rwandais en plus des FARDC (Forces Armées de la RDC) ajoutent à la confusion et au traumatisme précédent des populations civiles par Ruberwa-Nkundabatwaré-Ntaganda ?
Mais quel est donc ce pays aux frontières si spongieuses qu'elles laissent tout passer ? Certes, il s'agit d'un vaste territoire aux richesses extraordinaires mais on peut mieux contrôler sa superficie quand un Etat y met les moyens. En tout cas, Mobutu était un dictateur comme Kabila mais lui au moins protégeait ses frontières comme ses citoyens.
Que va-t-il se passer si tous les rebelles tutsi rwandais sont intégrés dans l'armée congolaise ? Assistera-t-on à une résurgence de la mouvance extrémiste "Tutsi Power" dans la région des Grands Lacs avec le criminel Bosco Ntaganda comme chef de file ?
Si le but du Rwanda est de remplacer les populations du Kivu par des Tutsis rwandais, on peut croire que l'opération n'est pas terminée. Il faut un recensement partiel de la population dans cette zone pour dire qui est de quelle nationalité et sécuriser la région.
Pourquoi l'Occident peine-t-il à voir les Africains heureux et développés chez eux dans la paix et la démocratie ? Il y aurait-il toujours en secret dans les curies occidentales une politique racialement orientée ou raciste ? Les armes, l'Afrique n'en fabrique pas que je sache... Alors, pourquoi des embargos concernant les armes et les munitions ne frappent-ils les dictatures africaines qui tuent leurs propres peuples ou qui soutiennent des rébellions génocidaires ?
Nous vivons dans un monde injuste une fois déjà parce que l'homme est mauvais de son égoïsme, deux fois quand on est Noir.. et trois fois quand on est Noir et que votre pays possède des richesses comme le pétrole, les mines etc.. pour la RDC.
L'Afrique s'avère être une usine de fabrication à la chaîne des dictateurs, de mafieux, de toutes les démesures et parfois ceux qui s'y essaient, s'entraînent comme Ruberwa-Bizima-Nyarugabo-Brugera-Nkundabatwaré-Ntaganda etc.. sur un pan d'un pays. Nous avons à coeur de suivre le destin de ces assassins longilignes, ces Tutsi qui se prétend congolais mais qui sont pourtant des militaires ayant servi au Rwanda.
Nous voyons comment le Rwanda joue au pyromane pompier dans le nord Kivu : pyromane quand il arme Ruberwa-Nkundabatwaré-Ntaganda et fait tuer des civils innocents, pompier quand dix mille de ses soldats vont aider à construire un semblant de paix en laissant en place la structure de mort qu'est le RCD-CNDP créé par le génocidaire Paul Kagamé - le Rwanda, ce petit pays qui a tout fait pour prédater son immense et riche voisin en réussissant à y placer un des siens au sommet de l'Etat de la RDCongo... Suivez mon regard !
Devant la tergiversation, à la complaisance et aux silences complices de la Communauté Internationale face à l’extermination des congolais.. du Nord-Kivu par les troupes rwandaises dirigées par Bosco Ntaganda, prenant acte de la démoralisation des FARDC loyalistes par Hyppolite Kanambé alias Joseph Kabila et ses collabos au sein de l’hiérarchie militaire et politique congolaise, seul un réarmement moral et militaire du peuple congolais apparait aujourd’hui comme la dernière bouée de sauvetage de la R.D. Congo.
Losako exhorte ceux qui dorment encore à se réveiller. Nous ne devons pas continuer à dormir dans le sang de nos parents, frères et amis... Un proverbe kinyarwanda dit Ngo uhishira umurozi akakumara ku bibondo « quand tu ne dénonces pas un criminel, il finit par exterminer ta descendance ».
*Selon nos sources, ce mixage ne concerne que les officiers supérieurs au niveau de la brigade, les bataillons respectifs gardant leur composition d'origine. Il s'agit donc plus d'une co-gestion des espaces militaires que d'une véritable intégration... Quant au sens du processus, ce sont les brigades loyalistes (FARDC) qui se dirigent vers celles des insurgés tutsis rwandais...
Debout Peuple Congolais !
O.M...Hyppolite Kanambé alias Joseph Kabila doit partir
L’Opposition dans le coma... Conflits d’intérêt, absence de leadership !
A cause d’obscurs conflits d’intérêts égoïstes, présentés comme conflits de leadership, l’Opposition congolaise ne représente plus l’alternative au pouvoir en place. Et c’est à moins de deux ans des prochaines élections générales ! La voie est ainsi balisée vers la sacralisation du parti unique et la reconduction de la Majorité actuelle. Inutile d’imputer la responsabilité aux boucs émissaires.
Mal inspirée, l’Opposition politique congolaise. A peine a-t-elle appris à balbutier au lendemain des scrutins de 2006, la voici choisissant de planter son avenir dans le passé. Et, de contradiction en affrontement peu démocratiques, elle finira dans la cacophonie, la paralysie. Ses soucie-t-elle des échéances à venir et des espoirs fondés en elle par ceux qui, il y a trois ans, avaient donné un mandat électif à ses animateurs ?
Dite parlementaire, du fait que ses députés et sénateurs siègent au Parlement, l’Opposition politique désunie, semble s’essouffler avant les grandes échéances prochaines. Ses défaites successives, sur fond d’absence d’un leader et de discipline, donnent pour acquise la victoire future de l’actuelle Majorité.
Comment peut-il en être autrement lorsqu’on considère la manière peu honorable dont la fameuse Opposition s’est déchirée pour désigner un candidat à la succession – pour des raisons d’ordre pragmatique – de Jean-Pierre Bemba !
Quel spectacle insipide auquel ont été conviés les membres et sympathisants de l’Opposition quand il a fallu élire les membres du nouveau Bureau de l’Assemblée nationale, actuellement présidé par Evariste Boshab ? Ce fut hélas ! un duel au couteau au cours duquel aucune concession n’était permise. Conséquence : un échec énorme car aucun siège n’a été glané par des concurrents super égoïstes.
L’image de l’Opposition politique parlementaire est, qu’on le veuille ou non, celle d’un nain politique. Il a beau avoir des armes en quantité et en qualité, son esprit égocentrique lui fera toujours perdre des batailles.
C’est ce qui s’est produit il y a deux semaines. Il a suffi d’un miroir aux alouettes, agité par les stratèges de la Majorité, pour que des députés de l’Opposition cèdent aux chants des sirènes. Le vote à main levée, pour accepter ou rejeter la motion de défiance initiée par un député de l’Opposition, a démontré leur légèreté.
Pour des raisons que l’on peut facilement deviner, l’Opposition n’est pas, comme on l’aurait cru, restée un bloc monolithique afin de renverser le premier ministre Adolphe Muzito et le gouvernement. Elle a même prêté ses voix aux députés de la Majorité pour battre en brèche les ardeurs du député Clément Kanku, l’un des siens.
En tant qu’observateur de la scène politique, Le Potentiel ne peut pas s’empêcher de relever les contradictions d’une Opposition fissurée. Une Opposition qui donne d’elle l’image d’un bouc charnu, cornu, barbu mais qui demeure, à l’égard des autres animaux, un simple herbivore. Inoffensif.
L’Opposition, encore et toujours elle, démontre chaque jour ses limites. Cette remarque ne vaut pas seulement pour l’entité Opposition. Elle vaut également pour ses composantes. On doit chercher des raisons.
Dans le lot des partis de l’Opposition secoués par un vent de contestation, doublée d’une certaine confusion, figurent en bonne place le Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), le Mouvement de libération du Congo (MLC), l’Ordre des démocrates républicains (ODR). Dans les trois exemples précités, Azarias Ruberwa est ballotté par d’anciens compagnons. Tous, désunis, ont sollicité le tribunal qui devra, dans les prochains jours, prendre l’infâmante décision qu’aurait dû éviter le leadership du parti.
Dans le cas du MLC, l’absence du chairman a dopé l’esprit de fronde et de franc-tireur. On le voit à l’Equateur où quatre candidats, tous ressortissant du MLC, se sont lancés dans la bataille pour se faire élire gouverneur de province. Quel désordre !
Pour revenir à l’ODR, plate-forme composée de huit partis, il a éclaté en ODR (républicains, avec Roger Lumbala) et ODI (indépendants, avec Lissanga Bonganga). L’autoexclusion a été prononcée à l’endroit des frondeurs. Roger Lumbala, qui est maintenu à la tête de l’ODR originel, a obtenu le soutien du président de … l’Assemblée nationale. Un symbole.
Il y a plus. Et la situation doit interpeller. En effet, la confusion qui règne depuis plusieurs années au sein de l’Opposition « extra parlementaire » - cas de l’UDPS, Union pour la démocratie et le progrès social – est un comble. Des ailes ont éclaté qui se combattent, parfois par les forces de police interposées, alors que le chef historique, Etienne Tshisekedi, entretient la polémique depuis l’Europe, où il séjourne pour des raisons de santé.
Réussira-t-il à recoller les morceaux de la demi-porcelaine qui lui reste, après les départs massifs, par vagues, de quelques fondateurs et têtes fortes du parti ? Pas sûr d’attendre un parti outillé face aux échéances de 2011.
A l’allure où vont les choses, les jours et les mois prochains verront l’Opposition venir gonfler les rangs de la Majorité. Ce n’est pas une question d’idéologie. Ce n’est pas non plus une question d’idéal. Il ne s’agit ni plus ni moins que de l’instinct de survie des acteurs politiques. Qui s’étonnerait alors de revoir « un parti unique » naître des cendres de la Majorité et de l’Opposition réunies ? Le Potentiel
30 octobre 2009
Equateur : plusieurs policiers tués par des jeunes du clan Enyele à Dongo
La localité de Dongo, située à 230 kilomètres de Gemena est sous contrôle de jeunes gens armés du clan Enyele. Ils sont commandés par un chef mystique et un officier des FARDC. Des affrontements sanglants entre des éléments de la police et ces jeunes ont fait, jeudi, plusieurs morts de deux cotés, selon de nombreux témoignages recueillis sur place par radiookapi.net
Les policiers tués étaient dépêchés, jeudi à Dongo, pour rétablir l'ordre public dans cette localité du territoire Kungu, où les communautés locales s’affrontent sur la gestion des étangs piscicoles. L’intervention de la police a donné lieu à de violents affrontements avec les jeunes gens du clan Enyele. Le bilan de ces affrontements reste controversé parce que le secteur de Dongo présente de sérieuses difficultés de communications. Certaines sources policières à Gemena font état d'une quarantaine de personnes tuées, policiers et civiles.
Ces chiffres ne sont pas confirmés par les autorités de Kinshasa. Lambert Mende, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, joint vendredi par radiookapi.net, avance le bilan de 11 morts dont 7 policiers et 4 civils. «Un certain Edo Bokoto, ancien chef de secteur suspendu par décisions des autorités, avec le concours d’une sorte de gourou qui s’appelle Adjani, a mobilisé une dizaine d’éléments de sa tribu qui souhaitaient prendre le contrôle de ces étangs piscicoles qui sont une propriété d’un groupe des villages. Ils ont commencé à s’en prendre aux non originaires de leur communauté. Ce qui a entraîné l’intervention de la police locale. 1 élément de la police a été tué hier jeudi, 6 autres éléments ont perdu la vie aujourd’hui. Une opération de rétablissement de paix est en cours au moment où nous parlons », a déclaré Lambert Mende.
Les jeunes gens insurgés étaient munis d’armes de guerre. L’origine de ces armes n’est pas encore élucidée. Au cours d’une interview accordée à radiookapi.net, le gouverneur ad intérim de l’Equateur, Guy Inenge, a aussi indexé le chef de secteur suspendu de Dongo. Il l’a accusé de fomenter une «petite rébellion». Le chef de secteur suspendu bénéficie, dans ce mouvement de «rébellion», du soutien de certains dignitaires de la République, a-t-il affirmé. Le véritable enjeu de ces affrontements est celui de briguer des mandats territoriaux, a ajouté Guy Inenge.
LOSAKO INTER - Centrafrique: l'ex-président Patassé de retour à Bangui
Lex-président centrafricain Ange-Félix Patassé, exilé au Togo depuis 2003 et qui projette de participer à la présidentielle de 2010 dans son pays, est rentré vendredi à Bangui, a appris l'AFP auprès d'un de ses proches.
Vers 17H30 locales (16H30 GMT), "il est arrivé à bord du premier avion qui a atterri. Il a ensuite été conduit dans le salon d'honneur de l'aéroport", a affirmé à l'AFP Sosthène Nguetel, un proche de l'ancien président présent dans le salon.
La presse a été repoussée à environ un km de la zone aéroportuaire par un important dispositif sécuritaire composé de gendarmes et de militaires, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.
M. Patassé, qui arrivait en provenance de Libye, n'a pas fait de discours ni de déclarations à la presse.
L'ancien président, qui avait annoncé fin août son intention de revenir dans son pays disputer la présidentielle, a présidé la Centrafrique de 1999 à mars 2003, quand il a été renversé par François Bozizé, toujours au pouvoir.
Selon son entourage, il devrait "rencontrer rapidement, dans les prochains jours, le président François Bozizé" avant de s'exprimer ensuite "longuement devant la presse et ses partisans", selon des déclarations de son entourage en France à l'AFP.
M. Patassé a quitté l'aéroport vers 19H00 locales, encadré par une importante escorte vers un lieu tenu secret. Deux logements ont été préparés par ses proches dans le 4e et le 8e arrondissement de Bangui, mais il est possible que les autorités jugent qu'il doive dormir ailleurs, selon son entourage en France.
Lors de son premier retour au pays pour le Dialogue politique inclusif (DPI, forum rassemblant gouvernement, opposition et rébellions) en décembre, M. Patassé avait été conduit en hélicoptère à Bouali (100 km au nord de Bangui). A l'époque, une importante foule était présente pour l'accueillir.
Cette fois-ci, seule une centaine de partisans et badauds étaient présents à son arrivée initialement prévue jeudi et reportée à vendredi en raison d'un problème d'avion. "L'important dispositif sécuritaire et le passage incessant de véhicules a sans doute dissuadé de nombreux partisans de venir", a estimé un observateur.
Mercredi, M. Patassé avait annoncé dans un communiqué qu'il rentrait, "après sept années d'exil au Togo". Il remerciait les "chefs dEtat (...) qui l'ont fortement encouragé à regagner le sol national pour prendre part aux futures élections devant marquer un tournant décisif pour l'instauration de la véritable démocratie en République Centrafricaine".
M. Patassé affirmait au "gouvernement centrafricain son entière disponibilité à contribuer pour la paix dans un climat fraternel et serein, favorable au processus délection crédible, juste et fiable de 2010".
Il demandait aussi "à tous ses militants et sympathisants" de respecter "scrupuleusement l'ordre et la discipline" à son arrivée à Bangui.
Le président congolais s'attribue les éloges de Nelson Mandela "Madiba"
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Le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou-Nguesso, a publié une fausse préface de Nelson Mandela dans son dernier livre "Straight Speaking for Africa" (Parler vrai pour l’Afrique). C’est ce qu’affirme la Fondation Nelson Mandela, qui menace de poursuivre l’auteur du livre en justice. Dans un communiqué publié mardi sur le site de la Fondation, on peut lire : "Il s’agit de fausses allégations. Monsieur Mandela n’a jamais lu, ni préfacé ce livre."
Le dictateur congolais, réputé pour son bellicisme, met dans la bouche de Mandela des paroles élogieuses à son égard. Voici quelques extraits :
"Le président Denis Sassou-Nguesso est un homme qui est non seulement un grand leader africain… mais aussi l’un de ceux qui apportent un soutien inconditionnel aux combattants de la liberté et qui travaillent sans relâche pour libérer les peuples opprimés de leurs carcans et rétablir la dignité et l’espoir."
Les éditions Michel Lafon, qui publient le livre, affirment avoir reçu la préface de Sassou-Nguesso.
Ligue des champions de la CAF : FINALE ALLER - Mazembe s'envole ce vendredi pour Oweri au Nigeria
Le Tout puissant Mazembe de Lubumbashi s'envole, ce vendredi 30 octobre, pour Oweri au Nigeria. L'équipe congolaise dispute, le dimanche 1er novembre, au Dan Anyian Stadium d'Oweri, la finale aller de la 13è édition de la Ligue des champions d'Afrique contre Heartland FC.
Afin de mieux aborder cette rencontre importante, les Corbeaux du Katanga ont effectué un stage bloqué de quasiment deux semaines à Harare au Zimbabwe. Le gouverneur du Katanga et président sponsor du club, Moïse Katumbi, a accepté la demande du staff technique d'isoler l'équipe, loin de l'ambiance déjà festive de Lubumbashi.
Dans la capitale zimbabwéenne, Mazembe a livré deux rencontres amicales, notamment, une victoire sur la formation de Power Dynamos (un but à zéro, réalisation de Singuluma Given) et un match nul contre Monomotapa (zéro but partout).
L'entraîneur principal Diego Garzito et son adjoint Andy Magloire Futila ont mis à profit ces deux matches amicaux pour colmater les brèches, surtout au niveau d'une défense assez perméable par les flancs régulièrement occupés par Jean Kasusula Kilicho à gauche et Tshizeu à droite. Lors de ces deux rencontres amicales à Harare, le coach a fait tourner cette défense en alignant Eric Nkulukuta Miala et de Mabele Bawaka. Ces deux latéraux n'étaient plus titularisés depuis plusieurs semaines.
L'on rappelle que Mazembe jouera pour la deuxième fois à Oweri où l'équipe de Lubumbashi avait été battue par Heartland FC (zéro but à deux) en phases des poules. Cette fois-ci, les Corbeaux vont certainement tenter de s'assurer le sacre dès l'extérieur.
Et pour cela, il faudra éviter de prendre de but et surtout chercher à violer la cage adverse, car un but inscrit à l'extérieur pèse lourd en cas d'égalité. Ainsi, si la défense doit se consolider, l'attaque de Mazembe devra également être incisive à Oweri.
29 octobre 2009
Au Congo-Kinshasa, les sénateurs mettent au jour le pillage des richesses minières
Le pillage des ressources minières de la République démocratique du Congo (RDC) se poursuit. Telle est, en résumé, la conclusion du rapport d'enquête sénatorial rendu public début octobre à Kinshasa, la capitale. "Le secteur minier, qui repose pourtant sur des ressources minérales immenses et variées, n'a pas encore, du fait de la mauvaise gouvernance, contribué un tant soit peu à trouver les réponses aux cris des populations congolaises vouées à vivre dans des conditions infrahumaines", écrivent les auteurs du document riche de plus d'une centaine de pages.
Un trésor dilapidéSecteur minier. La République démocratique du Congo recèle 10 % des réserves mondiales de cuivre et 30 % des réserves de cobalt. Elle est également riche en or, argent, diamant, coltan, cassitérite. Fin 2008, 4 234 permis miniers avaient été accordés, dont près de 1 500 dans le seul Etat du Katanga. La même année, le poids brut des produits marchands exportés était de 1,1 million de tonnes.
Revenus de l'Etat. En 2008, il a encaissé 14 millions de dollars au titre des "droits superficiaires", assis sur la taille des concessions, alors qu'il aurait dû toucher 30 millions. Au titre de l'impôt sur les sociétés minières, il a récupéré 814 000dollars (près de 540 000 euros), contre 74 millions de dollars attendus.
A l'origine du rapport, il y a le constat fait par les sénateurs, lors de la présentation du projet de budget 2008, que "les recettes prévues pour le secteur minier étaient très faibles". D'où la création d'une commission d'enquête dont les membres, au fil des mois, ont arpenté les Etats miniers de la RDC –un pays aussi vaste que l'Europe occidentale– et exploré les textes législatifs avant de s'immerger dans les méandres de l'administration congolaise.
FAIBLES MOYENS
Premier constat : il est impossible de recenser les entreprises minières et de collecter leurs statistiques. "Celles-ci ne sont pas tenues selon les exigences de la loi. Aucun service de l'Etat impliqué dans la gestion du secteur minier n'est à jour pour rassembler des données fiables et connaître le nombre des opérateurs miniers, leurs productions, la qualité de celles-ci et la quantité des produits exportés. Les statistiques sont différentes dans un même Etat, d'un service à un autre. Maints opérateurs exploitent nos ressources minérales sans être en règle avec les exigences du Code minier; certains n'ont ni adresse ni numéro téléphonique connu", peut-on lire dans le rapport.
Les services de l'Etat n'ignorent rien de cette situation, constatent les rapporteurs, avant d'ajouter : "Ils donnent l'impression d'être déterminés à ne pas [y] remédier." Le manque à gagner est pourtant très important pour l'Etat. Celui-ci n'encaisse que le tiers des taxes dues par les sociétés minières au titre de la concession des terres. Depuis trois ans, ce taux de recouvrement baisse régulièrement.
S'agissant de l'impôt sur les sociétés, le bilan est pire : les entreprises ont versé en 2008 à peine 1 % de ce qu'elles devaient acquitter.
En tout et pour tout, peut-on lire dans une note de synthèse, le Trésor public n'a encaissé que 92 millions de dollars (près de 60 millions d'euros) sur les 205 millions dus, "soit un manque à gagner de plus de 55 %".
La commission d'enquête avance plusieurs explications à cette situation qui handicape le développement d'un pays souvent qualifié d'"anomalie géologique" tant ses richesses minières sont importantes, mais dont le revenu par habitant ne dépasse pas 158 dollars, selon le Fonds monétaire international. Le rapport pointe du doigt la faiblesse des moyens matériels de l'administration. La direction des mines, chargée de la compilation et de la publication des statistiques, ne dispose que d'un vieil ordinateur. Et les archives du service ont disparu.
En charge de l'inspection des exploitations, cette même direction des mines n'a pu effectuer qu'une seule mission sur le terrain depuis 2007. Mais le rapport met également en avant "la modicité de la rémunération des fonctionnaires et des agents", qui fait de ceux-ci une proie facile face à des entreprises parfois peu scrupuleuses.
Venue à la frontière entre le Katanga, l'Etat de la RDC qui détient près de 10 % des réserves mondiales de cuivre, et la Zambie, par où est exporté le minerai, la commission d'enquête a touché du doigt l'ampleur de la fraude. "La Commission a pu constater, écrivent les sénateurs, que sur une période de plus d'un mois les quantités transcrites en kilogrammes sur les attestations de transport des substances minérales étaient systématiquement réduites dix fois pour certains exportateurs. (…) Une quantité de produits pesant 33tonnes peut, par la volonté d'un fonctionnaire, être réduite à 3,3 tonnes."
Au poste frontière de Kasumbalesa, observent-ils, la construction d'un bâtiment moderne pour percevoir les taxes n'est toujours pas achevée. Les travaux ont pourtant commencé il y a quatre ans. Le Monde
L’ONU et l’UE menacent...
Entre la paix et le respect des droits de l’homme, « le cœur » de l’ONU et de l’Union européenne, pour ne pas dire la Communauté internationale, balance. Que faut-il réellement privilégier en premier lieu ? Les approches divergent entre Kinshasa d’un côté, New York et Bruxelles, de l’autre. La position exprimée par le gouvernement de Kinshasa d’accorder priorité à la paix, ensuite brandir la sanction, cas Bosco Ntaganda, le rapport sur les droits de l’homme du Rapporteur spécial de l’ONU sur les exécutions extra-judiciaires commises tant par les groupes armés étrangers ( FDLR, LRA) que par les FARDC, et la recommandation de la Commission européenne enjoignant le gouvernement de Kinshasa à « punir sans exception les auteurs des exactions » démontrent à suffisance le fossé qui sépare les différentes parties. Une situation qui risque de porter un coup dur au processus de paix, de sécurité et de développement en République démocratique du Congo.
Le Congo-Kinshasa n’est pas encore sorti de l’auberge. Bien au contraire, l’on a l’impression de repartir vers une « nouvelle aventure » susceptible de porter un coup dur aux efforts de paix, de sécurité et de développement de la RDC. Comme si l’on tient absolument à « affaiblir » le Congo avant de porter l’estocade. Sinon, comment expliquer tous ces événements au moment où le Congo a besoin du soutien de tous les partenaires pour asseoir une paix réelle, soubassement de tout développement durable.
Pas plus tard qu’il y a quelques mois, la conclusion d’un nouvel accord entre la RDC et le FMI était suspendue aux « Contrats chinois ». La signature d’un nouveau programme économique avec les institutions de Bretton Woods, est conditionnée par la revisitation de la « Convention sino-congolaise ». Aujourd’hui, la réunion du Club de Paris qui doit permettre à la RDC d’accéder aux facilités élargies, de prétendre à l’effacement de la dette extérieure, est tributaire de la signature des avenants chinois.
Comme si cela ne suffisait pas, des pressions sont maintenant exercées sur la RDC au plan politique. Précisément sur le respect des Droits de l’homme. Philip Alston, Rapporteur spécial de l’ONU dans ce domaine précis a séjourné dernièrement en République démocratique du Congo. Non pas pour féliciter Kinshasa d’avoir réussi de nombreux progrès sur la liberté d’expression, le respect des droits, mais d’exprimer toute l’indignation de la Communauté internationale sur les violations multiples et répétées des droits de l’homme. Des « exécutions extrajudiciaires » sont commises non pas seulement par les groupes rebelles étrangers FLDR et LRA, mais également par les FARDC. Graves accusations qui avaient été brandies auparavant par quelques ONG internationales. A cette époque, le porte-parole du gouvernement congolais n’avait pas manqué d’opposer un démenti formel devant cette « campagne d’intoxication » destinée à saper le moral des troupes congolaises.
L’Union européenne vient d’enfourcher la trompette pour abonder dans le même sens que l’ONU. Elle exige de Kinshasa de « sanctionner sans exception tous les auteurs des exactions ». Bien plus, dans son communiqué de presse publié à l’issue de ses travaux en ce début de semaine, le Conseil de l’Union européenne « réaffirme qu’il soutient pleinement les activités de la Cour pénale internationale, CPI, dans la région et demande au gouvernement de la RDC de coopérer avec la Cour, s’agissant notamment de l’arrestation et du transfert de Bosco Ntaganda à la CPI ».
Le Conseil de l’Union européenne, dans un autre chapitre, « demande instamment aux autorités congolaises d’organiser les élections locales et d’en garantir le financement, comme elles s’y sont engagées. L’UE est disposée à poursuivre son soutien au processus électoral. Les problèmes de gouvernance, de manque de transparence et des violations des droits civils et politiques font gravement obstacle au processus de démocratisation et les autorités doivent y remédier ».Une injonction.
COMME A L’EPOQUE DE MOBUTU ET DE LD KABILA
Les choses semblent se présenter comme s’il se préparerait quelque chose contre la RDC. En fait, l’on serait incomplet si l’on ne relève pas ces « expulsions ou retours massifs », c’est selon, des Congolais des pays limitrophes. A ce sujet, une ONG internationale a demandé à la RDC et au Burundi « d’arrêter » d’expulser les ressortissants étrangers et tout devrait se faire sous le signe du « volontariat ». Quelques jours après, au sommet de Kampala, une Convention » venait d’être adoptée portant sur la protection des réfugiés et des déplacés. Cette convention, encore aux contours flous, pourrait affecter les opérations « KIMIA II et RUDIA » eu égard à cette « mauvaise publicité » autour de leurs résultats. Ce qui se traduirait par l’arrêt de ces opérations et le maintien des réfugiés rwandais et ougandais en RDC. Allez-y comprendre quelque chose.
D’autre part, des observateurs de la politique congolaise interprètent la visite du Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’ homme comme « un ultimatum » aux autorités congolaises. De prime abord, Kinshasa n’a pas encore donné son aval pour la nomination d’un représentant de l’ONU sur les droits de l’homme en RDC. Un « affront » que New York digère mal. Ensuite, la lutte contre l’impunité et la Tolérance zéro étant « sélective », donc sans efficacité, selon eux, la Communauté internationale estime que Kinshasa ne fait pas preuve de volonté politique.
Enfin, violations des droits de l’homme, bonne gouvernance. Ce sont des conditions « impératives » des pays occidentaux, pour ne pas dire seulement européens, afin d’accéder aux facilités élargies des institutions financières internationales. La signature du nouveau programme économique avec la RDC doit répondre à ces deux critères. L’Union européenne n’a pas dérogé à cette règle ni changer d’un iota sa position. Elle vient de l’exprimer clairement à Kinshasa à travers ce communiqué du Conseil de l’Union européenne sur la région des Grands Lacs.
Violations des droits de l’homme : les régimes précédents en savaient quelque chose. Pas question de faire preuve de surdité et de cécité politiques dont seuls sont capables des « nains politiques ». Le décor serait-il planté ? Comment alors expliquer ce « choix subtile » de l’Union européenne qui privilégie les « droits de l’homme » à « la paix » pendant que Kinshasa propose la démarche contraire ? La Communauté internationale serait-elle déçue par l’attitude des autorités congolaises devant le manque de volonté politique ?
L’on ne saurait clore les propos de ce jour sans faire allusion aux « Contrats miniers » soumis au processus de revisitation. Qui dit contrats miniers sous-entend des multinationales qui ont un mot à dire dans les politiques étrangères des pays des plus industrialisés, les grands bailleurs de fonds des organisations internationales comme l’ONU et l’Union européenne. La pression ou la menace, c’est selon, viendrait-elle des multinationales ? Pourquoi le Rapporteur spécial de l’ONU sur les droits de l’homme a-t-il exhorté la communauté internationale dans son rapport d’agir vite pour éviter « une nouvelle effusion du sang dans certaines régions du pays ? ».- Ces interrogations sont pertinentes. Le Potentiel
Joseph Kabila est-il en danger ? La RDC victime de l’espionnage international !
Tout a commencé avec le gouvernement de Patrice Emery Lumumba. Traqué de toutes parts, son Premier ministre mis systématiquement sous écoute, le gouvernement a fait l'objet d'un espionnage international sans précédent. Très active sur le terrain, l'ambassade des USA et celle de la Belgique, étaient devenues les relais officiels du matraquage orchestré jusqu'à l'empoisonnement à travers les pâte dentifrices. Tous les mouvements, les faits et gestes des membres de la première équipe gouvernementales du pays étaient épiés, suivis de près et analysés à la loupe. Ceux du Premier ministre en particulier.
Si le régime de Mobutu s'est vite chargé de refermer cette douloureuse parenthèse dans l'histoire du pays, Laurent-Désiré Kabila est venu la rouvrir. Rouage important du puissant régime d'espionnage international, le deuxième régime faisait naturellement partie des traqueurs attitrés suivant cette période, les ambassades de la France, de la Belgique et des USA sont devenues des instruments de protection du régime Mobutu. Mais comme ci-haut annoncé, avec l'avènement de Laurent-Désiré Kabila, l'espionnage a repris de plus belle. Les trois ambassades précitées sont redevenues de succursales d'une traque impitoyable.
Chaque jour, les mouvements de M'Zee Laurent-Désiré Kabila étaient épiés. Son régime était sous haute surveillance. Sous le fallacieux prétexte d'activités diplomatiques, les diplomates de la troïka consultaient, évoluaient avant de conspirer contre Kabila et son système. Ils ont si brillamment joué la partie que l'assassinat du soldat du peuple avait été exécuté avec une facilité déconcertante.
Le cas le plus flagrant d'espionnage reste à l'actif de l'ancien représentant spécial du secrétaire général de l'Onu au Congo, William Swing. Agent très actif de Langley au sein au duquel il a été formé suivant l'austérité d'Allen Dulles, le mythique patron de la Cia, Swing a su mâcher sa besogne en Rdc. Dans les mois qui ont précédé l'assassinat de Kabila père, il s'est illustré dans des contacts suspects, en dehors de toutes les normes diplomatiques d'usage. Tous les rapports des services à l'époque en avaient fait écho. On apercevait Swing à Lingwala, à Ngaba et dans plusieurs quartiers noirs de la capitale complètement déguisés.
L'alerte avait atteint un tel seuil au sein des services que la situation des renseignements généraux et spéciaux de la police, à l'époque conduite par l'inspecteur divisionnaire-adjoint Raùs Chalwe, avait décidé de contre-attaquer. Cette direction de la police nationale avait levé l'option de prendre en charge tous les mouvements des agents de la mission onusienne au Congo. L'on avait ainsi inventorié tous les immeubles occupés par les éléments de la Monuc et établi une cartographie en rapport avec la sécurité présidentielle.
Rien n'y fit
Malheureusement et en dépit de tous ces louables efforts qui ont buté contre le dispositif international de l'immunité diplomatique, l'irréparable s'est accompli. Mais l'opinion publique n'oubliera pas de si tôt la flagrante implication de plusieurs missions diplomatiques dans l'organisation de l'odieux crime du 16 janvier 2001. Véritable nerf de ce crime, l'argent avait abondamment circulé.
Dans la foulée, l'ambassadeur du Togo en Rdc, de surcroît, doyen du corps diplomatique, avait été pris en flagrance dans l'ignoble trafic d'argent à Kinshasa Le coup de filet avait été réalisé, avec tous les risques diplomatiques que l'opération comportait, par les services spéciaux de la Police sous la conduite de l'inspecteur principal Kasongo. Informé par M'Zee Kabila de la flagrance, Eyadema avait désavoué sans réserve son ambassadeur.
Mais personne n'était dupe. Complice actif de l'Hexagone, le régime Eyadema, par sa mission diplomatique, avait participé à l'industrie du crime. Son ambassadeur constituait la plaque tournante du blanchiment d'argent et de la circulation des fonds nécessaires à l'accomplissement du forfait. Dans la suite de cette affaire, c'est par Brazzaville qu'avait transité l'arme du crime. C'est par l'ambassade de Belgique que Rfi suivait minute après minute le régicide de mardi 16 janvier 2001. Pendant ce temps ou disons bien avant, l'ex-colonel Eddy Kapend causait régulièrement au téléphone avec le doyen Omar Bongo.
Dans l'exécution de la partition, les africains n'avaient, en réalité aucun pouvoir. C'est plutôt Paris, Washington et Bruxelles qui étaient aux commandes. Le deuxième avait fourni toute la logistique et les finances. Le premier, compte tenu de son ascendant dans la région, avait joué les entremetteurs entre Washington et les régimes africains.
Au galop
Avec l'avènement de Joseph Kabila au pouvoir, rien n'a pratiquement changé. Mais cette fois, le jeu ne se joue pas au niveau des missions diplomatiques de la Troïka. C'est exclusivement au niveau de la Monuc que tout se joue. Au top desk de cette mission, une véritable cellule d'espionnage systématique se trouve à pied d'œuvre sous les faits et gestes des membres du gouvernement ainsi que ceux du cabinet présidentiel sont suivis à la loupe.
Certaines indiscrétions signalent même qu'au niveau de ce desk dépendant directement d'Alan Doss, on peut vous dire avec précision à quelle heure le médecin du chef de l'Etat a prélevé sa tension et qu'elles étaient ses indices. Il suffit d' accéder à un document circulant en intranet dans le réseau de la Monuc, pour comprendre à quel point le pays se trouve sous surveillance. Mais, dans quel but, puisque la Monuc n'a aucun mandat officiel de surveillance politique en Rdc. Quand une structure internationale commence à verser d'un pas allègre dans l'officieux, il y a vraiment lieu de se poser beaucoup de questions. Et comme l'appétit vient en mangeant et que la Monuc ne trouve aucune résistance nationale contre son aventure d'espionnage à grande échelle, elle vient de passer à une autre vitesse.
Il nous revient que la Mission onusienne a, carrément, décidé d'ouvrir en Rdc son propre service d'intelligence. Une sorte de bureau 2, dans le langage militaire, local ou des services de renseignements. Un groupe d'agents oeuvrant exclusivement au sein du top desk sont allés en formation en Europe. Un seul congolais se trouve parmi les rares élus. A leur retour, ils auront pour mission de quadriller tous les secteurs de la vie nationale. En commençant par la présidence de la République ? Pour quelles finalités ? Evertuons-nous a le savoir avant qu'il ne soit trop tard... Le Palmares (pro-Kabila)
"Biens mal acquis" des dirigeants africains: la justice française refuse d'enquêter
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La justice française a finalement refusé jeudi d'ouvrir une enquête, réclamée par des ONG, sur le patrimoine acquis par les chefs d'Etat du Gabon, du Congo-Brazzaville et de Guinée Equatoriale et leurs proches, soupçonné d'avoir été financé par de l'argent public détourné.
Dans cette affaire dite des "biens mal acquis", la cour d'appel de Paris a renversé jeudi une décision rendue en mai par une juge d'instruction parisienne, Françoise Desset, qui avait donné son feu vert à l'ouverture d'une enquête.
La cour s'est ainsi rangée aux arguments du parquet, qui représente le ministère de la Justice et avait fait appel dans ce dossier qui provoque des frictions diplomatiques entre Paris et les trois pays africains.
Elle a ainsi jugé irrecevable la plainte avec constitution de partie civile de l'association anti-corruption Transparence internationale France (TI) sur les conditions d'acquisition d'un important patrimoine immobilier et mobilier en France par trois dirigeants africains: Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang Nguema de Guinée Equatoriale et le défunt chef d'Etat gabonais Omar Bongo Ondimba.
La cour d'appel a estimé que les plaignants ne pouvaient justifier d'un préjudice dans ce dossier. Dans son arrêt, consulté par l'AFP, la cour d'appel considère notamment que "la preuve n'est pas rapportée" que TI France "subirait un préjudice personnel, économique, directement causé par les infractions qu'elle dénonce".
"Aujourd'hui, c'est champagne pour l'association de malfaiteurs franco-africains qui organise et tire profit du pillage des deniers publics africains", a réagi auprès de l'AFP l'avocat de TI France, Me William Bourdon. "Mais l'histoire et le droit sont les alliés des dizaines de millions d'Africains qui vont interpréter cette décision comme le retour de l'omerta judiciaire", a ajouté Me Bourdon, qui va se pourvoir en cassation.
Le parquet de Paris avait déjà classé sans suite à deux reprises, en novembre 2007 et septembre 2008, des plaintes simples visant les trois chefs d'Etat africains.
D'après TI France, le patrimoine immobilier des trois chefs d'Etat en France s'élèverait à 160 millions d'euros.
A l'issue d'une enquête préliminaire détaillant leurs biens en France, le parquet avait estimé que les investigations policières n'avaient "pas permis de mettre en évidence des infractions pénales".
Une dizaine de membres de la famille Bongo avaient été cités comme étant les détenteurs de comptes bancaires et/ou de propriétés en France dans le rapport d'enquête de police.
Me Patrick Maisonneuve, avocat parisien d'Omar Bongo puis de son fils, le président gabonais Ali Bongo, a salué la décision de la cour d'appel, estimant que l'on "ne peut autoriser n'importe quelle association à se prononcer à la place des citoyens de ces pays".
Depuis 2008, ce dossier a perturbé les relations entre les autorités françaises et le Gabon, ancienne colonie et pilier de l'influence française en Afrique.
Libreville avait fustigé "l'acharnement complice des médias français", qui relaient les accusations des ONG et le parti au pouvoir avait menacé, en mars dernier, de "réexaminer en profondeur les accords de coopération entre la France et le Gabon".
"C'est une décision importante, cela montre que l'instrumentalisation de la justice française n'a pas fonctionné", s'est de son côté réjoui Me Olivier Pardo, avocat du chef de l'Etat équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema, au pouvoir depuis trente ans.
"Le président Obiang fera tout pour que cette douloureuse affaire n'entache pas l'estime que le peuple équato-guinéen a pour la France", a-t-il ajouté dans un communiqué.






