LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

20 octobre 2009

Pillages interdits... Sur chaque litre de carburant vendu à la pompe, 10 % vont à l'entretien des routes

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.La taxe routière passe pour la manne du ciel en République Démocratique du Congo. Pendant dès décennies, elle avait enrichi plusieurs mandataires publics et cadres ayant eu l'aubaine de se trouver aux avant-postes à l'Office des Routes. Sa récolte est des plus simples : prélèvement de 10% sur chaque litre de carburant vendu à la pompe, soit environ un dollar américain. Que chacun prenne sa calculatrice et fasse les comptes : des millions de litres de carburants vendus chaque jour sur l'ensemble du pays rapportent des millions de dollars aux quotidien.

Au regard des interventions, souvent salutaires il est vrai, mais nettement insuffisantes, de cette entreprise publique sur le réseau routier d'intérêt national, un projet de loi venu du gouvernement a finalement atterri au Parlement (Assemblée Nationale puis Sénat) portant création du FONER (Fonds National d'Entretien Routier). En fait, le Foner, c'est une « régie financière » de fait, capable de produire autant, sinon plus de recettes que l’Ofida (Office des Douanes et Accises), la DGI (Direction Générale des Impôts) et la DGRAD (Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales et de Participation).

Cet établissement public est juridiquement né mais n'est pas encore opérationnel,  faute d'un comité de gestion, d'un personnel, d'un siège et d'une logistique pour son fonctionnement. En attendant son démarrage, la « taxe routière » est logée dans un compte bancaire. En principe, notre pays ne devrait plus avoir des problèmes pour financer l'aménagement des routes et leur entretien, tant le matelas des liquidités est volumineux.

Hélas, pendant des décennies, la « taxe routière » a davantage fait l'objet des pillages planifiés que servi la cause des usagers de la route. Au moment où le Foner est en gestation, le débat se focalise sur la nécessité de la gestion orthodoxe des fonds que vont lui rétrocéder la profession pétrolière. Par le passé, des particuliers se sont fait millionnaires sur le dos de l'Etat congolais, qui en est à courir aujourd'hui après les contrats- chinois pour chercher les fonds qu'exige la facture des infrastructures routières. On voudrait voir cesser âtînite mettre effectivement un terme au flou qui entoure l'utilisation de cette cagnotte et à son détournement en douceur à des fins autres que celle à laquelle elle est destinée, les Congolais  souhaitent  que  les autorités ayant le pouvoir de proposition et de nomination portent leur choix sur des patriotes réellement animés du souci de désenclaver le pays. Il est scandaleux de constater qu'au début de ce 3me millénaire, des occupants des centaines de villages et territoires congolais ne puissent communiquent les uns avec les autres, alors qu'ils sont parfois séparés de moins d'un kilomètres. Il suffit qu'une route ou qu'un pont soit coupé pour plonger ses utilisateurs dans de longs détours, pendant des années voire des décennies.

Au moment où beaucoup de bruit est fait autour des cinq chantiers de la République, le secteur routier devrait se faire plus visible que d'autres, car il ne souffre pas du manque de moyens. Des millions dorment dans les coffres du Foner.

Si les pillages de la « taxe routière » ne s'arrêtent pas, l'on peut deviner le sort de la RDC : elle ne pourra jamais créer l'abondance alimentaire, un des indicateurs du développement. Alors, vivement la tolérance-zéro pour sauver les routes congolaises ! Le Phare

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