28 août 2009
Présidentielle de dimanche au Gabon: imbroglio autour de ralliements politiques... Sous la pression française ? Yes chicane !!!
LOSAKO, LE BLOG DU PEUPLE TOUJOURS AU RYTHME DES VACANCES (2)...
O.M..Votre serviteur est en vacances, mais il ne vous oublie pas et ne manquera pas de vous informer car je suis toujours à l'écoute de ce qui se prépare ou se trame dans notre pays...la RDC eloko ya makasi ! Un combattant doit être comme un kamikaze et ne jamais céder ou abandonner la lutte quelles que soient les menaces, les tracasseries, la haine patente et suintante des tenants du pouvoir qui ont conscience que nous sommes les vrais opposants, que nous constituons la véritable alternative et que nous finirons par gagner et mettre notre pays sur les bons rails.
Vive le Congo ! Vive l'Afrique !
La patrie ou la mort, nous (Africains) vaincrons !
O.M...AUX GRANDS HOMMES LA PATRIE RECONNAISSANTE
Gabon élection - L'émiettement des forces politiques: la main invisible de Sarkozy ?
Les cartes de l'élection présidentielle serrée de dimanche au Gabon ont été brouillées vendredi par l'annonce d'un ralliement massif de candidats à l'ex-ministre de l'Intérieur André Mba Obame pour contrer Ali Bongo, favori, puis par les démentis de plusieurs intéressés.
"Volte-face", affirment les proches d'André Mba Obame. "Manipulation" affirment les candidats mécontents de l'annonce. Les difficiles négociations pour une candidature unique de l'opposition à Ali Bongo, fils du président Omar Bongo, décédé en juin après 41 ans au pouvoir ont débouché sur un imbroglio politique.
Au petit matin, l'entourage d'André Mba Obame a annoncé le ralliement à son nom de 11 candidats, dont l'ancien Premier ministre Casimir Oyé Mba, un des favoris du scrutin.
Un tel ralliement pourrait bouleverser le scrutin que se disputent 23 candidats et d'où émergent quatre voire cinq poids-lourds. Selon des chiffres fournis dans plusieurs état-majors, il semblerait que quatre candidats, Ali Bongo, investi par le Parti démocratique gabonais au pouvoir, Casimir Oyé Mba, Pierre Mamboundou et André Mba Obame, soient assez proches.
"Les négociations ont été longues. Il y a eu un vote à bulletins secrets tard dans la nuit et c'est André Mba Obame qui est sorti vainqueur. M. Oyé Mba avait indiqué qu'il se rangerait à la décision du vote", a affirmé un conseiller de M. Mba Obame.
Une proche de l'ancien Premier ministre Jean Eyéghé Ndong, également en lice et qui présidait les négociations à son domicile entre les candidats, avait confirmé cette version, précisant que ce dernier avait obtenu une voix lors de ce vote alors que M. Mba Obame avait recueilli les autres suffrages.
Un des ralliés, Michel dit Mehdi Teale, candidat indépendant, ancien ministre, raconte: "Il y avait 12 à 14 candidats ou représentants de candidats dûment mandatés. Il y a eu des discussions souhaitant une candidature unique de 09H00 (jeudi) à 04H00 du matin (vendredi), le nom qui est sorti comme candidat des forces de la rupture, c'est celui d'André Mba Obame".
"A moins que les gens aient changé d'avis entre 04H00 et 09H00", ironise-t-il.
Cinq candidats ont confirmé leur ralliement: l'ex-vice-Premier ministre Paul Mba Abessole, MM. Eyéghé Ndong et Teale, l'ex-président du patronat Jean Ntoutoume Ngoua et la dirigeante pentecôtiste Anna Claudine Assayi Ayo.
Le son de cloche est tout autre chez quatre des candidats "poids lourds" qu'on annonce ralliés. M. Oyé Mba reconnaît avoir assisté au début des négociations mais précise qu'il a quitté la réunion vers minuit et s'étonne: "Ce matin, j'apprends qu'une dizaine de candidats se seraient ralliées à la candidature de M. Mba Obame! Vous pouvez taper mon nom sur un communiqué, ce qui compte c'est ma signature", a-t-il affirmé.
"Si on arrive à mettre en place par un acte politique sérieux une candidature unique, (...) un nom susceptible de réunir la majorité des suffrages pour faire barrage au candidat du PDG, oui!", a-t-il assuré.
Le ton est le même chez trois autres candidats qui estiment être victimes d'un "coup bas", selon le candidat indépendant Bruno Ben Moubamba.
"Je ne me suis pas rallié. Ma candidature est maintenue", a affirmé M. Ben Moubamba. Ce dernier a rappelé que M. Mba Obame, lorsqu'il était ministre de l'Intérieur, avait fait emprisonner en janvier dernier des leaders d'ONG pour avoir été en possession d'une lettre ouverte très critique du régime qu'il avait signée.
Le candidat souligne aussi que le ralliement de Oyé Mba et Eyéghé Ndong à Mba Obame, tous trois fangs, l'ethnie à la majorité relative dans le pays, entraînerait le pays vers un vote ethnique.
Edgar Doukaga Nziembi, chef de cabinet de la candidate Victoire Lasséni Duboze, a lui estimé: "C'est une manipulation. La candidate envisage une action légale" contre M. Mba Obame.
Insécurité - Sud Kivu : le gouverneur Muderwa clame son impuissance
Serge Maheshe, Didace Namujimbo et Bruno Koko Cirambiza. Trois journalistes tués dans la province du Sud Kivu en l’espace de deux ans. Trois meurtres – assassinats ? – de trois personnalités en vue qui demeurent non élucidés. Les commanditaires et les tueurs restent introuvables. Impunis. A Bukavu, le gouverneur la province du Sud Kivu, Léonce Muderwa, a raté l’occasion de se taire en dénonçant le dernier meurtre de journaliste comme le ferait un observateur passif. Pas un mot sur les dispositions arrêtées pour retrouver les présumés meurtriers. Un aveu de l’impuissance publique?
La Mission de l’Onu au Congo a offert ses «services» pour assister la justice congolaise dans l’information judiciaire que les autorités judiciaires du Sud Kivu n’ont pas manqué d’ouvrir en vue d’élucider le meurtre, survenu le 23 août, du journaliste Bruno Cirambiza de la radio Star à Bukavu. Crime crapuleux ou assassinat ? La question reste pour le moment sans réponse. Le risque est grand qu’il n’y ait pas de réponse à l’image de ce qui est arrivé à Serge Maheshe et Didace Namujimbo, deux journalistes de radio Okapi. Au moment où nous couchons ces lignes, les pouvoirs publics congolais n’avaient pas encore donné suite à la main tendue onusienne.
De retour d’un voyage à Kinshasa, le gouverneur de la province du Sud-Kivu, Louis Léonce Cirimwami Muderhua, «a dénoncé» ce qu’il appelle «la recrudescence de l’insécurité au Sud-Kivu». Il a souligné au passage son «indignation» face à «la culture de tuerie qui bat son plein ces derniers temps, sur l’ensemble de sa province plus particulièrement à Bukavu». Inimaginable ! Ce gouverneur découvre-t-il ce que ses concitoyens vivent au jour le jour ? On croirait entendre un «citoyen ordinaire» exprimer ses états d’âmes. Hélas non ! Il s’agit du premier magistrat de toute une entité administrative. Cette situation met à nu l’irresponsabilité autant que l’impuissance des autorités tant au niveau national que local dont le pouvoir se limite à brimer la population, incapables qu’elles sont d’assurer la sécurité des personnes et des biens et réprimer les auteurs des infractions ?
De son côté, l’Observatoire des médias congolais (OMEC), a dénoncé la mort de ce confrère que l’association qualifie d’«assassinat» en évoquant «un crime visiblement commandité, prémédité et exécuté de sang froid» aux motifs notamment que le compagnon du défunt n’a été que légèrement blessé et «le fait que les présumés assassins n’aient touché à aucun bien de leur victime». L’Omec condamne cet «acte ignoble» posé, selon lui, par «les ennemis de la vérité, de la transparence et de la démocratie». L’organisation invite la justice congolaise à mener une «enquête sérieuse» au sujet de ce nouvel «assassinat» d’un journaliste. L’Omec de rappeler les dossiers antérieurs non élucidés à ce jour. A savoir : Franck Ngyke, Louis Bapuwa Mwamba, Serge Maheshe et Didace Namujimbo.
S’agissant de la province du Sud Kivu, Léonce Muderwa doit prendre ses responsabilités en invitant le parquet et l’auditorat militaire à fixer l’opinion locale sur les dossiers Maheshe et Namujimbo. Il en est aussi de l’état d’avancement de l’enquête ouverte sur la mort de «Koko». Congoindependant
Crise institutionnelle: les parlementaires nationaux de l'Equateur accusent le gouvernement central
Les députés nationaux et sénateurs de l’Equateur accusent ouvertement le gouvernement central d’entretenir la crise institutionnelle dans cette province. Ils l’ont fait savoir au cours d'une assemblée générale extraordinaire tenue jeudi au Palais du peuple à Kinshasa, rapporte radiookapi.net
Le pouvoir central alimente la crise institutionnelle à l’Equateur avec une intention de voir Jean-Claude Baende assumer l’intérim du gouverneur de province de manière illégale jusqu’à la fin du mandat en cours, soutient unanimement le groupe des parlementaires nationaux de cette province.
«Le regroupement des parlementaires de l’Equateur dénoncent l’attitude du gouvernement de la République en ce qu’il tolère et entretient le désordre qui règne continuellement dans cette province et la léthargie que ne cesse d’afficher le ministre de la Justice face à la mesure gouvernementale l’instruisant d’accélérer le traitement du dossier du gouverneur de l’Equateur qui gît au parquet général de la République», déclare le président de ce regroupement, le député national José Engbanda.
Au sujet de la fermeture de l’assemblée provinciale, ces parlementaires exigent «la levée immédiate de la mesure illégale et inconstitutionnelle prise par le ministre de l’Intérieur... et s’engagent à interpeller ce dernier dès la rentrée parlementaire de septembre 2009 pour s’expliquer sur quelle base juridique il s’est permis de sceller l’assemblée provinciale de l’Equateur.»
Le gouvernement annonce la réouverture de cette assemblée
Le ministre de l’ intérieur, Célestin Mbuyu, a rassuré les députés ressortissants de la province de l’ Equateur au cours d’une audience qu’ il leur a accordé dans son cabinet à Kinshasa, d’après la Radio télévision nationale congolaise (RTNC). Il a annoncé que la réouverture de cette assemblée va intervenir dans 4 ou 5 jours.
Concernant l’affaire Makila, le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du Gouvernement, Lambert Mende, explique: «C’est une affaire qui est déjà prise en charge par les juridictions judiciaires: la cour d’appel de Mbandaka a pris la décision, qui est maintenant pendante devant la Cour suprême de justice (CSJ). Alors qu’est-ce que le gouvernement vient y faire dans un régime politique qui consacre la séparation des pouvoirs. Franchement, c’est une accusation gratuite.»
Puisque le gouvernement central a l’obligation de garantir la paix sur l’ensemble du territoire. Que doit-il faire pour décanter cette situation? «Nous sommes obligés, le gouvernement comme les parlementaires nationaux, d’attendre que la CSJ ait tranché entre les différentes parties à cette querelle: le gouverneur Makila, les députés qui l’ont contesté et la cour d’appel de Mbandaka, qui a pris une décision contestée par d’autres acteurs de la province», répond le ministre Mende.
Le recours en annulation de la motion de défiance votée en janvier dernier par l'assemblée provinciale de l'Equateur contre le gouverneur José Makila accusé de détournement de fonds de rétrocession alloués aux entités décentralisées, rappelle-t-on, était introduit simultanément à la Cour d'appel de Mbandaka et à la CSJ. Celle-ci a rendu son arrêt le lundi 04 mai dernier, en déclarant la requête introduite par M. Makila «recevable mais non fondée.»
La motivation d’un T.P.I pour la RDC: à Goma, H.Clinton a «vu» l’horreur ou.. Quand les américains jouent au bal des hypocrites?
L’heure semble venue de décider de la mise en place d’un Tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo, où « un cycle de conflits violents a causé la mort de 5,4 millions de personnes » depuis 1998. « Les auteurs de ces crimes, qui qu’ils soient », doivent être poursuivis en justice et sanctionnés, déclare la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Rodham Clinton, après avoir « vu l’humanité sous son pire aspect » dans le camp Mugunga, lors de son séjour à Goma (Nord-Kivu), le 11 août 2009.
La secrétaire d’Etat améri-caine, Mme Hillary Rodham Clinton, est rentrée à Washington horrifiée et révoltée de son bref séjour (11 août 2009) à Goma où elle dit avoir « vu » le « pire aspect » de l’humanité dans le camp Mugunga où vivent 18.000 déplacés de guerre dans des conditions infrahumaines.
« Au cours de onze jours de voyage à travers l’Afrique, j’ai vu l’humanité sous son pire aspect comme sous son meilleur aspect. A Goma la semaine dernière, j’ai vu les deux », témoigne-t-elle dans son article « Ce que j’ai vu à Goma » publié le 21 août 2009 dans le site Web du magazine People et repris le 26 du même mois dans les « Dépêches du Département d’Etat ».
Elle rapporte que « ce camp abrite à l’heure actuelle 18.000 personnes qui y ont cherché refuge face à un cycle de conflits violents qui a causé la mort de 5,4 millions de personnes depuis 1998. Chassés de leurs foyers et de leurs villages par des rebelles armés et par des milices privées, manquant de nourriture et d’eau, ces hommes, femmes et enfants (…) s’accrochent à la vie, d’autres à la mince lueur d’espoir qui reste dans cette région en proie à la brutalité depuis des années, se sont trouvés dépouillés de leur maison, de leurs biens, de leurs proches et, pis encore, de leur dignité».
« Les femmes et les filles en particulier sont victimes de sévices d’une ampleur inimaginable, car la violence sexuelle est devenue une tactique de guerre et a atteint des proportions épidémiques », s’indigne-t-elle.
Le témoignage de la secrétaire d’Etat américaine corrobore celui de Caritas International qui a déjà stigmatisé la terrible tragédie que vivent les populations dans l’Est de la RDC.
« La guerre a fait plus de 5 millions de morts et chaque jour, 1.200 personnes meurent des conséquences de ces conflits. Chaque mois, 40.000 personnes s’ajoutent au nombre de déplacés. Actuellement, on compte entre un et deux millions de déplacés et un million de réfugiés. Les viols systématiques et l’esclavage sexuel dans les zones de conflits ont contribué à l’augmentation du nombre de victimes du sida », selon cette organisation caritative.
POURSUITES JUDICIAIRES A TOUT PRIX
Pour la première fois, les Etats-Unis reconnaissent, par la voix de leur secrétaire d’Etat, que la guerre en RDC a « causé la mort de 5,4 millions de personnes depuis 1998 ».
Il est encore heureux d’entendre Mme Hillary Clinton appeler à des poursuites judiciaires contre les auteurs des crimes commis. « Lorsque j’étais en RDC, j’ai eu un entretien très franc au sujet de la violence sexuelle avec le président Kabila. J’ai souligné qu’il fallait poursuivre en justice et sanctionner les auteurs de ces crimes, qui qu’ils soient », révèle-t-elle. Précisant qu’« en moyenne 36 femmes et filles sont violées tous les jours ».
De son point de vue, c’est « particulièrement important » lorsque ces criminels « occupent des postes de responsabilité et que ce sont notamment des membres de l’armée congolaise que l’on a laissés commettre ces crimes en toute impunité ». Les différents rapports d’enquêtes du panel des experts de l’ONU, sont là identifiant expressément les personnes physiques et morales impliquées, pouvant constituer des pièces à conviction.
« Je suis allée à Goma pour dire clairement que les Etats-Unis condamnent ces attaques et tous ceux qui les commettaient et qui les encourageaient. Ce sont des crimes contre l’humanité. Ces actes ne portent pas uniquement atteinte à une seule personne ou à une seule famille ou encore à un village ou un groupe. Ils déchirent le tissu qui nous unit en tant qu’être humain. De telles atrocités n’ont leur place dans aucune société. C’est vraiment l’humanité sous son pire aspect », a-t-elle insisté. « Nous redoublons actuellement nos efforts afin de nous attaquer à la cause fondamentale de cette violence, à savoir le conflit qui perdure dans l’Est du Congo. Nous prendrons de nouvelles mesures à l’ONU et de concert avec d’autres pays pour mettre fin à ce conflit », a promis la secrétaire d’Etat américaine.
Toutefois, Washington doit passer aux actes, la cause fondamentale de ce conflit récurent étant connue. Il s’agit de la tentative de balkanisation de la RDC sous-tendue par l’élargissement des ères géographiques de certains Etats voisins, l’instauration d’« Etats nains » pour mieux contrôler les richesses congolaises par les multinationales, principalement occidentales.
Tant que cette cause fondamentale de l’exploitation illicite des richesses congolaises n’est pas évacuée, le conflit armé dans la partie l’Est aura toujours la peau dure. Les Etats-Unis ne doivent pas donc s’arrêter à mi-chemin.
De son côté, le gouvernement congolais devrait engager, conformément aux résolutions du Dialogue intercongolais tenu à Sun City (RSA, 2002-2003), la procédure conduisant à la mise en place d’un Tribunal pénal international pour la RDC.
A l’instar de l’ex-Yougoslavie et du Rwanda. Il devrait également s’atteler à obtenir, de l’ONU, la reconnaissance du fait qu’il y a eu un « génocide doublé d’holocauste » en RDC. O.M/Le Potentiel



