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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

30 mai 2009

Sud-Kivu : situation sécuritaire toujours préoccupante, selon Ocha

image_file_2193Les exactions et les viols contre les populations civiles continuent dans la province du Sud-Kivu, selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ Onu (Ocha) de cette province. Dans un communiqué rendu public vendredi, cet organisme affirme que cette situation est attribuée aussi bien aux rebelles hutus rwandais des FDLR qu’à des soldats des FARDC.

Ocha constate que cette insécurité continue au Sud-Kivu en dépit de son cri d’alarme lancé le 20 mai dernier à Genève pour la même province. Son communiqué fait état, notamment, des villages incendiés, des pillages, des enlèvements et des tueries, des violations attribuées aux FDLR qui créent dans la région la panique et d’importants mouvements des populations.

kivu« Dans le territoire de Shabunda (nord-ouest de la province), plusieurs sources ont rapporté la découverte le 19 mai, de cinq corps sans tête, en pleine forêt entre Nzuvu et Katusi », rapporte Ocha.

Par ailleurss, en rapport avec l’insécurité qui prévaut dans l’Est de la République Démocratique du Congo, partie où est concentrée la plus grande partie des casques bleus de la Monuc, Babacar Gaye, commandant des forces de la mission des Nations unies au Congo-Kinshasa, estime qu’un certain nombre des facteurs doivent être réunis pour parler de la sécurité en RDC. D’après lui, les casques bleus ne peuvent pas être partout à la fois.

« Il est clair que la restauration de l’autorité de l’Etat, la présence de la police, le remplacement progressif des militaires par les policiers, partout où l’autorité de l’Etat a été restaurée, tout ça va contribuer à donner le sentiment de sécurité, l’assurance que la justice fonctionne bien. En attendant donc d’arriver à cela, nous sommes obligés de déployer une force de maintien de la paix, qui agit selon les principes, qui sont les principes vertueux des Nations Unies, qui malheureusement, ne peut pas être présente partout. Mais partout où elle est déployée, elle constitue au moins un ancrage pour les populations » , a expliqué le commandant de la force de la Monuc, à l'occasion de la Journée internationale des casques bleus célébrée le 29 mai de chaque année.

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RDC : vers une semaine explosive

muzitosyndComme dans un cycle bien rodé, les revendications syndicales sont de retour, affectant services et entreprises publics. Il y a risque de voir la fièvre culminer, la semaine prochaine, avec des explosions incontrôlables. L’occasion serait donnée au gouvernement, pourtant responsable de la situation, de se trouver des boucs émissaires. Seule difficulté : il ne saurait convaincre l’opinion qu’il avait nourri la volonté de prévenir le choc.

C’est, de nouveau, reparti. Des cahiers de charge en mémorandums, de marches silencieuses de protestation aux concertations sans lendemains. Pour les mêmes raisons, fonctionnaires des services publics et employés des entreprises de l’Etat se retrouvent, pour la énième fois, face à face avec le gouvernement. Comment cela va-t-il aboutir ? Encore une fois, par des promesses et des placebos ? L’incertitude demeure.

Outre les classiques fonctionnaires, de nouveaux acteurs, en plus moins attendus, sont entrés dans la danse revendicative. C’est le cas des employés de ce qui fut jusqu’il y a peu «entreprises publiques de l’Etat».

L’Intersyndicale nationale du Congo a réuni à Kinshasa les délégués syndicaux de ces entreprises du Portefeuille. A l’ordre du jour : la préparation de la deuxième rencontre projetée, aujourd’hui samedi, avec le premier ministre.

explosiveDESAMORCER LA COLERE ?

Dans la tête des syndicalistes, un leitmotiv : «la rencontre de la dernière chance avec Adolphe Muzito, aujourd’hui, devra relancer le dialogue social entre deux parties». Un compromis devrait, à l’occasion, être dégagé. Rapport en sera fait dans 48 heures aux sociétaires.

Le rendez-vous du lundi prochain est assorti d’une menace exprimée de manière on ne peut plus claire. Sans compromis, a déclaré l’Intersyndicale, un arrêt de travail pourrait être envisagé par les cadres et employés des entreprises publiques soumises aux réformes, d’ailleurs contestées par les agents.

Peut-on estimer que la vaste campagne d’explication et de persuasion déployée par le gouvernement dans les entreprises publiques est à même de désamorcer la colère des employés ? Rien n’est moins sûr, d’autant que ces derniers persistent à croire que les réformes signifient suppression d’emplois. Et donc un chômage insupportable pour des milliers de chefs de famille qui n’attendaient de l’employeur, tout au moins, qu’une fin honorable de la carrière.

On le voit. Le bras de fer des employés des entreprises publiques vient en renfort aux revendications, devenues classiques, des fonctionnaires et agents de l’Etat. Moins bien rémunérés et moins bien traités que les employés des entreprises publiques, la coalition des souffre-douleur menace de soumettre les nerfs des gouvernants à rude épreuve.

mr_xSEMAINE D’INCERTITUDES

De tout temps, les syndicats des enseignants, épaulés par ceux des services de santé, se sont offert une place au soleil en se faisant reconnaître comme les porte-parole du monde ouvrier. Enseignants et techniciens sanitaires se sont toujours ligués, ave succès, pour faire entendre raison au gouvernement. Fers de lance de la lutte syndicale en RDC, ces deux catégories de syndicats sont réputés pour leur militantisme ravageur. En effet, plus d’une fois, ils ont fait fléchir l’inertie des gouvernants. L’épreuve de force qui s’annonce pourrait signer, si l’on n’y prend garde, l’arrêt de mort précipité du staff de l’Exécutif actuel. Un Exécutif dont le réaménagement est du reste en l’air depuis que le président de la République l’a promis, voici deux mois, via les médias étrangers, dont l’américain New York Times et le belge Le Soir.

La semaine qui s’annonce est décidément pleine d’incertitudes sur le plan social. Ce sont les syndicats traditionnels qui mènent la barque. L’arrimage au mouvement de la Fédération des entreprises du Congo,FEC, et surtout de l’Intersyndicale qui défend les employés des entreprises du Portefeuille est susceptible de jeter de l’huile sur le brasier.

Il appartient donc au gouvernement, et au gouvernement seul, de vouloir et de savoir négocier avec ses partenaires pour désamorcer la grogne. Autrement, il serait irresponsable de sa part de mettre du feu à la baraque avant de céder sa place aux prochains bénéficiaires du réaménagement de l’Exécutif. O.M/Le Potentiel

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Le général Budja Mabe a été conduit à sa dernière demeure vendredi à Kinshasa... Adieu mon Général !

budjamab1Le Premier ministre a représenté le Chef de l’Etat aux obsèques de feu général Budja Mabe conduit à sa dernière demeure au cimetière de Kinshasa sous une grande assistance de nombreuses personnalités de la capitale congolaise parmi lesquelles le président du Sénat

Décédé le 19 mai 2009 en Afrique du Sud, le général Budja Mabe a été inhumé, hier vendredi 29 mai au cimetière de la Gombe. Bien avant l’enterrement, une messe de requiem a été célébrée en sa mémoire en la Cathédrale Notre-Dame du Congo, dans la commune de Lingwala. Plusieurs personnalités ont rehaussé de leur présence cette célébration eucharistique. Notamment le Premier ministre Adolphe Muzito, représentant le chef de l’Etat, le président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, ainsi que les officiers généraux et supérieurs des FARDC.

Dans son homélie, le célébrant, Mgr. Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, a tenu à rappeler les circonstances de la célébration eucharistique : « Nous sommes ici réunis pour rendre un hommage mérité à notre frère Félix Budja Mabe dans son itinéraire vers le Seigneur ». Quant au co-célébrant, il s’est appesanti sur le thème de l’amour du prochain, une qualité qu’il reconnaît au défunt.

Selon lui, feu le général Budja Mabe était un homme de paix, généreux, attentif aux autres. « Il a su donner sa vie pour notre pays et pour chacun de nous. Il était un homme humble dans ses actes. Pour lui, l’amitié et la famille étaient sacrées. Il est resté un homme de foi, un homme courageux, même sur son lit de malade, il était toujours prêt à servir », a-t-il souligné.

Afin de pérenniser le nom de ce vaillant soldat, M. Jérôme Matembele, représentant la famille éprouvée, a demandé au président de la République d’ériger un monument en sa mémoire à Bukavu qu’il a défendu et de se souvenir de sa progéniture.

Rappelant le parcours de ce «frère d’armes », le général Mbala a vanté les mérites de l’illustre disparu, en disant qu’il tenait à vivre pour les siens et son pays par son sens du devoir et son esprit de jugement. «Il sera pour nous tous un modèle de discipline et des valeurs républicaines à l’instar de Lumumba qui a œuvré pour son pays », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre, ce vaillant et loyal soldat avait appliqué jusqu’à sa mort la devise de L.D. Kabila « ne jamais trahir son pays». Enfin, le général Budja Mabe a été élevé à titre posthume aux grades de général major et de chevalier.

Chacun de nous porte en lui le poids de cette disparition. Nous ne pouvons que pleurer car le mal est fait. La dictature sanguinaire "Tusti" de Joseph Kabila a encore durement frappé en tuant un des défenseurs de la patrie, mais nous devrions très vite nous tourner vers l'avenir et de prendre l'engagement de ne pas laisser dans les oubliettes le combat de ce "Grand Général de paix et de justice". Losako refuse de pleurer et vous demande de faire plaisir à notre compagnon de lutte pour la bonne cause... CONTINUER LA LUTTE POUR LIBERER LE CONGO DU REGIME TOTALITAIRE ET SANGUINAIRE DE L'IMPOSTEUR HYPPOLITE KANAMBE ALIAS JOSEPH KABILA. 

Nous ne t'oublierons JAMAIS, Général ! Pars en Paix.

Vas et rejoins tous les martyrs qui t'on précédé et dis-leur que nous continuerons la lutte pour la libératon de notre grand, cher et beau pays la R.D.CONGO..(MBOKA YA BA KOKO NA BISO...ELOKO YA MAKASI) et partout en Afrique.

O.M... R.I.P/Le Potentiel

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LOSAKO TV - SEPT A HUIT (TF1) : LES ENFANTS PERDUES DE KINSHASA (RDC)

Un document exceptionnel sur les petites prostituées de Kinshasa. Dans cette ville de 8 millions d'habitants, neuf jeunes filles sur dix, âgées de 12 à 18 ans, vivent de la prostitution. L'association Médecins du Monde tente de leur venir en aide.

O.M... No comment

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OMAR BONGO EST-IL MORT ? "...paix à son âme"

yvescalviA la suite d'un message envoyé par un lecteur régulier de mes articles surnommé "Gabonais", je suis allé vérifier les propos tenus par Yves Calvi, journaliste  de France 5 sur le site internet de la chaîne, qui a prononcé ces mots concernant Omar Bongo : "...paix à son âme", des propos qui sont tenus pour un mort, un homme qui a quitté ce monde et non pour un vivant. Pour ceux qui croient que nous ne vérifions pas ce que l'on nous envoie comme information, vous pouvez aller vérifier les propos de Calvi lors de l'émission de  C DANS L'AIR, à partir de la 53ième minute pour vous éviter de suivre toute l'émission d'une heure à l'adresse suivante :

BONGO00LB0002

Pour ceux qui n'auront pas la chance de trouver les propos de Calvi en ligne, (le site internet de France 5 pourrait vite le supprimer après cet article pour éviter toute polémique et d'éventuelles poursuites de la part des autorités gabonaises) Losako a enregistré l'extrait en question ; si c'était une blague, elle n'était pas de bon goût et si c'est un lapsus, alors il a vendu la mèche ; ce qui signifierait qu'Omar Bongo Ondimba ne serait plus de ce monde ! C'est un journaliste, il est certainement au parfum de plusieurs informations et son émission n'est pas une émission de divertissement mais une émission qui se veut sérieuse, eu égard aux sujets qu'il soulève. 

Alors, on est en droit de se demander si Omar Bongo est toujours de ce monde car depuis qu'il est en Espagne, nous n'avons aucune image récente du roi téké du Gabon. Il se peut que Calvi plaisantait mais une telle plaisanterie peut-elle être faite à un chef d'Etat - dût-il être noir ? Car on envisagerait mal qu'il tienne  de tels propos concernant Nicolas Sarkozy sans qu'il se fasse virer de France 5 : n'oublions pas que le président Nicolas Sarkozy a fait virer Patrick Poivre d'Arvor de TF1 et ce n'est pas Calvi qu'il ne ferait pas virer, de surplus d'une chaîne publique !

2593858388_727ecd441fNous savons qu'on peut retarder l'annonce de la mort d'une personnalité - surtout si les problèmes de succession ne sont pas facilement  solubles. On notera que le successeur désigné du père, son fils Ali Bongo est contesté, lui qui est aussi malade car admis à l'hôpital américain de Neuilly du fait qu'il ne serait que "le fils adoptif" de Bongo. On sait que c'est la France qui tire les ficelles dans ses ex-toujours-colonies françaises d'Afrique.

Elle sait forcément si Omar Bongo est toujours en vie ou non. Donc, il y a des chances que Calvi sache la vérité sur le fait qu'Omar Bongo soit toujours en vie ou non. Et s'il plaisantait, pour un journaliste de sa trempe, c'est un crime de lèse-information. O.M...Demain le Congo

mms://a533.v55778.c5577.e.vm.akamaistream.net/7/533/5577/42c40fe4/lacinq.download.akamai.com/5577/internet/cdanslair/cdanslair_20090528.wmv

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29 mai 2009

Walikale : situation humanitaire préoccupante pour près de 94 000 déplacés

image_file_1651..........................................................................................

D’après l’administrateur du territoire de Walikale, 93. 995 déplacés ont fui leurs villages et se sont réfugiés à Walikale centre. Victimes des violences et des pillages des FDLR, ces populations vivent dans la panique et dans un dénuement total, avec leurs familles d’accueil. C’est aussi le constat fait mercredi dernier par une délégation du gouvernement provincial qui a apporté une assistance en vivres à ces déplacés, rapporte radiookapi.net

Pour l’administrateur de Walikale, la situation sécuritaire reste précaire dans plusieurs localités. Jusqu'ici, on a enregistré 18.664 familles hébergées seulement au chef-lieu du territoire sans compter les morts, les blessés ainsi que les victimes des violences commises par les FDLR dans cette zone. Ces populations ont fui les groupements d’Ikobo, D’Ihana, de Waloa Loanda et Waloa waruba , Waloa Yungu et Kibua où sont localisés les FDLR, indique t-il.

Toujours selon l’administrateur Tshishiku Dieudonné, cette population vit dans une grande panique et une pauvreté totale avec les familles d’accueil. Il ajoute que plusieurs cas de diarrhée et autres maladies sont déjà enregistrés. Il en appelle aux humanitaires pour une intervention d'urgence. Sur le plan sécuritaire, l’administrateur Dieudonné Tshishiku Mutoke souhaite que la présence des FARDC soit renforcée pour rassurer la population : « La population est en train de vivre dans une panique généralisée, depuis les attaques des FDLR dans beaucoup de villages. Parmi ces déplacés, il y en a dont les maisons ont été incendiées et d’autres qui ont perdu tous leurs biens. Pour le moment, demander à ces familles de regagner leurs villages, c’est les exposer… »

Le ministre provincial de l’Intérieur Mutete Mundenga a conduit une délégation sur place pour s’enquérir de la situation. Près de 8 tonnes des vivres et non vivres ont été remises à cette population sinistrée. Par ailleurs, d'autres populations sont prises en otage dans la brousse par des FDLR et vivent dans des conditions difficiles, a déclaré l’autorité locale de Walikale.

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Elections 2011 - CENI : guerre des tranchées

16661115_m1Les députés nationaux auront-ils suffisamment de force morale pour dépasser le clivage « majorité - opposition » afin de ne voir que l’intérêt général du pays lorsqu’ils vont reprendre, ce vendredi en plénière, l’examen de la loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante, CENI ? Rien n’est moins sûr, chaque plate-forme politique visant à avoir la mainmise sur la CENI en prévision des élections générales de 2011. Quoique des concertations, dont on ignore encore les conclusions, aient eu lieu mercredi et jeudi à Kinshasa dans la perspective d’un « compromis hors séance plénière » susceptible d’évacuer les points de divergence.

Le projet de loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) sera examiné, article par article, en séance plénière convoquée ce vendredi 29 mai 2009 au Palais du peuple à la suite de l’audition, mardi dernier, du rapport de la commission ad hoc.

« C’est une plénière de tous les enjeux », s’accordent à reconnaître les députés interrogés hier par Le Potentiel. « Les questions politiques sur les points de divergences du projet de loi entre la majorité et l’opposition vont enflammer les débats, à l’inverse de la séance de mardi qui a abordé les aspects techniques », expliquent-ils.

Au cours d’une réunion technique mercredi à Kinshasa, députés et ministres de la majorité ont convenu d’un Bureau de la CENI constitué de 5 représentants de l’AMP et de 2 autres de l’opposition. « Compte tenu de leur poids politique respectif », ont-ils estimé. Jugement mal placé pour autant que chaque élection a sa vérité.

Des discussions étaient annoncées entre la majorité et l’opposition pour la journée de jeudi, hors de l’hémicycle du Palais du peuple, dans la recherche d’un compromis entre l’Opposition et l’AMP sur certains points sensibles du projet de loi.

Toutefois, on apprenait dans la soirée que la majorité proposait à l’opposition les postes de vice-président et de questeur.

image_file_198CONCERTATION, NECESSAIRE MAIS DIFFICILE

« La concertation entre la majoritaire et l’opposition, créditées respectivement de 380 et 120 députés et l’opposition, est nécessaire afin que les prochaines élections puissent se dérouler sans suspicions ni ombrage », ont souhaité certains députés nationaux. Mais, admettent d’autres, il sera difficile de faire accepter aux uns et aux autres une concertation dont les conclusions contrarieraient leurs intérêts partisans.

En effet, si l’opposition est en droit de craindre une manipulation des chiffres en cas de « centralisation » de l’ensemble des résultats à Kinshasa, en proposant qu’ils soient « décentralisés » en provinces, elle ne donne par contre aucune garantie sur le choix des hommes.

Pour rappel, la désignation d’un abbé, de surcroît membre de la Société civile, avait donné à penser que les élections de 2006 se dérouleraient sans accrocs. Au final, ce sont des contestations à n’en point finir qu’on a enregistrées dans le camp de l’opposition d’alors.

Aujourd’hui, l’AMP soutient la « centralisation des résultats », arguant qu’elle « permet une meilleure gestion de l’information et (qu’elle) n’entache en rien la crédibilité du processus ».

Un consensus est également difficile autour de la désignation des animateurs de la CENI par le président de la République, l’opposition le considérant « partie prenante dans le processus électoral du fait qu’il représente une famille politique en quête du pouvoir ».

Et en demandant que « le choix porté sur eux soit l’initiative du parlement afin de préserver l’équilibre et la notoriété des candidats, quelle que soit leur obédience politique », elle complique davantage le débat.

514_4L’EXEMPLE DU GHANA

Des analystes reprochent aux acteurs politiques congolais d’être enclins à privilégier leurs intérêts personnels et au non respect des textes de lois. Et parce qu’ils en sont conscients qu’ils se suspectent de tentative de tricherie dans le prochain processus électoral.

Sinon, comment pourraient-ils justifier cette méfiance née de l’examen d’un projet de loi qui, dans des pays comme le Ghana ou le Malawi, ne susciterait pas autant tant de suspicions ? Faut-il croire que la perte éventuelle de leur actuel mandat de député pousserait les uns et les autres à se méfier de la CENI dont les animateurs n’auraient pour principale obligation que l’exécution des prescrits de la loi qui les régit ?

Il est vrai que la RDC est en période d’apprentissage de la démocratie. Cependant, cela ne saurait justifier le comportement des députés et de leurs mentors au sein des plate-formes respectives.

Par conséquent, le débat à l’Assemblée nationale devrait porter essentiellement sur l’immunité et la protection des membres et agents de la CENI, leur rémunération conséquente, les sanctions en cas de dérive, le délai d’option avant d’entrer en fonction, la neutralité des membres et agents, le recensement électoral, l’interdiction de la promotion des membres de la CENI. Plutôt de s’engager dans une guerre des tranchées sur la répartition initiale de 4 représentants de la majorité et de 3 de l’opposition dans le Bureau de la CENI ainsi que sur les avantages qui en découleraient. Par conséquent, il faut sortir de cette logique de la transition en cherchant à décider par consensus pour demeurer au pouvoir.

Les élections sont une question « du peuple » et non des « candidats ». Ils n’ont aucun droit de les orienter comme si l’alternance au sein des institutions ests exclue d’office. Il faut plutôt réunir les conditions optimales de la transparence que de se diviser sur un bureau qui doit être soumis à une majorité et une opposition, somme toute passagères.

La RDC ne manque pas de personnalités compétentes. On peut se tourner vers les universités, l’Ordre des médecins, des magistrats, les syndicats afin de dénicher des compatriotes à même de se rendre utiles à la Nation pour consacrer le caractère national et indépendant de la future CENI.

CPS_TAW98_290109145516_photo02_photo_default_512x340REORGANISATION DES FARDC

En attendant et pour des élections apaisées, force est d’accélérer la réintégration des FARDC afin d’éviter des coups de folie de certains illuminés ou des mauvais perdants. Obligation est donc de s’inspirer des erreurs du passé dans le but d’assurer la stabilité des institutions et rassurer les populations.

En effet, si hier, la communauté internationale avait déployé l’ EUFOR en prévision des élections de 2006 afin de prévenir et de contrer tout dérapage, il n’ en sera pas le cas cette fois. Au terme d’un mandat législatif de cinq ans, il est supposé que les élus de 2006 ont eu le temps nécessaire pour doter la RDC d’une armée nationale et dissuasive. Aussi, les députés feraient œuvre utile d’éviter cette guerre des tranchées en inscrivant en ordre utile, au cours de l’examen, article par article, du projet de loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la CENI, l’état des lieux du processus de réintégration des FARDC. C’est un préalable incontournable en vue d’assurer le succès du prochain scrutin. Le Potentiel

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RDCongo: création d'une nouvelle réserve naturelle de protection des bonobos

CPS_RSP31_290509161836_photo00_photo_default_383x512Une nouvelle réserve naturelle de protection des bonobos, une espèce de grands singes spécifique à la République démocratique du Congo (RDC), a été créée en mai dans le nord-ouest du pays, a-t-on appris de l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).

Le ministère de l'Environnement "a créé la réserve naturelle de bonobos de Kokolopori (RNBK) dans la province d'Equateur sur une étendue de près de 4.800 km2", a déclaré vendredi à l'AFP Cosma Wilungula, administrateur-délégué général de l'ICCN.

"Cette réserve est peuplée de plus de 1.000 bonobos avec cinq familles suivies et trois déjà habituées à la présence humaine", a-t-il précisé, ajoutant que "les populations locales, initiatrices de la réserve, seront impliquées dans la gestion" de celle-ci.

Les bonobos, estimés à environ 20.000 aujourd'hui contre 100.000 en 1980, se caractérisent notamment par leur mode non agressif de règlement des conflits, consistant en une utilisation de l'acte sexuel. Ils sont une espèce endémique, qui ne vit que dans les forêts humides de RDC où elle a été victime des années de guerre et de braconnage intensif.

Une précédente réserve de 30.570 km2 abritant également des bonobos avait été créée fin 2007 dans la province du Kasaï oriental, dans le centre du pays.

Selon un arrêté du ministère de l'Environnement daté du 12 mai dont l'AFP a obtenu copie, la RNBK "est créée pour la conservation de sa riche biodiversité faunique et floristique, spécialement le grand singe bonobo et son habitat encore à l'état primaire, ainsi que pour la séquestration de carbone dont le produit de vente sera destiné au développement des populations locales".

Des zones vont être délimitées, les unes réservées à la stricte conservation et les autres réservées aux communautés forestières, qui pourront continuer à jouir de la forêt dans le cadre d'une "conservation communautaire participative", indique l'arrêté.

Dans les zones de conservation, il sera "totalement interdit" d'introduire des espèces, de pratiquer la chasse, de se livrer à l'exploitation minière ou à toute activité susceptible d'altérer l'habitat des animaux et le caractère naturel de la réserve, ajoute le texte.

Selon M. Wilungula, la RDC dispose de 71 aires protégées dont sept parcs nationaux et 63 réserves naturelles et domaines de chasse.

"Le gouvernement s'est engagé à atteindre 15 % des aires protégées sur l'ensemble du pays et nous sommes à 11 %, l'équivalent de 250.000 km2", a-t-il précisé.

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En attendant J.P. Bemba... Germain Katanga et Moreno s’empoignent ! Rendez-vous lundi à la CPI

20080313Moreno...........................................................................................

La Défense de Germain Katanga soulève l’irrecevabilité de cette affaire en évoquant la méconnaissance du principe de complémentarité. Les conseils de l’accusé soutiennent dans les faits qu’il existe des poursuites engagées contre ce dernier, en partie pour les mêmes faits, devant les juridictions de la RDC. Le principe de complémentarité impose à la Cour de n’enquêter et, éventuellement, de ne poursuivre et juger des personnes que si l’État concerné se trouve dans l’incapacité de le faire ou n’a pas l’intention d’agir en ce sens. Au cours de l’audience du 1er juin 2009, la Défense, le Procureur, les représentants légaux des victimes et les représentants des Autorités judiciaires de la RDC développeront oralement leurs observations et répondront aux questions des juges sur ce sujet. En plus du Ministre de la Justice M. Luzolo Bambi, la délégation congolaise sera composée de M. Mushagalusa Ntayondeza’ndi, Procureur Général de la RDC, et du Colonel Muntazini Mukimapa, Avocat Général près de la Haute Cour Militaire et directeur de Cabinet de l’Auditeur Général (RDC).

jpg_Katanga2_C_ANP_Robert_VosLa décision de la Chambre sera rendue dans un délai raisonnable. Communiqué de la CPI Audience publique le 1er juin pour examiner l’exception d’irrecevabilité soulevée par la Défense de Germain Katanga Situation : République démocratique du Congo (RDC) Affaire : Le Procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui Le lundi 1er juin 2009 à 9h30, la Chambre de première instance II de la Cour pénale internationale (CPI) tiendra une audience publique pour examiner une exception d’irrecevabilité soulevée par la Défense de Germain Katanga dans le cadre de l’affaire Le Procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui. Les différentes parties et les participants à l’affaire, mais également une délégation représentant les Autorités judiciaires de la République démocratique du Congo (RDC), conduite par le Ministre de la Justice M. Luzolo, seront présents à l’audience.

La Défense de Germain Katanga soulève l’irrecevabilité de cette affaire en évoquant la méconnaissance du principe de complémentarité. Les conseils de l’accusé soutiennent dans les faits qu’il existe des poursuites engagées contre ce dernier, en partie pour les mêmes faits, devant les juridictions de la RDC. Le principe de complémentarité impose à la Cour de n’enquêter et, éventuellement, de ne poursuivre et juger des personnes que si l’État concerné se trouve dans l’incapacité de le faire ou n’a pas l’intention d’agir en ce sens.

C’est la première fois que la CPI aura l’occasion d’examiner une telle exception d’irrecevabilité. Soulevée le 10 février 2009, cette exception a été rendue publique le 11 mars dernier dans une version expurgée. Les autres parties et les participants ont pu présenter des observations écrites sur cette exception. Au cours de l’audience du 1er juin 2009, la Défense, le Procureur, les représentants légaux des victimes et les représentants des Autorités judiciaires de la RDC développeront oralement leurs observations et répondront aux questions des juges sur ce sujet. En plus du Ministre de la Justice M. Luzolo, la délégation congolaise sera composée de M. Mushagalusa Ntayondeza’ndi, Procureur général de la RDC, et du colonel Muntazini Mukimapa, Avocat général près de la Haute Cour Militaire et directeur de Cabinet de l’Auditeur Général (RDC).

c0ygk4bcLa décision de la Chambre sera rendue dans un délai raisonnable. Rappel de la procédure Le 17 octobre 2007, Germain Katanga (ressortissant de la RDC), commandant présumé de la Force de résistance patriotique en Ituri (FRPI), a été arrêté puis transféré à la Cour en vertu d’un mandat d’arrêt délivré le 2 juillet 2007 sous scellés par la Chambre préliminaire I sur requête du Procureur. Le 6 février 2008, c’était au tour de Mathieu Ngudjolo Chui (également ressortissant de la RDC), commandant présumé du Front des nationalistes et intégrationnistes (FNI), d’être arrêté et transféré à la Cour en vertu d’un mandat d’arrêt délivré le 6 juillet 2007 sous scellés par la même Chambre sur requête du Procureur.

Le 11 mars 2008, la Chambre préliminaire I a décidé de joindre les deux affaires et, le 26 septembre 2008, elle a confirmé, à l’encontre de Katanga et Ngudjolo Chui, des charges consistant en la commission de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Le 24 octobre 2008, la Présidence de la Cour a constitué la Chambre de première instance II et a renvoyé l’affaire Le Procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui devant cette Chambre, qui, depuis, a convoqué des conférences de mis en état et tenue plusieurs audiences.

Le 27 mars 2009, la Chambre de première instance II a fixé la date de l’ouverture du procès au lundi 24 septembre 2009. L’affaire Le Procureur c. Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui est la deuxième qui s’inscrit dans le cadre de la situation en République démocratique du Congo, après celle de Thomas Lubanga Dyilo, dont le procès s’est ouvert le 26 janvier 2009 devant la Chambre de première instance I.

Informations pratiques

Les journalistes et toute personne souhaitant suivre cette audience sont les bienvenus. Il n’est pas nécessaire de confirmer votre présence. L’audience pourra être suivie sur le site Internet de la CPI, aux adresses suivantes : Salle d’audience I : Anglais : http://livestream.xs4all.nl/icc1.asx  Français : http://livestream.xs4all.nl/icc2.asx 

Veuillez noter que l’audience publique sera retransmise avec un différé de 30 minutes. N.B. Toutes les heures indiquées sont exprimées en heure locale de La Haye. Centre de presse Pour les journalistes qui souhaitent utiliser les installations que la Cour met à leur disposition, le centre de presse sera ouvert, du lundi au vendredi, à partir de 8 h 30 et fermera une heure après la fin de l’audience. Le centre de presse compte 64 places assises et est doté d’écrans plasma, d’un accès Internet sans fil, de cartes (Plug-and-Play) pour les journalistes qui ne disposent pas de cartes Wi-Fi sur leur ordinateur ou leur portable, de 6 ordinateurs connectés à Internet et de 7 téléphones permettant d’appeler gratuitement des numéros internes. Pour tout appel vers l’extérieur, il est conseillé aux journalistes d’acheter à l’avance des cartes prépayées à numéros 0800, en vente chez les libraires et dans les gares. Veuillez noter qu’il n’est pas possible de se procurer de telles cartes à la CPI ou à proximité.

Pour toute information supplémentaire, veuillez prendre contact avec Mme Sonia Robla, chef de la Section de l'information et de la documentation, en téléphonant au +31 (0)70 515-8089 ou au +31 (0) 646448726, ou en écrivant à sonia.robla@icc-cpi.int.     La Prospérité

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Radhoski proteste contre la libération précipitée de criminels amnistiés à Bukavu

cndpLe Réseau des associations des droits de l’homme du Sud-Kivu ’’ RADHOSKI’’ a publié une déclaration dans laquelle elle proteste contre la libération de certains criminels de droit commun libérés pour faits de guerre et faits insurrectionnels.

" Il faut stopper la libération des criminels de droit commun sous couvert de la loi d’amnistie pour faits de guerre et faits insurrectionnels", fustige la déclaration reprise mercredi 27 mai par radio Okapi.

Selon la radio parrainée par l’ONU, le Réseau conteste la libération précipitée de certains éléments des groupes armés qui sont sur les listes présentées par les états -majors de ceux-ci. Car selon lui, des personnes jugées et condamnées pour viols et assassinats figurent également sur cette liste.

" On ne peut amnistier des personnes que pour des faits de guerre et faits insurrectionnels. C’est curieux que dans ces listes aujourd’hui, on puisse retrouver même des criminels de droit commun.

Sur la liste de Bukavu, il y a 46 personnes dites amnistiables, et c’est là que se pose le problème, effectivement, parce qu’il faut vraiment qu’au niveau de la justice on voit qui est amnistiable et qui ne l’est pas pour vraiment répondre au contenu de la loi d’amnistie ", a expliqué à radio okapi le coordonnateur de Radhoski, Raphaël Wakenge, signataire de la déclaration au nom de son organisation humanitaire.

La coalition congolaise Justice transitionnelle du Sud-Kivu, une autre organisation humanitaire locale, a, elle aussi, rendu publique le même jour et en des termes similaires, une déclaration dans laquelle elle fait état d’une mauvaise interprétation de la loi d’amnistie qui risque d’innocenter certains auteurs des crimes dans le pays.

Posté par losako à 07:34 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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