30 avril 2009
RDC: 100.000 déplacés exposés aux attaques de l'armée et des rebelles, d'après HRW
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Human Rights Watch (HRW) a affirmé mercredi que 100.000 déplacés étaient exposés dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) aux attaques des rebelles rwandais et de l'armée, appelant la mission de l'ONU "à prendre des mesures urgentes" pour les protéger.
"Plus de 100.000 civils déplacés dans le territoire de Lubero (province du Nord-Kivu) ont désespérément besoin de protection contre de nouvelles attaques de la part des milices rwandaises et des forces congolaises", écrit l'organisation de défense des droits de l'Homme dans un communiqué transmis à Kinshasa.
L'ONG "exhorte la Monuc (Mission de l'ONU en RDC) ainsi que les agences humanitaires à prendre des mesures urgentes pour renforcer la protection et lassistance aux civils en danger".
Kinshasa et Kigali ont lancé le 20 janvier une traque des rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Mais, depuis le retrait fin février des soldats rwandais, des accrochages se produisent régulièrement entre les Forces armés de RDC (FARDC) et ces rebelles, au détriment des populations civiles
"Les civils qui fuient pour sauver leur vie sont pris entre le marteau et lenclume, et ne savent où se mettre à labri (...) il y a trop peu de soldats de maintien de la paix et dagences de lONU pour les aider", déplore encore l'organisation non gouvernementale.
"Les membres du Conseil de sécurité de lONU ont confié à la Monuc un mandat fort de protection des civils, mais sans leur donner les moyens de remplir ce mandat. Ils devraient immédiatement fournir le soutien promis", demande HRW.
Malgré l'opération conjointe rwando-congolaise, les FDLR sont restées en activité dans le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. Il se servent souvent des villageois comme boucliers contre les attaques des FARDC, et les rançonnent, selon les organisations humanitaires.
Peu disciplinés et non payés, des éléments des FARDC ont incendié et pillé des centaines de maisons, arrêté arbitrairement des civils, volé leurs récoltes et dévalisé leurs propriétés, accuse HRW.
Portefeuille : la fin du monopole d’Etat
20 entreprises publiques transformées en sociétés commerciales, 20 en établissements publics, 5 en services publics et 4 dissoutes ou liquidées. Telles sont les décisions, coulées sous forme décret du Premier ministre, marquant ainsi l’aboutissement des réformes dans le cadre des sociétés de l’ Etat.
Pendant combien de temps les sociétés de l’Etat devraient-elles rester dans l’état de «canard boiteux» ? L’attente aura été longue. Les décrets d’exécution de quatre lois promulguées par le président de la République le 07 juillet, viennent finalement d’être signés par le Premier ministre, Adolphe Muzito, et la ministre du Portefeuille, Jeannine Mabunda. Ces décrets amorcent une étape de plus dans le processus de réforme des entreprises publiques engagé par le gouvernement. Vingt entreprises sont transformées en sociétés commerciales alors vingt autres évolueront désormais sous le statut d’établissements publics, cinq comme services publics. Quatre entreprises seront liquidées ou dissoutes.
Pour mener à bien cette opération, en offrant un maximum de garanties, l’Etat se réserve de garder le contrôle sur son patrimoine. 51% du capital reviendra à l’Etat. L’actionnariat privé ne pourrait prendre la majorité des actions. Le désengagement décidé par le gouvernement vise à rendre les entreprises du Portefeuille performantes. La fin du monopole ainsi décidée permettra d’ouvrir le marché à d’autres acteurs, capables d’offrir des services de qualité aux usagers.
Aussi, le gouvernement a-t-il décidé de transformer en sociétés commerciales «les entreprises publiques du secteur marchand» Il s’agit de celles qui sont appelées à affronter la concurrence dans toute sa rigueur. Elles sont destinées à survivre dans un environnement managérial adapté, sans une assistance directe de l’Etat propriétaire. Au-delà, elles ne bénéficieraient plus du monopole du marché comme par le passé. Etant entendu que la majorité des entreprises destinées à devenir sociétés commerciales offrent des services et/ou des produits, il devenait impérieux d’améliorer la qualité des prestations, afin de se conformer aux standards, voire améliorer la qualité de vie des usagers.
Dans le secteur extractif, à titre d’illustration, la nouvelle orientation libère les managers des contraintes politiques qu’exerce le gouvernement, loin de toute rigueur qu’exige le développement de leurs activités. L’introduction de l’actionnariat privé est un gage pour l’Etat de tirer des dividendes, comme tout actionnaire, à la fin de l’exercice.
Dotées d’un statut de société commerciale, c’est-à-dire appelée à réaliser des bénéfices, les résultats enregistrés seront désormais la référence principale des performances réalisées. La Gecamines, l’Okimo, la Regideso, la Snel, la Cohydro, la Sncc, l’Onatra, LAC, l’OCPT, la Sonas vont expérimenter ce nouvel environnement des affaires, loin des avantages qu’offre la situation de monopole.
Celles des entreprises étatiques «dont les activités sont, soit non lucratives et non concurrentielles, soit le prolongement de celles de l’Administration publique, soit bénéficiant d’une parafiscalité et qui poursuivent un intérêt général». Elles sont transformées en établissements publics. Cette catégorie d’entreprises joue un rôle éminemment social dans la société avec une incidence indirecte certaine sur le vécu des populations.
On y retrouve des entreprises comme la Régie des voies fluviales, la Radio Télévision nationale congolaise, l’Institut national de sécurité social, l’Office des routes ou encore l’Office des voiries et drainage, la Foire internationale de Kinshasa, l’Institut nationale d’études et recherches agronomiques, ... Dans la troisième catégorie, les entreprises publiques «irrécupérables» ont été purement et simplement dissoutes par un décret du Premier ministre. Des liquidateurs seront désignés pour ce faire, sous la supervision du ministre ayant le Portefeuille dans ses attributions. Le patrimoine de ces entreprises appartient désormais à l’Etat-propriétaire.
Sur ce point, le désengagement de l’Etat ne se fera pas sans dommages collatéraux, notamment le dégraissage du personnel. Appelées à évoluer conformément aux règles du marché, les entreprises publiques ne pourront plus se permettre de prendre en charge un personnel pléthorique et non qualifié, souvent engagé sur des bases clientélistes. Seulement, il n’est pas indiqué de mettre tout le monde dans un même sac. Des départs négociés ou organisés doivent être prévus afin d’accompagner dans la douceur la transformation ainsi entreprise.
«Le Fonds spécial du portefeuille», une structure mise en place pour l’accompagnement de la transformation, veillera au paiement intégral des droits du personnel victime de l’opération ainsi que les autres aspects sociaux connexes. Le F.S.P. proposera également à l’Etat la diversification de ses participations dans les sociétés existantes dans le but d’assurer un meilleur rendement. Devenues rentables, à la suite de la transformation, l’objectif est de créer de nouveaux emplois, grâce au développement des activités, créant d’autres sociétés commerciales, pensent les initiateurs.
Le Copirep qui a mené les opérations dès le lancement, est maintenu sous une nouvelle forme. «Le Comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques », à dater du 24 avril 2009, s’est mué en « Comité de pilotage des entreprises du portefeuille de l’Etat ». Il poursuit dans l’ensemble l’oeuvre de la structure qui l’a précédée, créée à l’instigation de la Banque mondiale. Le Potentiel
RDC : humilié à l'aéroport de Ndjili, José Makila annonce sa démission
Le gouverneur de l’Equateur vient d’annoncer sa démission à la tête de la province. José Makila justifie sa décision par l’humiliation dont il a été victime ce mercredi matin à l’aéroport international de Ndjili à Kinshasa. Un agent de la DGM (Direction générale des migrations) l'a empêché, sur ordre de sa hiérarchie, d'embarquer à destination de Mbandaka, rapporte radiookapi.net
« J’ai été désagréablement surpris ce matin à l’aéroport de Ndjili. C’est un agent de la DGM qui se pointe devant moi pour dire : M. le gouverneur, il vous est interdit de sortir de la ville de Kinshasa », a déclaré José Makila.
D’après le gouverneur de l’Equateur, l’agent de la DGM a affirmé que l’ordre interdisant au numéro un de l’Equateur de regagner Mbandaka venait de la hiérarchie, sans préciser laquelle. « C’est scandaleux. C’est pourquoi je dis, je prépare ma démission pour aller la déposer auprès du président de la République. Parce que si on doit traiter un gouverneur de cette manière là, alors, les simples citoyens, comment sont-ils traités ? », s’est interrogé José Makila, avant de préciser que sa décision est motivée par le traitement dont il a été victime à l’aéroport de Ndjili.
Pour rappel, le gouverneur Makila venait d’être réhabilité la semaine dernière par la Cour d’appel de Mbandaka, après la motion de défiance lancée contre lui par l’assemblée provinciale de l’Equateur, il ya près de trois de mois.
Un Boeing 727 immatriculé en Centrafrique s'écrase dans un village de Bandundu
L’accident s’est produit ce mercredi matin, au village Massamba, à 80 kilomètres de Kenge, dans la province de Bandundu. Il s’agit d’un Boeing 727 immatriculé en Centrafrique. L’avion avait décollé de l’aéroport Mayamaya, à Brazzaville, en République du Congo, et se dirigeait vers Bangui/Car, en République centrafricaine, rapporte radiookapi.net
Pour le moment, il n’y a encore aucune information sur le bilan de ce crash. L’administrateur du territoire de Kenge que radiookapi.net a contacté raconte : « Aux environs de 6h, par phonie Gratec, on nous a donné cette information. Il y a eu crash d’un avion, oui, au village Massamba, sur la route de Kenge-Mossamba. L’avion est en train de brûler. Là, les gens ne peuvent pas s’approcher, parce qu’il y a une odeur. Les gens ne peuvent pas être dans un rayon de 200 mètres. Le policier de la PSR qui rentrait de la localité de Kimbau s’est quand même approché de l’avion. C’est comme ça qu’il va trouver l’identité de deux personnes. Le premier est un pilote, un Algérien, la deuxième identité, c’est celle d’un Congolais de Brazzaville. En ce moment précis nous sommes en train de chercher des voies et moyens pour nous rendre sur le lieu afin de nous enquérir de la situation. »
Les sources signalent par ailleurs que les tours de contrôle de N’djili, à Kinshasa, et de Mayamaya, à Brazzaville, n’ont pu s’apercevoir ni signaler cet accident. Aux dernières nouvelles, un hélico vient de décoller de N’djili avec des experts en aviation pour se rendre sur le site du crash.
29 avril 2009
FLASH: Disparition du général Paul Vungbo Ndebo
Le général Vungbo, un des généraux du régime Mobutu, est décédé mercredi matin à son domicile, à Kinshasa, à l’âge de 60 ans, a annoncé le même jour une source familiale. Paul Vungbo était général de la brigade de la garde civile du régime du défunt maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga
Exilé en Belgique en 1997 à la suite de la chute de ce régime chassé par l’AFDL de Laurent Désiré Kabila, le général Vungbo était revenu au pays en 2006. Selon sa famille, bien que réhabilité à son retour, il est resté sans fonctions. Avant sa mort, il travaillait au ministère de l’Intérieur.
O.M...RIP
28 avril 2009
Guerres en RDC : pression sur les multinationales
Après l’ONG Amnesty international, des sénateurs américains déclenchent la lutte contre l’achat des métaux de guerre au Congo. L’on s’apprête donc à s’attaquer aux causes profondes des conflits armés à répétition en République démocratique du Congo. Les multinationales sont désormais dans le collimateur des instances internationales. Les Etats-Unis ont décidé de donner le ton.
Pour mettre définitivement un terme à la situation de guerre quasi permanente en République démocratique du Congo, il faut s’attaquer aux « causes économiques ». Plusieurs analyses, tant sur le plan interne qu’externe, ont abondé dans ce sens. Le Potentiel s’est souvent fait le devoir de relayer ces messages dans le but de susciter une réaction ferme auprès des institutions nationales.
Par ces temps qui courent, certaines organisations internationales ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Au premier plan, l’organisation internationale des droits de l’Homme, Amnesty international. Cette dernière, dans un rapport adressé au Conseil de sécurité, avait saisi cette organisation mondiale pour que des résolutions soient prises afin d’interdire la vente et l’achat des minerais provenant des zones de conflit en République démocratique du Congo.
Il s’agit, pour l’Amnesty international, de démanteler les réseaux maffieux qui sous-tendent ces guerres et entretiennent des groupes armés. Car, soulignait cette organisation, la fin de la guerre est tributaire de la fin de l’exploitation illégale et de la vente frauduleuse de richesses de la République démocratique du Congo.
Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l’Aide humanitaire, avait abondé dans le même sens, en s’attardant « sur l’aspect économique de la guerre au Kivu ». Il disait qu’il était temps d’aller plus en profondeur dans la perspective d’une paix durable en RDC et dans la région des Grands Lacs.
Trois sénateurs américains viennent de prendre le relais en montant d’un cran dans leur proposition. Il s’agit du républicain San Brownback et des démocrates Dick Durbin et Russel Feingold. Ils ont initié un projet de loi sur les métaux du conflit en République démocratique du Congo. Ce projet de loi est en discussion au Sénat américain et vise à réglementer l’achat des métaux servant à fabriquer des produits de haute technologie (radar, téléphone portable…) et qui permettent de financer des groupes armés en RDC. Les métaux visés sont l’oxyde d’étain, le coltan pour ne citer que ceux-là.
Selon les auteurs de ce projet de loi, le Département d’Etat a l’obligation de surveiller « de près le financement des groupes armés dans les zones riches en minerais au Congo ». Car, il vient d’être constaté aux Etats-Unis que « des entreprises vendent de plus en plus ces produits et leurs dérivées ». Si ce projet de loi est voté, ces entreprises se verraient dans l’obligation de « déclarer annuellement à l’ASEC qui est le gendarme de la bourse des Etats-Unis les pays d’origine de ces matières premières. Si ces pays étaient la RDC ou ses voisins, l’entreprise devrait révéler de quelle mine le minerai a été extrait ».
Guerre contre les multinationales
Cette conception des choses cadre parfaitement bien avec la vision d’OBAMA. Déjà, en ce qui concerne la République démocratique du Congo, il avait déclaré qu’il fallait « rendre responsable les gouvernements étrangers qui déstabilisent la République démocratique du Congo ». Et dans son discours d’investiture, il avait enfoncé le clou en déclarant ce qui suit : « Peuples des nations pauvres, sachez que nous nous engageons à vous aider pour que vos fermes prospèrent et que coulent des eaux pures, pour que les corps qui ont faim et les esprits affamés soient également nourris ». En d’autres termes, les ressources des pays africains doivent avant tout revenir aux peuples d’Afrique. Et non à ceux qui provoquent des «guerres idiotes » mais rentables pour eux.
L’approche américaine n’est rien d’autre qu’une guerre déclenchée contre les forces obscures et les multinationales qui soutiennent les guerres en RDC. Et ce à travers cette exploitation frauduleuse des richesses congolaises d’où elles tirent des profits énormes.
Pour la première fois, l’on assiste à une contribution efficace des partenaires extérieurs qui s’attaquent aux causes profondes des guerres en RDC avec comme origine principale les enjeux économiques. Il y a là un début de pression sur les multinationales et le Etats-Unis viennent de donner le ton.
Il est vrai que cette « guerre » n’est pas facile à mener. C’est un peu comme la maffia italienne, une nébuleuse à la dimension internationale avec des complices partout, et souvent prêts à tout. Au moment où l’on est de plus en plus conscient de dégâts résultant des actes de la « piraterie » le long des cotes somaliennes, cette initiative est une « vraie révolution » qui arrive au bon moment et qui vise à contrer les actions meurtrières des multinationales. Pour sa réussite, elle requiert avant tout la collaboration de tous les Etats qui permettent à leurs entreprises de blanchir l’argent sale ; des organisations internationales des droits de l’homme et de la Justice internationale ; de l’Onu et de l’Union africaine qui n’ont jamais réagi aux rapports des experts de l’Onu sur le pillage des ressources et richesses de la RDC.
Au plan national, il est entendu que le gouvernement a l’obligation morale, politique et judiciaire d’adhérer à cette démarche en apportant une assistance considérable pour nettoyer les écuries d’Augias. La surveillance ne sera efficace que si les services compétents congolais fournissent un concours appréciable de premier plan, sachant parfaitement que c’est la RDC et le Peuple congolais qui seront les grands bénéficiaires.
La réaction de Kinshasa est donc très attendue. Car l’initiative des sénateurs américains est bel et bien la « guerre contre les multinationales », les véritables commanditaires des conflits armés en RDC en particulier, et en Afrique en général. Le Potentiel
Assemblée Nationale- Boshab : des dossiers salés sur table !
L’épreuve est passée. Le tout nouveau Bureau élu était ce lundi, pour la première fois, au perchoir de l’Assemblée Nationale. Sans frousses, dit un Député de l’AMP, Boshab s’est mis au travail, pour faire adopter le calendrier de la session de mars, si tard soit-il.
Plusieurs projets des lois, des motions d’interpellation et de défiance, des rapports des commissions d’enquêtes parlementaires, des rapports des commissions d’audit ou de contrôle de la Cour des Comptes, y sont dûment inscrits. Adolphe Muzito, le Premier Ministre, est visé par une interpellation. Tandis que deux de ses ministres sont ciblés, pour la défiance.
Les Députés de la majorité et de l’Opposition sont unanimes. Ils veulent d’une police équilibrée de débats, loin de stéréotypes propres aux auditoires d’étudiants et aux salles d’audiences, pour les juges et avocats. C’est alors que la succession à la série Kamerhe s’en trouvera supplantée. Et, la démocratie s’en portera mieux. C’est un calendrier aux dossiers salés. Trop de matières, preuve qu’à un certain moment, les Députés avaient cessé de travailler, consacrant ainsi le plus clair de leur temps, à la bataille successorale au Bureau.
Depuis le 16 mars, date à laquelle Kamerhe avait, de manière que l’on sait, ouvert l’actuelle session, c’est seulement ce lundi 27 avril, soit à environ un mois après que les Députés ont remis le cœur à l’ouvrage, sous la férule de Boshab Evariste, leur tout nouveau Président élu. Des matières sont abondantes. Mais, le temps, lui, est très réduit. D’où, la nécessité d’y mettre de la vitesse, pour avancer. Ceci est, pourtant, du ressort exclusif du Président de l’Assemblée Nationale, quoi qu’il soit de la majorité. La police de débats et la sérénité des esprits dans la salle sont tributaires de son attitude.
Or, là-dessus, Boshab aurait réussi, semble-t-il, son examen de passage. Il ne lui resterait qu’à réussir le dernier pari ; celui consistant à imprimer un rythme aux travaux ainsi consignés au calendrier adopté hier, en plénière. Travaux qui, soit dit en passant, exigent que les Députés aussi bien de la majorité que l’Opposition se coupent en quatre morceaux, pour tenter de récupérer le retard. Au-delà des arriérés législatifs au nombre desquels, l’on compte plusieurs projets des lois, les Députés ont retenu de nouvelles matières.
Une motion d’interpellation de Muzito Adolphe, le Premier Ministre et Dauphin du Patriarche Antoine Gizenga Funji, le gourou du Parti Lumumbiste Unifié, deux motions de défiance contre deux ministres dont Alexis Thambwe Mwamba, des Affaires Etrangères. Ainsi qu’une série de rapports d’enquêtes parlementaires restées jusqu’à ce jour, non auditionnés. A cela, il faudrait également ajouter des questions orales, des questions écrites et les autres éventuelles motions devant intervenir, à tout instant, durant la session. C’est aussi le cas de matières liées aux missions de contrôle de la Cour des Comptes dans les entreprises publiques, à travers le pays. Sans compter les dossiers relevant de la cuisine interne, pour la gestion de la chambre basse.
Des réunions de la conférence des Présidents, des commissions parlementaires et groupes parlementaires bouffent énormément du temps. Si bien qu’il est à parier de bondir, là où le Bureau sortant pirouettait autour du pot. De la discipline, il en faut une, pour se rattraper. Les Députés sont, apparemment, conscients de l’enjeu. Après tout, il y va de la crédibilité de cette institution législative, aux yeux du peuple congolais. La Prospérité
27 avril 2009
TSUNAMI A L'AMP... Remaniement imminent du Gouvernement : Mobutu Nzanga et ses lieutenants menacés... UDEMO OUT !
A l’Alliance de la Majorité Présidentielle, l’on ne jure plus que sur le Palu de Gizenga et Muzito, pour le triomphe aux prochaines échéances électorales. L’Udemo de François-Joseph Mobutu Nzanga paierait ainsi les frais de son obstination à aligner ses propres candidats dans la course de succession à la série Kamerhe, au strapontin de la chambre basse du Parlement.
Le pacte conclu à la veille de la présidentielle d’octobre 2006 serait donc devenu caduc, au terme de l’évaluation amorcée, le mercredi 22 avril dernier, à la nouvelle coalition ressoudée : AMP-PALU. Le GPI ne restera pas, non plus, impuni. Tous ses ministres et vice-ministres sont également visés, à cause de l’attitude versatile de Modeste Bahati Lukwebo, le Président du GPI et Questeur sortant de l’Assemblée Nationale. Dans la foulée, l’AMP, dans son souci de jouer une nouvelle carte, veut discipliner ses membres. Un remue-ménage risque d’emporter quelques-uns, dans la tourmente. Au Panu, André-Philippe Futa affûte ses armes. Trois de ses Députés sont à la porte, pour infidélité. Au Pprd, le dossier Kamerhe est toujours sur table.
Les juristes s’y penchent. Le pire était plutôt à venir. Après la longue bataille contre Kamerhe, ce n’est pas fini. Boshab qui préside ce lundi 27 avril, sa toute première plénière à l’Assemblée Nationale, avec l’ensemble de ses collaborateurs élus, n’a pas encore fait ses adieux au Pprd, son parti. Il continue à y expédier les affaires tant que son successeur demeure, pour le moins que l’on puisse dire, un oiseau rare. Et, pourtant, des noms circulent déjà au bout de lèvres. L’un des plus cités, c’est celui de Bongeli, le professeur. Même si jusqu’ici, aucun acte politique solennel ne le certifie comme tel. A l’AMP-PALU, c’est l’évaluation.
L’opération a pris ses racines le mercredi 22 avril dernier, au siège de l’AMP, où il fallait évaluer qui a fait quoi, pour l’élection du ticket Boshab-Mbuku, à la chambre basse du Parlement. Un comité ad hoc y travaille laborieusement afin de livrer les secrets de ses délibérations, dans les toutes prochaines heures. Au Pprd, l’ombre de Kamerhe hante, malencontreusement, les esprits. Son dossier est, lui, toujours sur table. Bien que démissionnaire de la chambre basse, Kamerhe va-t-il être du Pprd ou pas, au regard de tout qui s’est passé ?
La question passe au crible de dispositions statutaires et constitutionnelles, avant d’agir. Les juristes s’y penchent. D’où le temps qu’elle risque de prendre ; le Pprd voulant cerner tous les contours, avant de lever la dernière option. A l’horizon, une lueur de désespoir envenime les relations entre l’AMP et l’Udemo. Du coup, François-Joseph Mobutu Nzanga, l’actuel Vice-Premier Ministre chargé de Besoins Sociaux de Base, et l’ensemble de ses lieutenants au gouvernement, sont menacés d’être chassés. Il semble que le fait, pour l’Udemo, de maintenir ses candidats dans la course, lors de l’élection des membres du Bureau de la chambre basse, aurait été perçu comme une trahison. Et donc, une renonciation tacite à l’accord. C’est la raison pour laquelle l’AMP veut tirer toutes les conséquences, lors de l’imminent remaniement de l’équipement gouvernementale.
Le GPI de Bahati est, pour sa part, visé. Ses ministres et vice-ministres feront les frais de l’obstination affichée de leur Président Modeste Bahati, à se présenter à sa propre succession, à la Questure de l’Assemblée Nationale, contre le gré du cénacle de l’AMP qui avait, plutôt, plus d’une fois, émis des réserves. A l’AMP, la quiétude n’est pas la panacée des uns et autres. Le Panu est en pleine crise. André-Philippe Futa a frappé. Trois de ses Députés qui avaient adhéré au courant réformateur de Kamerhe sont exclus, pour indiscipline. Nettoyage systématique dans les entreprises publiques Si le schéma tient, le nettoyage se fera partout. Il sera systématique. Après le gouvernement, ce sera le tour des entreprises publiques. Plusieurs postes actuellement occupés par des personnes issues de ces groupes épinglés, l’Udemo, GPI… seront déclarés vacants. La coalition AMP-PALU veut se radicaliser, dans la gestion de ses intérêts jusqu’au bout de la législature. Tous les recommandés de Kamerhe à différents postes n’échapperont pas, à la chasse. L’inventaire est en cours.
LPM
La traversée du désert... de Vital Kamerhe
Après sa démission de ses fonctions de président de l'assemblée nationale, Vital Kamerhe est sous les feux depuis un certain des critiques et des attaques de son propre camp c'est à dire l'AMP composé des personnages douteux que les congolais résignés, assistent à un spectacle désolant. Pendant ce temps, ses soutiens eux, urrissent des appréhensions quant à leur avenir politique après le départ de Kamerhe.
Mais lui est celui qui dispose du charisme le plus fort de cette nouvelle génération des policitiens congolais. Vital Kamerhe appartient désormais au casting incontournable de la "RDC moderne". Quelques épreuves testeront sa tenacité et son retour sera alors que plus performant.
Quelques faucons de l'AMP tel que Olivier Kamitatu, qui est passé maître dans l'art de manipuler les autres afin d'obtenir ce qu'il veut, le bouillant ministre de la communication Lambert Mende Omalanga, des mobutistes purs jus tel que Koyagialo, le patron de presse Tryphon Kin-Kiey Mulumba...tous en veulent à Vital Kamerhe pourtant c'est lui les a recrutés pour le compte de Joseph Kabila pendant la campagne présidentielle de 2006 . Aujourd'hui ils veulent l'éliminer de la scène politique. Leur archenement est une stratégie machiavélique pour avoir plus d'influence dans l'entourage du chef de l'Etat. Et surtout leur sentiment d'impunité est tel qu'ils sont intimement persuadés qu'il ne se produira jamais rien de fâcheux pour eux dans le pays dont ils ont si bien su s'emparer.
Si l'on ajoute à tout cela le mode de financement politique, qui distribue l'argent public aux députés en place et ne permet donc pas l'émergence de formations nouvelles, on obtient un cocktail qui n'attend plus qu'une étincelle pour exploser. Est-ce parce que les politiciens, les dirigeants des médias et les éditorialistes sont stupides qu'on en est arrivé au point où la jeune démocratie est menacée ?
Ils sont tout simplement inconscients de ce qui se passe dans le pays parce qu'ils vivent autrement que le peuple. Ils ne se fréquentent qu'entre eux, ne croient que dans les mots et les formules qu'ils utilisent entre eux, ils passent leurs week-ends et leurs vacances entre eux, ne trompent leur femme ou leur mari qu'entre eux, leurs enfants vont dans les mêmes écoles.
« Nous continuerons à nous battre contre ces gens à l'intérieur de l'AMP et nous ferons tout pour que cela n'arrive plus », promettait un député de la majorité qui a requit l'anonymat,commentant ainsi l'affaire Kamerhe.
En effet, l’AMP avait décidé de destituer le président de l’Assemblée nationale par une motion à la prochaine plénière. Kamerhe avait osé critiquer l'accord passé en janvier, hors session parlementaire, entre le président de la République Joseph Kabila et son homologue rwandais Paul Kagamé pour mener des opérations militaires conjointes à l'est de la RDC. Les faucons de l'AMP font tout pour écarter un sérieux concurent pour conserver ou mieux étendre leur pouvoir.
Evidemment, ils se trompent. Les cimetières de l'histoire sont emplis de classes dirigeantes déchues à la suite de défaites militaires ou de crises économiques et sociales. C'est pratiquement la dernière garantie qu'ils lui restent. La rue de Kinshasa prédit déjà qu'on entendra encore parler de Vital Kamerhe.Quant à une éventuelle traversée du désert, son entourage a dit la revendiquer plus que la craindre. Congo Inter
26 avril 2009
LOSAKO TV: L'ÉGLISE ET LE SEXE.. SÉSAME OUVRE TOI.. VEUX DIRE YA MOLIMO TE, MAIS YA MOSUNI, MAIS QUELS MISUNI ? MASOLO YA KATI !
ES-TU BIEN SERVI AU LIT ? (1) L'AMOUR CHARNEL AU CENTRE DE LA VIE DE COUPLE
LE SEXE EST HYPER IMPORTANT DANS UN COUPLE... DE MÊME QUE LA COMMUNICATION
KOTAKOLI NA KATIMINI YA CORINTHIEN 1, 2, 3
"EBUTELI NZETE NA EKATELI KAKA SOKI MBUMA SUKALI EKOMELI... PONA EKOTISELI NA EKABOLANI ELAMU" O.M
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EN EFFET LE SEXE SUBLIMÉ PAR L'AMOUR NOUS DONNE UN CERTAIN AVANT-GOÛT DU SOMMET DE L'EXISTENCE, DE LA BÉATITUDE VERS LAQUELLE TEND TOUT NOTRE ÊTRE...
LES HOMMES NE SOYEZ PAS ÉGOÏSTES... SEPELISA MAMAN NDE... LOBA LOBA VÉ, SALA SALA NDE... KAKA YO, HEIN ?
BA TATA OYO YA ZAMBA NA BA 2 GARDES DU CORPS, BA MAMANS BALOBI HEIN... EBUTELI NZETE NA EKATELI KAKA SOKI MBUMA SUKALI EKOMELI... PONA EKOTISELI NA EKABOLANI ELAMU !
BOLANDA MATEYA... VEUX DIRE QUE YA MOLIMO TE, MAIS YA MOSUNI... MAIS QUELS MISUNI ?
BON DIMANCHE A TOUS... EYENGA ELAMU !
O.M... EBENDE KUTU EZA PETE...VEUX DIRE QUE MOSILISI MOKUSA YA LIYANZI HUM !






