24 mars 2009
La plénière du mercredi 25 mars : l’incertitude
Le rendez-vous à mercredi 25 mars à l’Assemblée nationale risque de ne pas avoir lieu. Décidée par la Conférence des présidents, cette plénière pourrait être décalée de 24 heures. La raison ? L’arrivée du président français, Nicolas Sarkozy, et le climat morose qui prévaut encore au sein de la Chambre basse.
Lors de la Conférence des présidents à l’Assemblée nationale, il a été décidé que la prochaine séance plénière ait lieu le mercredi 25 mars.
A l’ordre du jour, figurent bien sûr la « question de la démission » du président de l’Assemblée nationale, le renouvellement du bureau. Mais également la double motion d’interpellation à l’endroit du Premier ministre sur la situation générale du pays et l’absence du gouvernement lors de la séance d’ouverture de la présente session parlementaire.
Cependant, à 24 heures de cette plénière, il n’est pas certain que cette plénière puisse avoir lieu. La première raison avancée, c’est qu’ au sein de l’Alliance de la majorité présidentielle, AMP, il est question de mettre certaines choses au point. Aussi, nombreux sont ceux qui souhaitent que la plénière soit reportée à une date ultérieure.
Or, cette décision ayant été prise par la Conférence des présidents, il n’y a que cette instance qui est habilitée à accéder ou pas à cette demande. Aucune décision contraire n’était encore tombée jusque là. La plénière est fixée toujours mercredi à partir de 9h00’
Le discours académique de Sarkozy
La deuxième raison est liée à l’arrivée du président français, Nicolas Sarkozy, à Kinshasa, en visite de travail de quelques heures. Il est attendu le 26 mars.
Au cours de son séjour dans la capitale congolaise, le programme initial prévoyait qu’il prononce un discours académique au Parlement, devant le Congrès. C’est-à-dire, l’Assemblée nationale et le Sénat réunis.
Mais à en croire les dernières supputations, ce programme subirait de changement. Le président français ne s’adresserait plus devant le Congrès, mais irait au Sénat pour parler de la coopération entre la France et la République démocratique du Congo. Mais surtout s’attarder sur le «Plan Sarkozy » qui a soulevé de la désapprobation dans la communauté congolaise, tant au Congo qu’à l’étranger. Une marche pacifique de protestation avait d’ailleurs été organisée les 13 et 14 février à Paris. A cet effet, le président français avait préalablement apporté des précisions, dans une interview accordée à la presse congolaise, sur les propos qu’il avait tenus lors de l’échange de vœux avec des ambassadeurs accrédités en France.
Il s’appesantirait certainement sur son schéma visant à apporter la paix, la sécurité, la stabilité et relancer le développement dans la région des Grands Lacs. C’est-à-dire, comment pense-t-il réaliser « le partage des ressources congolaises » avec les pays voisins.
Ce changement de dernières minutes, vous conviendriez avec nous, serait dû à la situation tumultueuse qui prévaut au sein de l’Assemblée nationale. Pour éviter certaines interprétations sélectives susceptibles d’engendrer d’autres frustrations tant le bras de fer « AMP- Kamerhe» se poursuivrait, le président français ne s’adresserait qu’aux sénateurs.
Qu’à cela ne tienne. Dans les coulisses de l’Assemblée nationale, on ne voudrait pas du tout rater une telle belle occasion. Si jamais ce changement intervenait, l’on envisage que la plénière soit reportée à jeudi. Ce qui permettra aux députés de constituer une délégation qui rendrait des civilités au chef de l’Etat français.
Mais selon le député Roger Lumbala, président du Groupe parlementaire ODR, dans une déclaration à Radio Okapi, un mémorandum sur la situation générale du pays a été initiée par lui. Aussi, sera-t-il question de le remettre au président français.
Comme on peut le constater, les esprits ne se sont pas encore calmés au sein de l’Assemblée nationale. Une situation qui risque de perturber fortement le programme du séjour du chef de l’Etat français. Mais également le cours normal de la présente session parlementaire. Le Potentiel
RDC: 200 ONG appellent Kabila à "mettre fin" aux attaques contre l'Assemblée
Plus de 200 ONG congolaises et internationales ont appelé lundi le président de la République démocratique du Congo (RD Congo) Joseph Kabila à "mettre fin" aux attaques contre l'Assemblée menées "sur ordre des membres de la coalition" au pouvoir.
"Nous en appelons à votre intervention personnelle et vous prions duser de vos prérogatives de garant de la Constitution et de chef politique de lAMP (coalition majoritaire) pour mettre fin à tous les actes dintimidation et de menace qui minent lindépendance du Parlement", écrivent ces ONG dans une lettre ouverte au président Kabila, dont l'AFP a reçu copie à Kinshasa.
Une crise s'est ouverte à l'Assemblée nationale depuis que la démission de son président, Vital Kamerhe est exigée par l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) qui lui reproche d'avoir désavoué le président Kabila, en qualifiant de "grave" l'entrée le 20 janvier des soldats rwandais dans l'est du pays, après un accord entre Kinshasa et Kigali.
La démission de M. Kamerhe, membre de l'AMP et longtemps considéré comme un proche de Kabila, doit être à l'ordre du jour, cette semaine, de la prochaine séance de l'Assemblée.
"Ce conflit a déjà donné lieu à des abus des droits humains par le gouvernement qui a procédé à des arrestations arbitraires des défenseurs des droits de lhomme et des étudiants", constatent ces ONG, 200 congolaises et quatre internationales dont Human Rights Watch et International Crisis Group.
Elles craignent que ces incidents débouchent sur un "climat favorable au recours à la répression par les forces de sécurité et de police" et se disent "convaincues que ces actes (...) auront des conséquences négatives sur lindépendance du Parlement et sur sa capacité à exercer efficacement son contrôle sur lexécutif comme le prévoit larticle 100 de la Constitution".
Ces ONG exhortent le président Kabila à "veiller à ce que la recherche dune cohésion politique au sein du groupement politique AMP ne puisse se faire au prix de lintérêt général et du droit des Congolais à une démocratie vibrante".
L'ONG congolaise "Journaliste en danger" (JED) avait "vigoureusement" dénoncé vendredi la multiplication des atteintes par les autorités à la liberté d'expression des medias couvrant la crise à l'Assemblée, demandant au gouvernement de "mettre fin à toutes les tentatives d'instauration de la pensée unique".
Les laïcs catholiques s’en mêlent.. "la démission du Bureau de l’Assemblée nationale est un signal fort d'un acte de corruption"
C’est vraiment un pavé dans la marre que vient de jeter l’église catholique dans la crise à l’Assemblée nationale. Les conférenciers réunis en atelier organisé par la Commission épiscopale pour l’apostolat des laïcs ne sont pas allés par quatre chemins.
Pour eux, la démission en cascade au Bureau de l’Assemblée nationale est un signal fort d’un acte de corruption. Présent à cet atelier, Christophe Lutundula, Premier Vice-Président démissionnaire du Bureau de la chambre basse, a invité ses pairs acteurs politiques chrétiens à faire une démarcation nette entre l’engagement politique et la foi chrétienne. Et de dire que lorsqu’une famille politique demande à un de ses membres de démissionner, il n’y a rien qui contrarie la foi chrétienne. Il n’y a plus de doute. L’église catholique se mêle à la crise qui agite l’Assemblée nationale.
A l’occasion d’un atelier organisé à Kinshasa par la Commission épiscopale pour l’apostolat des laïcs (CEAL), et dont la toile de fond a porté sur l’engagement à mener une lutte contre la corruption, les conférenciers, recrutés parmi les acteurs politiques catholiques venus de toutes les tendances politiques confondues, ont parlé de la corruption dans la démission en cascade au Bureau de l’Assemblée nationale. Pour quiconque sait lire entre les lignes, cette position avait tout l’air d’un véritable boulet en plein visage de Christophe Lutundula, Premier Vice-Président démissionnaire de l’Assemblée nationale, présent à cet atelier qui duré pendant trois jours.
En réaction à cette prise de position de ses pairs chrétiens réunis en atelier, Christophe Lutundula, les a invités à faire une démarcation nette entre un engagement politique et la foi chrétienne. Pour lui, lorsqu’une famille politique demande à un de ses membres de démissionner, il n’y a rien qui contrarie la foi chrétienne. Le débat est relancé Il faut dire, sans pointer quelqu’un du doigt, que la position adoptée par l’église catholique concernant la crise à la chambre basse du Parlement, avec la démission des membres du Bureau de cette institution, vient de relancer le débat sur la place publique.
Du conflit dont certains disent, à tort ou à raison, de supposer entre Vital Kamerhe et Joseph Kabila, l’on en vient à des actes de corruption dont l’église catholique, par la bouche de l’Abbé Ambroise, Secrétaire de la CEAL, dit pernicieux en ce qu’ils contribuent à enrichir certains et à appauvrir d’autres. Plébiscite ou non de Kamerhe Le plébiscite ou non de Vital Kamerhe, l’actuel Président de l’Assemblée nationale, sera confirmé aujourd’hui ou demain, à la plénière de l’Assemblée nationale. Adversaires et partisans de ce dernier vont s’empoigner pour faire valoir leur décision. Les uns pour son départ et les autres son maintien.
Tout compte fait, c’est probablement le vote à bulletins secrets qui devra trancher. Chaque camp a déjà affûté ses armes et bombé ses muscles, pour ce faire. L’AMP, qui ne jure que pour le départ de Kamerhe, a déjà montré de quoi elle est capable avec près de 306 députés à son actif ; ceux-là qui ont signé, le 15 mars 2009, à la veille de l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée nationale, la motion de désaveu.
D’ailleurs, les tractations se poursuivent pour tenter de ratisser large. Du côté de Vital Kamerhe, c’est plutôt le silence, dont lui-même vantait par ailleurs, les mérites. Ce silence, disait-il, est une arme efficace, qui pousse ses rivaux à s’agiter davantage pour chercher à se rassurer de leur victoire au bout du compte. Bien qu’il n’ait pas encore levé l’option définitive quant à sa démission, il reste à noter qu’il a ramené tout le monde au respect de la Constitution et au principe de parallélisme de forme.
Certains allèguent d’ores et déjà que Vital Kamerhe a grignoté quelques points à ses contradicteurs de son parti, le PPRD, et de toute la coalition majoritaire. La Prospérité
Découpage du Nord-Kivu : attention au piège
Le processus de Nairobi III a pris fin. Il a été sanctionné par la signature d’un compromis de paix : « Accord de Ihussi », du nom de l’hôtel à Goma où s’est déroulée cette cérémonie importante. Un autre pas positif vers la paix vient d’être franchi, consacrant officiellement la fin de la « guerre du Nord-Kivu ». Mais signer un accord est une chose. Préserver les acquis de cet accord en est une autre. Quels sont les problèmes de fond qui ont été résolus ? Comment a été envisagée la cohabitation pacifique entre les différentes ethnies, sans susciter l’intervention des pays voisins, pour ne plus ressusciter les mêmes causes qui produisent les mêmes effets ? Interrogations pertinentes dans la mesure où dans la foulée des pistes de solutions, l’on propose le découpage territorial du Nord-Kivu. Attention au piège.
Raymond Tshibanda, ministre à la Coopération internationale et régional, Désiré Kamanzi, président national du Congrès national pour la démocratie et le développement, CNDP ; Général Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria et Envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, chargé de la Facilitation internationale, ont procédé hier après-midi à Goma, à l’Hôtel Ihussi, à la signature de l’Accord de paix. Cet accord met un terme, officiellement, à la guerre du Nord-Kivu, formalisant ainsi le cessez-le - feu du 5 janvier 2009.
Prenant la parole en cette circonstance, Julien Paluku, gouverneur de la province du Nord-Kivu, s’est réjoui de la fin heureuse du processus de Nairobi III. Aussi, à partir de l’« Accord de Ihussi », du nom de l’hôtel où a été signé cet accord, les concepts « groupe armé et rébellion armée » sont bannis. Désormais, il est question de la « lutte politique ».
Il est important de rappeler qu’après la fin de l’opération «Umoja Wetu», avec la participation des forces rwandaises aux côtés des FARDC, le processus Nairobi III avait repris à Goma. Dans un premier temps, les deux parties, Gouvernement et CNDP, étaient parvenues à un préaccord. Ce document avait été soumis à l’appréciation du Président de la République, Joseph Kabila Kabange, et le médiateur de l’ONU, Olusegun Obasanjo. Les questions prévues ont été débattues dans deux commissions : la Commission politique, sécuritaire, juridique et administrative. La seconde est la Commission sociale et humanitaire. La cérémonie d’hier lundi à Goma prouve que les deux parties sont parvenues à un accord.
Signer un accord, c’est bien : Préserver les acquis de cet accord, c’est mieux. Ce rappel important tient à rafraîchir la mémoire de toutes les personnes que « tout accord contient un piège ». Aussi, la question est celle de savoir la nature des «questions de fond» qui ont été discutées et les solutions trouvées pour éviter que les mêmes causes reproduisent les mêmes effets.
L’on se souviendra, dans une note interne remise à la MONUC, le CNDP formulé huit recommandations dans son cahier de charges. Il s’agit des négociations directes avec le gouvernement de Kinshasa, de la renégociation de tous les contrats chinois signés par le gouvernement congolais avec les entreprises chinoises, de la cessation de la coopération par le gouvernement, avec les FDLR, de la protection des minorités ethniques de la RDC, de l’intégration des combattants du CNDP dans les FARDC, de l’intégration au sein de l’administration, d’une promotion de la bonne gouvernance et du travail de Nkunda dans l’armée.
Lors de la cessation des hostilités le 5 janvier 2009, plusieurs de ces revendications soulevées à l’époque de Nkunda avaient trouvé progressivement solution. Allusion faite aux négociations directes, à la renégociation des contrats chinois, à la fin de la coopération avec les FDLR à travers l’opération «Umoja Wetu», l’intégration des combattants au sein des FARDC. Restaient la protection des minorités de la RDC, le cas Nkunda et la bonne gouvernance.
Toutefois, après le limogeage de Nkunda, Désiré Kamanzi a fait allusion à la Conférence nationale de réconciliation qui regrouperait toutes les ethnies. Apparemment, ce sont des questions qui ne posent pas problème. Les autorités de Kinshasa peuvent se faire violence dès lors que la paix a aussi un prix à payer. L’ouverture politique ou l’intégration au sein de l’administration peuvent être examinées attentivement sans donner lieu aux mêmes causes qui reproduiront les mêmes effets alors que la Constitution a résolu la question des minorités.
Mais voilà qu’au moment où ne négociait cet accord, des esprits fertiles ont élaboré un document comme « l’une des pistes de solutions à la situation qui prévaut au Kivu ». Cette piste de solutions préconise le découpage territorial de la province du Nord-Kivu pour créer une nouvelle province, sur base «sociologique». Un document daté du 2 décembre 2008 et qui aurait été certainement remis à la facilitation internationale pour le secrétaire général de l’ONU.
Les provinces du Grand Nord et Grand Sud
Selon cette proposition, il faudra, en définitive, lors du découpage territorial, envisager la création de deux provinces : Grand Nord qui regrouperait Beni et Butembo, et Grand Sud qui comprendrait les zones de Masisi, Rutshuru et Walikale.
Dans le premier cas, ce sont les personnes de l’ethnie nande qui y abriteraient, et dans le second, les Hunde, Hutu et Tusti. A en croire les auteurs de cette proposition, l’obsession de domination des ethnies autres que les minorités hutu-tusti serait à la base des conflits fonciers et ethniques. Pour mettre fin à cette rivalité, la solution passerait par la prise en compte de cet aspect sociologique qui aurait été négligé pendant la IIème République.
Mais d’autres analyses trouvent qu’il s’agit là d’un piège au regard des intérêts économiques dans la partie de Masisi, Rusthuru et Walikale qui recèle de beaucoup de minerais. Et toujours sur cette base sociologique, un rapprochement pourrait s’effectuer avec les pays voisins au risque de voir cette partie échapper au contrôle du pouvoir central et provincial de l’actuelle province du Nord-Kivu. Ce qui nous fait penser au « Plan Sud Soudan » de Museveni qui devrait aboutir à l’autonomie des provinces du Kivu et Orientale.
Tel est le danger qui se profile à l’horizon. Comme pour dire justement que l’on n’est pas encore totalement sorti de l’auberge.
Au fait, si Kinshasa doit se faire violence, il revient à d’autres parties, particulièrement à tous les ressortissants du Kivu d’en faire autant. Comment peut-on prôner la réconciliation nationale et s’appuyer sur des « considérations sociologies » pour ne pas dire ethniques pour réclamer le renforcement de la réconciliation nationale.
Aujourd’hui, les Congolais doivent avant se retrouver ou se réconcilier autour d’une même identité : Congolaise. Et non d’abord autour de l’ethnie avant de se dire congolais. C’est vouloir une chose et son contraire à la fois.
Et pourtant, les guerres du Kivu devraient tourner définitivement cette page de la montée en force de l’ethnicisme à la base des conflits armés, non pas seulement en RDC, mais dans toute l’ Afrique des Grands Lacs. La convivialité tant recherchée ne peut s’obtenir que dans la compénétration et non dans la ségrégation. Avec un pays qui compte plus de 450 ethnies, privilégier ce genre de découpage est un suicide collectif. Dire que la RDC devrait s’inspirer des Etats-Unis qui est une mosaïque de tribus. L’Amérique est une et indivisible. La RDC doit l’être.
Il est un fait que les différentes guerres en RDC ayant des enjeux économiques, ce sont les richesses du Kivu qui donnent cette inspiration de si mauvais goût, suscitent des convoitises. Au risque bien sûr de faire le lit de la balkanisation de la République démocratique du Congo.
RDC: Kinshasa et la rébellion signent un accord de paix à Goma (?)
Le gouvernement de la République démocratique du Congo et la rébellion du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) ont signé un accord de paix lundi à Goma (est).
Cet accord prévoit la transformation du CNDP en parti politique, la libération des membres de l'ex-rébellion détenus par les autorités de RDC et la promulgation par Kinshasa d'une loi d'amnistie des anciens rebelles, selon le document dont l'AFP a reçu copie.
Le document a été signé à Goma, capitale du Nord-Kivu, une province de l'est du pays particulièrement touchée par la guerre civile.
Le médiateur dans ce conflit, l'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo était présent à Goma ainsi que le représentant de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc), Alan Doss.
Son nouveau président, Désiré Kamanzi, représentait le CNDP et, côté Kinshasa, le ministre congolais de la coopération internationale et régionale Raymond Tshibanda était également sur place.
Le traité de paix prévoit que "le CNDP s'engage à se muer en parti politique et à remplir les formalités légalement requises à cette fin" et qu'il "s'engage à poursuivre dorénavant la quête de solutions à ses préoccupations par des voies strictement politiques et dans le respect de l'ordre institutionnel et de l'ordre de la République".
Pour sa part, le gouvernement de Kinshasa s'engage à procéder à la libération des ex-rebelles prisonniers et "à assurer leur rapatriement dans leurs lieux d'habitations".
"En vue de faciliter la réconciliation nationale, le gouvernement s'engage à promulguer une loi d'amnistie couvrant la période allant de juin 2003 à la date de sa promulgation et ce conformément au droit international", poursuit le document.
Le CNDP, dirigé alors par Laurent Nkunda, avait débuté sa rébellion dans les collines du Kivu en juin 2003 jusqu'à la défection de ses commandants le 16 janvier 2009, passés dans le camp de Kinshasa.
Les parties ont aussi convenu "du principe de la création d'une police de proximité entendue comme branche de la police nationale congolaise, à l'écoute du peuple et au service de celui ci".
Le président Obasanjo a félicité les signataires car ils "ont fait preuve de culture de la paix et non de celle de la violence".
La situation militaire dans le Nord-Kivu s'est stabilisée depuis le passage des commandants du CNDP dans le camp de Kinshasa et l'arrestation au Rwanda le 22 janvier de leur chef, Laurent Nkunda.
L'opération conjointe de pacification entre les armées rwandaise et congolaise menée du 20 janvier à fin février a repoussé les rebelles hutus rwandais du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR) vers l'ouest et le nord du Nord-Kivu, sans les réduire.
Les FDLR harcèlent l'armée congolaise, provoquant le déplacement forcé des civils vivant aux alentours.





