17 mars 2009
LOSAKO TV: PROPAGANDE ANTI-KAMERHE... RTNC, L'ARME KABILISTE DU MENSONGE ET DE LA DÉSINFORMATION
La désinformation est en marche, la RTNC "chaîne nationale PRO-Kabila" par l'intermédiaire de son journaliste Zacharie Bababaswe, accuse le président de l'Assemblée Nationale M. Kamerhe d’être « de connivence » avec Nkundabatware Mihigo l'ex-chef rebelle tutsi rwandais du CNDP et des officiers rwandais pour destabiliser la RD Congo !
Une imposture de plus !
Non seulement RTNC n'est plus une chaîne nationale, par les intervenants et le contenu très Kabilo-communautaristes, mais sans doute l'un expliquant l'autre, l'inversion de la vérité y est devenue monnaie courante, tout est mis en oeuvre pour nous faire accepter l'intolerable manipulation face à l'inacceptable, la politique militaire et meurtrière de Joseph Kabila, la tutsirisation de la société congolaise, avec ses non-valeurs et sa brutalité ! Et pour nous faire redouter les "périls" qui menacent la République Démocratique du Congo, créés de toutes pièces à des fins de domination !
La désinformation est l'ennemie Public N°1 des citoyens
L'utilisation de la RTNC pour la désinformation, ruse et mensonge est connue depuis des années, mais, ces derniers jours, elle atteint des sommets jamais atteints précédemment. Les rapports mensongers publiés dans la presse PRO-Kabila ou par l'intermédiaire de ses porte-parole dans les médias nationaux ont un double objectif : d'un côté délégitimer tous les opposants au régime totalitaire-sanguinaire et de l'autre détourner l'attention du peuple Congolais de l'implication directe de Joseph Kabila dans la guerre d'agression rwandaise avec l'occupation du Kivu et de pillage au Congo (1996-2009).
L'ensemble des mensonges de l'AMP est inquiétant, et ceci particulièrement quand on sait qu'un mensonge que l'on répète finit par prendre des allures de vérité, même s'il n'est absolument pas fondé. Mais une chose est plus inquiétante encore, c'est la volonté des médias nationaux de se faire l'écho des allégations outrancières de l'AMP, sans prendre le soin de vérifier leur véracité, tout en sachant que dans de nombreux cas, il s'agit d'affirmations non fondées. Les démentis, quand ils ont lieu, n'ont jamais la même valeur que les premières publications et ne font que réduire les dégâts sans réellement rétablir la vérité.
Tout cela sent la préparation d'un conflit majeur... la BALKANISATION DE LA RD CONGO !
La première étape étant toujours, grâce à l'utilisation de médias complices, criminels - ne sont-ils pas aux mains de fau-cons kabilistes ? - la propagande médiatique ! Pour mieux nous faire accepter l'intolérable !
Que voit-on quand on regarde les nouvelles du Congo à la télévision nationale ? Sont-ce des nouvelles ou des mises en scène kabilistique ?
Honte à RTNC qui à chacune de ces émissions, travaille à conforter les fau-cons du kabilisme en place qui sont nos oppresseurs ou nos fossoyeurs ! Basta les émissions faire-valoir, de propagande, ne visant qu'à nous manipuler pour nous faire accepter l'intolérable ! Ca suffit, RTNC, vous êtes désavoués par les Congolais ! Nous exigeons une information neutre, pluraliste ! Nous vous accusons de partialité envers l'oligarchie militaro-tutsie qui décime la R.D. Congo !
Losako..estime que de tels procédés de désinformation ne sont pas dignes d’une chaîne nationale et paraissent constituer une entorse grave à la déontologie de la profession de journaliste.
Peuple Congolais, ne soyons pas dupes !
O.M droit au but.. ÉCLAIRE L'OBSCURITÉ
Crise à l'Assemblée nationale : l'AMP annonce sa participation à la prochaine plénière
C'est confirmé. La majorité présidentielle qui a boycotté lundi la séance d'ouverture de la session ordinaire de mars de l'Assemblée nationale, sera présente à la prochaine plénière. Et même à la conférence de présidents pour discuter de l'ordre du jour de la présente session. Le porte-parole de cette famille politique l'a dit mardi soir à radiookapi.net
La décision de l'AMP a été prise le même lundi au cours d'une réunion de la plate-forme. Les députés de la majorité participeront bel et bien à la prochaine plénière de la chambre basse. Et, en même temps, le mécanisme de la déchéance de Vital Kamerhe du perchoir du bureau de cette institution est enclaché, a confirmé à Radio Okapi Aubin Minaku, l'actuel porte-parole de l'AMP.
"Nous allons présenter les griefs portés à sa charge devant la plénière de l'Assemblée nationale, il y aura un débat, et au terme de ce débat, nous allons voter/em>". A la question de savoir la majorité parlementaire se présentera également à la conférence de présidents que dirigera Kamerhe, Aubin Minaku a répondu : " Nous ne sommes pas là, nous AMP, pour casser notre Assemblée nationale. Oui, il n'est pas exclu que nous puissions revendiquer nos droits au niveau de la conférence de présidemts."
VITAL KAMERHE NE DEMISSIONNE PAS ET DEFIE L'AMP « que le quorum soit atteint ou pas, la plénière aura lieu »
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Une ambiance hors du commun a régné ce lundi à l’ouverture de la session de mars à l’Assemblée nationale. C’est au milieu d’acclamations nourris des députés et de chants scandés en son honneur que Vital Kamerhe a ouvert la session parlementaire.
Le président de l’Assemblée nationale l’a déclaré dans son discours d’ouverture de la rentrée parlementaire. La session a officiellement démarré ce lundi 16 mars 2009, bien que sur fond de crise. La séance est boycottée par les députés de l’Alliance pour la majorité présidentielle, AMP. Ces derniers continuent à réclamer la démission de Vital Kamerhe, constate radiookapi.net
Dans son discrours inaugural, Vital Kamerhe a fait un petit bilan sur la session écoulée. Un bilan globalement positif, selon lui. A cet effet, le président de l’Assemblée nationale a précisé qu’il faut appuyer sur l’accélérateur afin d’adopter certaines lois restées en suspens. Notamment, les lois relatives à la reforme de la justice, à la décentralisation, et à la création de la Ceni, Commission électorale nationale indépendante.
Sur le plan politique, Vital Kamerhe a aussi parlé de la démission des membres du bureau de l’Assemblée nationale ainsi que de la pétition de quelques députés.
Quand à la démission attendue de Vital Kamerhe, l’intéressé a fait savoir à la plénière qu’il inscrira la question à l’ordre du jour de la prochaine conférence des présidents, sans pour autant en préciser la date. Et la question de sa démission, a précisé le président Kamerhe, sera débattue en toute souveraineté à la plénière de l’Assemblée nationale.
Dans la salle, le quorum est loin d’être atteint. Selon Vital Kamerhe, appuyé par quelques députés présents, on n’a pas besoin de voir le quorum atteint quand il s’agit de l’ouverture d’une session ordinaire comme celle-ci. Plusieurs députés de l’opposition, et aussi certains de l’AMP, sont présents dans la salle.
Pour Vital Kamerhe, le gouvernement ne doit pas se cacher derrière le chef de l’Etat pour ne pas répondre de sa responsabilité devant le parlement. Le président de l’Assemblée nationale interpelle ainsi ceux qui utilisent derrière Joseph Kabila comme bouclier humain.
Et la prochaine étape ?
Lisanaga Bonganga, député de l’opposition qui a favorablement accueilli le discours de Kamerhe, répond : « Après l’ouverture, il dit qu’il va convoquer une conférence des présidents. C’est comme cela que ça se passe. C’est pendant la conférence de présidents qu’on va maintenant régler le problème de l’ordre du jour, et on va emmener ça à la plénière. Il l’a dit, il va poser ce problème de démission. Même son cas et tout. Le discours du président Kamerhe est celui d’un homme d’Etat. »
Présence policière massive autour de l’hémicycle du palais du peuple
Sur place, dans les périmètres du palais du peuple, on remarque l’omniprésence de la police nationale, la fluidité de la circulation et les barrières érigées par cette même police.
Une ambiance inhabituelle est observée ce lundi au palais du peuple à l’occasion de la rentrée parlementaire. Des éléments de la police nationale ont érigé des barrières sur toutes les routes qui permettent d’accéder au siège du Parlement. Le boulevard triomphal est fermé à la circulation. La petite station d’essence Cohydro situé non loin de l’entrée du palais du peuple est fermée. Une invitation est exigée aux journalistes qui viennent couvrir l’évènement. Seuls les députés et sénateurs, les agents de l’administration et des véhicules du corps diplomatiques ont accès au siège du Parlement. Aucun attroupement ne se fait remarquer à cet endroit.
Vers la commune de Kasa-Vubu cependant, au croisement des avenues de l’enseignement et Asosa, on aperçoit quelques personnes qui observent la situation de loin.
KAMERHE - AMP : le bras de fer
Tout juste ce qu’il fallait pour susciter « la colère » des responsables de sa famille politique. Quasiment au même moment, l’AMP se réunissait en son siège. Etaient également présents, les députés de cette plate-forme. Au terme de leur réunion, ils ont décidé de déposer une motion de déchéance, avec effet immédiat, contre Vital Kamerhe, pour faute lourde. 301 des 320 députés nationaux de l’AMP ont signé cette motion. Il n’y a plus autre chose à dire : le bras de fer est engagé entre Vital Kamerhe et l’AMP.
Le droit contre la politique
La partie s’annonce intéressante. D’un côté, Kamerhe qui se veut légaliste pour faire triompher les principes du droit, de l’autre, l’AMP convaincue que devant certaines circonstances, la politique peut avoir le dessus sur l’intransigeance du droit.
Certes, ce qui est peut-être vrai. Mais est-il que toute logique politique finit toujours par s’inscrire dans un contexte juridique pour lui conférer une substance. Tel le cas de cette « motion de déchéance » pour que Vital Kamerhe perde également son mandat de député. Cette motion doit obéir aux prescrits du règlement intérieur de l’Assemblée nationale dont la conformité a été attestée par la Cour suprême de Justice. Donc, une Loi, publiée dans le Moniteur Congolais à l’instar de toutes les autres lois de la RDC. O.M/Radio Okapi/Le Potentiel
Droits et libertés : Floribert Chebeya et ses camarades, libres !
Arrêtés dimanche 15 mars, Floribert Chebeya Bahizire, Dolly Ibefo Mbunga et Donat Tshikaya, respectivement directeur exécutif de la Voix des Sans Voix (VSV)et secrétaire exécutif national du Réseau national des Ongs des droits de l’Homme (Renadhoc), directeur exécutif adjoint de la «VSV» et Chargé de réception au Renadhoc ont été libérés au début de la soirée de ce mardi 17 mars.
Dans un communiqué daté mardi 17 mars, la VSV se réjouit de la remise en liberté des trois activistes des droits de l’Homme. Elle rappelle cependant que les trois hommes ont été «enlevés» par des éléments armés de la police. Des policiers particulièrement brutaux qui ont infligé aux prévenus des «traitements infra-humains» avant de les embarquer sans ménagement dans un véhicule. Destination : siège de l’ANR (Agence nationale de renseignements), en face de la Primature.
On ne pourrait s’empêcher de s’interroger sur la légalité de l’intervention de l’ANR à moins que l’organisation d’une marche pacifique ait été érigée en infraction d’atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat. Après l’ANR, les trois militants ont été acheminés dans la soirée au siège de la tristement célèbre DRGS (Direction des renseignements généraux et services spéciaux) situé à l’ Immeuble Kin-Mazière. Un lieu où la torture est habituellement pratiquée.
«Placés sous le régime d’interdiction de toutes visites, les défenseurs des droits de l’homme ont été gardés en détention dans des cellules séparées, empêchant ainsi toute communication ou échange d’informations entre eux », note le communiqué.
La VSV invite le personnel politique «toutes tendances confondues à privilégier avant tout l’intérêt national et à respecter les prescrits des dispositions constitutionnelles et les instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDCongo en vue de l’avènement d’un Etat de droit».
L’arrestation de Chebeya et ses camarades a ému l’opinion congolaise tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. La RFI et radio Okapi ont plusieurs fois évoqué la question. Le pouvoir kabiliste, réputé pour sa stupidité, s’est tiré une balle au pieds. Dans son allocution prononcée à l’occasion de la rentrée parlementaire, lundi 16 mars, le président de l’Assemblée nationale, le PPRD Vital Kamerhe, n’a pas manqué d’aborder l’interpellation des trois militants de droits de l’Homme : «C’est ici donc le lieu de demander aux services compétents de procéder à la relaxation de tous les activistes de droits de l’homme et toutes les autres personnes qui ont été arrêtées uniquement pour avoir exprimé leur opinion en rapport avec la réconciliation nationale, la démocratie et la présente rentrée parlementaire.»
Quels sont les faits délictueux retenus à charge des trois «prévenus» ? Pourquoi ont-ils été relâché sans avoir été déférés devant une juridiction compétente ? Devrait-on conclure que Chebeya, Ibefo et Tshikaya ont été victimes d’une arrestation arbitraire ? B. A. W.
Ci-après le texte intégral du communiqué de la VSV
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 018/RDC/VSV/CD/2009
Libération de défenseurs des droits humains ; MM. Floribert Chebeya, Dolly Ibefo Mbunga et Donat Tshikaya
La Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) est heureuse d’annoncer la libération ce mardi 17 mars 2009, de messieurs Floribert CHEBEYA BAHIZIRE, Directeur Exécutif de la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV) et Secrétaire Exécutif National du Réseau National des ONGs des Droits de l’Homme en RDCongo (RENADHOC), Dolly IBEFO MBUNGA, Directeur Exécutif Adjoint de la VSV et Donat TSHIKAYA, Chargé de réception au RENADHOC.
Les défenseurs des droits de l’homme ont fait l’objet d’enlèvement à l’issue d’une point de presse sur la crise inter-institutionnelle en RDCongo tenu au siège du RENADHOC sis, n° 1517, avenue Luanga, Q/Ndolo, C/Barumbu. Ils ont été détenus au secret respectivement à l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) et à la Direction des Renseignements Généraux et des Services Spéciaux de la police (DRGS).
Pour rappel, le point de presse avait pour finalité d’annoncer la marche pacifique et le sit-in au Palais du Peuple que la Synergie des ONGs de la Société Civile de la RDCongo a prévu d’organiser lundi 16 mars 2009 en vue de remettre un mémorandum aux présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale pour la sauvegarde de la jeune démocratie RDCongolaise.
Des éléments armés de la police, venus à bord de trois (3) véhicules, ont enlevé les trois (3) défenseurs des droits de l’homme précités à qui, ils ont infligé des traitements infra-humains avant de les embarquer brutalement dans leur mini-bus de couleur blanche puis acheminés au siège de l’ANR située en face de Primature à Kinshasa/Gombe. Ils ont été acheminés dans la soirée au siège de DRGS sis, Immeuble Kin-Mazière à Kinshasa/Gombe.
Placés sous le régime d’interdiction de toutes visites, les défenseurs des droits de l’homme ont été gardés en détention dans des cellules séparées, empêchant ainsi toute communication ou échange d’informations entre eux.
Les réactions suscitées de toutes parts par cet enlèvement des défenseurs des droits de l’homme n’ont cessé de générer des vives tensions au sein de l’opinion publique tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, aggravant ainsi le climat hautement vicié provoqué par la crise inter-institutionnelle observée depuis début janvier 2009.
En outre, l’opinion est choquée de constater la persistance du recours aux méthodes fortes décriées pendant la deuxième république sous le régime du Maréchal Mobutu. Force est de relever l’obstruction tout azimut de la marche pacifique susévoquée par le déploiement impressionnant et massif de forces de sécurité et de la police sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa en général et les voies périphériques conduisant au Palais du Peuple où devait se dérouler l’ouverture de la session ordinaire de l’Assemblée Nationale.
La VSV exhorte la classe politique RDCongolaise toutes tendances confondues à privilégier avant tout l’intérêt national et à respecter les prescrits des dispositions constitutionnelles et les instruments juridiques internationaux ratifiés par la RDCongo en vue de l’avènement d’un Etat de droit.
En définitive, la VSV remercie toutes les personnes physiques et morales qui, de près ou de loin ont œuvré positivement pour la libération des messieurs Floribert Chebeya Bahizire, Dolly Ibefo Mbunga et Donat Tshikaya.
Fait à Kinshasa, le 18 mars 2009.
La Voix des Sans Voix pour les droits de l’Homme (VSV)
Gabon: obsèques d'Edith Lucie Bongo à Libreville, puis inhumation au Congo
Le corps de la Première dame gabonaise Edith Lucie Bongo, décédée samedi au Maroc, sera rapatrié mercredi vers Libreville pour des obsèques, puis sera transféré au Congo, sa terre natale, pour y être inhumé, de source officielle mardi.
"A la demande de la famille Nguesso et dans le souci de s'en tenir au strict respect des us et coutumes Mbochis (ethnie de la défunte), les familles Bongo Ondimba et Sassou Nguesso ont décidé, après concertation, que les obsèques se dérouleront au Gabon et au Congo et que l'inhumation se fera à Edu, terre ancestrale de feue docteur Edith Lucie Bongo Ondimba", selon un communiqué du gouvernement.
Le corps de l'épouse du président gabonais Omar Bongo Ondimba et fille aînée du président congolais Denis Sassou Nguesso devrait arriver mercredi vers 15H00 (14H00 GMT) dans la capitale gabonaise.
"Il y aura des obsèques, un hommage de la Nation et sans doute une veillée funèbre au palais présidentiel", a précisé Max Olivier Obame, un porte-parole du gouvernement à l'AFP.
Jeudi, le corps sera rapatrié vers Edu, le village natal d'Edith Lucie Bongo où se trouve le cimetière familial de la famille Nguesso.
Fille aînée du président congolais Denis Sassou Nguesso, Edith Lucie Bongo Ondimba, 45 ans, avait épousé Omar Bongo Ondimba en 1990. Elle est décédée samedi à Rabat où elle était hospitalisée depuis plusieurs semaines.
Le gouvernement gabonais a décrété un "deuil national" sur le territoire gabonais jusqu'aux funérailles de Mme Bongo.
Madagascar: le président Marc Ravalomanana a démissionné
Le président malgache Marc Ravalomanana a démissionné mardi et transféré ses pouvoirs à "un directoire militaire", ont affirmé à l'AFP sous couvert d'anonymat des diplomates en poste à Antananarivo.
Le chef de l'Etat "a signé une ordonnance" par laquelle il transfère ses pouvoirs à un "directoire militaire", a expliqué un de ces diplomates.
"L'ordonnance signée par M. Ravalomanana transfère les fonctions du président et du Premier ministre à un directoire militaire", selon un diplomate.
Un message d'alerte du consulat de France aux ressortissants français établis à Antananarivo indique par ailleurs: "démission du président, risque de manifestations. Restez vigilants et éviter de circuler la nuit tombée".
Quelques minutes auparavant, le chef de l'opposition Andry Rajoelina était entré dans les bureaux de la présidence au centre d'Antananarivo, suivi de milliers de partisans et salué par les militaires qui avaient pris le bâtiment lundi soir.



