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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

03 mars 2009

Obama et l’indice Dow Jones

627890Peut-on attribuer à Barack Obama la chute récente de l’indice Dow Jones, qui illustre l’incertitude, voire la peur, des marchés financiers? Le Wall Street Journal répond par l’affirmative dans cet éditorial publié dans son numéro d’aujourd’hui. J’en traduis un passage clé :

Les Américains ont accueilli l’ère Obama avec le même espoir que le président a véhiculé pendant sa campagne. Mais après cinq semaines au pouvoir, il est devenu clair que les politiques de M. Obama freinent ou stoppent le processus normal de relance économique. Punissant les entreprises et dilapidant les rares ressources publiques nationales, l’équipe Obama engendre plus d’incertitude et moins de confiance, prolongeant ainsi la récession.

Les démocrates qui dirigent Washington ne veulent pas entendre ceci, parce qu’il est dans leur intérêt d’imputer au président Bush toutes les mauvaises nouvelles économiques.

O.M... Yes chicane !

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AMP-UDEMO: Kamerhe campe, Ngokoso divise !

KabilaGizengaMobutuSi le jeu était facile, l’actuel Bureau de l’Assemblée Nationale serait déjà parti. Le cénacle de l’AMP n’avait peut-être pas cru en la survenance d’une moindre petite résistance de la part d’un Kamerhe, ni d’un Ngokoso. Pourtant, Lutundula, Kalaba, Marc Mvuama, Bahati Lukwebo et Grégoire Katende ont, eux, adopté un profil bas devant les exigences d’une majorité courroucée et déterminée à changer son fusil d’épaules, dans la police des débats parlementaires. L’AMP et l’UDEMO en sont déjà aux communiqués aux accents martiaux.

L’heure a-t-elle sonné le glas du divorce ?

Les accords électoraux ont-ils été jetés à la poubelle ? Sans nul doute, on a secoué le panier qui porte des abeilles. Au Parlement, les Députés s’agitent. Les uns se rangent derrière la position de l’AMP. Tandis que les autres s’en excusent. Ils se disent exaspérés par une certaine dérive totalitariste. Les calculs et ambitions ont surgi sur les éventuels remplaçants de tous les démissionnaires. Du coup, le temps s’est arrêté. L’épée est toujours suspendue sur la tête de Kamerhe dont la démission est réclamée depuis plusieurs jours, par sa famille politique. Un communiqué de l’AMP rappelait, à cet effet, le Pprd à l’ordre.

Comme si le désaveu était insuffisant.

image_file_1140L’UDEMO de François-Mobutu Nzanga était tenue, au terme de ce même communiqué, de tirer au clair la situation de Michel-Eugide Ngokoso, son représentant à la petite chambre du Parlement où il siégeait au poste de Rapporteur Adjoint. Le samedi 28 février dernier, ce parti membre de la coalition affichait ses couleurs, en appelant l’AMP à une concertation préalable dès lors qu’elle croit fondée, l’application d’un minimum de principes et règles des accords entre partenaires politiques. Depuis, l’AMP observe. Peut-être qu’elle prépare une réplique chirurgicale.

A moins qu’elle initie des contacts de coulisse, pour éviter le naufrage. Au fond, l’amour est tellement menacé que l’AMP et l’UDEMO seraient au point de divorcer. Il suffit d’un petit rien, pour que tout flambe et que chacune des parties, aille, dans sa direction. Le temps est peut-être encore à la réflexion. Mais, tout va se jouer avant la mi-mars, dans la capitale. Les derniers essais, si l’UDEMO continue à tergiverser, seraient, pour l’AMP, de s’en débarrasser. L’affaire de la fracture Est-Ouest qu’il fallait combler à l’Equateur du temps des empoignades électorales contre Bemba aurait cédé à un nouveau schème politique. La désintégration de la coalition régnante ferait que l’AMP reste seulement collée au Palu, pour le meilleur et pour le pire.

Les craintes justifiées d’une éventuelle avalanche de réactions, dans l’opinion, sont loin d’être apaisées, au regard de l’avancée des événements. A la limite, l’heure est de nouveau à la comptabilité. Aujourd’hui, on veut savoir qui a amené quoi à la victoire électorale de Kabila, en octobre 2006 ?

Au gré de vagues, l’histoire d’amour serait à son ultime épisode, si les partenaires refusent de se regarder dans les yeux. En tout cas, Ngokoso divise plus qu’il n’unit. C’est la goutte d’eau qui, certainement, va déborder le vase. Les Députés pétitionnaires râlent Ce lundi, dans la matinée, Emery Okundji, l’un des Députés pétitionnaires est monté sur ses quatre chevaux. Il a, en effet, appelé le Président Kabila à sécuriser les élus du peuple, en demeurant l’arbitre, le garant de la nation. Cet appel tentait, au fait, de venir à la rescousse de Kamerhe. Reste à savoir si le Président Kabila qui poursuit sa tournée à l’Est du pays lui tendra l’oreille. Rien n’est impossible. LPM

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Blocage imminent à l’Assemblée Nationale: Les Députés pétitionnaires condamnent la dérive dictatoriale de l’AMP

petition08April2007La dernière réunion du Comité Politique de l’AMP ayant décidé de procéder au changement des membres du Bureau de l’Assemblée Nationale n’a pas plu à tout le monde. Les Députés pétitionnaires, par la bouche de l’Honorable Okundji, voient en cette démarche la dérive dictatoriale de l’AMP qui, en tant que regroupement privé, prend des décisions qu’elle veut imposer aux Institutions de la République à l’instar du Comité Central du Mouvement Populaire de la Révolution de triste mémoire.

Découvrez, ci-après, l’intégralité de la déclaration des Députés pétitionnaires qui porte les griffes de l’Honorable Emery Okundji, membre de la coordination.

Déclaration Politique Relativement à la situation qui prévaut à l’Assemblée Nationale, principalement celles ayant trait à la pétition et du Président de l’Assemblée Nationale, la Coordination des Députés Nationaux signataires de la pétition visant la Convocation de la session extraordinaire de l’Assemblée Nationale constate que :

1. Le Comité Politique de l’Alliance de la Majorité Présidentielle, AMP en sigle, s’est réuni sous la présidence de son Autorité Morale, en l’occurrence S.E Monsieur Joseph Kabila, Président de la République le 22 février 2009. 2. Au terme de cette réunion, il a été décidé entre autres de procéder au changement des membres du Bureau de l’Assemblée Nationale mis en place sur proposition de l’AMP en 2007. 3. Conformément à cette décision, affirme un communiqué de presse émis à cet effet, 5 membres sur les 7 qui composent le Bureau ont démissionné avec effet immédiat, privant ainsi l’Assemblée Nationale de son organe de direction et de gestion. Consécutivement à ces faits, la Coordination des Députés Nationaux signataires de la pétition sus-indiquée : 1. Dénonce haut et fort le fait que le comité politique de l’AMP affirme que 5 membres du bureau de l’Assemblée Nationale ont démissionné avec effet immédiat de leurs fonctions, car il viole les articles 111 alinéas 2 de la constitution et 8 point 5 du règlement intérieur de cette Assemblée qui posent le principe de l’élection de ces membres par la plénière comme l’unique voie à travers laquelle on peut occuper une de ces fonctions. Ainsi en vertu du principe du parallélisme des formes et de compétence, seule cette plénière est habilitée à recevoir, pour en prendre acte ou non, toute démission formulée par un membre du Bureau de l’Assemblée Nationale. 2. Condamne avec la dernière énergie l’intention manifeste et délibérée de l’AMP de vouloir bloquer le fonctionnement harmonieux de l’Assemblée Nationale dans sa mission de contrôler l’Exécutif. En effet, au courant de la pétition des Députés pour la convocation d’une session extraordinaire sur la question de l’entrée des armés Ougandaise et Rwandaise en RDC, l’AMP entend par un stratagème illégale de démission à effet immédiat, empêcher le Bureau de l’Assemblée Nationale de se réunir conformément à l’article 27 du règlement intérieur de cette dernière pour décider de la convocation de cette session ; 3. Affirme que le fait pour le Président de la République, en sa qualité d’Autorité Morale de l’AMP, de présider une réunion au terme de laquelle des décisions violant la Constitution, les lois et règlements de la République ont été prises, cristallise sa participation délibérée à la violation de ces textes légaux ; ce qui le place ainsi dans les conditions de Haute Trahison prévues à l’article 165 alinéas 1 de la constitution ; 4. Condamne sévèrement la dérive dictatoriale de l’AMP, par cela en tant que regroupement privé, elle prend des décisions qu’elle veut imposer aux Institutions de la République à l’instar du Comité Central du Mouvement Populaire de la Révolution ; 5. Prend à témoin la communauté internationale sur ces agissements dignes d’un régime autoritaire de Parti-Etat et donc de nature à saper tous les efforts consentis pour faire de la RDC une République réellement démocratique ; 6. Demande au peuple Congolais de demeurer vigilant pour barrer la route aux velléités de nature à effacer les acquis de la démocratie obtenus de suite des plusieurs sacrifices.

Fait à Kinshasa, le 02/03/2009

Pour la Coordination Honorable EMERY OKUNDJI Député National

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Retrait des troupes ougandaises : Museveni tergiverse... risque d’occupation !

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Partiront, partiront pas ? Les troupes ougandaises sont toujours en République démocratique du Congo. Leur retrait programmé pour fin février a été reporté pour début mars courant. Encore qu’aucune date n’a été fixée. Voilà qui suscite de nombreuses interrogations. Surtout qu’à Kampala, il est de plus en plus question d’obtenir une prolongation auprès de Kinshasa.

Selon le correspondant permanent de RFI à Kampala, dans son intervention captée hier lundi à Kinshasa, les troupes ougandaises n’ont pas encore commencé leur retrait de la République démocratique du Congo. Ce retrait devrait être confirmé lors de l’entretien projeté pour la fin de la semaine passée entre les président Joseph Kabila et Yoweri Museveni. Malheureusement, cette rencontre a été reportée à une date ultérieure. Elle aura lieu probablement au courant de cette semaine.

Toutefois, le correspondant de RFI a ajouté qu’il serait question d’organiser une cérémonie semblable à celle qui a eu lieu à Goma pour les troupes rwandaises. Mais Kampala envisage surtout d’obtenir le « OK » de Kinshasa pour proroger le séjour de ses troupes en RDC. Selon toujours ce correspondant, Kampala estime que les troupes ougandaises doivent rester au Congo encore pendant deux ans. Temps suffisamment nécessaire pour  « anéantir  complètement la LRA ».

Deux ans ? le temps ,écessaire pour occuper un territoire étranger. Voilà le risque de cette sollicitation

Certes, il ne s’agit là que d’une déclaration d’un journaliste. Mais qui ne fait que reporter tout haut ce qui ce dit tout bas à Kampala. L’on se rappellera que le porte-parole de l’armée ougandaise avait vivement regretté la décision de Kinshasa demandant aux troupes ougandaises de mettre un terme à l’opération « Coup de tonnerre » et de regagner leur pays au plus tard fin février. Les autorités ougandaises, surtout militaires, avaient déclaré respecter la décision de la RDC, mais la considéraient de  « précipitée ». Et d’ajouter sur un ton cynique que tant que Joseph Kony n’est pas arrêté, il se réorganisera pour « tuer les Congolais et non les Ougandais ».

Agendas cachés

Cette attitude des Ougandais contraste avec celle des autorités congolaises. En effet, le porte-parole du gouvernement, le ministre à la Communication et aux Médais, Lambert Mende, a été clair à ce sujet : « L’opération «  Coup de tonnerre » a été un succès. Toutes les bases importantes de la LRA ont été détruites, sa puissance de feu réduite, le groupe en débandade et qu’il ne resterait plus qu’une poignée de 200 éléments armés qui se sont retranchés aux confins du Parc de la Garamba, le long de la frontière entre le Congo et le Soudan. Face aux intempéries et à la famine, ils n’ont pas d’autres solutions que de se rendre ou de mourir ».

Cependant, à en croire les informations du Quartier général de l’AFRICOM qui suit de très bien l‘exécution des opérations militaires conjointes, «  Umoja Wetu et Coup de tonnerre », la dernière mission militaire avec l’Ouganda a été un « échec ». Echec dû à la mauvaise élaboration du plan de la mission pour autant que l’ Etat-major général de l’armée ougandaise a été court-circuité. Il s’en est suivi un malaise au sein des officiers ougandais compte tenu des résultats mitigés. Ils reprochent pratiquement au chef de l’ Etat Museveni d’avoir confié cette opération à son propre fils, Lieutenant-colonel de son état dans l’armée.

Affichant un comportement narcissique, Museveni s’en est pris violemment à la Monuc et à Kinshasa de n’avoir pas pris toutes les dispositions pour ne pas mettre en place des « forces zonales ». Celles-ci devraient à la fois soutenir l’action militaire et protéger les populations civiles. En pointant du doigt la Monuc et Kinshasa, Museveni avait une autre idée en tête : celle de tout faire pour neutraliser Joseph Kony, marquant ainsi un succès total à son intervention militaire. Cela ne peut se faire qu’en maintenant des troupes au Congo. Cette intention avait déjà été exprimée à demi-mot par le chef d’Etat - major général de l’armée ougandaise au moment où débutait l’opération « Coup de tonnerre » : «  Nous resterons au Congo le temps que cela vaudra tant que Joseph Kony n’est pas neutralisé ». Que Museveni soit sur le point de solliciter une prolongation, cela ne surprend pas. En outre, à Kampala, l’on fait une autre lecture du rapprochement Kinshasa - Kigali. Comme s’il y avait un «  partage de gâteau qui exclut Kampala ». Alors, il faut se rabattre sur des subterfuges pour traîner les pieds.

Des considérations économiques

Mais il y a mieux que cela. La LRA, comme les FDLR, ont toujours servi de prétexte à l’Ouganda et au Rwanda d’intervenir en RDC. S’il ne s’agissait que d’une question sécuritaire, on aurait déjà enregistré des résultats satisfaisants.

Cependant, les vraies raisons sont ailleurs : les richesses du Congo. Les différents rapports des experts de l’Onu l’ont clairement démontré. Aujourd’hui, en Ouganda, une classe des riches compradores émerge grâce aux richesses congolaises.

Actuellement, c’est le pétrole du Lac Albert qui préoccupe profondément Museveni. A son initiative, des efforts financiers ont été engagés, et par ces temps qui courent, l’Ouganda peut commencer à exploiter le pétrole du Lac Albert. Les sociétés pétrolières Tullow oil et Heritage Oil sont à pied d’œuvre.

Mais le projet comporte la construction d’un pipeline jusqu’ à Mombassa, port kenyan, pour transporter du pétrole. Or, ce pipeline doit traverser la zone Acholi, favorable à Joseph Kony.

En plus, il n y a pas que le pipeline. Museveni a décidé de construire un barrage électrique dans la même région. Les travaux ont débuté depuis ce mois de mars 2009. Le courant que l’on va soutirer devra desservir une bonne partie du Sud-Soudan et la partie du Haut-Uele, dans la province Orientale. Museveni aurait déjà entretenu ses collègues du Soudan et de la République démocratique du Congo de ce projet qui lui tient à coeur. Car, outre le pétrole, ce courant est une importante ressource financière pour l’Ouganda.

Une fois de plus, il faudra sécuriser la zone. Museveni ne fait pas confiance aux FARDC. Il croit que la présence des troupes ougandaises dans cette zone rassurera les investisseurs étrangers.

Autant de non dits susceptibles de rendre le débat houleux sur cette question de retrait des troupes ougandaises de la RDC. Le Potentiel

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