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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

03 février 2009

RDC: 85 enfants soldats libérés par des milices au Nord-Kivu

CPS_TCM37_030209125519_photo00_photo_default_512x370Un total de 85 enfants ont été libérés la semaine dernière par les milices Maï-Maï opérant dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), s'est félicité mardi le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (Unicef).

Les enfants, âgés entre sept et 17 ans, ont été relâchés en deux fois au terme de pourparlers avec les milices, a précisé la porte-parole de l'organisation à Genève Véronique Taveau.

Les Maï-Maï forment une milice locale qui combat aux côtés des forces gouvernementales la rébellion du Tutsi congolais Laurent Nkunda, active dans la région du Nord-Kivu.

Un premier groupe de 65 enfants, dont deux filles, a été libéré jeudi dernier, et un deuxième de 20 enfants, dont trois filles, dimanche.

"Les enfants étaient affamés, traumatisés, apeurés, lorsque nous les avons retrouvés", a déclaré la porte-parole de l'Unicef. Ils ont été accueillis dans le centre de démobilisation des enfants de l'ONU à Goma, la capitale du Nord-Kivu.

L'identification de leur famille prendra du temps, a-t-elle ajouté, car "c'est un processus long et la zone doit être sécurisée".

Selon l'agence de l'ONU, environ 2.000 enfants sont encore incorporés dans des milices dans le Nord-Kivu.

L'Unicef espère que d'autres libérations d'enfants recrutés par les milices pourront avoir lieu dans les prochains mois. "Nous avons l'espoir qu'un nombre significatif d'entre eux, près de 1.500, soient relâchés", a déclaré Mme Taveau.

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Pas d’élections locales en juin 2009 !

election2Pourquoi ? Joseph Kabila répond : « faute d’argent ». C’était, le samedi 31 dernier, que le Président de la République a lâché cette phrase, en aparté, à l’issue de sa conférence de presse dont la teneur continue à défrayer la chronique de l’actualité. La petite territoriale, dans sa configuration actuelle, pourrait, au regard de cette difficulté, survivre longtemps.

Réalisme oblige ?

Normalement, l’Organisation des Nations Unies avait avancé le mois de juin 2009, pour marquer la rupture d’avec le passé, dans la petite territoriale. Dans ses délibérations ayant présidé à l’adoption de sa dernière résolution portant prorogation, pour une année, du mandat de la Monuc, le Conseil de Sécurité espérait voir se tenir au Congo-Kinshasa, des élections locales, municipales et urbaines. Un vœu qui contraste, curieusement, avec un certain nombre de préalables notamment, la réunion des moyens nécessaires à l’actualisation du fichier électoral et à la mobilisation matérielle, pour la tenue effective de ces élections. Ces moyens là, jusqu’aujourd’hui, sont indisponibles. A une question à lui posée par la presse, en marge de sa conférence de presse du samedi 31 janvier dernier, le Président de la République a coupé court aux illusions. « Soyons réalistes. Avec quoi va-t-on organiser ces élections locales. Faute d’argent, elles n’auront pas lieu, en juin 2009 », déclarait-il, sans ambages.

Comme pour dire en d’autres termes que la même communauté internationale qui avait, pourtant, investi dans les élections présidentielle et législatives n’a pas mis, cette fois-ci, du paquet, pour des élections locales. Des hypothèques Doit-on penser que ses sources de la communauté internationale ont tari ? Kabila ne se perd nullement en conjectures, à ce propos. Il souhaite cependant que la situation se débloque, un jour. Mais pas en juin tel qu’annoncé. Et puis, les élections sont, en principe, un processus qui implique non seulement de l’argent mais également du temps.

Aucun chronogramme n’est prêt à laisser présager la tenue de telles élections d’ici le mois de juin 2009. Les candidats bourgmestres, commissaires des districts, administrateurs des territoires et consorts prendront encore longtemps leur mal en patience tant que l’organisation de ces élections souffrira d’une série d’hypothèques. Entre les lignes, il y a lieu de comprendre pour quelle raison Kabila avait mis la dragée haute, en nommant carrément les animateurs de cette petite territoriale. Il avait donc une vue claire de cette réalité liée aux moyens matériels et financiers. Cap sur 2011 !

Opposants940La crainte, dans cette situation, est de tout reporter en 2011. Or, la fin du mandat présidentiel, sera précédée par de nouvelles agitations ponctuées des ambitions des uns et autres, quant à l’alternative crédible au pouvoir actuel. Mais, à l’impossible, nul n’est tenu, dit-on. Que feront tous ces candidats restés muets, en attente de ces élections locales ? C’est un mystère. Le mieux que l’on puisse dire est que tout se risque de se régler en 2011. Le temps peut-être qu’on puisse en finir avec la traque des Fdlr, de la LRA et des autres groupes armés à l’Est.

Le temps peut-être encore de s’assurer d’ici fin février du retour des troupes rwandaises, chez elles. Le temps, enfin, qu’on puisse arrêter des mesures drastiques contre la crise financière internationale et qu’on terme les chantiers de la République. Que des espoirs déçus ! Aux cardiaques de s’abstenir ! Le pire est à venir. La Prospérité

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ALORS QUE L'ONU ACCUSE LE RWANDA... POUR KOFFI OLOMIDE "LE RWANDA N'A RIEN AVOIR AVEC LA GUERRE DU CNDP.. AU CONGO"... A VOMIR !

"TOUS LES RWANDAIS NE SONT PAS TUTSIS, MAIS TOUS LES TUTSIS DE LA TERRE SONT RWANDAIS" Osako Michel

Pour l'artiste chanteur auteur-compositeur Koffi Olomide, le rwanda n'est pas impliqué dans la guerre d'agression et d'occupation du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple "tutsi")... au Congo.

A Mr. Koffi Olomide... Qui aide les rebelles soi-disant "congolais" ?

Dans un rapport publié vendredi 12 décembre (pour ne citer que celui-ci), le groupe d’experts de l’ONU sur la République démocratique du Congo apporte des révélations sur le soutien actif accordé cet automne par le Rwanda aux rebelles tutsis soi-disant "congolais" du Congrès national pour la défense du peuple "tutsi"(CNDP) : le Rwanda envoi des officiers de sa propre armée pour soutenir les rebelles tutsis, les uniformes (dont les insignes aux couleurs du Rwanda étaient décousus à l’arrivée), fourniture de munitions, comptes en banque ouverts au Rwanda, recrutement de soldats démobilisés et des enfants réfugiés, etc...

"Le groupe rebelle mené par Laurent Nkunda dans l'est de la RD Congo trouve de l'aide au Rwanda"

En outre, « de petites unités formées de l’armée rwandaise » ont été vues pénétrant en RDC « pour venir en aide au CNDP », déplorent les experts onusiens, qui rappellent aussi les tirs de chars rwandais durant les combats au Congo, ainsi que les tirs de la DCA rwandaise contre un hélicoptère de l’ONU, etc..

PS: Un riche homme d’affaires, le Belgo-Congolais Raphael Soriano, alias Katebe Katoto, le frère aîné du tout puissant gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi que Koffi Olomide qualifie de "l'intelligence au service de la nation" est présenté, preuves à l’appui, comme un important financier du CNDP.

A mes chers Losakolytes et Losakophiles... d'ou viennent les 70$ d'entrée ?

...Veux dire que mbongo wana ewuti kaka na Congo...hein !?

O.M... KOZANGA KOYEBA, EZA LIWA YA NDAMBO !

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Wenge Mmm : Voici la vérité sur de nombreux départs des musiciens

1026Ce vent malsain a débuté avec le départ presque inattendu de l’animateur Celéo Schram +10 qui, pourtant, avait juré 100 ans de confiance à Werrason.

Sous la conduite de son leader charismatique, le Roi de la forêt, l’orchestre Wenge Musica Maison Mère vient de boucler une longue tournée promotionnelle en Europe. Celle-ci avait débuté par une production du tonnerre en la salle du « Zénith » à Paris avant d’aller, toujours dans l’Hexagone, à la conquête d’autres espaces aussi mythiques les uns les autres. Cependant, au-delà de ce voyage qui s’inscrivait dans le cadre de la promotion sur le plan international de l’album « Temps présent (Mayi ya sika) » lancé par le groupe le plus populaire de la Rd Congo, Werrason a eu la désagréable surprise d’enregistrer de nombreux départs de ses musiciens qui, pour peu que l’on puisse dire, ont profité de cette tournée pour tourner le dos à l’Ambassadeur pour la paix.

Tous ceux qui suivent l’actualité au sein de Wenge Musica Maison Mère sont unanimes à reconnaître avec nous que ce vent malsain a débuté avec le départ presque inattendu de l’animateur Celéo Schram +10 qui, pourtant, avait juré 100 ans de confiance à Werrason.

Mais, avant lui, d’autres musiciens et danseuses avaient aussi quitté le groupe pour des raisons qui leur sont propres.

Cependant, des investigations que nous avons menées dans le milieu proche de l’orchestre Wenge Musica Maison Mère, il ressort que c’est le drummer Kakol qui serait à la base de la situation qui prévaut actuellement au sein du groupe cher à Ya Ngiama Makanda.

Une source qui a requis l’anonymat fait savoir que si Werrason ne prend pas des dispositions qui s’imposent, un matin il va se retrouver seul, tous ses musiciens l’auront « fui».

100_0388Le drummer précité serait à la base du départ des chanteurs Teka Diobanza, Roi David, Kene-Kene, Olivier, Prince…, des danseuses Anya, Bibi Ciar,…et les autres.

Tous ces musiciens ne cessaient de se plaindre des sévices sous lesquelles ils travaillaient de la part de Kakol qui était leur chef.

Il a érigé une monarchie au sein de l’orchestre Wenge Mmm où il dicte la loi comme bon lui semble et n’a peur de personne d’autant plus qu’avec le pouvoir lui afféré, il est la seule voix autorisée qui à la facilité de s’entretenir avec Werrason sans protocole.

C’est lui qui accuse les autres musiciens et voire certains membres du bureau de l’orchestre.

Poussant encore plus loin, notre source nous signale que ce drummer attitré de Wenge MMM s’adonnerait à écarter certains musiciens du pré carré de Werrason.

En Europe, il aurait envoyé l’un de ses amis tabasser l’animateur Petit Prince qui s’en est tiré avec une dent cassée. Il lui aurait, en outre, promis une révocation sans condition au retour de l’orchestre à Kinshasa…


Trois mois avant le départ de l’orchestre Wenge MMM en Europe, le drummer Kakol aurait dit à la danseuse Bibi Ciar qu’elle n’effectuera pas le déplacement du « Zénith ».

Ce qui, du reste, a été concrétisé. Et lorsqu’un musicien a des problèmes avec la danseuse Linda qui est sa « femme », le climat devient de plus malsain au sein du groupe. Car, Kakol ne se fait pas prier deux fois pour agir avec la dernière énergie.

inconnuMaintenant que l’orchestre est de retour à Kinshasa, la quasi-totalité des musiciens vit dans la peur d’être révoqué par rapport aux menaces leur proférées par ce chef à l’esprit totalitaire. Et souvent, c’est à tort que le bureau de Wenge Mmm qui prend des décisions salutaires pour la bonne marche du groupe, est accusé par ce grand diviseur commun.

Le chanteur Olivier qui était resté en Europe et qui est rentré à Kinshasa le samedi 24 janvier 2009 dans le même avion que son patron Werrason, se sent déjà mal à l’aise par rapport au climat malsain qui règne au sein de l’entreprise. Et devant ce tableau désolant, l’Ambassadeur pour la paix est appelé à mettre de l’ordre dans sa « boutique » d’autant plus qu’une autre source nous confirme qu’une grosse pointure de la chanson congolaise serait à la base de cette machination qui ne vise rien d’autre que la chute vertigineuse de l’orchestre Wenge Musica Maison Mère.

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Le MLC de J.P. Bemba inquiet...

Francois_20MwambaLe Mouvement de libération du Congo (MLC) a réagi lundi à Kinshasa au point de presse du président de la République, Joseph Kabila, disant « craindre » la création de nouvelles rébellions à la suite d’une « intégration accélérée » du CNDP au sein des FARDC.

«Nous constatons avec étonnement l’intégration accélérée des éléments du CNDP au sein des FARDC, sans l’identification des personnes, sans aucun critère de moralité et de patriotisme. Il est à craindre que cette façon de procéder ne conduise encore à la création d’autres rébellions », s’est inquiété son secrétaire général, François Muamba, au cours d’une conférence de presse au cercle Elaeis, à Gombe.

A propos de l’accord conclu entre la RDC et le Rwanda le 5 décembre 2008, il a stigmatisé « l’illisibilité et l’opacité » que le chef de l’Etat « a installées sur les accords des opérations combinées entre les FARDC et les RDF contre les FDLR, concernant la durée des opérations, l’espace opérationnel, le mode d’intégration dans les FARDC des éléments du CNDP, Pareco et autres bandes armées ainsi que le sort de Nkunda ».

De ce fait, le MLC « redoute » que ces « opérations planifiées » ne provoquent, une fois de plus, des menaces sur les populations civiles en RDC « et dont les autorités congolaises seront rendues responsables et coupables dans l’avenir».

S’agissant de la crise financière internationale, François Muamba a promis une « approche » du MLC.

Il a justifié cette démarche par le fait que le MLC « a pris acte de ce que le leadership de notre pays ne semble disposer d’aucune vision sur la manière de relancer notre économie, abandonnant le citoyen congolais, désormais contraint de vivre d’expédients au 21ème siècle, comme s’aucuns vivaient de la cueillette au Moyen-âge ».

Parlant de « la réconciliation nationale sur laquelle le chef de l’Etat est maintes fois revenu depuis le début de son mandat », le secrétaire du général du MLC a constaté qu’elle « a de moins de chance de se réaliser ». Car, selon lui, « les accords secrets passés entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, sans que l’opinion nationale à travers le parlement n’en soit informée, divisent les populations congolaises, la classe politique et, bien plus grave, les institutions de la République ».

logo_mlcDéclaration du secrétaire général du MLC

Chers compatriotes, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs

Au moment où notre Patrie, la RDC, plus que jamais auparavant, devient la risée du monde, donnant l’impression de ne savoir que faire de ses espaces et ses richesses naturelles ; en même temps que les Congolais croupissent dans une misère sans nom, le président de la République a choisit de s’exprimer à la Nation.

Compte tenu de la rareté d’un tel exercice de sa part, le moment était solennel. Le peuple a pour la circonstance ouvert ses yeux pour voir et les oreilles pour entendre ce que le chef de l’Etat allait dire, sur des questions d’intérêt national, à savoir, la guerre et les nouvelles alliances à l’Est du pays, la conséquence et la résolution chez nous de la crise internationale, le bilan à mi-parcours de l’exécution des cinq chantiers et la nécessaire réalisation de la réconciliation nationale.

Le chef de l’Etat a bien abordé tous ces sujets sans conviction et, surtout, sans convaincre. Aussi, l’objet de cette conférence de presse est-il, non seulement, de partager cette déception avec l’opinion mais, plus substantiellement, d’indiquer à notre peuple qu’il est possible de nous en sortir, à condition de faire fi du pouvoir actuel sans vision, et de faire bloc autour de la nécessité d’une alternance démocratique.

DE LA SITUATION A L’EST

1. Concernant la nature de l’accord conclu entre la RDC et le Rwanda sur les opérations militaires conjointes dans le Nord-Kivu

On constate que le chef de l’Etat a installé davantage l’illisibilité et l’opacité sur les accord des opérations combinées entre les FARDC et les RDF contre les FDLR, concernant :

- la durée des opérations ;

- l’espace opérationnel ;

- le mode d’intégration dans les FARDC des éléments du CNDP, PARECO et autres bandes armées ;

- Ainsi que le sort de Nkunda

Nous redoutons que les opérations ainsi planifiées ne provoquent, une fois de plus, des massacres de nos compatriotes civiles sur notre sol et dont les autorités congolaises seront rendues responsables et coupables dans l’avenir.

2. Concernant l’intégration accélérée des éléments du CNDP au sein des FARDC, sans l’identification des personnes, sans aucun critère de moralité ni de patriotisme.

Il est à craindre que cette façon de procéder ne conduise encore à la création d’autres rébellions.

3. Concernant les armés Nous avons entendu de la bouche du chef de l’Etat que cette opération vise, entre autres, la décapitation des milices tribales pour permettre l’intégration du CNDP ; ce qui correspond à un objectif totalement nouveau et contraire au Programme Amani auquel il semblait, tout récemment encore, fortement attaché.

DE LA CRISE FINANCIERE INTERNATIONALE

Le monde est en crise. Une crise dont tous les spécialistes indiquent qu’elle est, pour le moins, aussi grave que celle qui ébranla l’économie mondiale dans les années 1929/1930. Si cette crise frappe indistinctement les pays riches et les pays émergents, elle sévit avec plus d’acuité encore dans les pays sous-développés, singulièrement dans ceux qui sont mal, voire pas gérés du tout, comme c’est le cas de la RDC, notre pays

Prenant la parole d’une manière solennelle devant les Congolais, le chef de l’Etat se devait d’indiquer à ses compatriotes, sa vision sur la manière dont l’Etat allait agir pour relancer l’activité génératrice d’empolis et, surtout, pour protéger les familles congolaises les plus vulnérables.

Or, qu’avons-nous entendu ? La crise est là, il faut diversifier l’économie, il faut davantage d’agriculture et pour ce faire, l’Etat a commencé à acheter 700 tracteurs, et il en sera ainsi chaque année ! Doit-on comprendre que pour le chef de l’Etat, pour faire face à la crise financière, à la chute brutale des cours des matières premières, à la fermeture des PME/PMI un peu partout dans le pays, jetant des millions de Congolais au chômage, la réponse est : chaque année vous aurez 700 tracteurs !

Voici donc pourquoi, prenant acte de ce que non seulement le leadership de notre pays ne semble disposer d’aucune vision sur la manière de relancer notre économie, abandonnant le citoyen congolais, désormais contraint à vivre d’expédients au 21ème siècle, comme d’aucuns vivaient de la cueillette au Moyen-Âge.

A cet effet, le MLC présentera très prochainement aux Congolais son approche de la résolution de la crise économique dans notre pays, étant donné que nous avons pris l’engagement d’offrir à notre peuple la possibilité d’une alternance démocratique et nous tiendrons parole.

DES CINQ CHANTIERS

En ce qui concerne les Cinq chantiers dont le financement devait provenir des entreprises chinoises, en échange de nos minerais, nous avons noté avec étonnement que le président de la République, initiateur déclaré de ce vaste programme de reconstruction nationale, n’ait été en mesure, à mi parcours de son mandat, d’en esquisser même un état d’avancement sommaire, se contentant encore et toujours d’en annoncer le démarrage. Des 8 milliards Usd attendus, contre l’exploitation de nos ressources minières pendant une période inconnue et qui pourrait correspondre ce jour, à un bail emphytéotique (99 ans) : suite à la chute des cours du cuivre et d’autres minerais, le président de la République annonce que 750 millions Usd seront décaissés en 2009, un milliards Usd en 2010 et 750 millions en 2011, soit un total de 2,5 milliards Usd. A quand la différence pour solder cet échéancier ?

Tel qu’il ressort des propos du chef de l’Etat, il y a lieu de craindre que ses Cinq chantiers ne soient un mort-né, d’autant plus que la tricherie, par la manipulation et la propagande ont poussé le gouvernement à présenter à l’opinion les réalisations financées par des partenaires traditionnels, comme faisant partie des 5 chantiers.

Pour rappel, les 5 chantiers sont : l’eau et l’électricité, l’éducation, la santé, l’emploi et les infrastructures. La réalité sur terrain montre que la desserte en eau et en électricité continue à se limiter aux fournitures habituelles de la Regideso et de la Snel, avec une détérioration persistante. Dans l’éducation, aucune réforme n’a été enregistrée quant à l’amélioration de la qualité de l’enseignement ni des conditions des enseignants. En matière de santé, le chef de l’Etat n’a même pas eu à évoquer le cas du virus Ebola ni du sida.

Quant à l’emploi, le président de la République propose d’envoyer tous les jeunes chômeurs sans distinction (médecins, pharmaciens, informaticiens, infirmiers, etc.) aux travaux agricoles et d’élevage. Peut-on mécaniser l’agriculture avec seulement 700 tracteurs pour une étendue de 120 millions d’hectares de terres cultivables ? La politique agricole se limiterait-elle uniquement à la mécanisation ? Que fait-on des problèmes d’évacuation, de commercialisation, de consommation, etc. ?

Quant aux travaux de réhabilitation des infrastructures, comme dit plus haut, nous notons une fois de plus que seuls les programmes initiés avec nos partenaires traditionnels –Banque mondial, BAD, Union européenne, Fonds Koweitien, CTB, DFID) ont réellement démarré.

DE LA NECESSITE D’UNE RECONCILIATION NATIONALE

Il sied de noter que la réconciliation nationale, sur laquelle le chef de l’Etat est maintes fois revenue depuis le début de son mandat, a de moins en moins de chance de se réaliser. En effet, les accords secrets passés entre le Rwanda et la République démocratique du Congo, sans que l’opinion nationale, à travers le Parlement, en soit informée divisent les populations congolaises, la classe politique, et bien plus grave les Institutions de la République. L’aveu du chef de l’Etat, quant au rôle prépondérant qu’il a joué dans sa collaboration active avec la CPI pour faire des Congolais les premiers et, peut-être, les seuls justiciables de cette juridiction internationale est absolument étrange. Son option à ne point livrer Jean-Bosco Ntagana à la même CPI, démontre à suffisance à quel point le chef de l’Etat est adepte de la justice à deux vitesses, pour n’envoyer à la Cour pénale internationale que des adversaires politiques gênants tel le sénateur Jean-Pierre Bemba et s’accommoder des autres, même si de graves présomptions de charge pèsent sur ces derniers.

Dès lors, comment pourrait-on réaliser la pacification de l’Est, qui postule la mobilisation des forces politiques et sociales sur l’ensemble du pays, dans un contexte de rupture du consensus national ?

Bien plus encore, il n’y a pas que le consensus national qui a été rompu. En effet, le récent communiqué de la Monuc annonçant son refus de participer à toute opération dans laquelle M. Bosco Ntagana serait associé, ouvre la voie à une rupture de consensus international quant aux opérations qui se déroulent dans l’Est du pays.

Ceci démontre, une fois encore, que le pouvoir actuel continue à s’enfermer dans une logique de triomphalisme arrogant qui risque, si l’on y prend garde, d’entraîner le pays dans un chaos politique, économique et diplomatique.

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