LOSAKO

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29 janvier 2009

Laurent Nkunda: l’asile ou la prison? Les troupes rwandaises ont 60 jours pour en finir avec toutes les poches des Fdlr au Congo

151558Une semaine après son arrestation, le 22 janvier dernier à Gisenyi, ville voisine de Goma, de l’autre côté du Rwanda, Laurent Nkunda divise. Partisans et opposants à l’extradition s’affrontent, dans les cercles intelligents. Aujourd’hui plus qu’hier, les congolais ont soif de la vérité. Rien que la vérité sur le sort qui sera réservé au leader du CNDP. Ira-t-il en prison, à Kinshasa ? Ou bénéficiera-t-il d’un asile politique au Rwanda où il serait, semble-t-il, en résidence surveillée ?

Au-delà de la traque des Fdlr, la guerre des nerfs a commencé. Congolais et rwandais : qui a roulé qui ? Les jours passent mais ne se ressemblent pas, dit-on. Hier, il était question de mettre fin à la guerre, à l’Est du territoire sacré de la RD. Congo. Hier encore, devant l’impossibilité, pour les Fardc, de reconquérir des basques entières des territoires sous contrôle rebelle, il était question de négocier directement avec le CNDP. Sinon, Nairobi I et II, n’aurait pas eu de sens si cette dernière option n’avait pas été levée, en définitive. Olusegun Obasanjo et son alter ego Benjamin Mkapa, tous deux, anciens Présidents africains, n’auraient pas été respectivement désignés par les Nations Unies et l’Union Africaine, pour conduire plusieurs rounds de négociations, dans la capitale Kényanne. Toujours hier, des langues avisées conseillaient une approche privilégiant le dialogue avec le Rwanda. Un processus était en marche. Avec lui, des attentes se développaient dans l’opinion, pour une fin négociée de la mainmise rwandaise sur la rébellion congolaise.

Aujourd’hui, sept jours après l’arrestation, le 22 janvier dernier, de Laurent Nkunda, la guerre des nerfs a commencé. Deux thèses rivalisent d’ardeur sur le traitement réservé au fondateur historique du Congrès National pour la Défense du Peuple, CNDP en sigle. Les uns sont d’avis qu’il faut qu’il fasse la prison, après un jugement public à Kinshasa. Les autres, craignant d’éventuelles éclaboussures, pensent, par contre, qu’un asile politique serait l’ultime solution, pour éviter le pire à Kigali, signataire d’un accord secret avec Kinshasa, dans le cadre des opérations conjointes visant à traquer les Fdlr, à l’Est du pays.

Officiellement, le gouvernement congolais a exigé l’extradition de Laurent Nkunda afin qu’il réponde de ses actes devant la Haute Cour Militaire. Lambert Mende, évoquant cette question au lendemain de la surprenante arrestation de Laurent Nkunda, rappelait d’ailleurs qu’en son temps, un mandat d’arrêt avait été émis par le Procureur près cette Cour Militaire. Kigali, selon des sources recoupées, verrait autrement les choses. Le pays de Paul Kagame serait pour des arrangements politiques. Voilà. A ce stade, il n’y a aucun signe avant-coureur d’une imminente extradition. Les deux capitales font de ce dossier, une matière fétiche à laquelle des apprentis sorciers sont exclus, d’office. Ce qui laisse prospérer une avalanche d’inquiétudes. Cela nécessite que les autorités fixent les esprits. Le plus vite serait le mieux.

15 jours insuffisants ?

Au commencement, le 20 janvier dernier, les Fardc appuyées par les troupes rwandaises, ont entrepris une vaste opération de traque contre les Fdlr. D’après un communiqué rendu public à l’issue d’une réunion interinstitutionnelle présidée par Joseph Kabila, les opérations conjointes destinées à défenestrer les Fdlr dureraient 15 jours. Mais, ce délai, aux yeux de plusieurs analystes, parait irréaliste. D’autant qu’il est question d’en finir avec toutes les poches des Fdlr avant que Kigali n’envisage la possibilité du retrait de ses troupes du territoire congolais. Aux dernières nouvelles, ce délai pourrait être étiré jusqu’à soixante jours, au maximum. Quand bien même aucune source officielle ne l’a encore confirmé, il va sans dire que les deux parties engagées dans ces opérations conjointes, demeurent liées par un accord conclu en décembre 2008. Un accord resté jusqu’ici, secret.

Evitez les débordements !

Dans l’opinion, l’idée selon laquelle les rwandais auraient des arrière-pensées domine le débat. Elle circule à un rythme endiablé. Puisqu’il s’agit d’intentions cachées, il est hors de question qu’elles soient régies par l’accord. Le seul moyen de tester la bonne foi du Rwanda, c’est à la fin des opérations conjointes. Des dispositions devraient être pris pour éviter les débordements. Mieux vaut prévenir que guérir. O.M/La Prospérité

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