LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

22 décembre 2008

Nairobi : échec et inquiétude

32338514Aux concertations de Nairobi, au Kenya, seule la délégation gouvernementale a signé samedi soir l’acte de prolongation de la cessation des hostilités présenté par la facilitation. Le CNDP de Laurent Nkunda n’a pas signé le document Par ailleurs, au terme de la réunion du Comité interministériel région de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, l’ on parle des pressions à exercer sur les parties congolaises. Aucun écho sur la prochaine réunion des chefs d’Etat des pays membres de la région des Grands Lacs. Ni encore sur l’application de la Déclaration de Dar es Salaam et le Pacte de sécurité, de stabilité et de développement de la région des Grands Lacs. Echec et inquiétude, comme si les pays de l’Afrique des Grands Lacs ont peur de s’assumer.

La signature de cette prolongation de la cessation des hostilités a pour but de permettre l’acheminement de l’aide humanitaire et de poursuivre les négociations dans un climat apaisé. Selon un analyste à Nairobi, la signature unilatérale par le gouvernement, faute d’avoir obtenu un cessez-le-feu, est un acte de sa bonne foi. Cela signifie que le gouvernement ne développera plus d’hostilité envers le CNDP, a expliqué le même analyste.

Selon la facilitation, le CNDP a justifié son refus de signer le document, alléguant que ses positions auraient été attaquées par les FARDC. Allégations qui se sont révélées sans fondement, a indiqué la facilitation, après vérification auprès d’au moins trois sources dont la Monuc. Néanmoins, les deux délégations auraient réaffirmé leur volonté de continuer le dialogue le 7 janvier prochain. Le temps de permettre peut-être au CNDP, qui a très souvent joué à l’enfant gâté, selon les termes d’un analyste, d’être un peu plus responsable. .

Pour clôturer les débats sur la forme, il ne reste plus que l’adoption des termes de référence et la participation des autres institutions nationales comme facilitateurs, tel que demandé par le CNDP. Ainsi, le deuxième round des négociations entre le Gouvernement et le CNDP s’est soldé par un échec. On continue par conséquent à jouer les prolongations avec toutes les conséquences que cela pourrait entraîner. Notamment de consolider le statu quo avec un début de la balkanisation de la République démocratique du Congo.

Grands Lacs: pacte sur la paix et la sécurité

Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères, ou leurs délégués, des 11 Etats membres de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs se sont réunis samedi à Nairobi, au Kenya, pour parler du pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement de cette région. La RDC y était représentée par son ministre de la Coopération régionale, Raymond Tshibanda.

L’objectif de la rencontre consistait en l’évaluation de la mise en oeuvre du Pacte sur la sécurité, la paix et le développement dans cette région, notamment la question de la sécurité à l’Est de la RDC. A ce sujet, le facilitateur des concertations de Nairobi entre le CNDP et le gouvernement congolais, Olusegun Obasanjo, et son assistant Mkapa, ont présenté aux conférenciers pendant près d’une heure l’état d’avancement des discussions entre les deux parties. Des intervenants à la séance inaugurale de la conférence interministérielle ont exprimé leur satisfaction à ce propos.

Cependant, le ministre kenyan des Affaires étrangères a déclaré que des fortes pressions devraient être exercées sur les parties pour que cette crise [de l’Est de la RDC] soit définitivement résolue. Il a par ailleurs demandé à l’Onu de donner à la Monuc un mandat pro actif et plus impliquant, non seulement pour garder la paix, mais aussi la renforcer.

Sentiment d’inquiétude. L’on s’attendait à ce que les participants dégagent des pistes de solution à proposer pur qu’ ils le entérine. Or, aucun écho sur la prochaine réunion des chefs d’Etat des pays membres de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Ce qui laisse à supposer que les pays membres des Grands Lacs hésitent sur la nouvelle impulsion à donner à la Déclaration de Dar es Salaam et au Pacte de paix et de sécurité dans la région des Grands Lacs. Cette hésitation risque de porter un coup dur en la confiance envers cette institution.

D’autres questions prévues à l’ordre du jour de la conférence ont été, le rapport du secrétariat exécutif sur la mise en oeuvre des recommandations de la dernière réunion ministérielle, les contributions des Etats membres et l’adoption du budget du secrétariat exécutif pour l’exercice 2009-2010.

Les conclusions de cette réunion devront être examinées lundi prochain par la Commission paix et sécurité de l’Union africaine, a indiqué pour sa part, le vice-président de cette institution panafricaine. Les Etats représentés à cette réunion sont l’Angola, le Burundi, la République centrafricaine, la République du Congo, la République Démocratique du Congo, le Kenya, l’Ouganda, le Rwanda, le Soudan, la Tanzanie et la Zambie. Le Potentiel/Radio Okapi

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