LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

24 novembre 2008

Encore un danger

RDC_MONUC_Soldats_Pakistan_2aout2005_1Plusieurs pays ont fait état de leur satisfaction après l’adoption, mercredi par le Conseil de sécurité des Nations Unies, de la résolution portant augmentation temporaire des effectifs de la Mission des Nations Unies en RDC. Selon cette résolution, les effectifs de la Monuc actuellement chiffrés à 17.000 éléments, devraient augmenter de 3000 hommes, dont 2785 militaires et 300 policiers. Au Palais de Verre à New York, l’unanimité qui a présidé à l’adoption de cette décision a été interprétée par les diplomates et les observateurs comme un signal fort.

En tout cas comme l’expression de la volonté de la Communauté internationale de ne pas laisser la situation pourrir davantage, avec tous les risques de déstabilisation aussi bien de la RDC que de l’ensemble de la région.Plusieurs pays ont fait état de leur satisfaction après l’adoption, mercredi par le Conseil de sécurité des Nations Unies, de la résolution portant augmentation temporaire des effectifs de la Mission des Nations Unies en RDC. Selon cette résolution, les effectifs de la Monuc actuellement chiffrés à 17.000 éléments, devraient augmenter de 3000 hommes, dont 2785 militaires et 300 policiers.

Au Palais de Verre à New York, l’unanimité qui a présidé à l’adoption de cette décision a été interprétée par les diplomates et les observateurs comme un signal fort. En tout cas comme l’expression de la volonté de la Communauté internationale de ne pas laisser la situation pourrir davantage, avec tous les risques de déstabilisation aussi bien de la RDC que de l’ensemble de la région. L’un des plus satisfaits à la suite de la décision du Conseil de sécurité a sans doute été le Royaume de Belgique qui a coparrainé la résolution.

1213732209__38550459_monuc300« Depuis plusieurs semaines, nous avons multiplié les contacts avec nos principaux partenaires tant au sein de l’UE que du Conseil de sécurité afin de les sensibiliser à la nécessité d’un renforcement de la présence militaire internationale dans l’Est de la RDC. Cette décision devrait contribuer à stabiliser la situation militaire sur le terrain et rendre la Monuc mieux à même d’assurer sa mission prioritaire de protection des populations civiles », s’est réjoui, dans un communiqué, le ministre belge des Affaires Etrangères, Karel De Gucht. Le chef de la diplomatie belge a par ailleurs salué l’engagement du Conseil de sécurité à pousser la Monuc à s’acquitter intégralement de sa mission grâce à de nouvelles règles d’engagement.

Ce travail, a-t-il souligné, devrait être poursuivi dans le cadre des discussions sur l’adaptation et le renforcement du mandat qui doit être renouvelé avant la fin de l’année. C’est dans ce cadre, rappelle le communiqué, que Karel De Gucht devrait se rendre cette semaine à New York où il compte, encore une fois, appeler les belligérants à renoncer à la violence et à se mettre autour d’une table pour une solution politique et pacifique. Des délais qui risquent d’être longs Autant la décision adoptée mercredi dernier par le Conseil de sécurité constitue une avancée, autant les observateurs restent dubitatifs quant à son efficacité à court terme. L’inquiétude de ces observateurs réside dans les délais assez longs qui vont séparer la résolution de sa mise en œuvre effective.

La première difficulté consistera à convaincre les pays susceptibles de fournir les contingents additionnels nécessaires pour le renforcement des effectifs de la Monuc. On parle notamment de l’Inde, dont certains éléments ont tout de même suscité récemment quelque doute sur la sincérité de leur engagement à stopper effectivement l’avancée de la rébellion. Par ailleurs, plusieurs pays européens comme l’Allemagne se refusent toujours à engager leurs soldats sur le théâtre africain, tandis que la Belgique, pourtant très concernée, demeure sous le coup d’une interdiction, par le parlement belge, de tout engagement militaire dans ses anciennes colonies à la suite du massacre des gendarmes belges à Kigali en 1994, peu avant le début du génocide rwandais.

MONUC4Bref, il n’est pas sûr que le contingent additionnel de 3.000 hommes décidé par le Conseil de sécurité soit rapidement constitué au regard d’une situation qui requiert urgence, vigilance et engagement. Comme solution de rechange, certains observateurs suggèrent de recourir à des troupes africaines, auquel cas il faudra résoudre la question de leur neutralité afin de rassurer tous les protagonistes. La deuxième difficulté que la résolution du Conseil de sécurité risque de rencontrer est la définition de nouvelles règles d’engagement, plus vigoureuses, au titre du renforcement du mandat de la Monuc sous le régime du chapitre VII. Les Congolais attendent en effet une force qui protège les populations civiles, mais qui soit aussi en mesure de faire respecter le cessez-le-feu et d’obtenir le désarmement des groupes armés.

Enfin, il restera la question sensible des armes que devrait utiliser le contingent, des hélicoptères d’attaque, des équipements de transport et de communication. En principe, c’est au mois de décembre prochain que les discussions sur le renforcement du mandat de la Monuc devraient être menées, pour se terminer avant son renouvellement à la fin de l’année. Il restera alors à savoir ce qui risque de se passer d’ici là et, surtout, avant le déploiement du nouveau contingent. Concrètement Nkunda sera-t-il oui ou non tenté par un coup de poker susceptible de le placer dans un meilleur rapport de forces ? A vrai dire, seule une négociation sérieuse pourrait évacuer toutes les incertitudes et lever toutes les hypothèques.

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