LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

20 novembre 2008

Les rebelles se replieraient pour faciliter des pourparlers, la Monuc tire sur des patriotes Maï-Maï

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Les forces rebelles de Laurent Nkunda semblaient se retirer mercredi, comme promis, de leurs positions au Nord-Kivu (est de la République démocratique du Congo) dans le cadre d'un mouvement de repli visant à permettre la tenue de pourparlers avec une armée régulière congolaise en déroute.

Les rebelles avaient annoncé mardi leur intention de se replier sur 40 kilomètres dans la zone qu'ils contrôlent au Nord-Kivu pour faciliter la tenue de discussions avec l'armée près de Kanyabayonga, à 130km au nord de Goma, le chef-lieu de la province. Les pourparlers devaient porter sur la création de zones tampons destinées à empêcher de nouveaux combats, selon les insurgés. Les deux parties "examineront la création de zones de séparation entre leurs deux armées afin de prévenir tout risque de confrontation", a précisé dans un communiqué Bertrand Bisimwa, porte-parole des rebelles. On ignorait toutefois à quel moment précisément les pourparlers devaient avoir lieu.

Mercredi, les hommes de Laurent Nkunda semblaient se retirer de leurs positions dans la région du parc national des Virunga, qui abrite une des dernières populations de gorilles des montagne de la planète. La route principale de la localité de Rwindi, dont ils avaient pris le contrôle lundi, était déserte. Des rebelles étaient seulement visibles plus au sud, occupés à dresser des points de contrôle devant une station du parc abandonnée par les gardes forestiers.

32385988Des agences humanitaires congolaises ont demandé à la communauté internationale de renforcer le contingent de la Mission des Nations unies au Congo (MONUC), forte de 17.000 hommes. Dans une lettre diffusée par l'organisation Human Rights Watch, elles avouent ne plus savoir "à quel saint se vouer". "Les Nations unies disent que tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, mais notre dignité et nos droits sont bafoués tous les jours sans qu'il y ait vraiment de cris de protestation", affirme la missive. "Ne méritons-nous pas d'être protégés? Ne sommes-nous pas égaux aux autres?"

Des années de violences sporadiques dans l'est du pays se sont intensifiées en août, les hommes du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Nkunda passant à l'offensive, et arrivant fin octobre aux portes de Goma. On estime que les combats entre les rebelles et l'armée congolaise ont jeté sur les routes au moins 250.000 personnes. A Goma, le ministre britannique pour l'Afrique Mark Malloch Brown a été accueilli mercredi par des manifestants dans un camp de réfugiés surpeuplé. Les protestataires brandissaient des pancartes en anglais critiquant la MONUC, qui peine à protéger les civils, et proclamant leur lassitude "de la vie dans les camps".

M. Brown a déclaré à la presse soutenir les recommandations de l'ONU en faveur d'un renforcement de la MONUC tout en estimant qu'une sortie de crise passait nécessairement par le dialogue. "Ce que la communauté internationale peut faire c'est soutenir fermement la coopération intérieure (en RDC, ndlr) pour résoudre le problème politiquement", a-t-il estimé. "S'il n'y a pas d'engagement politique entre le gouvernement et le général Nkunda, il n'y aura pas de solution."

32338443_pDes combats avaient éclaté mardi entre soldats gouvernementaux et miliciens Maï Maï, habituellement leurs alliés, au nord de Kanyabayonga, dans un secteur où l'armée s'était déjà livrée à des pillages. Selon l'ONU, ces combats entre Maï Maï Pareco (Patriotes restants congolais) et armée régulière ont eu lieu à Kirumba et Kayina, à quelque 125km au nord de Goma.

A Kirumba, localité occupée par l'armée congolaise, deux corps calcinés -des Maï Maï selon les soldats- et des débris provenant de magasins pillés étaient visibles sur la piste en terre qui traverse la localité. "On ne peut pas combattre en ayant les rebelles devant nous et les Maï Maï derrière", soulignait Dido Dieudonne, un soldat de 26 ans à Kirumba. "Nous avons déjà assez de problèmes comme ça." La déconfiture de l'armée régulière face aux rebelles a provoqué le limogeage de son chef lundi par le président Joseph Kabila.

ituriLa Monuc ouvre le feu sur des miliciens Maï-Maï

Des casques bleus de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (RDC) ont ouvert le feu à l'arme légère mercredi dans l'est du pays, en riposte à des tirs de miliciens pro-gouvernementaux Maï-Maï, a annoncé un porte-parole de la force onusienne.

Des miliciens Maï-Maï ont tiré sur un convoi de deux engins blindés de la Monuc en patrouille dans la localité de Kibututu, à environ 80 km au nord de Goma, a indiqué à l'AFP le lieutenant-colonel Dietrich. "Les casques bleus ont riposté", a-t-il précisé. Ils "ont fait usage d'arme légère pour éviter les pertes parmi les civils, car l'incident a eu lieu sur un marché".

Selon M. Dietrich, la patrouille "était en train de vérifier des informations faisant état de l'avancée de miliciens Maï-Maï", généralement alliés de l'armée congolaise, vers la ville de Kiwanja, à une dizaine de km plus au sud, sous contrôle de la rébellion de Laurent Nkunda.

Cet incident intervient au lendemain d'un retrait d'une quarantaine de km sur ce front opéré unilatéralement par la rébellion pour "donner une chance à la paix" et soutenir la médiation de l'émissaire de l'ONU en RDC, le Nigérian Olusegun Obasanjo.

La rébellion avait cependant demandé à la Monuc "de prendre en charge la sécurité de ces zones de séparation et de s'assurer qu'aucune autre force ne vienne l'occuper".

Mercredi, un porte-parole rebelle a accusé l'armée régulière, des miliciens Maï-Maï et des rebelles hutus rwandais d'avoir repris pied dans les zones évacuées, notamment à Kinyandoni, à 10 km au nord de Kiwanja, une petite localité voisine de Kibututu.

1213732209__38550459_monuc300L'atmosphère était tendue mercredi en début d'après-midi à Kiwanja, dans la crainte d'une possible attaque Maï-Maï sur la ville.

La majorité des commerces étaient fermés, et la rue principale de la ville était très peu animée, beaucoup d'habitants ayant fui dans la matinée. "La population est inquiète", a expliqué une habitante, prénommée Kanyare. "Depuis ce matin, il y a une nouvelle qui circule disant que les Maï-Maï sont à quelques kilomètres d'ici. Tout le monde fait ses bagages pour aller à la (base de) la Monuc ou en brousse", a raconté cette femme.

Quelques groupes de personnes commençaient néanmoins à revenir dans le centre-ville, s'enquiérant prudemment de la situation.

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