29 septembre 2008
Goma à deux doigts d'une explosion
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La cité du Nord-Kivu est victime du "mal hollandais" redouté par les économistes. Alors que la guerre continue, la ville est à la merci de la moindre étincelle.
Pour Baudouin Michel, maître de conférence à la faculté universitaire des sciences agronomiques de Gembloux, où il est attaché à l'unité Économie et Développement rural, il n'y a pas de doute : la ville de Goma, chef-lieu de la province congolaise du Nord-Kivu, est un cas de "dutch disease" ou mal hollandais.
La Monuc et les humanitaires
Les économistes appellent ainsi les cas d'hyperinflation sans développement, créés par un brusque afflux d'argent, en référence à la situation des Pays-Bas après la découverte de gaz, dans les années 60. Le brusque afflux d'argent avait renchéri le gulden, rendant les autres exportations hollandaises trop chères. On appelle couramment "dutch disease" les conséquences négatives sur l'économie d'un pays de la découverte de pétrole.
"À Goma, c'est la présence de la Monuc (Mission de l'Onu au Congo), renforcée depuis le printemps dernier par les casques bleus déplacés de Kisangani, et celle des ONG humanitaires qui a amené un afflux soudain d'argent", explique le Pr. Michel. Cela a joué surtout pour les loyers car, au Nord-Kivu, le personnel onusien et humanitaire est logé dans des villas et non, comme au Darfour, sous tente ou dans des containers.
La même maison 3 chambres/salle de bain/salon, qui se loue 300 à 500 dollars par mois à Gisenyi (la ville voisine, juste de l'autre côté de la frontière rwandaise) atteint, du coup, 3000 à 5000 dollars à Goma. "Tous les prix suivent. Le sac de 100 kg de haricots qui, en cette période de fin de récolte devrait être à 15 ou 20 dollars, atteint 40 à 60 dollars. Mais les salaires ne bougent pas", souligne le professeur.
En effet, si les salaires des travailleurs du café, par exemple, augmentaient suffisamment, "le coût de production du café du Kivu serait bientôt supérieur aux coûts mondiaux. Le "dutch disease" détruit l'économie durable d'une région", ajoute Baudouin Michel.
Goma avait déjà connu un afflux comparable en 1994-96, avec l'arrivée de 1 à 2 millions de réfugiés rwandais, après le génocide. "Mais le PAM (Programme alimentaire mondial, une agence de l'Onu) avait alors un programme pour éviter une trop forte hausse des prix : il jetait sur le marché des haricots importés quand le prix montait trop. Aujourd'hui, il n'y a pas de programme d'accompagnement pour corriger les effets pervers de l'afflux de millions de dollars sans création de richesse. En 1994-96, il y avait encore des ONG qui poursuivaient des programmes de développement agricole. Aujourd'hui, les ONG présentes s'occupent essentiellement d'urgence, pas ou peu de développement", détaille Baudouin Michel.
Tension sécuritaire
Au "dutch disease" dénoncé par le professeur de Gembloux, il faut ajouter l'insécurité dans les campagnes, encore accrue avec la reprise de la guerre le 28 août. Selon un rapport du 26 septembre du Pole Insitute de Goma, "il ne pourra pas y avoir de récolte". Or, depuis un an, sont arrivés quelque 30 000 soldats (chiffre cité par le gouverneur de la province, Julien Paluku) envoyés par Kinshasa pour réduire la rébellion de Laurent Nkunda, et qui doivent se nourrir. Au total, les aliments de base sont trois à quatre fois plus chers et l a situation devient clairement intenable pour la population.
Septembre-octobre, à cause de la rentrée scolaire - grosse dépense pour les budgets familiaux - et novembre-janvier, à cause des fêtes de fin d'année, sont toujours des périodes de forte tension sociale dans un Congo appauvri jusqu'à l'absurde. Les pillages de 1991 n'avaient-ils pas eu lieu en septembre ? Et ceux de 1993 en janvier ?
Sous Kabila père et fils, ces tensions saisonnières sont désamorcées, à Kinshasa, par l'importation d'aliments vendus à prix subventionnés. Rien de tel à Goma. Certains observateurs n'écartent donc pas le risque d'explosion sociale dans les semaines qui viennent si un incident particulièrement porteur d'émotion venait à mettre le feu aux poudres. Or, la guerre et 100 000 déplacés offrent de nombreuses occasions d'étincelles.
Marie-France Cros
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J. Kabila cherche Premier ministre... Boshab ?
30 décembre 2006-25 septembre 2008, le règne d’Antoine Gizenga, en qualité de Premier ministre du tout premier gouvernement de la 3ème République, n’aura duré que moins de six cents jours. Quitte-t-il la Primature avec le sentiment du devoir accompli ? Est-ce qu’il abandonne ses fonctions plein d’amertume ? Nul ne le sait. Mais ce qui est du moins sûr, le « Patriarche », on le compose déjà au passé. Dans tous les cas, il a son avenir…politique derrière lui. Ce qui intéresse l’opinion pour le moment c’est de pouvoir connaître le nom de son successeur dans un dossier où le président de la République a le dernier mot.
A peine Antoine Gizenga a-t-il annoncé sa démission que les bookmakers se sont immédiatement mis en branle. Des noms sont déjà avancés. Naturellement, on est allé puiser au sein du Palu (Parti lumumbiste unifié) dirigé par le Premier ministre sortant et de la famille politique du chef de l’Etat, des « structures » qui font partie de la coalition gouvernementale qui, jusque-là, s’est vue confier la tâche de diriger le pays à la suite, bien sûr, des élections de 2006.
Mais n’empêche : la « pêche » ne semble pas s’être arrêtée à ce niveau. Il y a aussi des noms qui apparaissent avec une particularité, celle de n’appartenir à aucun des camps politiques qui se partagent le pouvoir d’Etat aujourd’hui en République démocratique du Congo.
UNE QUESTION DE PROCEDURE
Le président de la République est bel et bien à la recherche d’un Premier ministre. Là, il n’y a rien à dire. Mais il n’est pas question d’aller vite en besogne, susurre-t-on déjà, d’autant plus qu’il y a une procédure à suivre. La première étape semble ne poser aucun problème. Antoine Gizenga a déposé sa démission. Il reste au chef de l’Etat de prendre une ordonnance mettant fin officiellement aux fonctions du Premier ministre démissionnaire. Là, aussi, c’est un jeu d’enfants.
C’est dans la suite de l’opération certainement que vont apparaître les premiers couacs. Sur papier, le problème semble déjà résolu surtout lorsqu’on sait que tous les détails ont été réglés par l’accord de gouvernement signé séparément entre la famille politique du président de la République, à savoir l’AMP, le PALU et l’UDEMO de Nzanga Mobutu.
Sans nul doute, la grande difficulté va surgir au niveau de l’application de cet accord duquel la coalition gouvernementale tire son existence. Question : l’accord va-t-il survivre au mythique Antoine Gizenga ? Pas si évident. Surtout que, dans la famille politique du président de la République, il s’est créé un courant qui estime que Joseph Kabila n’a rien gagné de son «idylle » avec Antoine Gizenga et que la dénonciation de cet accord de coalition serait, pour lui, la meilleure solution.
Là aussi, les choses ne sont pas si évidentes. Peu importe. Mais, si l’on doit s’en tenir à l’esprit et à la lettre de l’accord, la première hypothèse, qui paraît d’ailleurs la plus plausible, est que la Primature reste entre les mains du PALU. Ce qui revient à dire que l’actuelle configuration, à travers les différentes forces politiques qui siègent au gouvernement, ne va pas subir d’importantes modifications. « A moins que le président de la République tourne le dos à l’accord de gouvernement qu’il a signé avec ses alliés politiques », fait remarquer, sans beaucoup de conviction d’ailleurs, un analyste politique.
En attendant d’en savoir un peu plus, il y a lieu de noter que dans les rangs du Palu, un nom est de plus en plus cité. Il s’agit de celui d’Adolphe Muzito. Ministre du Budget dans le gouvernement sortant, l’homme réunit le plus de chances d’occuper le poste laissé vacant par le patriarche. Il a un avantage de taille : le Palu aurait décidé de le présenter comme son candidat.
A ses côtés, se profile un outsider : Freddy Matungulu. Même s’il ne s’affiche pas clairement sous les couleurs du PALU, ce fonctionnaire international, autrefois ministre des Finances, ne manque pas pour autant d’atouts. « Il a, lui aussi, les compétences, l’expérience, la moralité et le background requis», soutient-on.
L’AUTRE FACE…
Au premier scénario, vient s’incruster un autre. Peut-être fort compliqué, mais qui n’a rien d’une utopie. Loin de là. Car, dans les milieux de l’AMP, plus particulièrement le PPRD, qui se fait passer pour le parti-phare, l’on estime que le moment est venu de reprendre ce qu’ils ont toujours considéré comme «leur affaire ». « Nous allons mettre une croix sur cet accord de coalition. Ce qui va nous permettre de nous installer à la Primature et de conduire, nous-mêmes, le gouvernement », annonce-t-on. En tous les cas, ils sont nombreux ceux qui, dans l’AMP, ont déjà enfourché la trompette de l’éclatement de l’actuelle coalition.
S’achemine-t-on vers une nouvelle redistribution des cartes ? Tout est possible en politique. De toute façon, le nom d’Evariste Mabi et celui d’Evariste Bochab, secrétaire général du PPRD, sont avancés. Selon la même source, ils bénéficieraient de faveurs du PPRD, ou si l’on veut bien de l’AMP, famille politique du président de la République. De par leur riche curriculum vitae, ces deux personnalités ne sont pas à présenter. L’une et l’autre ont le profil…
Par ailleurs, il convient de ne pas perdre de vue que, de par leur poids politique sur l’échiquier national et leur grande maîtrise des dossiers ayant trait à la vie nationale, François Mobutu Nzanga, ministre d’Etat, et Antipas Mbusa Nyamwisi, n’ont rien d’outsider. Celui-là au regard notamment de l’aura ou du nom de son père, le maréchal Mobutu, mais surtout le score qu’il a réalisé à l’élection présidenteille 2006 ainsi que de sa base. Celui-ci, au regard entre autres de sa parfaite maîtrise de la problématique de l’Est. « Ils ont, eux aussi, la carrure de premier ministrable », affirme-t-on.
En un mot comme en mille, ils pèsent lourd dans la balance à tel point qu’ils ont leur place dans la plupart des calculs ou des combinaisons auxquels on peut faire allusion dans le dossier relatif à la nomination du successeur d’Antoine Gizenga.
Au-delà de l’hypothèse de voir le premier scénario l’emporter sur l’autre ou vice-versa – la culture du respect des textes devant prévaloir -, il faut avoir présent à l’esprit que l’enjeu est de taille pour le pays. Les indicateurs au plan politique, sécuritaire, économique et social font obligation aux Congolais de se comporter en conséquence. Evidemment, il n’en faut pas plus pour que les Congolais se mettent en devoir de gérer la situation avec beaucoup de responsabilité, de tact et d’à propos. Avec comme fil conducteur, la préservation de l’intérêt supérieur de la Nation congolaise.
En définitive, la gestion d’un défi où le dernier mot revient au président de la République, Joseph Kabila, ne peut s’accommoder que d’un certain nombre d’exigences. Au nombre desquelles, la nomination d’un Premier ministre compétent, la mise sur pied d’un gouvernement au sein duquel siègent des ministres compétents, expérimentés, à la valeur morale éprouvée. Tous, privilégiant l’intérêt supérieur du pays.
L’état de la Nation étant ce qu’il est aujourd’hui, l’objectif à poursuivre par la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale doit consister en l’inversion des tendances actuelles et en l’amélioration du vécu quotidien des Congolaises et Congolais. Les attentes sociales sont nombreuses et pressantes…
Dans tous les cas, le pays doit prendre un nouveau départ, notamment dans la consolidation de la stabilité politique. Et ce, à travers le respect des engagements politiques pris par les uns et les autres.
En attendant, le Conseil ministres des ministres de demain lundi pourrait désigner Mobutu Nzanga comme intérimaire étant donné que le président de la République a pris acte de la démission du Patriarche. O.M/Le Potentiel
LES MARCHÉS FINANCIERS... TITANIC PANIC !
En ce moment, les dirigeants US nous vantent nerveusement après une semaine de négociations ardues, un accord sur un plan de sauvetage financier historique. On trouve ici le projet de loi de 106 pages qui sera présenté lundi à la Chambre des représentants. Le Sénat doit se mettre à l’étude d’un texte de loi semblable mercredi. Reste à voir si les parlementaires finiront par approuver cette intervention massive de l’État dans le secteur privé.
Donc rien n'est encore fait et mon petit doigt me dit qu'il va encore y avoir l'un ou l'autre imprévus dans ce processus. Pendant ce temps, les citoyens américains commencent à s'agiter... Si cela ne s'arrange pas très vite et très bien, les USA pourraient vivre un effondrement économique mais... aussi social. Certains ont d'ailleurs pronostiqué l'instauration d'une loi martiale dans le courant d'octobre aux USA... Spéculation ou sources bien informées ? Nous le saurons très vite.
Au même moment en Europe, ca chauffe dans les conseils des ministres à propos de banques en grande difficulté qu'il faut refinancer voire nationaliser: Angleterre et Belgique. Rien qu'en Belgique et à propos de la Fortis, on voit défiler ce dimanche les pontes des institutions financières européennes : "une solution doit être trouvée d'urgence avant l'ouverture des marchés" déclarait le Ministre des finances belges Didier Reynders. Là aussi, il reste quelques heures avant une catastrophe. En Belgique, on peut être sûr qu'une nationalisation lèverait bien des affrontements politiques et que cela ferait couler des tonnes d'encre et de salive dans les heures qui suivent : fronde des actionnaires, commentaires acides des politiques (sur fond d'affrontement communautaire et partisant), interrogation des citoyens interloqués par une situation inimaginable, etc. L'intervention des Etats s'apparente de plus en plus à un sauvetage en urgence, comme on jetait les canots à la mer quand l'insubmersible Titanic commençait à sombrer dans le froid polaire.
Dans tous les cas, on parle en heure même plus en jours. Quand je pense qu'il y a 15 jours encore d'ici "on" nous disait que tout cela allait s'arranger, qu'il ne fallait pas paniquer, que les banques étaient solides, que dans le cas de la Fortis "ce n'était que des rumeurs" et que le gouvernement allait enquêter (foutaises !!).
Quelle accélération ! Quel retournement de situation !
La vérité est que les dirigeants des banques sont dépassés par les événements. Ils ne comprennent plus, ils ne maitrisent plus les situations. Ils sont largués au figuré et parfois virés au propre dans le cas du compte M. Lippens pour la Fortis. La cause ? Rumeurs, sans doute pas et pourquoi un tel remue ménage si il ne s'agissait que de rumeurs infondées ? Manipulation financière à l'échelle mondiale par des mains invisibles fort certainement.
Nous pouvons déjà conclure ne chose avec certitude : les marchés financiers sont en panne totale et ne peuvent plus être sauvé sans l'intervention des Etats. Nous assistons à l'implosion du système libéral et c'est une REVOLUTION silencieuse à laquelle nous assistons ! Que et qui va t-il émerger de ces tourments ?
Si tout cela ne suffisait pas encore à sauver définitivement la paquebot finance (car tous les cadavres ne sont pas encore sortis des armoires bancaires. Pensez aux CDS !) cela signerait-il alors la défaillance des Etats eux-mêmes qui se sont dangereusement engagés ? N'est-ce pas in fine toute notre "société moderne démocratique" qui est déjà en danger immédiat ?
O.M...le veilleur
Goma : malgré les appels de la Monuc, de nouveaux combats ont éclaté ce dimanche
....................................................De nouveaux combats ont éclaté ce dimanche à l’aube entre FARDC et CNDP de Laurent Nkunda. Ces nouveaux affrontements ont lieu à Rugari, à une quarantaine de kilomètres au Nord de Goma, dans le territoire de Rusthuru.
Le gouverneur du Nord Kivu rapporte que les positions des FARDC ont été attaquées vers 5 heures du matin par des éléments du CNDP, plus précisément au niveau des collines de Ndondi, près de Rugari. Julien Paluku précise que les combats sont durs et se poursuivaient encore vers midi ce dimanche. Selon lui, l’objectif du CNDP est de couper la circulation et le ravitaillement sur l’axe Goma – Rutshuru.
Du côté du CNDP, le rapporteur du bureau politique affirme que ce sont les FARDC qui ont commencé à attaquer leurs positions. Bertrand Bisimwa rappelle que c’est depuis 3 jours que les FARDC se regroupent à Nyenese, une localité voisine, d’où ils ont commencé à pilonner les positions du CNDP. Des chars et des mortiers lourds dont notamment mis à contribution par les FARDC, selon la même source. Bertrand Bisimwa ajoute avoir déjà prévenu la Monuc de ces nouveaux mouvements des toupes FARDC.
Les deux camps se rejettent donc encore la responsabilité dans ces attaques qui jettent aujourd’hui de milliers d’autres Congolais dans la rue. Plusieurs sources rapportent qu’ils affluent en grand nombre depuis 6 heures du matin dans la localité de Kibumba, à 27 kilomètres de Goma, sur l’axe Dekomba. Radio Okapi
Est de la RDC : 50 % d'anciens enfants soldats sont à nouveau recrutés
Environ 50 % d’anciens enfants soldats sont à nouveau recrutés entre janvier et mai 2008, par les groupes armés dans le Nord et le Sud-Kivu. Ceci ressort d’un rapport de l’ONG «Amnesty international », rendu public ce lundi.
Dans ce rapport, « Amnesty international » fustige de nouveaux cas de violences sexuelles et de tortures perpétrées contre les enfants enrôlés pour les empêcher de fuir.
Pour Andrew Philip, chercheur sur la RDC chez «Amnesty international », le succès du processus de paix à l’Est de la RDC passe avant tout par l’arrêt immédiat des exactions contre les civils et les femmes mais également la libération immédiate de tous les enfants soldats : « Ce qu’il y a d’abord, ces actes, en faisant des tortures, les mauvais traitements, les tueries, sont des crimes contre le droit international humanitaire. Donc, la première chose, c’est de les exhorter de ne plus faire ça. Parce que, bien qu’il y ait un processus de paix, dans le Nord Kivu, c’est un processus qui n’a jamais aucun sens jusqu’ici de bénéficier la population civile, surtout les femmes et les enfants. Et donc, si le processus de paix de programme Amani va rester intact et crédible, pour nous, la première étape à franchir dans les négociations, on espère qu’on va répondre à l’arrêt total et immédiat des exactions que pratiquent les forces armées contre les civiles comme il a été promis en janvier dans les accords de paix à Goma. Mais aussi, je crois qu’une étape à franchir très tôt, c’est la libre action immédiate et sans condition de tous les enfants qui sont toujours dans les rangs des groupes armés. » R.O
Kabila accepte le départ de Gizenga !
C’est fait, Joseph Kabila a pris acte de la démission de Gizenga Antoine. Pour ce faire, le Président a dépêché, ce week-end, Mme Mayuma, Directeur adjoint de son Cabinet, à la résidence du Premier ministre. Gizenga tient ce lundi 29 septembre son dernier Conseil des ministres.
La course à la succession de Gizenga Antoine est officiellement lancée.
Antoine Gizenga se conjugue désormais au passé. Il ne reviendra plus, sauf coup de théâtre, aux affaires. A peine a-t-il rendu le tablier, le jeudi 25 septembre dernier, que le Président de la République a pris acte de son départ. Joseph Kabila, peut-être soucié de tourner rapidement la page Gizenga, n’a pas attendu un jour ouvrable. Il a dépêché, ce week-end, son Directeur adjoint de Cabinet, Mme Mayuma, pour transmettre au désormais ex-Premier ministre une lettre. Lettre dans laquelle il accepte, sans se faire prier, la démission du Vieux patriarche.
C’est vite parti pour les militants de base du Palu qui espéraient naïvement que Kabila prendrait 40 jours avant de se prononcer. Ils en ont eu pour leur compte. La démission de Gizenga confirmée par le Chef de l’Etat, l’épineuse question de succession se pose avec empressement.
Qui va succéder au Vieux ?
Pour certains observateurs, le futur locataire de la Primature devait déjà être connu du Président. Car, la démission du Premier ministre était attendue de longue date. Une source a laissé entendre que la Belgique venait de proposer une mouture gouvernementale pour tenter, apprend-on, d’aider les vainqueurs des élections des élections générales de 2006 à gouverner effectivement le pays. La source a pris soin de préciser que cette proposition n’avait pas suscité l’adhésion du Chef.
Mais en politique, les positions ne restent pas longtemps figées. Le Palu, au sujet du remplacement de Gizenga, tient au strict respect de l’Accord électoral qui lie l’AMP à l’Udemo et au Palu. Cela soutient-on, épargnerait au Président Kabila une nouvelle crise politique inutile. L’Udemo de Nzanga Mobutu exige la même chose. L’Udemo a multiplié des réunions au sommet et à la base pour arrêter les stratégies. Le PPRD développe un tout autre discours. Des hauts cadres du PPRD envahissent les médias pour annoncer la caducité des accords du Grand Hôtel Kinshasa. Pour gérer ou conditionner l’opinion, il y a une floraison de sondages concoctés pour élever tel ou tel candidat et défaire tel autre. Plusieurs noms circulent.
Comme on le voit, les choses ne sont pas si simples que d’aucuns l’auraient cru. La Prospérité



