20 septembre 2008
RDC ALERTE MAXI: les hélicoptères de combat de l'ONU utilisés pour contrer la rébellion.. NKUNDA VEUT OCCUPER LA VILLE DE GOMA !
...............................................................Les Casques bleus de la mission de l'ONU (Monuc) ont de nouveau empêché la prise d'une ville par la rébellion dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) en utilisant leurs hélicoptères de combat, a annoncé la Monuc dans un communiqué reçu samedi par l'AFP.
"La Force de la Monuc a du intervenir vendredi en utilisant la force avec l'appui de ses hélicoptères de combat, pour contraindre les troupes du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de se retirer, après une tentative de prise de contrôle de la ville de Masisi, située à quelque 60 km de Goma", capitale provinciale du Nord-Kivu, précise le communiqué.
"Après plusieurs tirs de sommation, la Monuc a dû tirer sur les nouvelles positions occupées par le CNDP à Kahungole (localité à 5 km de Masisi). Au terme de cette intervention, les troupes du CNDP se sont retirées", ajoute le communiqué.
Aucun bilan de l'intervention des Casques bleus contre la rébellion de Laurent Nkunda n'était disponible samedi.
Les Casques bleus indiens et sud-africains de la Monuc étaient déjà intervenus la semaine dernière contre la rébellion qui enlevait des positions à l'armée congolaise (FARDC) dans plusieurs localités, provoquant la fuite des civils.
Plus de 100.000 civils, selon l'ONU, ont été déplacés dans les collines du Nord-Kivu depuis la reprise des combats le 28 août.
La Monuc "en alerte maximale dans cette zone", tente de protéger les civils en vertu de son mandat placé sous chapitre 7, qui l'autorise à user de la force.
"De nombreux déplacés demeurent toujours sous la protection des Casques bleus à Masisi. Quelque 80 éléments congolais et internationaux travaillant pour des organisations humanitaires ont dû être évacuées de Masisi vers Goma, par la Monuc", précise le communiqué.
De nouveaux combats ont éclaté samedi à Saké, à 30 km à l'ouest de Goma, entre CNDP ET FARDC, selon plusieurs sources.
"Tous les habitants ont fui la ville, et les chars de combats des FARDC reculent", a indiqué à l'AFP un habitant joint par téléphone.
"Le CNDP nous a attaqués depuis les collines avoisinantes", a affirmé le général Vainqueur Mayala, commandant de la 8ème région militaire.
Malgré ces combats, l'ONU espère faire appliquer son plan de désengagement par les belligérants, suite à l'accord de paix de Goma signé en janvier 2008.
"Nous voulons que tous les groupes armés y participent, pour faire avancer le processus de paix, le plus rapidement possible", a affirmé à l'AFP le représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en RDC, Alan Doss.
Le gouvernement a accepté ce plan mais "le CNDP n'a pas encore répondu", reconnaît Alan Doss.
Jeudi, la rébellion a conditionné l'adoption de ce plan à des négociations directes avec Kinshasa, dans un pays neutre, ce que le gouvernement congolais refuse.
..........................................Programme Amani : le plan de désengagement approuvé.. Joseph Kabila sauvé par la Monuc ou la RDC abandonnée à son triste sort ?
Le gouvernement et la facilitation internationale ont approuvé mercredi, à Goma, dans la province du Nord-Kivu, le plan de désengagement présenté par la Monuc. Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, l’a annoncé ce jour même, rapporte radiookapi.net
Ce plan comprend deux phases. La phase de consolidation du cessez-le-feu et le désengagement proprement dit. Il définit, notamment, les zones de désengagement, le retrait des forces et le rétablissement de l’autorité de l’Etat, a indiqué Vital Kamerhe, président de l’assemblée nationale.
Concrètement, dans un premier temps, les forces et les groupes armés engagés dans le conflit actuel doivent prendre du recul et laisser une zone démilitarisée au sein de la quelle la Monuc et la police vont se déployer et contribuer à la restauration de l’Etat. Suivra ensuite l’étape du regroupement des troupes dans des centres. Sur place, il sera question d’identifier tous les combattants et de permettre à chacun de choisir entre le brassage et la démobilisation.
L’adoption de ce plan de désengagement a eu lieu à l’issue d'une séance de travail avec le président de la République précédée d’une grande réunion dans la matinée à laquelle ont pris part Denis Kalume, ministre d'Etat de l'Intérieur, Mbusa Nyamwisi, ministre des Affaires étrangères, Tshikez Diemu, minitre de la Défense et de l’abbé Apollinaire Malu Malu, coordonnateur du programme Amani, côté officiels congolais, ainsi que M. Alan Doss de la Monuc, des représentants de l’ Union européenne dans la région des Grands Lacs des Etats-Unis.
Avant son adoption par le gouvernement et la facilitation internationale, ce plan a été soumis à l’appréciation des dirigeants du CNDP par la facilitation internationale, à Kimoka, à plus de 27 kilomètres de Goma.
Contacté à ce sujet, Bertrand Bisimwa, rapporteur du bureau politique du CNDP, indique que son mouvement est actuellement entrain d’étudier ce projet du plan de désengagement en vue d’y apporter des amendements. Toutefois, le mouvement de Laurent Nkunda souhaite que ce document soit traité dans le cadre des négociations directes avec le gouvernement dans un pays neutre.
Pour Vital Kamerhe, tous les groupes, signataires des actes de Goma sont tenus désormais de réaffirmer le cessez-le feu. O.M/R.O
Afrique du Sud: l'ANC... Thabo Mbeki quitte le pouvoir !
Le parti au pouvoir en Afrique du Sud, le Congrès national africain (ANC), a décidé d'appeler le président Thabo Mbeki à démissionner de ses fonctions, a annoncé son secrétaire général samedi devant la presse.
"L'ANC a décidé de rappeler le président de la République", a déclaré Gwede Mantashe.
Le président de la République est nommé par le Parlement issu des élections générales, où l'ANC domine très largement depuis les premières élections multiraciales de 1994.
Le chef de l'Etat est sur la sellette depuis qu'un juge de Pietermaritzburg (est) a prononcé le 12 septembre un non lieu contre le populaire Jacob Zuma, rival de Mbeki et président de l'ANC, évoquant des "interférences" au plus haut niveau de l'Etat dans ce dossier.
Cette décision a donné une nouvel élan aux partisans de Jacob Zuma qui l'estiment victime depuis son inculpation pour corruption en décembre -- dix jours après qu'il eut ravi la présidence de l'ANC à Thabo Mbeki -- d'une machination politique orchestrée en haut lieu.
Communistes, syndicalistes et mouvements de jeunesse ont multiplié cette semaine les appels à la démission du président, dont le second mandat s'achève en 2009.
Julius Malema, le leader de la bouillante Ligue de la Jeunesse de l'ANC, a même assuré avoir pris contact avec les responsables du parti pour qu'ils ordonnent le départ du chef de l'Etat.
"Cette fois, nous n'allons pas perdre, nous obtiendrons le départ de Mbeki", a-t-il lancé. Selon lui, "Mbeki ne sera plus le président de ce pays lors des prochaines élections", prévues au premier semestre 2009.
Le parti de Nelson Mandela est à couteaux tirés depuis le congrès de décembre qui a vu la victoire de Jacob Zuma, personnalité populaire et populiste, sur Thabo Mbeki, régulièrement critiqué pour son attitude distante et compassée.
Le montée en puissance des pro-Zuma s'est traduite dans les mois suivants par les démissions forcées d'alliés du chef de l'Etat, notamment les dirigeants des provinces du Western Cape et de l'Eastern Cape.
Thabo Mbeki a feint d'ignorer toutes les remarques négatives jusqu'à vendredi où, dans un communiqué de la présidence, il a déploré que les accusations à son encontre ne se basent sur "aucun fait pour les soutenir" et qu'elles portent atteinte à "sa dignité et à sa personne".
Mais, comme le remarque le Pretoria News, le plus grand perdant pourrait être le pays. "Une crise politique pourrait secouer le marché et écorner une économie qui traverse déjà une passe difficile."
Thabo Mbeki, qui a mené une politique économique orthodoxe, est apprécié des milieux d'affaires, qui se méfient en revanche des alliés de gauche de Jacob Zuma.




