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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

02 septembre 2008

Encore un accident d'avion en RDC: pas de survivant

avionkoUn survol de la zone où un avion léger a percuté lundi une montagne près de Bukavu, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), avec 17 personnes à bord, indique qu'il n'y a pas de survivant, a annoncé mardi la compagnie aérienne Air Serv.

"Un survol aérien par hélicoptère indique qu'il n'y a pas de survivant", a indiqué sur son site internet la compagnie, spécialisée dans le transport des travailleurs humanitaires dans le monde.

La compagnie précise que le vol était effectué "par une tierce partie sous contrat avec Air Serv International en RDC".

L'avion a été retrouvé par des hélicoptères de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc), qui n'a pas confirmé la mort des 15 passagers et deux membres d'équipage.

"On ignore pour l'instant s'il y a des survivants", a seulement indiqué à l'AFP le porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'Onu (OCHA) à Kinshasa, Christophe Illemassene, en précisant que l'appareil avait été retrouvé à 15 km au nord-ouest de l'aéroport de Bukavu.

Selon des sources onusiennes à Kinshasa, plusieurs employés étrangers et congolais de différentes agences de l'Onu et ONG internationales se trouvaient à bord.

Les circonstances de l'accident restaient encore inconnues. Le temps était particulièrement mauvais lundi dans la région montagneuse du Sud-Kivu, selon des sources onusiennes.

L'appareil, qui effectuait la liaison Kisangani/Bukavu, avait été porté disparu lundi en fin de journée car il n'avait pas atterri comme prévu à Bukavu, capitale provinciale du Sud-Kivu.

Les accidents d'avion sont fréquents en RDC. Le 15 avril 2008, un DC9 de la compagnie privée congolaise Hewa Bora s'était écrasé sur Goma (est), faisant au moins 47 morts et plus d'une centaine de blessés.

Toutes les compagnies aériennes congolaises - une cinquantaine identifiées - figurent sur la liste noire de l'Union européenne, qui leur a interdit son espace aérien.

Posté par losako à 15:33 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

RDC: les enseignants boycottent la rentrée scolaire dans l'ensemble du pays

CPS_IBU86_010908170106_photo00_photo_default_512x337...................................................Les enseignants des écoles publiques et conventionnées catholiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont largement boycotté lundi la rentrée scolaire sur l'ensemble du pays pour exiger des augmentations salariales, selon leurs syndicats.

Ce mouvement social s'ajoute à celui des médecins des hôpitaux publics qui, depuis une dizaine de jours, n'assurent qu'un "service minimum" dans l'attente d'une concrétisation des promesses gouvernementales d'augmenter leurs salaires et de titulariser les vacataires.

"Ils (les enseignants) se sont conformés à la décision de la non reprise de travail annoncée le 22 août au cours d'une assemblée générale", a déclaré à l'AFP le secrétaire général du Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques (Synecat), Jean-Bosco Puna.

Ce mot d'ordre de grève, visant à dénoncer "l'indifférence" du gouvernement face aux revendications salariales des enseignants, a été "largement suivi" sur l'ensemble du pays, a indiqué à l'AFP le secrétaire général du Syndicat des enseignants du Congo (Syeco), Jean-Pierre Kimbuya.

Dans la capitale congolaise, très peu de parents ont envoyé leurs enfants à l'école après l'appel à la grève lancé par ces deux principaux syndicats d'enseignants en RDC.

La quasi totalité des écoles n'ont pas ouvert les portes, en dépit de la décision du gouvernement de maintenir la rentrée au 1er septembre.

Dans les principales villes du pays, la rentrée des classes n'a pas non plus eu lieu, selon des correspondants de l'AFP.

A Lubumbashi, capitale de la province minière du Katanga (sud-est), à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï oriental (centre) ainsi qu'à Matadi, dans le Bas-Congo (ouest), les uniformes bleus et blancs des écoliers avaient déserté les rues.

Cette situation était la même dans les deux provinces du Kivu (est).

"Le gouvernement nous a manifesté sa mauvaise foi (...) Il s'est montré indifférent aux revendications des enseignants. Cette rentrée n'a donc pas été préparée", estime M. Puna.

Les écoles conventionnées catholiques en RDC dépendent des finances publiques et dispensent les programmes d'enseignement national.

Synecat et Syeco réclament notamment une revalorisation des salaires conformément à un accord conclu en février 2004 avec le gouvernement, une harmonisation des traitements au niveau national et la régularisation du statut des vacataires.

Selon l'accord de 2004, les salaires mensuels dans l'administration publique congolaise devraient être compris dans une fourchette allant de 208 à 2.080 dollars. Le plus bas salaire dans l'Education nationale est actuellement d'environ 80 USD à Kinshasa et 63 USD en province. Ils ne bénéficient pas d'avantages sociaux (logement, transport et prime).

Les enseignants exigent en outre la suppression de la contribution financière des parents, initiée en 1994 pour pallier le déficit de l'Etat dans la rémunération des enseignants.

Depuis quatre ans, les syndicats d'enseignants du secteur public boycottent la rentrée de classe pour les mêmes raisons. En 2007, les cours n'avaient repris que quatre semaines après la rentrée scolaire officielle.

Des négociations avec le gouvernement pourraient intervenir dans les prochains jours, selon des sources syndicales.

Posté par losako à 15:21 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le CNDP de Nkunda joue la carte de la balkanisation de la RDC...sans blague !!!

LA_20UNE_NKUNDALe Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du chef rebelle tutsi Laurent Nkunda est accusé par plusieurs diplomates occidentaux en poste à Kinshasa de jouer la carte de la balkanisation de la République démocratique du Congo en maintenant le Nord-Kivu dans une situation d’instabilité.

"Le refus pour le CNDP de s’inscrire dans la voie de la paix démontre à suffisance la détermination de ce mouvement dont certains de ses responsables sont accusés de crimes de guerre de vouloir maintenir l’Est de la RDC dans une situation d’instabilité permanente qui conduirait à la balkanisation du pays", estime un diplomate européen interrogé par l’APA.

"Ce mouvement continuera à torpiller les accords de paix", a-t-il ajouté après les affrontements à l’arme lourde jeudi entre les Forces armées de la RDC (FARDC) et les hommes de Nkunda dans plusieurs localités du territoire de Rutshuru. Vendredi, le chef de la Mission de l’ONU en RDC (Monuc), Alan Doss, a condamné avec "fermeté" ces combats et mis en garde les parties contre la tentative d’une nouvelle escalade de violence dans la région.

"Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en RDC condamne avec la plus grande fermeté les derniers combats entre les éléments armés du CNDP et les FARDC dans le territoire de Rutshuru", à une cinquantaine de kilomètres au N du chef-lieu, Goma, indique le texte.

Ces affrontements avaient éclaté dans le village de Kanombe. Selon les sources militaires et onusiennes, les combats ont cessé jeudi soir mais la situation reste tendue dans le secteur où un mouvement de troupes est intense.

La Monuc, qui maintient 14.000 Casques bleus dans l’Est, avait dépêché jeudi dans la matinée des véhicules blindés en patrouille dans le secteur et multiplié les contacts avec les parties pour faire cesser les combats. Aucun bilan de ces affrontements n’est encore disponible mais une quinzaine de soldats des FARDC, grièvement blessés, ont été admis à l’hôpital de Rutshuru.

M. Doss demande aux deux camps de "regagner leurs positions initiales et d’éviter toute action susceptible d’entraîner une nouvelle escalade de violence".

La Monuc rappelle que "toute action militaire menée par les signataires des Actes d’engagement, (y compris) en riposte, constitue une violation du cessez-le feu" des accords de paix signés en janvier 2008 à Goma.
Elle demande en outre aux parties de se référer à la commission mixte «Paix et Sécurité», dans laquelle "les signataires se sont engagés à faire valoir tout grief les opposant".

Depuis l’Accord de Goma, des accrochages ont régulièrement lieu entre CNDP et FARDC, mais aussi avec la vingtaine de milices armées, notamment les Maï-Maï, qui sévissent dans la région frontalière du Rwanda, et les rebelles hutu des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

Le "désengagement" des forces en présence dans les collines, prévu par l’Accord, n’a pas encore pu commencer. Les violences se poursuivent, et les civils fuient toujours les zones de combats. Ils sont actuellement plus de 1,3 million de déplacés dans l’Est de la RDC.

La Monuc assure qu’elle continuera d’intervenir pour "protéger les centres urbains" du Nord-Kivu et prendra toutes les mesures nécessaires pour "assurer la protection des civils".

Ces combats ont éclaté quelques jours seulement après la visite de M. Doss dans la région, où il a rencontré les responsables de différents groupes armés signataires des accords de Goma.

Les deux parties se rejettent la responsabilité de ces affrontements qui surviennent alors qu’on attendait de tous les signataires des accords de Goma un plan de désengagement de leurs troupes. Ce plan devait être présenté en plénière de la Commission technique «Paix et Sécurité» du programme Amani.

Posté par losako à 13:40 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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