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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

21 août 2008

La «guerre des clans» divise le gouvernement

Joseph_20Kabila_20ya_20sika_202....................................................La situation sociale est agitée : grève des médecins, grogne des enseignants, des fonctionnaires et agents de l’Etat. La responsabilité du gouvernement est mise à rude épreuve. Car, au-delà de ces manifestations, c’est son action, sa cohésion et sa crédibilité qui sont en jeu. Malheureusement, rien n’a été dit au cours de la réunion d’hier mercredi du Conseil des ministres. Curieusement, en début de soirée, un protocole d’accord a été signé. Qu’est-ce à dire ? Seraient-ce des fissures au sein du gouvernement, laissant transparaître des signes avant-coureurs de la « guerre des clans » ou l’existence des réseaux parallèles ? Danger.

Le gouvernement s’est réunit hier mercredi. A priori, il devrait se pencher sur la situation préoccupante dans le secteur de la santé avec la grève des médecins qui vient d’entrer dans sa troisième journée. Car, il s’agit d’une situation préoccupante où l’on compte déjà des morts. Hélas !

Silence radio du côté du gouvernement qui s’est contenté d’examiner trois projets d’ordonnance qui n’ont rien à voir avec la situation d’actualité brûlante, confirmant en d’autres termes la thèse de l’insouciance décriée de la part de l’Exécutif. Et pourtant, il s’est agi d’une «réunion extraordinaire». En quoi a-t-elle été extraordinaire ? Serait-ce par le fait qu’elle s’est tenue un mercredi au lieu de vendredi comme de coutume, ou tout simplement, à en croire des rumeurs de plus en plus persistantes, parce que le Premier ministre entamerait la «deuxième phase de ses vacances», cette fois au pays ? Ou alors que certains ministres veulent s’attribuer la paternité de la conclusion d’un accord avec les médecins ?

Certes, selon les éléments d’informations, le gouvernement aurait décidé d’apurer six mois d’arriérés de salaires découlant de la mécanisation de nouveaux médecins. Quant à la prime, sa solution serait tributaire des contraintes budgétaires.

Cependant, le syndicat national des médecins affirme que les deux parties sont loin de parvenir à un accord. C’est ainsi que le protocole d’accord qui devrait être signé mardi au ministère du Budget a été reporté à une date ultérieure, en attendant la décision du gouvernement sur cette question.

Déception. Aucun mot là-dessus dans le compte rendu fait à la presse par le Porte-parole du gouvernement. Mais voilà que qu’un peu plus tard dans la soirée, l’on faisait savoir qu’un accord venait d’intervenir alors que le communiqué de la réunion du gouvernement n’a fait ni allusion à ce cas, ni à la poursuite des négociations. Pourquoi cette omission d’un cas aussi préoccupant dans une gestion d’Etat qui se veut transparente ? Pourquoi ces « communiqués clientélistes » dans une matière aussi grave où il y a déjà mort d’hommes ? A qui veut-on jeter les fleurs si tout le gouvernement n’a pas été associé à ces négociations ?

GOUVERNEMENT DIVISE

Dans ses investigations, Le Potentiel constate que cette grève des médecins est en train de diviser le gouvernement. En effet, il revient que la réunion de mardi au ministère du Budget a réuni, outre le ministre du Budget, ses homologues des Finances et de la Santé. Celle du mercredi 20 août, après ou en marge de la réunion extraordinaire du gouvernement, a regroupé le ministre d’Etat près la présidence de la République, les ministres de la Santé et du Budget. Du côté des médecins, l’on signale la présence du Dr Mbutuku et Dr Mankoy, respectivement secrétaire général du Synamed et président du Conseil national de l’Ordre des Médecins.

Or, dans des circonstances actuelles et de façon classique, le gouvernement, disons le Premier ministre devrait convoquer et présider la réunion du «Cabinet de crise». Empêché, cette rencontre devrait être présidée par le membre du gouvernement qui assure son intérim pour plus d’avancées significatives. Ce qui n’a pas été le cas.

Raison pour laquelle la réunion d’hier mercredi était très attendue dans la mesure où cette question a une portée nationale et tous les membres du gouvernement doivent se sentir concernés au nom de la solidarité et de l’intérêt supérieur de la Nation. Surtout que cette agitation du front social ne se limite pas seulement aux médecins, mais aura des effets d’entraînement sur d’autres secteurs de l’Administration et de la vie nationale. Ce n’est donc pas par groupe de deux ou trois ministres que le gouvernement s’emploiera à examiner différents cas sociaux. Mais, en principe, au sein des commissions ad hoc du gouvernement, d’abord, et au Conseil des ministres au grand complet pour ne pas affecter la cohésion gouvernementale.

DES RESEAUX PARALLELES

En fait, le cas de la gestion de la grève des médecins soulève d’autres interrogations liées à des cas antérieurs et à venir. Une illustration des insuffisances susceptibles de confirmer la thèse de l’absence d’un leadership au sein de l’Exécutif. Tenez.

Outre la réunion présidée mardi et mercredi par le ministre Muzito, en charge du Budget en présence du ministre d’Etat près la présidence de la République, une autre réunion a été également présidée par les ministres d’Etat Mobutu Nzanga et Denis Kalume, en charge de l’Agriculture et de l’Intérieur avant que le gouvernement ne se réunisse en réunion extraordinaire hier mercredi sans évoquer ce cas d’espèce.

Donc, une réunion extraordinaire sans rien d’extraordinaire pendant qu’il y a mort d’hommes dans les hôpitaux de la République. Pourquoi toutes ces initiatives parallèles alors qu’une réunion d’un «Cabinet de crise» aurait permis à tout le monde d’éviter le gaspillage des efforts ?

Quoique l’on dise, les observateurs de la politique congolaise notent l’émergence des groupes dans les institutions nationales. Apparaissent alors des « pro-chinois », des « pro-indiens», des «pro-sudafricains », des « pro-belges », des « pro-français », des «pro-américains», des «pro-allemands», des « pro-arabes », et nous en passons.

Cette diversité pouvait être assimilée à la dynamique de notre coopération. Malheureusement, elle institue plutôt des « groupuscules » qui gardent secrètement et jalousement, pour des raisons faciles à deviner, certains dossiers. Et lorsqu’intervient le moment important de lever des options nationales, il se produit toujours des débats houleux dans la mesure où ces dossiers ont été examinés au sein de réseaux parallèles aux institutions nationales. Sans vouloir chercher à réveiller les vieux démons, les dernières interpellations et questions orales à l’Assemblée nationale ont largement démontré l’existence de ces «réseaux parallèles» pour ne pas dire « gouvernement parallèle».

Voilà que maintenant, au sein même de l’Exécutif, apparaissent des «groupuscules», comme si l’on violait expressément le décret portant organisation et fonctionnement du gouvernement. Sinon comment expliquer ce silence du gouvernement sur cette grève des médecins au cours de sa réunion d’hier mercredi, dite extraordinaire pendant qu’une autre réunion parallèle vole la vedette à l’Exécutif ? N’est-ce pas là une preuve suffisante de l’existence des réseaux parallèles et que l’on vient de faire confiance à ces rencontres parallèles par rapport à celle du gouvernement ? Autant d’interrogations pertinentes.

Qu’adviendra-t-il demain si l’on adoptait cette même attitude égoïste et suicidaire où les animateurs des institutions se rentrent dedans dans les domaines de la Sécurité interne et externe, la Diplomatie, la Défense, le Commerce extérieur… pour ne citer que ces secteurs-clé ? C’est la déstabilisation des institutions nationales.

Non ! Le clientélisme est une gangrène. Si elle s’installe dans les institutions nationales, ce serait enclencher le processus de l’auto-destruction de l’Etat congolais. Aussi, est-il important de retenir que l’échec ou la réussite d’un ministre est avant tout l’échec ou la réussite d’un gouvernement, des institutions nationales. Mieux, une affaire de tout un pays, car toute la Nation se retrouvera, dans un cas comme dans un autre, tant il est vrai qu’aucun ministre ne résolve les cas sociaux en puisant dans son salaire ou son compte propre. Mais dans les Fonds publics constitués par les contribuables.

En s’appuyant sur le domaine du sport, les présents Jeux Olympiques de Beijing l’ont largement prouvé. Tout le mérite reviendra à l’Etat et à la Nation chinoise.

Alors, il est temps de quitter ces vieux sentiers battus de l’égoïsme et de la médiocrité. Surtout du suicide collectif caractérisé, force nous est de le souligner, par l’absence d’un leadership fort.

Compte rendu de la réunion des ministres du mercredi 20 août 2008

Il s’est tenu hier mercredi 20 août une réunion extraordinaire du Conseil des Ministres à la Cité de l’Union Africaine, sous la présidence de S.E. Antoine Gizenga, Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

Un seul point a figuré à l’ordre du jour, à savoir : examen de 3 projets d’ordonnance.

Le Ministre des Finances a présenté respectivement 3 projets d’ordonnance suivants:

1. Projet d’Ordonnance portant approbation de l’Accord du Don H362 du 26 mai 2008 conclu entre la RDC et l’Association Internationale de Développement au titre de financement supplémentaire pour le Projet d’Urgence de Démobilisation et Réintégration;

2. Projet d’Ordonnance portant approbation de l’Accord du Don H365 du 26 mai 2008 conclu entre la RDC et l’Association Internationale de Développement au titre de Projet de Renforcement des Capacités ;

3. Projet d’Ordonnance portant approbation de l’Accord du Don H366 du 26 mai 2008 conclu entre la RDC et l’Association Internationale de Développement au titre de financement additionnel au Projet compétitivité et développement du secteur privé.

Le Premier projet relatif à l’urgence de démobilisation et de réintégration, d’un montant de 31.300.000 DTS, comporte les volets suivants: la démobilisation, la réinsertion, la réintégration socio-économique des ex-combattants ainsi que la réintégration sociale et économique des femmes ex-combattantes, des ex-combattants handicapés et malades.

Le second projet relatif au renforcement des capacités, d’un montant de 31.300.000 DTS, comporte les volets suivants : le renforcement de la gestion des finances publiques et de l’administration publique, la constitution d’un système de gestion des finances publiques et de l’administration publique dans les provinces pilotes et la capacité de mise en forme de la réforme sur la gouvernance.

Enfin, le troisième projet relatif à la compétitivité et au développement du secteur privé, d’un montant de 37.500.000 DTS, comporte les volets renforcement du système judiciaire, amélioration du cadre légal et fiscal, promotion de l’intermédiation financière, promotion du dialogue entre le secteur privé et le secteur public, appui à la réforme des entreprises publiques et au fonctionnement du COPIREP.

Après débats et délibérations, le Conseil a approuve lesdits projets. Commencée à 10 heures, la réunion a pris fin à 11 heures.

Je vous remercie.

Fait à Kinshasa le 20 août 2008

Le Porte Parole du Gouvernement

Emile Bongeli Veikelo Va Ato

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Les médecins font plier Kabila et le gouvernement... Muzito obligé de satisfaire les médecins ! Luzito na ba médecins... svp !

875d96c598d93eLes médecins grévistes ont obtenu gain de cause. Adolphe Muzito, ministre du Budget, a répondu positivement à toutes leurs revendications : application du nouveau barème spécial de médecins ; paie de six mois d’arriérés de primes et de salaires ; majoration des primes réclamées par les médecins. Les dirigeants du Synamed, Dr Mbutuku et Dr Mankoy, se sont engagés à démobiliser la base, hic et nunc.

Au ministère du Budget, on a affirmé que Adolphe Muzito a mis fin à la grève des médecins. La raison est simple. Les revendications présentées par les médecins pour justifier le débrayage ont été toutes vidées de leur contenu. Le ministre du Budget en a fait une priorité. Hier dans son cabinet de travail, Adolphe Muzito a présidé une réunion de crise. Réunion à laquelle ont pris part active le ministre d’Etat près le Président, Nkulu Kilombo, et le ministre de la Santé, Victor Makwenge. Premiers concernés, les médecins des hôpitaux publics étaient conduits par les docteurs Mbutuku et Mankoy, en ordre Secrétaire général du Synamed et Président du Conseil national de l’Ordre des Médecins. La partie gouvernementale a pris l’engagement de tenir ses promesses dans les limites des contraintes budgétaires.

La satisfaction des médecins

Plus aucune raison pour justifier la poursuite de la grève. Au sortir de la réunion, les médecins n’ont pas su cacher leur joie. Visiblement, le protocole conclu ce mercredi 20 août 2008 était largement à leur avantage. Satisfait, le Synamed a entrepris de démobiliser la base. Sans attendre, il faut lever le mot d’ordre de grève. Le ministre de la Santé, qui donnait l’impression d’être dépassé par la radicalisation du mouvement de grève, note des avancées significatives.

Particulièrement, pour ce qui concerne la mécanisation de nouvelles unités et la révision du statut des médecins. Victor Makwenge reconnaissait, en passant, ses limites quant à la résolution de la question de la prime. « Sa concrétisation dépend d’une décision extra budgétaire », disait Makwenge. Fort heureusement que Muzito a sorti sa baguette magique.

La situation sur terrain

Il appartient désormais au Synamed de tenir sa part d’engagements. Car, le compromis trouvé impose aux deux parties (Gouvernement et médecins) des obligations. Ce qui était loin d’être fait hier mercredi. Les médecins des hôpitaux publics de Kinshasa ont même durci leur mouvement. Tous les services (gynécologie, chirurgie, urgence, laboratoire, etc.) n’ont pas fonctionné. Les maternités étaient encore opérationnelles, car les infirmières et accoucheuses disent qu’elles continueront à prester par humanisme.

La grève a gagné les villes en provinces.

A Lubumbashi, les malades sont transférés vers des centres de santé privés. Dans des hôpitaux publics, les malades ne reçoivent que des soins de santé primaires. Le Kasaï Occidental est entré en lice mercredi. Partout au pays c’est la même chanson. Les médecins, comme s’ils n’avaient pas d’âme, sont insensibles aux hurlements et douleurs des patients. Mais qui avait dit que les toubibs faisaient du bénévolat ? Ils exercent un métier et doivent être rémunérés. La faute aux dirigeants qui n’ont pas su anticiper. Le maintien du dialogue aurait permis d’éviter le pire. O.M/La Prospérité

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Procès Botethi : Les Sims de Kimbuta et Nsingi sous examen

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............................................L’affaire de l’assassinat de l’honorable Daniel Botethi vient de connaître un nouveau rebondissement. La piste des commanditaires intéresse particulièrement la partie civile et l’organe de la loi. Laissée en jachère à la suite du pardon de Mwewa au gouverneur de la ville, cette piste sera bientôt débroussaillée, sarclée et engraissée. Les avocats de la famille Botethi croyent qu’elle garde bien des choses qui pourraient édifier le tribunal dans la recherche de la vérité sur la mort de l’ancien vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, APK.

En effet, à l’audience d’hier, à la faveur des observations demandées aux parties par le tribunal militaire de garnison de Ngaliema sur la marche du procès Botethi, les avocats de la partie civile Botethi ont sollicité que soit davantage explorée la piste Mwewa. C’est cette piste qui a focalisé tous les regards vers le commanditaire désigné par lui, à savoir le gouverneur de la ville de Kinshasa. Pour Me Nyango, plusieurs éléments justifient leur intérêt soudain pour cette piste. Il y a d’abord, les aveux de Mwewa sur la composition de sa bande, et de ses activités criminelles.

Ensuite, les revirements et les reniements des prévenus n’ont pas ébranlé l’intime conviction des juges, ni celle des autres parties au procès. Enfin, il a déploré le fait qu’on n’ait pas creusé davantage cette piste à cause des dénégations de Kadi Munung. Voilà pourquoi il a exhorté le tribunal à recueillir les relevés d’appels du gouverneur André Kimbuta et du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Roger Nsingi. Ce dernier avait parlé, lors de sa comparution à une des audiences, des tumultes enregistrés au sein de cet organe législatif de la capitale. Me Nyango a relevé à ce sujet, la tension vive qui a prévalu à l’Assemblée provinciale avant la mort de Botethi.

Des relevés d’appels téléphoniques de Kimbuta et Nsingi exigés En faisant dernièrement des recoupements des appels téléphoniques des prévenus, à la demande du tribunal militaire, le résumé récapitulatif montre deux numéros non identifiés qui appelaient souvent la bande. Et les avocats de Botethi de se demander si ces appels ne provenaient pas des intermédiaires ou de Fidèle, Mujos et Maseba ?

A l’époque, bien que la partie civile l’avait réclamé, les Sims du gouverneur et de Roger Nsingi n’avaient pas été revisitées. Négligence ou simple oubli, cette fouille n’avait pas été exercée dans les numéros d’appel de ces deux autorités urbaines. Aujourd’hui, le débat est relancé. Il faut donc fouiner dans ces Sims et en extraire toute connexion avec les membres de la bande ou avec les fameux intermédiaires. Dans sa foi d’avocat, Me Nyango continue à considérer que le gouverneur est suspect, parce que cité par Patrick Mwewa qui avait soutenu avoir perçu 1.300 dollars pour commettre l’odieux assassinat. A sa demande, le président du tribunal militaire a retenu que les investigations devaient couvrir la période allant du 1er juin au 10 juillet 2008.

A la question du ministère public de savoir si ces numéros suspects étaient encore opérationnels, l’avocat-conseil de la famille Botethi a indiqué qu’ils sont fermés, et d’ajouter que c’est peut être à dessein. Voilà pourquoi les recherches sont nécessaires pour découvrir les raisons de leur fermeture et quels autres numéros d’appels étaient en connexion au cours de la période sous examen. Pour en avoir le cœur net, le capitaine Patty Sangwa a exigé la comparution du chargé des réquisitions de la société Zain.

Enfin, trahi par sa copine, le fugitif Fidèle arrêté par la police A l’audience d’hier, l’une des pièces rares tant recherchées était exhibée devant les juges. Il s’agit du prévenu Fidèle, un des membres de la bande à Patrick Mwewa et Kady. Disciple de Kadi, le fameux Fidèle ne connaît rien. Il s’est présenté comme nettoyeur des véhicules. Mais le ministère public se référant à la plainte de Mme Sarah Siliki, objet des menaces de mort de la part de la bande à Kadi, croit que c’est lui Fidèle. Il a sollicité la comparution de la dame pour faire des révélations accablantes sur ce prévenu qui ne répondait qu’avec des expressions militaires. Il prétend être fils de militaire et avait vécu au quartier O.U.A. bloc 62. Patrick Mwewa a pour sa part, reconnu qu’il habitait le camp Tshatshi au bloc 77. A l’aide de quelques questions posées à Ilunga Mbayo que l’on présente comme Fidèle, le président du tribunal militaire a réalisé que ce prévenu cachait beaucoup de choses et qu’il en connaissait beaucoup sur ses compères. Pour plus de lumière sur la vraie identité de Fidèle, face à ses dénégations, toutes les parties ont convenu de faire venir Mme Sarah Siliki à la prochaine audience qui interviendra vendredi.

Des biens saisis sur le corps de Daniel Botethi L’opinion a été scandalisée de constater que lors de la vérification et de l’examen des objets saisis et soumis au tribunal, figuraient le costume, la chemise, les chaussures, les chaussettes et la cravate de Daniel Botethi. Effets vestimentaires trouvés sur son corps et tous maculés de son sang. Il en est de même de ses deux portables cellulaires de marque Nokia, la carte rose de sa Mercedes Elegance, les clefs de contact de cette berline, ses 17.000 Fc et quelques bonbons. Le p.v. de saisie des habits renseignait que la saisie a été opérée le 6 juillet 2008 à 5 heures du matin et entre les mains de son garde du corps, Kankonde wa Kankonde, au camp Lufungula. Interrogé, ce dernier a reconnu qu’on lui a fait signer ce procès-verbal sans voir les effets.

Cette réponse a révolté le ministère public qui a aussitôt demandé le niveau d’études du brigadier et s’il savait lire et écrire. Il dira qu’il avait terminé la 5 ème des humanités et savait lire et écrire. Pourtant, pour le commandant du district de la Lukunga, le corps de Botethi était encore sur le lieu du crime jusque vers 7 H. Et les avocats de la défense de faire observer que selon cette logique, Botethi était déshabillé et transféré en tenue d’Adam à la morgue. Ce p.v. a dévoilé son caractère illégal et irrégulier.

La défense a demandé en conséquence que cette pièce, ainsi que les autres non conformes à la procédure soient écartées du débat. Les avocats de la partie civile ont alors sollicité la restitution à la famille de certains biens appartenant au député provincial Daniel Botethi. Car, aujourd’hui la Mercedes est dépourvu de sa batterie, des clignotants et d’autres accessoires pendant qu’elle est encore sous la disposition de la police. Le Phare

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Riz bloqué à Boma, Jean-Claude Vuemba soutient l’Occ !

JCV_1Brusque interruption des vacances parlementaires ce mercredi 20 août, pour l’élu de Kasangulu. Sans ambages, Jean-Claude Vuemba est monté sur ses quatre chevaux, en la salle de conférence Mbuta Gaston Diomi Ndongala, située à Kasa-Vubu. Sur son visage, des traits étaient visiblement tirés lorsqu’il évoquait l’épineuse question du riz bloqué à Boma.

Selon lui, en effet, le gouvernement n’a nullement respecté les résolutions de l’Assemblée Nationale consécutives à une motion qu’il avait initiée sur 120 tonnes de riz importé par Congo Futur. En un mot comme en mille, Vuemba soutient l’Office Congolais de Contrôle et rappelle les recommandations de la chambre basse du parlement quant au déchargement de ce riz aux ports de Boma et Matadi. Dans les faits, Vuemba présente une chronologie complète sur le différend qui oppose désormais l’OCC à l’entreprise Congo Futur.

Des références des lettres échangées sur cette affaire de riz, en commençant par celle incisive de Kamhere qui, dans sa vitalité habituelle, voulait voir aboutir les recommandations de l’Assemblée Nationale, Vuemba les a brandies à la presse, comme pour démontrer combien André-Philippe Futa, le Ministre de l’Economie, aurait, pour sa part, une responsabilité en vertu de la contre-expertise qu’il avait sollicitée au Centre de Recherche et Analyses Alimentaires, CRAA, à Lubumbashi, et au Laboratoire vétérinaire de Kinshasa.

Enfin, pour clore ce dossier, Vuemba invite Kabila à faire respecter la loi. Plus loin, au cours de son plongeon dans les questions politiques, Vuemba a fait un vrai tour d’horizon. Pour lui, Bemba est et demeure le Porte-parole de l’Opposition politique nonobstant son actuel séjour dans les installations pénitentiaires de la Cour Pénale Internationale, à la Haye. Il a, dans la même perspective, abordé les cas Mokia et Théodore Ngoy pour lesquels il sollicite du pouvoir Kabila, des largesses nécessaires à leur liberté de mouvement. Voici, en intégralité, le contenu de son exposé.

Conférence de Jean-Claude Vuemba Luzamba

Mercredi 20 août 2008
Chers Compatriotes et Distingués Journalistes

Permettez-moi tout d’abord de vous remercier d’avoir répondu avec célérité à mon invitation en ma qualité de Député National, élu du Territoire de Kasangulu, District de la Lukaya, dans la Province Occidentale du Bas-Congo, appelée à redevenir Kongo Central en 2009.

Si je fais appel à votre noble et chevaleresque profession, c’est pour vous entretenir des questions brûlantes d’actualité sur la Nation en ma qualité de Député National mais aussi de Président National du MPCR (Mouvement du Peuple Congolais pour la République), dans son nouveau siège social que vous avez l’honneur et la primeur de découvrir aujourd’hui en attendant son inauguration officielle en septembre prochain.

Vous êtes donc ici dans la salle des Conférences Mbuta Gaston DIOMI NDONGALA alias «DIOGAS », Premier Bourgmestre de la Commune de Ngiri-Ngiri, élu lors des élections urbaines, municipales et locales de 1957 à Léopoldville, Elisabeth ville et Jadoville. Son cousin Né-Kongo Joseph Kasa-Vubu, leader de l’Abako, était élu dans la Commune voisine de Dendale tandis que Monsieur Victor Lundula, son compagnon de lutte dans la Force Publique lors de la seconde guerre mondiale (1939-1945) avait triomphé aux urnes à Elisabethville, rebaptisée en 1966 par le nouveau régime du Corps des Volontaires de la République (CVR) « Lubumbashi », capitale du Katanga profond.

Chers Compatriotes et Distingués invités Journalistes

Après cet aperçu historique, entrons dans le vif du sujet si vous le voulez bien. Depuis un certain temps, la classe politique, relayée par les médias nationaux que je félicite pour leur perspicacité et leur courage, ne cesse de plancher sur le remaniement du Gouvernement Central de la coalition AMP-PALU-UDEMO.

Le MPCR, dont je préside les destinées, avec le Professeur Désiré Pongo et Joseph Mafwata Shamba, depuis sa création historique le 27 novembre 1997 à la Place du Trocadéro à Paris, au Parvis des Droits de l’Homme, le Mouvement du Peuple Congolais pour la République dénonce haut et fort le non respect de la recommandation des résolutions de l’Assemblée Nationale, lues lors de la plénière du 09 juin 2008, relatives à la motion que j’avais initiée à propos des 120 tonnes de riz avarié importées par la firme Congo Futur et refusées par l’OCC.

Dans sa lettre datée du 21 juin dernier, l’Honorable Vital Kamerhe, Président de l’Assemblée Nationale, avait bel et bien transmis lesdites recommandations au Gouvernement actuel pour exécution après avis et délibérations en Conseil des ministres.

28918004Chers Compatriotes et Distingués Journalistes

Pour éclairer votre religion, et vous en convaincre davantage, je vais rapidement vous lire les recommandations en question, relatives à ces graves problèmes liés à la présence de 120 tonnes de riz avarié dans les ports de la Province du Bas-Congo.

Premièrement : Faire respecter la décision de l’Office Congolais des Contrôles (OCC) interdisant le déchargement du riz avarié importé par la Société Congo Futur, dans les ports de Boma et de Matadi.
Deuxièmement, Mettre en place un dispositif de contrôle pour démasquer tous ceux qui se livrent au trafic d’influence auprès de l’OCC sur ce dossier maffieux et sulfureux.
Troisièmement, Procéder à l’incinération de cette cargaison en présence des délégués de l’Assemblée Nationale qui seront désignés à cet effet. Curieusement (mais faut-il s’en étonner ?), deux mois plus tard, ces recommandations parlementaires étaient restées lettres mortes et croupissaient dans les placards du gouvernement central, comme s’il fallait coûte que coûte écouler ce riz avarié !

Voici la chronologie des faits pour vous permettre de comprendre toute l’affaire que j’ai exposée dans l’intérêt de la population que je représente en tant qu’élu national.
- Le 08 mai 2008, le bateau M/S Slovenija a accosté à Boma, chargé de 12.000 tonnes de riz long grain.
- Après déchargement, le lot a été stocké respectivement dans les entrepôts de l’Onatra et le dépôt Congo Futur de Boma.
- Au cours du déchargement, les services compétents requis (OCC et Service de Quarantaine Animale et Végétale) ont constaté la présence des sacs de riz en mauvais état.
- En conséquence, l’OCC a ordonné l’arrêt de l’opération de déchargement et de transfert du riz dans l’entrepôt de l’importation. Mais déjà, 18.188 sacs y étaient stockés et 8 camions contenant plus ou moins 1.050 sacs étaient empêchés de sortir du port. Toutefois, le déchargement du magasin de l’Onatra a continué jusqu’à l’épuisement des 120.000 sacs destinés à Boma.
- Il importe de souligner qu’il s’agit d’une importation qui viole la réglementation en la matière, en ce qu’elle n’a pas été soumise au contrôle avant embarquement et qu’elle ne comporte pas de destination précise quant au port africain.
Je signalerais en outre que le riz avarié importé par Congo Futur du port chinois de Nanjing a été soumis, après coup, à l’analyse d’échantillonnage par plusieurs laboratoires, dont : OCC, CRAA et Bureau Veritas de Paris.
1. OCC
L’examen organoleptique de 237 échantillons au laboratoire a donné des résultats non satisfaisants, c'est-à-dire : 75% de mauvais riz de couleur jaunâtre. Au vu de ce résultat négatif, l’OCC a procédé à une contre-expertise du lot qui a porté sur 1.000 sacs ouverts entièrement. Les résultats enregistrés ont donné également 75% de mauvais riz chinois.
2. CRAA
A la demande de Congo Futur, une contre-expertise a été ordonnée par le Ministre de l’Economie Nationale et Commerce, Monsieur André Philippe Futa. C’est alors qu’au mépris des règles de l’art d’expertise, le Centre de Recherche et Analyses Alimentaires (CRAA) de Lubumbashi, situé à 1.800 Km de Kinshasa, a curieusement procédé au prélèvement des échantillons en l’absence de l’OCC, qui a naturellement décrié la manière et la méthodologie utilisées. En effet, les préposés du CRAA, ont opéré sur un échantillonnage biaisé et non représentatif du lot concerné se trouvant dans les entrepôts de Congo Futur (+ 18.000 sacs) alors que les 108.000 autres sacs sont cachés dans les dépôts du port de l’ONATRA.
3. Bureau Veritas
Les certificats d’inspection émis par cette société française renseignent la période de récolte entre 2000/2001, ce qui constitue une contradiction flagrante avec le marquage des sacs du riz sous examen dans l’affaire OCC-Congo Futur.
Ces derniers portent de erronément comme date de production/récolte 2007 et date de péremption 2011 ! Ceci suppose la présence de deux échantillons à défaut d’une tentative de falsification flagrante.

Enfin, le laboratoire vétérinaire de Kinshasa, a souligné que « des quatre échantillons qui ont été soumis aux analyses, deux semblent normaux à hauteur de 25% et deux autres ont des odeurs étrangères et comprennent du riz moisi de couleur jaune foncé en plus de beaucoup de déjections des souris à hauteur de 75% ». A cause des résultats disparates dont le prélèvement ne reflète pas l’ensemble des laboratoires, le Laboratoire Vétérinaire de Kinshasa a préconisé un ré échantillonnage pour examen minutieux par ses propres techniciens expérimentés.

Que l’on me comprenne bien : la santé de nos concitoyens pourrait être menacée si ce riz corrompu venait à être écoulé auprès de la population. Imaginez seulement que l’impensable se produise dans cette République bananière qui semble malheureusement encore être la nôtre et que ce riz occasionne des morts !

Il est inutile de vous dire que mes collègues de l’Assemblée Nationale et moi-même tiendraient pour responsables le Ministre de l’Economie…jusqu’au Président Kabila lui-même, que j’appelle solennellement devant vous à faire respecter la loi.

Cette affaire est d’une gravité extrême et démontre une fois de plus que l’on se fiche des populations pourvues de faire des gros bénéfices (5 millions de US Dollars) !

Chers Compatriotes et Distingués Journalistes

Alors que le scandale du riz avarié continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive depuis voici un trimestre déjà, je vous informe que le Ministre de l’Economie, encore lui, piqué par on ne sait quelle mouche, a décidé l’exportation officielle du ciment de Kimpese et de Lukala vers Bangui, capitale de la République Centrafricaine, créant du coup une pénurie dans son propre pays en pleine reconstruction immobilière et routière.

De plus, alors que le cours du Brut a baissé de façon importante ces trois dernières semaines, cette baisse n’a pas été répercutée à la pompe contrairement à plusieurs de nos pays voisins, alors qu’en RDC le pétrole continue de coûter horriblement cher. A l’inverse, les cours des matières premières ont fortement grimpé dans les bourses mondiales. Et pourtant les «Minings» du Katanga, censées représenter notre richesse nationale, ne contribuent aucunement au renflouement de la trésorerie publique, et cela malgré le boom minier. Pour preuve, notre budget national demeure très faible à la mi-hauteur de 3 milliards USD pour l’exercice 2008.

Du reste, ce budget modique a été frappé d’annulation en juin dernier pour insuffisance de recettes internes et d’insuffisance d’apport des partenaires au développement, suite à la signature du contra gagnant-gagnant (en fait, un contrat gagnant-perdant…je vous laisse deviner qui est le perdant dans ce contrat !).

A ceci je voudrais vous rappeler, Messieurs les journalistes, que le Ministre près du Premier ministre a déclaré urbi et orbi qu’au titre des années 2006-2008, les caisses de l’Etat ont enregistré un manque à gagner de 1.3 milliards Usd pour cause et faits de corruption, alors même que le Président de la République avait déclaré lors de sa dernière adresse du 6 décembre 2007 que les portes des prisons seraient grandes ouvertes pour les corrompus et les corrupteurs de tous poils.
Je demande donc ici en votre présence que la Justice fasse enfin son travail et qu’elle condamne ceux qui continuent de clochardiser le Peuple sans état d’âme.

Là aussi, il est plus que temps de remettre de l’ordre dans la Maison Congo et, devant vous tous ici réunis, j’en appelle à nouveau au Président de la République pour qu’il fasse passer les intérêts du peuple en premier, avant ceux des multinationales.

Voilà donc ce que je vous avais réservé comme entrée en matière et plat de résistance pour cette première matinée politique. Mais je ne puis clore cet exposé sans vous servir un peu de la salade congolaise. Je veux parler de l’insécurité qui règne toujours en maître dans notre pays et, avant toute chose ma pensée se tourne vers le Sénateur Jean-Pierre Bemba, notre porte-parole de l’opposition, aujourd’hui détenu injustement à La Haye, pendant que d’autres criminels continuent de faire la loi dans certains provinces. A quoi sert la démocratie et la liberté telle que préconisée dans la constitution si le président du MDCO, Gabriel Mokia Mangembo croupit de nouveau à la prison centrale de Makala pour exercer son droit à la parole. Et que dire du cas malheureux de l’Honorable Député Provincial du Katanga, le Pasteur Théodore Ngoy qui a du s’exiler en Angleterre pour garantir sa sécurité. Les frissons me glacent le dos quand je pense à mes frères et sœurs du Nord et du Sud Kivu qui ont crus à la démocratie, mais qui continue à la place, hélas ! à compter et à pleurer leurs morts.

Voilà pour aujourd’hui. Vous pouvez compter sur ma fibre patriotique et le nationalisme qui m’anime, et que cette conférence ne sera pas la dernière. Je vous remercie de votre attention et je suis à votre disposition pour répondre à toutes vos questions, pertinentes comme d’habitude.

Je vous remercie
Jean-Claude Vuemba Luzamba
Député National/MPCR-ODR

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La Monuc confirme le recrutement forcé des enfants par le CNDP

nkunda1Selon le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich, la situation militaire au Nord-Kivu était marqué par les affrontements entre le CNDP et le groupe Maï Maï de Pareco à Kalonge et Kirunko, dans la Masisi où le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) a amorcé le recrutement forcé des enfants dans les localités de Matinda, Kigungu et Rukika.

Plusieurs accrochages ont été également signalés dans la forêt de Kibututu au Nord-Kivu où les éléments des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont ouvert le feu, en date du 14 août 2008, sur une patrouille des FARDC. Une patrouille de la Monuc qui vérifiait les informations sur le meurtre de plusieurs personnes à Muteri, village situé près de Nyanzale a confirmé la mort de cinq personnes, tuées le 12 août 2008 par le groupe Maï-Maï des Patriotes résistants congolais (PARECO).

Au Sud-Kivu, a précisé le porte-parole militaire de la Monuc, la situation sécuritaire s’est améliorée après l’arrestation du colonel Maï-Maï Cedo et la désintégration de son groupe dans la partie nord de cette province. Il a annoncé que « le général Zabuloni a sollicité à la Monuc l’octroi d’un moyen de transport pour faciliter la sensibilisation de ses troupes ». C’est un signe encourageant, a souligné le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich. Toutefois, dans la nuit du 13 au 14 août 2008, un échange de tirs entre les FARDC et les éléments du CNDP à Kashingamotu, situé à 7 km au Nord de Minova dans le territoire de Kalehe.

OPERATIONS CONJOINTES MONUC-FARDC EN ITURI

En Ituri des opérations menées conjointement par les soldats des FARDC et les casques bleus de la Monuc pour neutraliser les bandes résiduelles, notamment celles du FNI (Front national intégrationniste) et du FRPI (Front de résistance patriotique de l’Ituri) vont reprendre bientôt, a annoncé le porte-parole militaire de la Monuc, le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich.

Il a ajouté que cette décision a été prise à la suite des attaques des bandes armées résiduelles, notamment les éléments du FRPI contre les militaires des FARDC, le 13 août 2008 à Khodeza, localité située à 16 Kms au Sud de Marabo et à Baiti. Le même jour, a-t-il ajouté, des éléments appartenant au FRPI ont tiré sur une position défendue par les FARDC à Tchey. Le lendemain, quatre éléments de la LRA se sont rendus aux autorités locales, près de Kiliwa.

Le lieutenant-colonel Jean-Paul Dietrich a affirmé que le déploiement conjoint des casques bleus de la Monuc- FARDC se poursuit pour assurer la protection des populations contre la LRA. En outre, les attaques sporadiques des dissidents du Front de résistance patriotique de l’Ituri (FRPI) dans certaines zones du Sud du territoire d’Irumu demeurent une menace permanente à la sécurité de la population, a-t-il conclu.

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Crash d'avion de Madrid: plus de 150 morts

pict_138092Seules 26 personnes, sur les 175 présentes à bord, ont survécu à l'accident, a déclaré à l'Associated Press un responsable des services d'urgence espagnols, après s'être rendu sur le lieu de la catastrophe. Les 149 autres personnes sont présumées mortes.

Cent cinquante-trois personnes sont mortes mercredi dans l'accident d'un avion de la compagnie aérienne espagnole Spanair (groupe SAS) à l'aéroport de Madrid et 19 personnes ont été blessées, a déclaré dans la soirée la ministre des Infrastructures Magdalena Alvarez.

L'appareil, un MD-82, transportait 164 passagers et neuf membres d'équipage, selon Spanair, filiale de la compagnie scandinave SAS. L'avion était en phase de décollage vers 14H45 locales (12H45 GMT) pour rallier Las Palmas dans l'archipel espagnol des Canaries, quand un de ses moteurs a pris feu, selon les médias espagnols. L'avion est ensuite sorti de la piste et se serait brisé en deux, le feu se propageant à l'ensemble de la carlingue. L'appareil avait une heure de retard quand il a entamé son décollage. Un membre des secours interrogé sur la chaîne espagnole d'information en continu CNN+ disait avoir vu des dizaines de corps. "Ils étaient carbonisés", a-t-il déclaré.

Selon un autre secouriste cité sur le site du quotidien El Mundo, la carcasse de l'avion "était pleine de cadavres carbonisés". Il s'agit de l'accident d'avion le plus meurtrier en Espagne depuis celui du 19 février 1985 à Bilbao (148 morts) et de l'accident le plus grave en Europe depuis celui d'un Tupolev russe dans l'est de l'Ukraine (170 morts en 2006). L'avion effectuait un vol en code partagé avec la compagnie allemande Lufthansa qui a déclaré que quatre des passagers enregistrés sur ce vol étaient arrivés à Madrid en correspondance depuis l'Allemagne. Il y aurait aussi deux Suédois parmi les victimes, selon le ministère suédois des Affaires étrangères.

Le McDonnell Douglas 82 est un appareil de conception ancienne, encore très utilisé dans le monde. Le constructeur américain Boeing qui a absorbé McDonnell Douglas en 1997, s'est dit "prêt à fournir une assistance technique" aux enquêteurs. Spanair a mis à disposition des familles et des proches des passagers un numéro d'urgence: 00 34 800 400 200. Des dizaines de proches des victimes sont arrivés dans l'après-midi à l'aéroport madrilène, des policiers empêchant les journalistes de les approcher. Ils étaient ensuite pris en charge par le personnel du gestionnaire de l'aérport, Aena. Plusieurs dizaines de proches des passagers, angoissés, attendaient aussi à l'aéroport de Las Palmas, a constaté une photographe de l'AFP. La Croix-Rouge a déployé une cellule de soutien psychologique à Madrid.

L'accès à la zone accidentée était interdit aux journalistes. Plusieurs vols au départ de Madrid subissaient des retards de plusieurs heures à la suite de cet accident. Le chef du gouvernement espagnol José Luis Rodriguez Zapatero a interrompu ses vacances et était attendu en début de soirée à l'aéroport de Madrid. Un deuil de trois jours a été décrété dans la région et la ville de Madrid et une chapelle ardente devait être installée au Palais des Congrès de la capitale espagnole. La Libre/O.M...crash d'un avion au Congo... mais, non banane, à Madrid

Posté par losako à 03:24 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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