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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

14 août 2008

RDC SUR RFI: les tutsis rwandais..Azarias Ruberwa,Kisangani,le gouvernement fantoche de Gizenga,contrat chinois,arrestations etc

140679Ancien vice-président congolais et actuel leader du RCD - le rassemblement des Congolais pour la démocratie

écouter 05 min

«Il est important que le pouvoir apprenne à consolider la réconciliation. Il faut chercher dans les blessures du passé le règlement des problèmes actuels.»Il y a quatre ans, le 13 août 2004, plus de 160 Tutsis congolais - dont des femmes et des enfants - étaient massacrés dans un camp de réfugiés à la frontière burundaise. Plusieurs groupes armés ont été soupçonnés du massacre de Gatumba, revendiqué par les FNL burundais.
Quatre ans après, la justice a-t-elle été rendue ? Quatre ans après, qu'en est-il de la réconciliation entre communautés au Congo ?

gizenga_afp200Gizenga "Papy" s'accroche...

Comment redynamiser un gouvernement de plus en plus critiqué pour son absence de résultats ? Actuellement à Kinshasa cette question alimente les débats. La présidence congolaise visiblement embarrassée cherche une solution à mettre en œuvre à la rentrée. Mais le départ du Premier ministre Antoine Gizenga a peu de chance de se réaliser. Le vieux patriarche fait valoir l'accord électoral passé avec Joseph Kabila avant le deuxième tour de la présidentielle de 2006 pour rester à son poste pendant les 5 ans du mandat présidentiel.

Si cet accord a permis à Joseph Kabila de l'emporter il y a deux ans, aujourd'hui ce pacte risque de le faire perdre. C'est en tous cas l'analyse défendue dans les propres rangs de sa majorité politique. La mouvance présidentielle très critique à l'égard du gouvernement qu’elle juge atone et impuissant craint de payer la facture lors des prochains rendez vous électoraux.

Des élections municipales sont attendues dès l'année prochaine. En politique le temps passe très vite. Chargé de mettre en œuvre les objectifs du quinquennat le gouvernement Gizenga patauge. Les fameux cinq chantiers du président n'ont même pas été lances. En clair, la question explique un ministre, « c'est ce que nous tous, nous devons couler avec ce gouvernement » dont l'avenir se joue maintenant.

Au mois de mai dernier l'hypothèse d'un départ forcé d'Antoine Gizenga a, semble t-il été abandonnée. Le scenario en cours consisterait à lui adjoindre deux vice-Premiers ministres pour redonner de l'impulsion au navire. Des noms circulent déjà : l'actuel secrétaire général du PPRD (le parti présidentiel), un député adepte du nomadisme politique passé du mobutisme au RCD puis au MLC pour figurer aujourd'hui dans les rangs de l'alliance présidentielle,

En lice également, un ancien ministre de l'économie sous la transition réputé proche de Joseph Kabila mais peu apprécié du PPRD. Reste à savoir si le Premier ministre acceptera de lâcher en partie ses prérogatives. Dans le cas contraire les changements ne seront que d'ordre cosmétique.

rdc_matieres_premieres200Les autorités de Kinshasa accusées de brader les intérêts du pays

Congo-Kinshasa : le financement contesté des infrastructures

écouter 19 min 30 s

Les autorités de Kinshasa accusées de brader les intérêts du pays

En s’engageant à construire de nombreuses infrastructures en République Démocratique du Congo, la Chine a obtenu en échange l’exploitation de concessions minières.
Pour de nombreux députés de l’opposition, ce protocole d’accord consiste à brader les richesses nationales du pays

Que vous inspire ce type de coopération ?
Comment reconstruire le Congo-Kinshasa ravagé par plusieurs années de guerre ?


A l'Est... On est où là ?

Par Vladimir Cagnolari

A Kisangani, province orientale de la République Démocratique du Congo.

A Kisangani, province orientale de la République Démocratique du Congo. - 2000-01-01T00 min et 19 s

+ résumé

A 72 ans, Papa Rovensky est en plein forme ! Pourtant, il en a vu des choses, lui le secrétaire communal de Stanleyville, future Kisangani. La rebellion muleliste des années 60, la guerre entre Rwandais et Ougandais en terre congolaise, la crise et l’isolement progressif qui ont frappé sa ville… il n’a pourtant jamais perdu son entrain, et continue aujourd’hui de fabriquer ses cercueils aux couleurs chatoyantes. Il faut croire que l’homme avait foi dans le destin, totalisant 7 épouses et 34 enfants !
Papa Rovensky est une figure, une figure chantante, qui continue de contempler avec amour et nostalgie le fleuve Congo, qui relie Kisangani au reste du pays


RDC_Kinshasa_Policier_Anti_Emeute_25juillet2006_2
Les défenseurs des droits de l'homme en RDC

  écouter 03 min

«Les pressions se sont accentuées à l'encontre des défenseurs des droits de l'homme en RDC.»

En République démocratique du Congo, la situation des droits de l'homme est préoccupante. Selon les organisations Human Rights Watch, Amnesty International et la FIDH, les meurtres, viols et pillages continuent dans l'est de la RDC en dépit des accords de paix signés en janvier dernier et l'insécurité est toujours très forte dans le reste du pays.

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KATANGA LE MAL EST FAIT HELAS... Moïse avait frappé fort et se croyait plus grand que le Kapharaon !

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Visa : Réaction tardive du gouvernement au Katanga...

C’est un coup dur que viennent d’encaisser les autorités provinciales du Katanga. Le ministre d’Etat à l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, Denis Kalume, a annulé l’arrêté du Maire de Lubumbashi, Floribert Kaseba, qui imposait, sans la moindre protestation du Gouverneur Moïse Katumbi et du Président de l’Assemblée provinciale Gabriel Kyungu, une carte de séjour aux non originaires du Katanga. Denis Kalume reproche à Kaseba d’outrepasser ses attributions.

Une victoire pour les journalistes, activistes des droits de l’homme et politiciens qui dénonçaient une sécession rampante dans la province du Katanga. En effet, le ministre d’Etat à l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, Denis Kalume, vient de mettre fin à toutes ces velléités. Il a carrément décidé d’annuler tous les arrêtés pris en mai dernier par le Maire de Lubumbashi sur la réglementation du flux migratoire là-bas. Des arrêtés qui ont fait craindre, avec raison, le retour des vieux démons au Katanga. Certes que l’histoire ne se répète pas toujours. Mais les événements peuvent se ressembler.

Le Maire de Lubumbashi, outrepassant ses prérogatives, selon Denis Kalume ; violant la Constitution, selon l’Asadho/Katanga ; exigeait à toute personne étrangère à la province du Katanga, nationaux comme expatriés, de se signaler à la commune pour recevoir une attestation de séjour. ‘‘L’étranger’’ qui voudrait prolonger son séjour katangais devait, avec sa famille d’accueil, manifester des signes de puissance extérieure. C’est la version katangaise de l’immigration choisie.

"Le Maire de Lubumbashi était allé trop loin. Il s’était, sans doute, trompé d’époque". Les réactions, dans l’opinion, ont fusé de partout pour fustiger l’extrême droite au pouvoir au Katanga.

president_kabila_and_governor_katumbi_arrivaing_at_jackRéaction tardive de Kalume

Le Gouvernement central a mis du temps pour réagir, environ trois mois. Les mesures du Maire de Lubumbashi ont préjudicié beaucoup de Congolais. Qu’à cela ne tienne, rien n’est jamais trop tard pour bien faire. Cette affaire de visa, aux allures banales, imposé aux ‘‘étrangers’’ par Floribert Kaseba témoigne de l’idée que certains politiciens se font de la décentralisation administrative et politique de la RDC. Parlant de la Constitution du 18 février 2006, dite la Constitution de Liège, des analystes estiment que c’est une bombe à retardement. Notamment pour ce qui est du passage de 11 à 26 provinces et de la retenue par les provinces de 40% de recettes qu’elles produisent. Des dirigeants très mal intentionnés pourraient en profiter pour balkaniser le Congo. C’est pourquoi dans des officines, l’action du Maire de Lubumbashi a valeur d’un test. Tester la réaction des Congolais.

Mais, avec un peu de recul, on comprend vite que les autorités provinciales du Katanga avaient sous-estimé la réaction du Gouvernement central. Pour davantage convaincre, le ministre de l’Intérieur, comme le suggère le SG du MLC Mwamba, devait donner les moyens d’une application effective de sa décision. O.M/La Prospérité

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PPRD–RCD : diversion autour du 2 août

congogoma..................................................Une date demeure toujours un repère. Nul n’en disconvient. Que le PPRD et le RCD s’appesantissent autour de la date du 2 août pour faire prévaloir leurs ambitions politiques, passe encore. Que les ténors de ces deux partis, tous pratiquement les « enfants de l’AFDL » que la « révolution » a divisé, fassent feu de tout bois en ces instants déterminants du parcours politique de la RDC pour sa refondation, voilà qui tente à déterrer la hache de guerre en vue de réveiller les vieux démons. Le temps n’est plus aux querelles des clochers.

Véritable passe d’armes entre le Parti du peuple pour la recontuction et la démocratie, PPRD, et le Rassemblement congolais pour la démocratie, RCD. Pomme de discorde : la paternité de la date du 2 août. Pour le premier parti, selon le sénateur She Okitundu, cette date rappelle bel et bien le début de la guerre d’agression initiée par le Rwanda, l’Ouganda, avec la complicité de certains congolais rassemblés au sein du RCD, contre la République démocratique du Congo. Ce haut cadre du PPRD estime qu’il s’agit là « d’un devoir de mémoire et que toute la communauté congolaise devrait s’en souvenir ».

De son côté, Me Azarias Ruberwa, président national du RCD, affirme que cette date est celle de la création de son parti qui, en entreprenant la lutte armée, est parvenu à « chasser la dictature » pour parvenir au résultat actuel. Il avait saisi cette opportunité pour faire le bilan de 10 ans d’un parcours politique avant de déclarer négatif le mandat jusqu’ici du gouvernement Gizenga issu des élections. Ruberwa estime que le bilan est négatif par rapport au gouvernement de transition qui a posé des actes largement positifs par rapport au gouvernement Gizenga, appelant celui-ci à démissionner purement et simplement.

C’était juste assez pour déclencher des réactions dans les milieux du PPRD avec une série de répliques tout aussi virulentes les unes que les autres. Saisissant cette opportunité que venait de lui offrir RFI dans son émission du mercredi 13 août autour des massacres de Gatumba, au Burundi, Azarias Ruberwa n’y est pas allé de main morte. Nous revoilà replongés dix ans en arrière avec des propos incisifs, des attaques verbales ciblées comme si l’on voudrait déterrer la hache de guerre. Pour quel objectif politique alors que le PPRD et le RCD qui ont dirigé la transition devraient trouver un modus vivendi sur le calendrier officiel? Rien n’y fit.

DEVOIR DE MEMOIRE COLLECTIVE

L’écriture correcte de l’histoire ne peut nullement se traduire par une attitude figée, frisant l’obsession. Dans le cas d’espèce, la date du 2 août devrait permettre aux uns et aux autres de tirer les leçons de cette guerre pour donner un sens à leur démarche politique. Un appel déjà lancé par Le Potentiel le jour anniversaire de cette date pour que toutes les parties prenantes tirent les enseignements utiles de tous les événements politiques qui se sont succédé depuis cette date du 2 août jusqu’ à ce jour. Et ce sans complaisance ni attitude narcissique comme s’il devrait y avoir des vainqueurs d’un côté et des vaincus de l’autre. D’ailleurs, la réponse à cette préoccupation a été donnée par l’organisation du Dialogue inter- congolais, l’institutionnalisation d’une période de transition avec la formule alambiquée de 1+4, l’organisation d’un référendum constitutionnel … tous ces faits suivis des élections présidentielle, législatives et bientôt locales.

Le devoir de mémoire collective oblige donc de jeter un regard rétrospectif sur le chemin politique parcouru dans l’option de tirer les leçons de tous les actes positifs. Mais aussi de toutes les insuffisances au plan politique, économique et social avant de s’engager avec plus de détermination dans les actions futures de manière à mieux les orienter.

En d’autres termes, en ces instants précis mais cruciaux de la vie nationale, il revient au PPRD, RCD, MLC, RCD-Kl, Palu… et à tant d’autres partis politiques qui peuvent prétendre avoir pignon sur rue de quitter ce vieux sentier de « la politicaille sur fond de discours orduriers » pour un débat politique de qualité et mobilisateur des énergies populaires.

Au fait, des grands dossiers existent et portent sur des grandes questions nationales. En priorité, la situation sécuritaire toujours préoccupante au Kivu. L’intégrité territoriale est toujours menacée. Ce genre de pugilat entre le PPRD et le RCD, quoique inhérent à la vie politique, contribue plus à éloigner la solution définitive qu’à favoriser le retour rapide d’une paix effective et totale au Kivu. Comment peut-on s’empoigner sur une « date » alors que les troupes étrangères imposent leur souveraineté sur une grande étendue du territoire national ? Pourquoi se chamailler autour d’une date pendant que les forces négatives érigent des barrières pour instituer des administrations parallèles ? Ce débat est indigeste, révoltant et nullement patriotique. Pure diversion pour consolider un complot contre la République démocratique du Congo.

DES DOSSIERS URGENTS ?

Les partis politiques, notamment le PPRD, le RCD, le MLC, le PALU en tête devraient se préoccuper, chacun dans son camp dans des institutions nationales, de la meilleure élaboration du Projet du Budget 2009 ; de savoir où sont partis tous ces milliards de dollars que l’on dit volatisés, détournés ou manque à gagner ; de mieux s’appesantir sur la politique pétrolière en RDC ; de s’attarder sur la réforme de l’Armée, de la Police, des services de renseignements ; de s’interroger sur la non application du barème de Mbudi ; des préalables portant sur la prochaine rentrée scolaire ; de la hausse des prix ; de la revisitation des contrats miniers, et nous en passons. Il est du devoir des partis politiques d’exercer des pressions réelles sur le Gouvernement pour briser l’immobilisme et non se constituer en caisse de résonance pour ne pas perdre des privilèges alors que l’on pousse plutôt le pays dans le gouffre à cause des intérêts personnels. Un parti politique, dit-on, est un « Etat en miniature ».

Mais comme si l’on tenait absolument à maintenir le peuple congolais en otage, on brandit curieusement, à des moments déterminants de l’histoire de notre pays, des cas apparemment planifiés : Affaire Kahemba, Bundu dia Kongo, arrestation de Bemba, Conférence de Goma, assassinat des hommes politiques, détournement des milliards de dollars… et maintenant, la querelle autour de la date du 2 août. Pure et pire diversion pour retarder la solution de vrais problèmes nationaux susceptibles de provoquer des changements attendus afin de remettre effectivement la RDC sur la voie du progrès. Le Potentiel

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L'insécurité refait surface dans le Nord-Kivu

140535Kinshasa, RD Congo - Au moins quatre personnes ont été tuées en l'espace d'une semaine par des hommes armés dans la ville de Goma, la capitale du Nord-Kivu et sa périphérie, selon les autorités locales, qui font état d'un regain d’insécurité contrastant avec une présence massive des militaires dans la localité.

Le dernier meurtre remonte à dimanche soir, quand un jeune homme de 25 ans, boucher de son état, a été tué par balle par deux hommes, à 21 heures locales, dans le quartier Kahembe, dans la commune de Karisimbi.

Avant de lui loger une balle dans la tête, les tueurs lui ont ravi son téléphone cellulaire et une somme de 25 dollars US. Au moment de l’attaque, la victime était accompagnée de son camarade, qui a réussi à échapper sain et sauf aux bandits.

Dans la nuit de vendredi à samedi, deux assassinats ont été enregistrés. Un homme a été abattu par balle non loin de son domicile, dans le quartier Office, par des hommes armés. La victime, chef de la chorale de la cathédrale de Goma, était accompagnée de sa femme lorsqu’il est tombé entre les mains de ses bourreaux.

En chefferie de Bwito, au cours de la même nuit, un jeune homme non autrement identifié a également été froidement abattu, selon les mêmes sources, par un militaire de la 15e Brigade. Ce jeune homme voulait défendre sa soeur violée la même nuit par un militaire.

La série noire ne s’est pas arrêtée à Goma. Dans la même nuit du dimanche, cette fois-ci dans le groupement de Bashali, en territoire de Masisi, un autre meurtre a été enregistré.

Selon les sources policières, des hommes armés sont entrés au domicile de la victime, vers minuit et lui ont exigé de l’argent. Comme elle en n’avait pas, ils lui ont tiré une balle. L’homme est mort sur le champ.

"L’accalmie n’aura duré que quatre mois. Nous ne comprenons pas ce regain de la violence au moment où cette contrée est actuellement caractérisée par une présence massive des militaires", déplore un habitant de Goma, sous le sceau de l’anonymat.

Contacté, le ministre provincial en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, a promis de renforcer la sécurité dans la ville de Goma et ses environs. L'Express

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JO PEKIN 2008 Foot: quarts Argentine-Pays-Bas, Brésil-Cameroun, Nigeria-Côte d'Ivoire et Italie-Belgique aux JO

CPS_HZH13_130808174858_photo00_photo_default_512x347Les quarts de finale du tournoi olympique de Pékin proposeront samedi les affiches Argentine-Pays-Bas et Brésil-Cameroun, ainsi que les duels africain Nigeria-Côte d'Ivoire et européen Italie-Belgique, à l'issue des matches de groupes achevés mercredi.

Dans le groupe le plus indécis, le B, le Nigeria s'est qualifié aux dépens des Etats-Unis (2-1) réduits à dix dès la 3e minute pour cause de coup de coude d'Orozco. Les USA avaient besoin d'un nul, et les Nigérians d'une victoire pour passer en quarts.

Les Super Eagles affronteront une Côte d'Ivoire dominatrice face à l'Australie (1-0) mais seulement délivrée à dix minutes de la fin par un but de Kalou, excellemment servi par son capitaine Gervinho.

Contre le Japon, les Pays-Bas se sont imposés sur le même score (1-0), grâce à un penalty de Sibon sur le tard. Les Néerlandais devront impérativement se montrer plus entreprenants en quarts.

Ils rencontreront cependant une Argentine pas tellement plus convaincante. Les tenants du titre ont battu la Serbie (2-0) sur des coups de pied arrêtés de Lavezzi (penalty) et Buenanotte (coup franc) sur fond de jeu lent. Di Maria a même vu son penalty repoussé deux fois par le gardien adverse, qui selon l'arbitre n'était pas sur sa ligne lors de la première tentative.

Messi a été ménagé, ce qui a provoqué la colère des spectateurs.

"Nous espérons que le public chinois comprendra que l'Argentine est venue ici pour ramener le trophée à la maison, s'est justifié le sélectionneur Sergio Batista. Nous devons veiller d'abord au bien de l'équipe. Je ne peux pas mettre tous mes joueurs célèbres sur le terrain tout le temps".

En attendant, l'Albiceleste a établi un nouveau record de 9 victoires consécutives en compétition olympique.

Les Brésiliens, en terrassant les Chinois (3-0), ont eux confirmé leur bonne forme et leur beau jeu, en déployant leur football samba à base de gestes techniques très brésiliens, de fluidité, de combinaisons et de buts, sous la houlette de Ronaldinho, revenu à son meilleur niveau.

Son sourire retrouvé, il a délivré un bijou de passe décisive à Diego (18), mais n'avait peut-être pas compté sur le talent du gardien chinois Liu Zhenli, auteur de nombreux arrêts. Thiago Neves s'est ensuite illustré avec deux buts en cinq minutes (69, 73), le premier sur un coup franc direct du gauche. Il faudra aussi compter sur un certain Ilsinho, aux dribbles étourdissants.

Au menu des quarts, ce sera le Cameroun, mais les Lions indomptables ont les dents longues. Ils ont obtenu le point de la qualification (0-0) contre l'Italie (déjà qualifiée), mais se sont fait peur, d'abord en ratant un penalty par Chedjou, bien sorti par le portier Viviano (14), puis en étant contraints d'évoluer à dix pendant une heure (carton rouge pour Mandjeck, 32).

L'Italie justement se frottera à la Belgique, laborieuse vainqueur d'une Nouvelle-Zélande elle aussi réduite à dix (exclusion de Ellensohn, 46).

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JO: la femme africaine et l'histoire en course

CPS_HZG99_130808173411_photo00_photo_default_512x341Elle se prénomment Meseret, Nawal, Maria, Tirunesh ou Sarah. Célèbres, ou un peu moins, elles ont permis à la femme africaine d'entrer dans l'histoire avec la course pour accélérateur.

Leurs mères et grands-mères se hâtaient aussi, mais c'était sous le joug des contraintes d'une existence figée depuis des temps immémoriaux. Les filles ont, défi insensé, porté le short.

Question de volonté, avait expliqué il y a quelques années la Marocaine Nawal el Moutawakel, première Africaine et Arabe à remporter un titre olympique. "C'est aux femmes de trouver la force de dire +nous existons+ et d'accepter les échecs", avait alors dit la médaillée d'or des Jeux de Los Angeles (1984) sur 400 m haies.

Mozambicaine de Maputo, Maria Lourdes Mutola avait commencé à jouer (très bien) au football comme un garçon manqué. Mais une fille, aussi douée fût-elle, ne pouvait intégrer une équipe masculine. Alors, par défaut, Maria s'essaya à l'athlétisme.

Elle s'est ainsi construit un palmarès incroyable sur 800 m (un titre olympique et trois fois championne du monde). Elle a mis sa notoriété et son argent au service d'une fondation qui porte son nom.

"La combinaison de l'éducation et du sport peut être la clé du succès"', répète la Mozambicaine, qui participe à ses 6es jeux Olympiques.

Moins connue à l'étranger, sans doute parce qu'elle n'a jamais participé aux Jeux, Sarah Liengu Etonge est pourtant une icône au Cameroun. Un exemple qui laisse pantois. Mère de sept enfants, et trois fois grand-mère à 41 ans, elle s'est retrouvée veuve encore jeune. Cette agricultrice a remporté sept éditions de la "Course pour l'espoir", en fait l'enfer de 36 km qui montent au Mont Cameroun (4095 m) comme un calvaire, avec un dénivelé de 3300 m!

CPS_HZG99_130808173411_photo01_photo_default_353x512Mais les modèles les plus prégnants de cette libération sont les rivales éthiopiennes Tirunesh Dibaba et Meseret Defar, qui dominent outrageusement le demi-fond mondial.

Elue athlète de l'année 2006 par la Fédération internationale (IAAF), la gracile Meseret avait alors dédié son trophée à toutes les femmes de son pays. La championne d'Addis Abeba ne s'est pas contentée de paroles. Elle a consacré, l'an dernier, une partie de la prime spéciale (50.000 dollars) perçue pour son record du monde du 5000 m, à des oeuvres en faveur d'enfants orphelins ou/et atteints du sida.

Tirunesh, qui signifie "tu es bonne" en langue amharique, ne s'exprime pas en anglais. Hiératique, elle parle d'ailleurs peu. Une reine de Saba, impressionnante par sa course terriblement esthétique. Légère, gracile comme son ancêtre Lucy, patrimoine génétique de l'humanité.

"En Ethiopie, la femme est plus respectée que dans d'autres parties du continent. Des responsabilités lui ont été confiées lors du partage des terres", souligne un représentant de l'Unicef. "Mais les mariages forcés et les mutilations sexuelles y sont encore nombreuses", ajoute-t-il.

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PHOTO DU JOUR: JO PEKIN 2008... 5ème jour !

JO PEKIN 2008...

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