Rechercher sur AfrikBlog

LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

07 août 2008

Le président de la RD Congo Joseph Kabila à l'ouverture des JO à Pékin

W020050323630820475275Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a quitté Kinshasa pour Pékin où il assistera à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques 2008, a-t-on appris jeudi de source diplomatique chinoise à Kinshasa.

"Le président Kabila a quitté Kinshasa hier soir (mercredi) pour la Chine où il assistera à l'ouverture des jeux Olympiques, sur invitation des autorités chinoises", a affirmé à l'AFP un diplomate chinois en poste à Kinshasa.

Selon le diplomate s'exprimant sous couvert d'anonymat, M. Kabila, dont le séjour chinois prendra fin le 10 août, mettra à profit sa visite pour s'entretenir avec des opérateurs économiques chinois et des responsables des entreprises chinoises impliquées dans les grands chantiers de reconstruction de la RDC.

Des contacts politiques sont également prévus au programme du chef de l'Etat congolais qui prendra part à trois dîners, dont le premier avec le président américain George W. Bush, le deuxième avec d'autres chefs d'Etat africains et le dernier avec son homologue russe, Dmitri Medvedev.

En septembre 2007, la banque privée chinoise Exim Bank a signé avec la RDC un protocole d'accord portant sur un prêt de 8,5 milliards de dollars pour la réalisation de travaux d'infrastructure et la relance de l'exploitation minière, partiellement remboursable en titres miniers.

En juillet, le Premier ministre congolais Antoine Gizenga a passé deux semaines de vacances en Chine.

Sur le plan sportif, la RDC n'aura aux JO de Pékin que quatre représentants dans quatre disciplines (boxe, 400 m, judo, natation), selon le comité olympique congolais.

Posté par losako à 18:11 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Fâché, Katumbi Moïse sépare le zoo avec un bâton et ferme le Parc Muyambo à Lubumbashi !

president_kabila_and_governor_katumbi_arrivaing_at_jackAprès avoir exhumé les vieux démons du Katanga en imposant un visa aux Congolais d’autres provinces, considérés comme des étrangers ; accusé par le MLC de préparer une sécession rampante de la province ; Moïse Katumbi s’emploie désormais à détruire ses adversaires. Il veut rester le seul maître à bord. Refusant d’exécuter une lettre de Gizenga, le Gouverneur Katumbi a fermé, pour des raisons connues de lui, le Parc Muyambo. Pourtant, le RENADHOC demande aux Gouvernements central et provincial d’encourager la mise en route de ce Parc, pour l’intérêt général.

Les choses sont allées très vite, pour la seule journée d’hier mercredi 6 août 2008, à Lubumbashi où le Gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, a fermé le Parc Muyambo. Tôt le matin, c’est sa ministre des Affaires sociales et tourisme qui a effectué une visite dans le Parc Muyambo. Des sources ont confié à La Prospérité que l’accès de colère du Gouverneur a été provoqué par la divagation d’une hyène qui s’est nourrie d’une chèvre. Sans appeler le gestionnaire du Parc, sans une inspection sérieuse des lieux, le tout puissant Gouverneur, que nul ne peut plus arrêter, a pris la sanction extrême. Une sanction qui est tombée tel un couperet. Le Parc Muyambo est fermé, sans autre forme de procès. Les réactions n’ont pas tardé. Dans les milieux lushois de Kinshasa, ils sont nombreux à mettre cette décision dans la corbeille de la jalousie. « Un réflexe normal pour un dirigeant qui veut rester seul maître à bord. Il concentre son action pour détruire tous les adversaires qui peuvent autant ou mieux que lui ».

La thèse de la jalousie passe le plus facilement du monde parce qu’une équipe du Réseau National des Ong des droits de l’homme de la RD Congo (RENADHOC) vient de séjourner, du 20 au 27 juillet 2008, au Katanga dans le cadre d’une mission de revitalisation du REPRODHOC/Katanga. Les activistes des droits de l’homme ont enquêté sur trois dossiers qui renforcent un plus le dysfonctionnement du REPRODHOC/Katanga.

Un réseau provincial soumis aux pressions des acteurs politiques et économiques. Le dossier Parc Muyambo et l’exploitation politicienne qu’en font les adversaires du ministre des Affaires, Action humanitaire et Solidarité nationale, Jean-Claude Muyambo, ont fini par entamer la culture organisationnelle, l’image, la réputation et la crédibilité du REPRODHOC/Katanga, qui plus, le Réseau national.

D’après le Président du Conseil d’administration du RENADHOC, Jean Carlos Mbomba, la mise en valeur du Parc Muyambo ne peut souffrir d’aucune entorse, compte tenu de l’effectivité du projet en cours de réalisation indispensable par rapport aux écosystèmes et la protection des espèces endémiques dans le Katanga, une province minière. Jean Carlos Mbomba, poursuivant sur sa lancée, ajoute que le Parc Muyambo s’étend sur une superficie de 59,5 ha. C’est un investissement de haute facture et d’un intérêt public considérable. Ceci dit, la puissance publique devait soutenir la pérennisation du Parc Muyambo. Quant à Zenga Kongolo, qui s’oppose à ce projet, il devait être exproprié, conformément à l’article 34 de la Constitution et l’article 24 de la loi N° 73-021 du 20 juillet 1973. Pourquoi ?

Selon le rapport de la mission de pré accompagnement institutionnel du REPRODHOC/Katanga, tous les autres propriétaires des titres fonciers ont accepté de négocier à l’amiable tenant compte de l’importance du Parc Muyambo et c’est de mauvaise foi que Zenga Kongolo continue à poser problème. Déjà le 15 juillet dernier, le Premier ministre Antoine Gizenga a adressé une lettre au Gouverneur Katumbi lui demandant de suspendre l’exécution de son arrêté portant création d’une commission de vérification des terrains spoliés à Lubumbashi.

En réaction téléguidée, la Ligue contre la corruption et la fraude avait publié un Communiqué de presse intitulé : ‘‘Dossier Terrains spoliés à Lubumbashi : l’incapacité notoire du Gouvernement Gizenga’’. Dans cette affaire, comme dans le Dossier Immeuble Betamax, le Dossier Dutch International, la politisation des Ong des droits de l’homme est apparue au grand jour au Katanga.
O.M/La Prospérité

Posté par losako à 07:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Coup d'Etat en Mauritanie, le premier président démocratiquement élu arrêté... A qui le prochain tour ? Suivez mon regard...

CPS_HYG04_070808001721_photo02_photo_default_512x341Le chef de l'Etat mauritanien Sidi Ould Cheikh Abdallahi, premier président démocratiquement élu du pays, a été arrêté mercredi à Nouakchott au cours d'un coup d'Etat sans effusion de sang mené par le chef de la garde présidentielle qu'il venait de limoger.

Les putschistes se sont organisés en "conseil d'Etat", dirigé par le général Ould Abdel Aziz.

Selon une source proche de la junte, celle-ci devait annoncer mercredi dans la soirée le maintien des institutions actuelles (Assemblée nationale, Sénat...) et la convocation d'un élection présidentielle dans deux mois.

Ce coup de force des militaires intervient quinze mois après l'élection présidentielle du printemps 2007, saluée comme un "modèle démocratique" pour l'Afrique et le monde arabe, et trois ans après le coup d'Etat militaire qui avait renversé en août 2005 le président Maaouiya Ould Taya.

Le général Ould Abdel Aziz, chef d'état-major particulier du président et commandant de la garde présidentielle, que le président avait démis de ses fonctions dans la matinée, est très vite apparu comme le chef des putschistes.

Ce militaire de 52 ans était un proche du président avant de se retourner contre lui.

Peu après 09H00 (locales et GMT) à Nouakchott, "des membres de la garde présidentielle ont arrêté le président à sa résidence, et le Premier ministre Yahya Ould Ahmed Waghf à son bureau", a indiqué à l'AFP le porte-parole de l'institution présidentielle, Abdoulaye Mahmadou Ba.

h_9_ill_1080943_mauritanieIls ont été emmenés à la caserne de la garde présidentielle, tout comme le ministre de l'Intérieur, selon des sources sécuritaires.

"Cela s'est fait sans violence pour la bonne raison que ce sont des éléments putschistes qui assuraient la sécurité du président", a-t-il précisé.

Le président avait pris mercredi matin un décret nommant de nouveaux officiers à la tête de la garde présidentielle, de l'état-major national et de la garde nationale. "Trois généraux ont refusé d'obtempérer" et "sont entrés en rébellion", a commenté le porte-parole.

Le porte-parole de ces parlementaires dits "frondeurs", Sidi Mohamed Ould Maham, a clairement appelé mercredi "tous les citoyens" à participer jeudi matin à Nouakchott à "une marche de soutien" aux putschistes et leur chef. "Nous soutenons le +mouvement correctif+", a-t-il dit au sujet du coup d'Etat.

Au même moment, le porte-parole du président renversé appelait la communauté internationale à "ne reconnaître en aucun cas" le pouvoir des putschistes, dans un entretien téléphonique avec le bureau de l'AFP à Dakar.

L'aéroport de Nouakchott était fermé mercredi, mais les frontières ne l'étaient pas, selon une source sécuritaire.

La situation semblait relativement calme dans la capitale, aucune violence n'ayant été rapportée.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a dit regretter "profondément" le coup d'Etat militaire, fermement condamné par l'Union africaine (UA), la Commission européenne et la présidence (française) du Conseil de l'Union européenne. Les Etats-Unis ont également condamné "dans les termes les plus sévères" ce coup de force.

Le chef de l'Etat sénégalais Abdoulaye Wade a "conseillé" mercredi à la junte qui s'est emparée du pouvoir de "veiller" à la sécurité du président renversé, Sidi Ould Cheikh Abdallahi et de ses proches.

Selon un communiqué de la présidence sénégalaise, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, chef de la junte qui a pris le pouvoir a téléphoné à M. Wade pour l'informer de la situation. "Le président Abdoulaye Wade lui a indiqué qu'il allait saisir la Commission de l'Union africaine (UA) de la teneur de cet entretien téléphonique", conclut le texte.

Le parti du président renversé, le Pacte national pour la démocratie et le développement (PNDD) a, dans un communiqué, condamné "avec énergie" ce coup de force en rejetant "totalement ce retour à l'ère des coups d'Etat".

De son côté le principal parti de l'opposition, le Rassemblement des forces pour la démocratie (RFD), a "compris" ce coup de force en considérante qu'il était "le seul responsable de ce qui est arrivé".

Ancienne puissance coloniale, la France a souligné son attachement à la "stabilité" de la Mauritanie, pays pauvre en grande partie désertique, frappé depuis fin décembre par trois attaques de la mouvance d'Al-Qaïda et affecté par la crise alimentaire mondiale.

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali ont dépêché à Nouakchott le secrétaire général de la présidence tournante de l'Union du Maghreb arabe -- dont la Mauritanie fait partie -- pour "suivre l'évolution de la situation".

Posté par losako à 07:17 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Procès Botethi : interrogations sur l’origine des balles

P813963D656188G_px_470__w_ouestfrance_

....................................................Le procès sur l’assassinat du député provincial Daniel Botethi, dans son audience d’hier mercredi, au tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, a été marqué par la poursuite de l’instruction sur la prévention de meurtre. Le tribunal a procédé à l’examen du rapport de la police scientifique ainsi que des objets saisis.

Interrogé sur l’information repercutée à l’aide de sa radio, l’opérateur de police de Ngaliema, Futi Biriko a confirmé avoir alerté à deux reprises le réseau sur les balles qui crépitaient au niveau de Saint Luc. Confronté à cette affirmation, le brigadier Kankonde, garde du corps de feu Daniel Botethi, a soutenu que les bruits sur le lieu de la fête ne lui ont pas permis de capter le premier message. Cependant, sur le chemin de retour, il avait bel et bien capté le deuxième message, tout comme le député provincial.

Ce qui n’a pas laissé indifférente la défense pour qui c’est ce message radio qui pourrait être à l’origine de la mort de Botethi. Appelé à s’expliquer sur les conclusions de la descente sur terrain et qui précisent que les balles qui ont atteint Daniel Botethi provenaient du lieu où celuil avait trouvé refuge, Kankonde a soutenu avoir plutôt tiré sur un de ses assaillants et non sur le défunt vice-président de l’assemblée provinciale de Kinshasa.

Abordant l’examen du rapport de la police scientifique sur la balle trouvée dans la tempe du défunt lors son embaumement, le ministère public a soutenu que le médecin n’a pas pu faire l’autopsie.

Une fois la balle extraite, la famille a procédé à la levée du corps. Cependant, il a confirmé qu’il est difficile de donner des précisions sur l’auteur de cette balle. Mais, une chose est certaine, les prévenus comme le garde du corps ont avoué qu’ils utilisaient des armes FA et AK.

En ce qui concerne les objets saisis, le ministère public a souligné qu’aucune arme des assaillants n’a été saisie. L’unique arme à sa possession reste celle du garde du corps Kankonde ainsi que trois chargeurs. L’organe de la loi garde également les effets personnels appartenant au défunt. Ils sont là pour la simple raison qu’ils ont été trouvés sur le lieu du crime. Ce qui a poussé le tribunal, à la demande de la défense, d’instruire le ministère public de régulariser la procédure par l’établissement d’un procès verbal de saisie.

Compte tenu des zones d’ombre qui entourent le bon déroulement du procès, le tribunal, avant de renvoyer l’audience pour ce jeudi, a ordonné la comparution pour vendredi prochain de plusieurs personnalités. Parmi ceux-ci, on compte le bourgmestre de la commune de Ngaliema, le commandant du commissariat de cette même commune, l’opérateur de transmission radio de la police de Kinshasa…

diable_205_20flouQui se cache derrière Mwewa et Kasongo ?

Au regard de la confusion qui ne fait que s’accumuler, le procès Botethi semble cheminer tout droit vers un mur. Après les « excuses » présentées par le prévenu Mwewa au gouverneur Kimbuta et le « pardon » de ce dernier au « pêcheur », l’opinion reste sur sa soif quant à la nature de la main noire qui a planifié le complot visant à criminaliser le gouverneur de la ville de Kinshasa et le président de l’Assemblée Nationale, Vital Kamerhe.

Plus se précise la thèse de la cabale contre ces deux personnalités membres de la famille politique du Chef de l’Etat et davantage les esprits sont triturés par une lancinante et inévitable interrogation : « qui se cache derrière Mwewa et Kasongo » ? La chose désormais à craindre est que la vérité tant recherchée et réclamée ne puisse plus jamais apparaître au grand jour, compte tenu de toutes les zones d’ombre qui enveloppent le déroulement du procès.

Mais s’il y a un « chantier » à ouvrir, c’est celui de la recherche du ou des commanditaires ayant mis dans la bouche de Kasongo et Mwewa les noms de Kimbuta et Kamerhe.

Il est crucial que l’opinion congolaise sache le mobile ayant motivé la décision de ces compatriotes qui ont pris la liberté de jeter en pâture deux personnes présumées innocentes et qui, visiblement, n’étaient pas liées à l’ignoble assassinat du député provincial Daniel Botethi. Quel que sera le verdict, il faudrait que la justice militaire laisse le dossier ouvert et poursuivre les investigations devant absolument conduire à l’identification des manipulateurs de Kassongo et Mwewa.

De nombreux observateurs s’accordent désormais sur le fait que les deux prévenus ne pouvaient, de leur propre chef, tirer du chapeau les noms de Kamerhe et Kimbuta. Quelqu’un ou des gens doivent les avoir aiguillés vers ce gros gibier. Mais qui ? C’est ce que tout le monde aimerait savoir, de manière à ce qu’un dispositif efficace soit mis en place pour éviter que d’autres plaisantins nuisent à l’honneur et l’unité des autres.

O.M/Le Potentiel/Le Phare

Posté par losako à 05:01 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Dans la crainte d’un Septembre noir... Cinq « dossiers urgents » devant Kabila !

untitled_Remaniement ministériel, sécurité au Kivu, préalables des enseignants, audit des régies financières et entreprises publiques, élaboration du projet du Budget 2009 ; cinq dossiers importants qui méritent un traitement d’urgence au regard de leur implication sur les grandes questions nationales. Déjà, l’on agite le spectre de « Septembre noir ».

L’heure est cruciale pour la République démocratique du Congo. Le moment est venu de prendre des décisions courageuses pour donner une nouvelle impulsion au processus politique en cours. Un état d’esprit qui interpelle particulièrement le président de la République et le gouvernement.

En fait, il convient de réagir à de nombreuses observations sur l’action du gouvernement. Pas plus tard que lors de la célébration de l’anniversaire de son parti, le président national du RCD, Me Azarias Ruberwa, a établi un bilan qui rejoint d’autres observations déjà émises sur l’action gouvernementale. Les différentes interpellations ou questions orales aux membres du gouvernement et qui ont émaillé la dernière session ordinaire du Parlement, entendez Assemblée nationale et Sénat, prouvent à suffisance qu’un réajustement de l’équipe ministérielle s’impose. Quelles que soient les alliances politiques conclues, c’est l’intérêt supérieur de la Nation qu’il faudra privilégier. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le président de la République a eu suffisamment du temps pour mûrir ses réflexions sur l’action du gouvernement et voir comment rencontrer les préoccupations de la population.

Il faut que tout soit bien dit et bien entendu. Le réajustement devra être vu sur un angle général et nullement viser une personnalité. Il doit consister à briser effectivement cet « immobilisme » qui caractérise l’action du gouvernement ; à arrêter le dysfonctionnement des institutions nationales et à faire éclater ce « cartel » qui se confirme de plus en plus au sein de l’Exécutif dans le but d’entretenir des réseaux maffieux, affectant négativement son action. L’objectif est de se mettre d’accord sur une vision politique, économique et sociale porteuse d’espoir et mobilisatrice des énergies nationales ; quitter le vieux sentier battu des « slogans » autour des programmes déjà énoncés, d’atavisme afin de se dépouiller du vieil habit de l’« amateurisme ». Car, la bonne gouvernance ne se limite pas à la littérature politicienne, mais à cet engagement d’atteindre les résultats escomptés tout en protégeant les populations. Le moment est venu pour que le gouvernement se remette en cause.

SECURITE ET FRONT SOCIAL

Il va de soi qu’en se remettant en cause, le gouvernement s’engage dans des actions concrètes en vue d’accélérer les réformes au sein de l’Armée, de la Police et des services de renseignements. Ne pas reconnaître que la situation sécuritaire au pays demeure toujours préoccupante, serait s’inscrire dans une logique de « suicide collectif ».

Outre l’insécurité toujours grandissante dans les centres urbains, le Kivu demeure une menace permanente susceptible de déstabiliser la RDC et de perturber le bon déroulement du processus politique.

Pourquoi ces résultats mitigés après Sun City et Goma ? Le gouvernement congolais est-il incapable de soulager la misère des populations du Kivu ? Que dire de tous ces efforts humains et financiers déployés pour que la paix revienne dans cette partie de la République ? Aujourd’hui, le Programme Amani est menacé. Les forces négatives, toutes tendances confondues, sont toujours omniprésentes et affichent une insolence incroyable. Aux dernières nouvelles, la « guerre de communiqués » évoquait un déploiement des groupes armés. Quelle est la réaction du gouvernement ? Quelle est l’attitude de la Communauté internationale qui affirme déjà avoir dépensé 5 milliards de dollars Usd en RDC alors que la paix totale est insaisissable ? Une situation vraiment inquiétante comme si le complot contre la RDC persistait. Car, on ne peut comprendre que l’Acte d’engagement soit violé et que l’exploitation des minerais se poursuive, faisant ainsi le bonheur de certains groupes de personnes.

Entre-temps, la tension sociale monte chaque année d’un cran dans le pays. Le corps enseignant a déjà annoncé les couleurs. Des préalables ont été posés, faute de quoi il n’y aura pas de rentrée scolaire.

Bien avant eux, le évêques catholiques avaient tiré la sonnette d’alarme dénonçant cette démocratie à double vitesse : « Il y a aujourd’hui un mur qui sépare davantage les riches des pauvres. La tension salariale entre les hommes politiques et les agents de l’Etat appelle des réformes urgentes. Bien des salaires ne sont toujours pas payés, les enseignants et bon nombre d’agents de l’Etat sont clochardisés. Ce qui fait craindre une nouvelle vague de grèves à la prochaine rentrée scolaire si rien n’est fait pour les enseignants. Il est surprenant que même les sociétés minières n’arrivent plus à payer leurs agents. La misère sociale nous interpelle. Nous ne pouvons accepter une démocratie à deux vitesses, où il y a d’un côté ceux qui vivent dans l’opulence et de l’autre ceux qui doivent se contenter des miettes ».

Les mots peuvent paraître durs. Mais il n’y en a pas d’autres pour bien rendre la misère des populations congolaises. Tenez. Le cas des fonctionnaires et agents de l’Etat dure depuis plus de deux ans. Aucune solution n’a été trouvée. Et à un mois de la rentrée scolaire, des interrogations subsistent quant à la volonté politique du gouvernement de résoudre ce problème.

Même situation dans le secteur privé. L’application du SMIG pose problème, le patronat se montre réticent, évoquant à son tour des préalables.

LES PARLEMENTAIRES AU TOURNANT

La rentrée parlementaire s’annonce intéressante, surtout qu’elle sera consacrée à la session budgétaire. Or, le gouvernement a donné de la matière aux députés et sénateurs avec la déclaration du ministre près le Premier ministre relatif au détournement de 1,3 milliard de dollars par les Régies financières et entreprises publiques à savoir DGI, DGRAD, OFIDA, ONATRA, SNEL, OCC, SONAS, REGIDESO, et RVA.

Ce qui est intéressant dans cette accusation du ministre Mayobo, ce n’est plus le débat autour du « détournement ou du manque à gagner », mais que désormais, il est convenu que le gouvernement dispose d’« immenses moyens financiers propres ». Bien gérés, bien contrôlés, ils peuvent permettre au gouvernement de compter sur ses propres ressources et ne plus continuer à tendre la main aux partenaires extérieurs. Ces derniers sont devenus trop regardants depuis qu’ils ont appris « ce détournement ou ce manque à gagner » colossal.

Ainsi, le gouvernement qui, en principe, devra présenter son projet de Budget 2009 constitutionnellement le 15 septembre 2009, est condamné à sortir des vieux sentiers battus pour être conséquent avec le dernier point de presse du ministre Mayobo.

Au demeurant, ces « cinq grands dossiers » posent une question fondamentale : pourquoi cette insécurité permanente au Kivu, la non application de l’Accord de Mbudi, la sous-évaluation des prévisions budgétaires ?...

Posté par losako à 04:44 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Zimbabwe: un projet d'accord prévoit une amnistie pour Robert Mugabe...Ouf ! Enfin, il est prêt pour la retraite !!!

CPS_HYC96_060808115338_photo00_photo_default_512x321Un projet d'accord entre le pouvoir et l'opposition zimbabwéenne prévoit une amnistie et un statut de président honorifique pour Robert Mugabe, a assuré mercredi le quotidien sud-africain The Star qui cite une copie du document.

Selon ce projet, présenté aux représentants du pouvoir et de l'opposition qui négocient depuis deux semaines en Afrique du Sud une formule de partage du pouvoir, le poste de Premier ministre reviendrait au leader de l'opposition Morgan Tsvangirai, affirme The Star.

L'accord envisage que ce dernier nomme deux adjoints issus de son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), et de l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF, au pouvoir), selon le journal.

Ce gouvernement de transition, dont la durée est encore sujet à débat, serait suivi par de nouvelles élections, a précisé le quotidien.

Le projet comprend également une amnistie pour le président Mugabe, régulièrement accusé de violations des droits de l'homme par l'opposition et des organisations internationales.

A la fin de la période de transition, le président Mugabe, 84 ans dont 28 ans au pouvoir, est censé se retirer de la politique et devenir "président fondateur".

The Star et le quotidien des affaires Business Day avaient assuré mardi, en citant des sources anonymes, que les pourparlers avançaient et qu'un accord était en vue.

Le Zimbabwe est paralysé depuis la réélection controversée de Robert Mugabe fin juin, lors d'un second tour d'une élection présidentielle où il était seul en lice et qui s'est déroulé dans un contexte de violences et d'intimidation.

Posté par losako à 03:17 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1