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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

05 août 2008

La police politicienne de Kabila frappe encore... Qui arrêtera cette série d’atteinte à la liberté ? Olenghankoy dans le collima

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Une poignée d’hommes sans ni foi ni loi suffit-elle pour souiller l’image d’une institution comme la police nationale ? Qui controle ces éléments de la fameuse Garde Républicaine qui terrorisent le peuple ? On aura tout vu au Congo.

Trop ce trop ! La sécurité des personnes pose toujours problème dans la capitale. Elle continue à battre son plein.
Comme si tous les derniers morts et autres victimes de menace ne suffisaient pas les auteurs de ces sales coups ne sont pas prêts à désarmer. Pas plus tard que le 31 juillet dernier vers 14 heures, ils venaient de s’illustrer à travers un coup monté et manqué.

En effet, le Fonus Emery Okondji, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a été interpellé sur le boulevard Triomphal en pleine journée, à bord de son véhicule, flanqué de son garde de corps.

Le député Okondji se rendait au siège de son parti, avenue de l’Enseignement, situé non loin de là. Une jeep de la police nationale les suivait derrière. Les occupants vont lui faire signe de s’arrêter pour le contrôle de routine des documents du véhicule.

Malgré les explications de l’honorable qui était obligé de décliner sa qualité, les agents de l’ordre vont le menacer comme un vulgaire malfrat avant d’emporter avec eux le garde de corps qui avait osé placer un mot dans l’altercation entre son chef ses bourreaux.

Notre élu du peuple n’a eu la vie sauve que grâce à un concours de circonstance qui a fait qu’un groupe de collègues parlementaires qui passaient par là ont du s’intéresser à son sort et l’ont tiré du pétrin. Dans leur fuite, la bande d’inciviques non autrement identifiés ont proféré des menaces de mort à l’endroit du député proche de Olengankoy. L’attroupement qui s’était formé pour les besoins de la cause a été rapidement maîtrisé et la circulation reprendra son cours normal.

Un fait important à signaler : un colonel se trouvait à bord de la Jeep pendant tout le temps qu’a pris la discussion. C’est lui en personne qui va se permettre de prononcer les menaces de mort à l’endroit de l’honorable.

Où allons nous,  où est l’autorité publique?

Les observateurs ne cachent pas leur ras-le-bol face à ces scènes de mauvais goût à répétition, comme si la ville province de Kinshasa en avait vraiment besoin en ce temps précis où l’autorité urbaine s’attelle à rassembler tous les arguments possibles et imaginables pouvant lui donner le feu vert dans la mobilisation maximale des services de sécurité.

Cherche-t-on à éliminer réellement les animateurs de l’opposition ? Si oui, à quoi va rassembler un parlement monocolore, lorsqu’on aura achevé tous les fidèles alliés de l’opposition ?

Sont interpellés ici les ministres de l’Intérieur et de la Défense ainsi que l’Inspection générale de la police doivent mettre les bouchées, question de sanctionner les coupables qui doivent subir toute la rigueur de la loi.
Les Fardc ont aussi intérêt à montrer ce dont ils sont capables, dans leur mission de maintien de l’ordre public.

En attendant de connaître les prochaines cibles de tous ces hommes incontrôlés, une seule question vient à l’esprit : qui a intérêt à éliminer les acteurs politiques nationaux ?

Jouez avec la police politicienne partisane c’est ignorantus, ignoranta, ignorantum. De mémoire, le fameux colonel a brillé dans plusieurs dossiers d’insécurité que connaît les paisibles citoyens comme arrestations arbitraires souvent suivies de tortures, perquisitions illégales et autres sévices, mais le fameux colonel fantôme aux yeux de la population, mais cependant brillants devant ses patrons à beau faire des montages, il n’échappera pas à la vérité.

Il faut être membre de cette police politicienne et partisane pour penser pouvoir désorienter l’opinion nationale et internationale.

Notre prière est que la liste si longue déjà, de tous les hommes à abattre s’arrête là. O.M/La Prospérité

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Gabriel Mokia inculpé d’atteinte à la sûreté de l’Etat et et offense au chef de l’Etat..(?)

RDC_Kinshasa_Policier_Anti_Emeute_25juillet2006_2La Républiaue Démocratique du Congo vit sous un régime de parti unique avec le pouvoir personnel de Kabila exercé d’une main de fer et sanguinolente.

La transgression des lois nationales ainsi que le non-respect des instruments internationaux, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants que la RDC a ratifiés, se poursuivent en toute impunité.

RDC... ETAT DE VIOLENCE, D'ARBITRAIRE ET DE MENSONGE

La Voix des sans voix, une ONG de défense des droits de l’homme a annoncé lundi 04 juillet l’inculpation de Gabriel Mokia, président du Mouvement des démocrates congolais, MDCO, parti d’opposition, pour atteinte à la sûreté de l’Etat. En outre, il a également été inculpé pour outrage aux membres du gouvernement, incitation à la haine tribale et incitation des militaires à commettre des actes contraires à la loi. Arrêté le 29juillet dernier, Gabriel Mokia a été transféré dimanche des locaux de la police au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, Cprk.

En en croire la Vsv, il a été entendu par un magistrat du tribunal de grande instance de la Gombe, celui-ci l’a inculpé sur base des procès verbaux de la police. Le magistrat Kanane qui l’a auditionné, l’a replacé au cachot sans établir un mandat d’arrêt provisoire, ni un acte de libération provisoire.

Rappel des faits

La Voix des sans voix a fait savoir que cette arrestation et cette détention de Gabriel Mokia s’expliquent par ses différentes interventions sur des chaînes de télévision où il a dénoncé ‘‘ la mauvaise gouvernance, la corruption et les assassinats érigés en mode de gestion par les membres du gouvernement actuel et les mandataires des entreprises publiques avec la bénédiction des autorités du pays ’’.

Elle a enfin rappelé que le président du MDCO a été interpellé à son domicile par une vingtaine de policiers en tenue civile armés, qui ont escaladé les murs afin d’accéder à sa résidence. Il convient aussi de souligner que cette ONG de défense des droits de l’homme a, pour ce faire, dénoncé ‘‘la violation flagrante par les services de sécurité et la police de la loi sur le statut de l’opposition politique’’, qui stipule qu’ aucun membre de l’opposition politique ne peut être interpellé, poursuivi, recherché, détenu ou jugé en raison de ses opinions politiques exprimées dans le respect de la Constitution, des lois et règlements de la République. O.M/Le Révélateur

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Kimbuta-Mwewa : confrontation de la vérité

28433705_pLa vérité sur l’assassinat du vice-président de l’Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa, Daniel Botethi, éclatera peut-être ce mardi 5 août. Assassinat ou meurtre ? Seules les déclarations du prévenu Patrick Mwewa seront déterminantes pour l’issue de ce procès.

A l’audience du jeudi 17 juillet, Patrick Mwewa avait provoqué un véritable suspense. Non seulement les juges, mais toutes les parties au procès et le public, étaient restés dans l’expectative.

Pour une fois, le tribunal militaire, qui se veut répressif, a été tolérant. Car, le prévenu Patrick Mwewa, soldat de son état et blessé au moment de l’agression du député Botethi, venait de faire une révélation inattendue et spectaculaire : « Le commanditaire de l’assassinat, je le connais. C’est une autorité publique, membre du gouvernement ». Malgré l’insistance du tribunal, l’homme a laissé tout le monde sur sa soif, exigeant d’abord des garanties pour sa sécurité. Demande accordée avec toutes les assurances du tribunal.

Douze heures plus tard, Patrick Mwewa déliait sa langue. Ces paroles inattendues ont fait sursauter l’assistance : « Le commanditaire, je le cite : c’est le gouverneur de la ville de Kinshasa ». Mwewa Kibwe, spécialiste en lance-roquettes, venait de faire mouche. Et Kinshasa entra en ébullition. Surtout que la veille, le prévenu avait juré de confondre le commanditaire de cet assassinat si jamais le tribunal organisait une confrontation. Ce moment est enfin arrivé.

Certes, à l’audience du 18 juillet, Patrick Mwewa avait nuancé ses propos en incriminant le soldat Kady Munungu qui traitait, selon lui, directement avec les émissaires du gouverneur. Le lundi 28 juillet 2008, Kady en cavale et qui passe encore pour la pièce maîtresse de ce procès, tombait dans les mailles de la Police nationale avant d’être déféré devant le tribunal. A cette audience, il a tout nié.

Le maire de Kinshasa cité à comparaître était là aussi, accompagné de tout son gouvernement et des membres du bureau de l’Assemblée provinciale. Malheureusement, Patrick Mwewa était absent. Car, il venait de subir une nouvelle intervention chirurgicale.

CONFRONTATION- VERITE

En date du mardi 29 juillet, toujours pas de Patrick Mwewa à l’audience. Répondant aux questions du tribunal à cette audience-là, Kady a déclaré n’avoir jamais connu un certain Patrick Mwewa dans sa vie. Il a même nié sa participation dans les événements qui ont entraîné le décès du député Botethi. « Cette histoire-là, je ne la connais pas », a-t-il répondu au tribunal.

Sauf imprévu, c’est ce mardi 5 août que les juges vont tenter de résoudre l’énigme avec la confrontation entre André Kimbuta et Patrick Mwewa. Déjà sur pied, P. Mwewa sera certainement à l’audience pour faire avancer le débat. S’il arrive à prouver ses relations avec Kady, ce serait pour lui un point de gagné.

Dès cet instant, la Cour s’emploiera à établir un lien avec le meurtrier physique de Daniel Botethi. Serait-ce Kady Munungu, Patrick Mwewa, ou le garde du corps qui aurait tiré, soit par mégarde, soit par complicité ? Et si Kady arrive à prouver qu’il n’était pas avec Patrick Mwewa la nuit du meurtre du député Botethi, ce dernier restera seul présumé coupable.

Mais, c’est surtout sa confrontation avec le gouverneur Kimbuta qui est la plus attendue. Dans le cas où il parvenait à convaincre le tribunal du lien avec le gouverneur de Kinshasa, le procès prendra une autre tournure au regard du changement de statut du «présumé commanditaire ». De renseignant (témoin non assermenté) il deviendra accusé. Car, dénoncé, comme l’avait reconnu à l’audience du 29 juillet, son avocat, le bâtonnier Matadiwamba. Dans ce cas de figure, vu la procédure de flagrance, André Kimbuta sera forcé de se débarrasser de sa peau de gouverneur afin de se défendre sur le même pied d’égalité que l’homme qui l’a dénoncé.

Mais en cas de rétractation de Patrick Mwewa, donc pas de lien, ce serait le gouverneur qui en sortirait agrandi. Face à cette éventualité, il n’hésitera certainement pas à porter plainte pour dénonciation calomnieuse et imputation dommageable contre le prévenu qui l’a chargé pour le préjudice moral subi. Déjà à l’audience du 29 juillet, le gouverneur Kimbuta n’a pas caché ses intentions en proclamant son innocence, ignorant tout des faits qui l’accablaient.

Quant à Patrick Mwewa, dont la prévention d’association de malfaiteurs a déjà été démontrée par le ministère public, il en tirera toutes les conséquences devant le tribunal. A moins que ce préjudice soit réparé par son civilement responsable : l’Etat congolais.

Toujours dans cette hypothèse, Patrick Mwewa pourrait aussi dire avoir tenu ces propos sous l’effet hallucinogène de l’anesthésie. Dans le cas où il parvenait à convaincre le tribunal là-dessus, son cas pourrait être aligné dans la catégorie des personnes ayant perdu leur lucidité suite à l’administration des substances médicamenteuses. Donc, non responsables de leurs actes.

Et si Patrick Mwewa ne se présentait pas ? Tout sera décalé sur la prévention de meurtre, tandis que celle d’association de malfaiteurs ne sera pas complètement examinée. D’où André Kimbuta Yango, gouverneur de la ville de Kinshasa, devra encore prendre son mal en patience et attendre avant d’être définitivement fixé sur son sort. Le Potentiel

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Procès Botethi : des signes d’inquiétude / La véritable bouteille à l’encre / Mwewa est sorti de la réanimation

28398947_pAlors que les phares de l’actualité judiciaire demeurent toujours braqués sur le procès Botethi, et que l’opinion nationale reste rivée chaque jour, aux compte-rendus des audiences et reportages des journaux, la vérité judiciaire qui était presqu’à la portée du tribunal militaire de garnison de Ngaliema, s’est subitement éloignée de tous les espoirs avec les dénégations en bloc de Kady. Il nie tout et ignore ses codétenus, à l’exception de son chef S4 de bataillon agri.

Stratégie ? Possible.

D’autant qu’il est allé jusqu’à ignorer même son propre numéro de téléphone, celui par lequel ses complices l’atteignaient et qui lui permettait à son tour de les appeler. Stratége, Kady tente ainsi de faire perdre à la justice militaire, l’occasion de découvrir les autres éléments de puzzle, afin que de leur reconstitution, la vérité sur le crime odieux de Daniel Botethi puisse éclater au grand jour.

Heureusement que dans ce procès qui a l’air d’un jeu des dames, un autre pion majeur est encore disponible : Patrick Mwewa. L’un des avocats de la défense s’est consolé de son rétablissement et croit savoir que mardi prochain, il sera présent à l’audience, en chair et en os. Non pas pour adopter la stratégie kadissienne de dénégations, mais pour dévoiler le fond de son cœur, comme il l’a fait au cours des précédentes audiences du tribunal militaire de garnison de Ngaliema. Mais, déjà, des signes d’inquiétude sont manifestes dans les milieux de la défense où on laisse entendre que beaucoup d’efforts doivent être déployés pour sécuriser davantage Patrick Mwewa. Et pour cause !

Des consignes formelles de l’auditeur militaire bafouées

On se rappelera que malgré les instructions formelles de l’auditeur militaire quant à la sécurité de Mwewa, on a vu un autre détenu accéder facilement au prévenu pour lui donner curieusement à manger. La question qui n’a jamais été posée est celle de savoir si cette nourriture était saine et si elle ne serait pas à la base de l’aggravation qu’on a par la suite enregistrée de l’état de santé de l’assassin présumé. Bien que cet incident ait été porté à la connaissance des autorités judiciaires militaires, aucune sanction n’a été prise pour ces violations de consignes.

Selon les informations parvenues au Phare, Patrick Mwewa qui se porte de mieux en mieux, est déterminé à éventrer le boa et il entend le faire en envoyant dans les cordes l’autre pièce du puzzle, Kady, lors de leur confrontation de demain devant le tribunal militaire. A en croire les informations qui circulent, Mwewa va démonter toute la stratégie de dénégations de Kady et peut-être permettre ainsi au tribunal de retrouver la voie de la manifestation de la vérité.

En attendant cette confrontation, des inquiétudes sont de plus en plus exprimées quant à la sécurité alimentaire de ce témoin-clé. On sait qu’à la suite de l’affaire de la SIM, la compagne de Mwewa avait été brutalisée à la sortie de la prison de Makala où elle venait de rendre visite à l’assassin présumé. L’objectif était bien sûr de retrouver la SIM qu’elle était sensée garder mais la conséquence est que depuis, elle n’a plus réapparu et menerait en quelque sorte une vie de clandestinité. C’est justement cela qui pose aujourd’hui problème car la femme qui devait avoir le contrôle de l’alimentation du prévenu étant devenue invisible, n’importe qui peut avoir accès au prévenu pour ce faire.

Certes, des mesures de sécurité ont été renforcées surtout depuis la sortie de Mwewa de la salle de réanimation. Il est, selon les informations en notre possession, actuellement gardé par des éléments de l’auditorat militaire ainsi que ceux de la police, mais encore une fois, le tendon d’Achille se situe au niveau du système d’alimentation et c’est ici que tous ceux que préoccupe la manifestation de la vérité, insistent pour que les instructions de sécurité données par l’auditeur militaire soient rigoureusement respectées. (JRT)

28363329_pProcès de l’assassinat de Daniel Boteti : La véritable bouteille à l’encre

Les reportages des envoyés spéciaux de certains quotidiens de Kinshasa chargés de couvrir le procès de l’assassinat du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Daniel Boteti, décrivant par le menu toutes les péripéties des audiences déjà tenues jusqu’ici, renseignent l’opinion sur la manière dont cette affaire se déroule au tribunal militaire de garnison de Ngaliema siégeant au Camp Kokolo. On ne peut certes préjuger de l’épilogue du procès, mais à partir des premiers épisodes révélés grâce au professionnalisme consommé des reporters bien encadrés et bien orientés par leur leadership rédactionnel chevronné, on est envahi par l’inquiétude et des doutes suscités par des contradictions, des revirements et des dénégations dans lesquels se confondent les prévenus et les témoins, et qui sont susceptibles de désorienter le prétoire, de brouiller les pistes, et d’entraver le jaillissement de la vérité sur l’identité exacte des auteurs du drame et des commanditaires, ainsi que la possibilité de percer le mobile de ce meurtre. C’est la véritable bouteille à l’encre.

Le garde du corps du vice-président de l’Assemblée provinciale sort sain et sauf de l’embuscade, et c’est son patron qu’il devrait sauver en se sacrifiant lui-même qui périt tragiquement ! C’est l’ironie du sort. Les quatre prévenus sont des soldats en activité devenus des brigands invétérés et des dangereux repris de justice. Sushungu Junior ou Matondo Katusila alias Kady ; Inyoki Lesene alias Bébé Kero ; Patrick Mwewa ou Kibwe Mwewa alias Songo Bololo ; Ngoy alias Kasongo ou Kasongo Ngoy alias Idriss. En fuite : Lombe et Eric Kibale de la même bande. On signale aussi des noms appartenant à cette bande, notamment Jean-Marie Wama, lieutenant Edo Nzuzi, Bekazwa, Flory, Adolphe Landu et René Mwanza, tous des condamnés détenus à la prison centrale de Makala. Premier de la bande à être capturé, Patrick Mwewa souffrant encore d’une blessure par balle, est jusque-là l’élément clé qui fait des déclarations bouleversantes et compromettantes pour autrui. Il met en vedette un certain Kady qui aurait été l’homme orchestre servant de liaison entre la bande et des commanditaires de l’assassinat de Daniel Boteti.

Patrick Mwewa cite comme commanditaire le Gouverneur André Kimbuta. A la Prison centrale de Makala, des prévenus de la bande qui suivaient les premières audiences sur les chaînes de TV se disaient que deux personnages politiques seraient cités, à savoir le Gouverneur de la ville de Kinshasa et le Président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe. Mais Patrick Mwewa n’a cité que l’un sans l’autre. Toutefois, à la dernière audience du lundi 28 juillet, un coup de théâtre. Kady qu’on donnait pour l’homme-orchestre et agent de liaison quand il était encore introuvable, est éclipsé par un certain Kasongo qu’on cite abondamment au cours de cette audience et qui devient l’homme de premier plan. C’est lui qui aurait soufflé à Patrick Mwewa les noms d’André Kimbuta et de Vital Kamerhe. Ce mystérieux Kady qui avait fui Kinshasa pourse cacher au Bas-Congo, sort de sa cache au bout de quelques jours et retourne à Kinshasa. Il ne revient pas pour rechercher un endroit plus sûr que le Bas-Congo où il peut se mettre à l’abri de l’arrestation. Loin de là. Il réorganise sa bande et reprend le braquage presque dans le même périmètre et avec les mêmes méthodes.

28514196_pLa pègre brouille les pistes

Sa capture telle qu’elle est mentionnée dans les journaux, c’est tout un roman. La Police en patrouille à bord d’un véhicule banalisé arrive à cet endroit, s’aperçoit d’une zone sombre suspecte et tire au hasard dans le tas. Contrairement à tout ce qu’on pouvait imaginer, la personne atteinte par des balles qu’on découvre est étonnamment ce fameux Kady tant recherché, à l’exception d’autres éléments de sa bande qui se sont échappés. On ne sait par quel miracle. Soumis à des questions très précises, Kady se comporte en petit saint. Il ignore tout et tout le monde. Il ne connaît le Gouverneur André Kimbuta ni de près, ni de loin. Il n’aurait aucun rapport de quelque manière que ce soit avec Patrick Mwewa. Pas de possibilité de confrontation avec son dénonciateur qui se trouvait entre la vie et la mort à la Clinique Ngaliema. André Kimbuta s’expliquera seulement pour la forme, déclinant toute implication d’une manière ou d’une autre dans l’assassinat du vice-président de l’Assemblée provinciale, Daniel Boteti. Pas de questions à lui poser en l’absence de Patrick Mwewa alité à la clinique.

Doivent aussi être entendus le Président de l’Assemblée provinciale Roger Nsingi, le Ministre provincial de la sécurité Godard Motemona, l’inspecteur de garde de la station Snel HT/MT du lieu du drame. Roger Nsingi s’explique devant le prétoire avec un air guindé et suffisant, répondant aux questions par des questions teintées d’ironie. Et jusqu’ici, le procès n’en est encore qu’à son stade rudimentaire de tâtonnements. Ces quelques éléments ramassés des audiences ne sont guère symptomatiques de l’avancement du procès dans la recherche et la découverte de la vérité. Les quatre prévenus sont des professionnels du brigandage et repris de justice, presque tous sont encore en détention à Makala. Des aveux à obtenir d’eux dans cette affaire sont difficiles et sujets à caution. Quel crédit peut-on donner aux déclarations de ces hors-la-loi endurcis ? Ils ont l’art de brouiller les pistes comme on le décèle à travers leurs contradictions, revirements et dénégations, et aussi par le brusque changement imprévu d’acteur principal du rôle d’agent de liaison qui passe de Kady à Kasongo.

Même avec le concours combien appréciable de l’expertise de la police technique et scientifique, l’espoir d’un aboutissement pleinement satisfaisant parait d’ores et déjà mince. D’ailleurs, tous les cas de meurtre apparemment téléguidés et prémédités des cibles vraisemblablement déterminées, connus jusqu’ici, ont été jugés et clos sans que les tenants et les aboutissants y afférents soient dévoilés et portés à la connaissance de l’opinion. Les sentences prononcées dans les procès de l’assassinat du couple Ngyke, de Mwamba Bapuwa et de Serge Maheshe, n’ont pas consolé leurs familles et la corporation des journalistes qui s’interrogent encore sur l’identité des vrais commanditaires de ces drames restés un mystère jusqu’aujourd’hui. Pourrait-il en être autrement pour ce procès de l’assassinat du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Daniel Boteti ? On peut bien s’abstenir d’en préjuger le dénouement, mais le profil des prévenus composés de la pègre et les débuts cocasses du déroulement du procès ne sont pas rassurants.
(Jean N’Saka wa N’Saka)

28605785_pMwewa est sorti de la réanimation

Le procès relatif à l’assassinat de Daniel Botethi avait connu un tournant le samedi 26 juillet 2008 avec l’arrestation du sergent Kady, considéré jusqu’ici comme l’une des pièces maîtresses de cette ténébreuse affaire. En cavale depuis une vingtaine de jours, le présumé « agent de liaison » du gouverneur Kimbuta avait été appréhendé sur l’avenue Masikita à Binza/Upn.

Kady maîtrisé, l’opinion a cru que l’heure de vérité avait sonné. C’est ainsi que le Tribunal militaire de garnison de Ngaliema avait été pris d’assaut le mardi 29 juillet par de nombreux Kinois pour entendre le fameux sergent. Le public était resté suspendu aux lèvres de «l’agent de liaison » mais était resté sur sa soif. Présenté par Patrick Mwewa comme l’organisateur du crime et la personne qui les avait motivé avec la somme de 1200 dollars, Kady avait tout nié.

L’assistance était ébahie d’apprendre que Kady ne connaissait pas les autres membres de la bande, à savoir Junior Sushungu, le lieutenant Kasongo, le sergent Inoki, mais encore n’était jamais entré en contact avec le gouverneur André Kimbuta. Il avait même ajouté qu’il s’était rendu dernièrement du côté du Plateau des Batekés.

Ce voyage lui avait rapporté un peu d’argent.

Un brin d’espoir avait tout de même germé dans l’esprit des gens à l’annonce par le tribunal de la présence une fois de plus de Kimbuta au prétoire cette semaine . Entre-temps, une folle rumeur avait fait le tour de la ville, faisant état de la dégradation de la santé de Mwewa. On parlait d’empoisonnement ou encore d’une plaie mal soignée qui allait l’ emporter avant l’issue du procès .

Nouveau rebondissement

Du coup, des personnes avides de la vérité se sont posées la question de savoir ce qui allait se passer si Mwewa emportait ses « secrets » dans la tombe. En somme, elles craignaient que le flou persiste. Leurs prières semblent avoir été exaucées. Dieu merci, Mwewa, toujours souffrant, mais soigné à la clinique Ngaliema, se porte tout de même mieux. Nous sommes en droit d’affirmer que les rumeurs donnant pour mort Mwewa, ne sont pas fondées.

Des sources proches d’un des prévenus nous ont assuré la main sur le cœur le samedi 2 août 2008 que Patrick vient de quitter la salle de réanimation de la clinique Ngaliema où il était admis jusque samedi passé. Il est présentement dans la salle commune. A en croire un membre du conseil de la défense, Mwewa vient de subir sa seconde opération. En somme, le prévenu Mwewa avait été opéré pour la première fois à la clinique de la Pir. A l’époque, on avait parlé des infections intestinales nées d’une blessure contractée au niveau de l’abdomen. Un peu plus tard, des amies et de la fièvre typhoïde l’avaient attaqué.

Tout s’est bien passé cette fois-ci, a-t-on entendu.

Ce singulier pensionnaire de la clinique Ngaliema a comme anges gardiens, des éléments de la police et de l’Auditorat militaire. L’autre détail porté à notre intention est que ce prévenu commence même à manger. Reprenant visiblement ses forces, il promet d’en faire voir des vertes et des pas mûres à Kady demain. Nul doute que le présumé organisateur du crime aura fort à faire pour convaincre les juges sur son innocence. D’autant plus qu’en moins d’un contre ordre du tribunal, il espère se présenter à la barre cette semaine pour aider à l’éclatement de la vérité.

En dehors des hommes en toge qui tentent de le réconforter, n’a-t-il pas de la famille à Kinshasa ?

Il nous a été donné d’apprendre que le jeune homme n’a pas une famille ici, mais qu’il entretient des rapports intimes avec une fille. Le « couple » a deux enfants. Harcelée par des forces de l’ordre au motif qu’elle devait les aider à retrouver la fameuse sim , elle n’ose plus mettre pied à la clinique Ngaliema moins encore au tribunal militaire de garnison de Ngaliema.

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