04 août 2008
Le Tutsi rwandais, A. Ruberwa, frère de Sang de Nkunda s'impatiente, il veut le départ de Gizenga !
Selon Azarias Ruberwa, la transition avec sa célèbre formule 1+4 valait et travaillait mieux que le Gouvernement actuel. Il ajoute que la famille politique du Président Kabila, d’accord avec lui, est convaincue qu’il faut changer de Gouvernement maintenant. Ruberwa conseille, par conséquent, à Gizenga d’imiter le Premier ministre hébreu Ehud Olmert, accusé de corruption, qui a annoncé pour septembre prochain la fin de sa carrière politique. La prise de position de Ruberwa ne manquera pas de faire débat.
C’est un véritable pavé dans la marre que vient de jeter le président du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD). D’autres commentateurs disent que Azarias Ruberwa Manywa a ouvert la boîte de Pandore en exigeant publiquement et de façon très claire le départ du Premier ministre Gizenga et de toute son équipe. Ruberwa s’exprimait ainsi, le samedi 2 août dernier, à l’occasion du dixième anniversaire de la naissance du RCD, mouvement politico-militaire qui s’est transformé en parti politique co-gestionnaire de la Transition avec le fameux schéma 1+4. Azarias Ruberwa a même revendiqué l’héritage de la transition.
« Mais combien de gens que nous croisons qui nous disent que même la transition, avec sa célèbre formule 1+4, valait et travaillait encore mieux que le gouvernement actuel », lâche-t-il. Le président du RCD conseille à Gizenga d’imiter le Premier ministre hébreu Ehud Olmert, accusé de corruption, qui a annoncé qu’il mettait fin à sa carrière politique dès septembre prochain. Ruberwa ajoute que l’AMP est d’accord avec sa position. « Les gens de l’Alliance pour la majorité présidentielle sont convaincus qu’il faut changer de gouvernement et il faut le faire maintenant ».
Ruberwa dans ses œuvres
Le président du RCD est connu pour ses choix et prises de position qui ont la particularité de lancer le débat dans le microcosme politique rd-congolais. Au plus fort de l’offensive promise foudroyante et totale contre les hommes du général rebelle Laurent Nkunda, fin 2007, Azarias Ruberwa, depuis les USA où il était en tournée, avait demandé au Gouvernement Gizenga et au Président Kabila de privilégier le règlement du conflit par la voie du dialogue. Bien sûr qu’au passage, Ruberwa partageait et soutenait les revendications du général Nkunda au sujet de la marginalisation des Tutsi aux Nord et Sud-Kivu. Pour beaucoup, Ruberwa avait peur que les forces gouvernementales n’écrasent totalement le CNDP de Nkunda. La réponse du natif de Minembwe fut sans équivoque.
« On sait quand commence la guerre. Mains on ne sait quand elle finit et surtout qui la gagne », avait confié Ruberwa au journaliste de RFI qui l’interviewait. Ruberwa s’était attiré le courroux des va-t-en-guerre de l’AMP. Ceux-là qui croyaient naïvement que les rapports de force étaient favorables à l’armée. Les faits, puisqu’ils sont sacrés en journalisme, avaient donné raison à Ruberwa. A peine l’offensive lancée, les hommes de Nkunda s’emparèrent de nouvelles positions. A tel point que la ville de Goma était directement menacée. Le pire serait arrivé n’eût été la présence dissuasive de la Monuc à Sake. Cruelle ironie de l’histoire, Kinshasa adhérait, quelques jours plus tard, à l’initiative d’un dialogue inter-kivutiens.
La Conférence sur la paix, la stabilité et le développement du Grand Kivu, aux compétences fort réduites, fut organisée à Goma en janvier 2008. Avec le recul, on a toujours du mal à comprendre si les initiateurs et les organisateurs de la Conférence de Goma étaient convaincus du sens de leur démarche ou c’était une façon d’éviter de pousser le ridicule jusqu’au fond. Une chose est vraie, si la proposition de Ruberwa favorable au dialogue avait été analysée froidement, sans passions, avec la tête plutôt que de faire le culte des sentiments, on n’aurait pas eu à déplorer d’importantes pertes en vies humaines de part et d’autre. On aurait aussi évité de continuer à détruire davantage les rares infrastructures du Nord-Kivu.
Il y a peu, Ruberwa a demandé à ses collègues de l’opposition de se choisir un Porte-parole. Il ajoutait que la direction de l’Opposition devait être tournante. Mais ici encore, Ruberwa a été sérieusement critiqué. Surtout quand il a osé rappeler que Jean-Pierre Bemba, candidat naturel au poste de Porte-parole de l’Opposition, non seulement vivait en exil à Faro au Portugal, mais aussi avait des ennuis judiciaires avec la CPI.
Bemba est effectivement incarcéré à la Haye dans l’attente d’un marathon judiciaire. Personne, sauf ceux qui le détiennent, ne peut prédire quand Jean-Pierre Bemba sera libre. Le procès n’a pas commencé. Arrêté en mai 2008, l’audience de la confirmation des charges n’est pas connue. On sait seulement que la prochaine comparution de Bemba aura lieu en novembre. L’Opposition, c’est un avis à prendre ou à laisser, doit s’organiser, définir un programme de travail pour envisager une possible alternance au pouvoir. Il semble que lorsqu’un chef tombe à la guerre, on le remplace et la lutte continue.
Il reste, par ailleurs, que la demande de Ruberwa de voir le Gouvernement tomber va soulever les vagues. Kabila et Gizenga sont à la tête d’un Gouvernement de coalition. Il faut donc un consensus pour la déchéance de l’équipe gouvernementale. Autre chose, les membres du Gouvernement sont des chefs et présidents des partis de la majorité. Ils avaient poussé Kabila et Gizenga à remanier pour qu’ils se retrouvent. Leurs lieutenants, revenus au chômage, n’en décolèrent pas. A imaginer que les chefs des partis, dont certains ont renoncé à leurs mandats de député et de sénateur, quittent l’exécutif. Ce sera la crise à l’AMP. A moins qu’une nouvelle majorité se dégage. Un scénario qui ne sera pas sans conséquence. O.M/La Prospérité
ILS N'ONT PAS FAIT D'ETUDES... MAIS ILS SONT...HEU...HEU... TRES TRES RICHE !!! CHANCE ELOKO PAMBA TO CHANCE EZA NA TINA ?
1. Bill Gates, le plus célèbre « non diplômé » de Harvard
On ne présente plus Bill Gates, le co-fondateur de MicrosoftMicrosoft. Ce que l'on sait moins, c'est que Bill est aussi le plus célèbre « non diplômé » de la prestigieuse université américaine de Harvard. Certes, il a commencé ses études en 1973 et y a rencontré son associé Paul Allen. Mais il a préféré fonder, en 1975, la « petite entreprise » qui deviendra MicrosoftMicrosoft Corporation. En 2007, Harvard lui a décerné le diplôme à titre honorifique. Une sorte de validation de ses acquis professionnels...
2. Li Ka-shing, le self made man de Hong Kong
Onzième fortune mondiale selon Forbes, le hong-kongaishong-kongais Li Ka-Shing n'est parti de rien. Fils d'immigrants venant de Chine continentale, il commence, au début des années 50, à vendre des fleurs en plastique dans les rues de Hong Kong. Il avait alors 12 ans... Agé de 79 ans, il règne aujourd'hui sur un d'un empire multicartes (électricité, télécoms, immobilier, services portuaires...) évalué à 26 milliards de dollars. Il préside les holdings Cheung Kong et Hutchison Whampoa.
3. Roman AbramovitchAbramovitch, orphelin et oligarque
La vie n'a pas toujours été tendre avec Roman AbramovitchAbramovitch : orphelin de père et mère à l'âge de 4 ans, il est élevé par des oncles. Admis à l'Institut du gaz et du pétrole de Moscou, il abandonne ses études et se lance dans les affaires. Ce qui lui permettra de mettre la main, dans les années 90, sur la pétrolière Sibneft, qu'il revendra avec profit au géant Gazprom. Même s'il passe le plus clair de son temps à Londres, siège de sa société faîtière Millhouse Capital, il est l'un des hommes les plus riches de Russie.
4. François Pinault, le succès dans le bac
Tout oppose les ennemis jurés Bernard Arnault et François Pinault : si le premier est Polytechnicien, le second, fils de paysan breton, quitte l'école à l'âge de 16 ans. Il s'implique dans la scierie de ses beaux-parents, qu'il finit par racheter et dont il fait un groupe de matériaux de construction. Il s'illustre ensuite en spéculant, notamment sur le sucre, avant de faire partie des « raiders » boursiers des années 80. Et il créé le groupe Pinault-Printemps-RedoutePinault-Printemps-Redoute (PPR), dont il possède toujours 40% des parts. Presque autant que Bernard Arnault dans LVMH...
5. Sheldon Adelson, des taxis aux casinos
Fils d'un chauffeur de taxi de Boston, l'américain Sheldon Adelson débute à douze ans comme vendeur de journaux à la criée. Pas le temps de faire des études... Il enchaîne des boulots, de moins en moins petits : il est le créateur du COMDEX, un grand salon informatique dans les années 80. Puis il se tourne vers les hôtels-casinoshôtels-casinos, aux Etats-Unis et en Asie notamment. Son groupe Las Vegas Sands est l'un des premiers « casinotiers » au monde.
6. Albert Frère, des clous à la finance
A 18 ans, le belge Albert Frère passe directement du lycée à la petite entreprise familiale, Frère-BourgeoisFrère-Bourgeois. Il est un peu l'homme à tout faire de cette société qui commercialise des produits métallurgiques, et notamment... des clous. Frère deviendra un magnat de la sidérurgique wallonne dans les années 60, avant de tout revendre et de se lancer dans la finance. Ses sociétés holdings : Compagnie nationale à portefeuille et Groupe Bruxelles-LambertBruxelles-Lambert.
7. Amancio Ortega, roi du prêt-à-porter
Fils d'un employé des chemins de fer de Castille, l'espagnol Amancio Ortega cultive discrétion et modestie. Et pourtant, il a du gagner sa vie dès 14 ans. Avec son épouse Rosalia, il monte une entreprise textile dans les années 60, avant d'ouvrir en 1975 son premier magasin de prêt-à-porter « chic et pas cher » : Zara. Présent dans une trentaine de pays, son groupe Inditex compte aujourd'hui plus de 3.000 magasins et vaut 17 milliards d'euros en Bourse de Madrid.
8. Ingvar Kamprad et son groupe en kit
C'est à 17 ans que le suédois Ingvar Kamprad a monté une petite entreprise, IKEA. Il s'agit au départ d'un petit commerce familial où l'on trouvait toute sortes de petits objets : stylos, briquets, petite maroquinerie... Dans les années 50, il se lance sur le créneau du meuble bon marché à monter soi-même. IKEA compte aujourd'hui plus de 200 magasins, et près de 100.000 employés. Mais l'homme d'affaires suédois reste extrêmement discret sur sa fortune. On parle d'une trentaine de milliards d'euros...
Né en 1967, Xavier Niel ne terminera jamais son année de « prépa » (math' sup'), voie royale vers les diplômes d'ingénieurs. Il préfère lancer, dès ses 20 ans, une société de télématique qui surfe sur la vague du Minitel. Puis il passera à Internet en lançant le fournisseur d'accès WorldNet, puis le célèbre Free et sa maison-mère Iliad, dont Xavier Niel contrôle toujours les deux tiers du capital.
10. Patrick Ricard fâché avec l'école
Héritier de l'empire créé par son grand-père Paul Ricard, Patrick était fâché avec l'école, qu'il a abandonné en classe de troisième. Pressenti pour diriger le groupe, son frère Daniel a finalement été écarté au profil de Patrick Ricard. P-DG depuis 1972 d'un groupe familial qu'il a transformé en multinationale, il organise sa succession. A partir de novembre, il renoncera à la direction générale. Une « semi-retraitesemi-retraite » bien méritée !
Le copain de N. Sarkozy, Martin Bouygues, de l'énergie à revendre
Fils de Francis, patriarche et fondateur du groupe, Martin Bouygues est l'actuel P-DG du groupe qui porte son nom. Et il s'est arrêté au bac ! Son père l'a d'ailleurs embauché, en 1974, comme simple conducteur de travaux. Ce qui n'a pas empêché Martin de voir loin : au côté de l'activité traditionnelle de BTP, il a lancé Bouygues dans les médias (TF1), la téléphonie mobile (Bouygues Telecoms) et récemment l'énergie, avec 30% du capital d'Alstom.
666. Joseph Kabila... LE TAXIMAN LE PLUS RICHE DU MONDE
Fils adoptif du président défunt Mzée L.D. Kabila, Joseph Kabila Tutsi rwandais, Président de la République Démocratique du Congo (ex. Zaire). Enfant des rues <<shégué>>, Kabila avait une bonne connaissance des dangers et savait qu'il devait quitter la rue le plus rapidement possible pour se soustraite au destin des « condamnés à perpétuité » - ces enfants qui passent toute l'année dans la rue, exposés à la violence, au crime etc... A 16 ans, Joseph Kabila s'est rendu compte que la rue ne pouvait plus subvenir à ses besoins, il a décidé de prendre sa vie en main ou plutôt les deux mains sur le volant, il devient chauffeur de taxi (des stars Congolaises) et des Bazungu "Blancs" à Dar-es Salaam en Tanzanie. En 1996, la rébellion Banyamulenge ou "Tusti Power" epaulée par la communauté internationale éclate au Kivu, le taximan le plus célèbre de Dar es Salam emboîte le pas de ses frères de sang et change de cap... Kadogo "enfant soldat" puis ensuite bombardé commandant en second du commandant chef... Après la chute de Mobutu, les Rwandais << Tutsis>> imposèrent son père adoptif Mzée Kabila à la tête de la structure "AFDL" pour des raisons aujourd’hui évidentes, mais floues à l’époque. « Je n'avais jamais imaginé que ma vie prendrait un tel tournant », dit-il
Non, sans blague !
O.M... Chapeau bas Messieurs !
La Police technique et scientifique formelle : l’objectif de la bande à Mwewa était de tuer !
Dans l’affaire du crime perpétré sur le vice-président de l’Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa, la Police technique et scientifique basée à Kin-Mazière, a réalisé un travail laborieux sur le lieu du meurtre, sur avenue Haute tension, à Ma Campagne.
La gestion rationnelle de la scène du crime a produit un rapport volumineux que les juges et l’organe de la loi doivent certainement apprécier. Rapport qui détermine avec précision le nombre des impacts des balles, sur la voiture de Daniel Boteti, sur la victime et les murs des environs. Les trajectoires des balles, les positions des tireurs ou celle de leur victime, avant et après le crime, ont été reconstituées avec une précision arithmétique.
Lors de la reconstitution des faits sur le lieu du crime, le responsable de la Police technique et scientifique de la direction des renseignements généraux et des services spéciaux a livré au tribunal militaire tous les outils dont ont besoin les juges pour asseoir leur conviction dans cette affaire criminelle. A cette occasion, le colonel Ibiba Van Bile a développé toute son expertise pour décrire la scène exacte du crime telle qu’elle a été rétablie à partir des indices trouvés sur le terrain. Sans présager de l’issue de ce procès, on croit savoir que le tribunal dispose de tous les éléments sur la nature du meurtre, l’utilisation des armes et des munitions de guerre, l’objectif des criminels sur base du choix des points visés et atteints par les balles et certainement sur l’identification des auteurs présumés.
Au regard de la plupart des éléments épinglés aussi bien par le tribunal militaire que par les avocats des parties civiles et de la défense à cette audience de la reconstitution du crime, l’objectif de la bande était de tuer. Certitude que le ministère public a partagée avec les juges, dans sa première conclusion, faite à l’issue de l’audience de ce jour-là. S’appuyant sur les explications de la police technique et scientifique, l’auditeur militaire a démontré que la bande à Patrick Mwewa, composée de soldats expérimentés dans le maniement des armes, a visé la tête de la victime. Et c’était dans le dessein de donner la mort. D’ailleurs, après leur coup, ils se sont évanouis dans la nature, sans demander le reste.
La PTS ne disposerait-elle pas déjà des traces ou de l’identification du vrai tueur de Daniel Boteti ?
A l’heure actuelle, au tribunal militaire, les débats tournent autour des infractions d’association des malfaiteurs et de meurtre. Les juges et l’organe de la loi cherchent à reconstituer toute la bande, afin de déterminer le rôle joué par chaque membre, avant, pendant et après le crime.
L’inspecteur général de la PNC compte beaucoup sur la PTS
Service mis sur pied depuis la création de la DRGSS, la Police technique et scientifique n’était pas assez outillée à l’époque pour mener des grandes enquêtes et produire des rapports fiables. Grâce à la Coopération française, le personnel a suivi plusieurs formations tant à l’Académie de police de Ndolo que dans plusieurs centres de France. Aujourd’hui, tous les techniciens sont dotés de connaissances approfondies dans divers secteurs d’enquêtes criminelles. Rappelons que le colonel Van a assisté à plusieurs sessions de perfectionnement en France et effectué des stages dans plusieurs laboratoires de la police technique et scientifique.
Avec une équipe de techniciens et du matériel acquis grâce à l’intervention personnelle de l’inspecteur général de la PNC, un grand projet est en cours d’exécution. Il s’agit de la construction du plus grand laboratoire de police technique et scientifique de l’Afrique centrale. Avec cette infrastructure et sa gestion rationnelle, la Rdc sera certainement dans le peloton de tête des pays dont la justice s’appuie sur les rapports plus fiables de la police technique et scientifique.
La police technique et scientifique, un précieux outil
Depuis toujours et jusqu’il y a peu, les jugements et arrêts des cours et tribunaux congolais reposaient essentiellement sur l’intime conviction des juges et cela dans le cas de carence des aveux ou de l’absence des pièces à conviction.De nombreuses carences ont donc caractérisé plusieurs décisions judiciaires dont les unes comportaient des erreurs monstrueuses tandis que les autres ne reflétaient qu’une partie tronquée de la vérité. Que dire alors des conséquences de telles décisions !
De nombreux prévenus condamnés injustement, ont subi et purgé des peines qu’ils ne méritaient pas. Des dommages et intérêts exorbitants ont été prononcés injustement en faveur des parties qui ont gagné dans ces conditions, ce genre des jugements et arrêts.
Le développement des méthodes d’enquête de la police technique et scientifique a créé une véritable révolution pour les investigations menées sur le lieu des crimes, apporté des réponses positives sur la recherche des auteurs des crimes, la nature des armes et instruments utilisés et même sur le modus operandi. Cette révolution aura un impact considérable sur les décisions qui seront désormais assises, non seulement sur l’intime conviction de juges, mais sur les rapports de l’expertise de la police technique et scientifique.
Aujourd’hui, les suspects sont identifiés comme les auteurs des crimes ou sont innocents. Le doute n’est plus permis, après que la Police technique et scientifique a pu dresser les croquis des lieux, examiner les corps des victimes, prélever les empreintes digitales ou dactyles, les traces laissées par les criminels et tirer les photos des lieux. Un laboratoire équipé sera chargé de procéder aux analyses des produits et des objets trouvés sur le lieu.
Les techniciens de la police scientifique tenteront alors de reconstituer les faits par rapport au constat. Et si les auteurs des faits sont appréhendés, les policiers participent à la reconstitution des crimes sans être influencés par les déclarations des présumés auteurs.
Car il s’est avéré que les criminels professionnels font rarement des aveux, et ne facilitent souvent pas la tâche aux enquêteurs ou à la justice qu’ils cherchent à désorienter. Le Phare
RDC : Maquillage des chiffres de l’Etat
La « bombe Mayobo » continue à susciter de nombreux commentaires tant sur place en RDC que dans certaines capitales européennes et américaines. Détournement de 1,3 milliard de dollars, manque à gagner pour les Régies financières de plus de 1,8 milliard de dollars. Les observateurs avertis de la politique congolaise sont interloqués devant ces chiffres contradictoires qui remettent en cause l’élaboration même du Budget 2008. Des analystes soutiennent qu’il s’agit d’un « maquillage des chiffres » pour des raisons de marketing politique. Hélas ! Le gouvernement est condamné à aller jusqu’au bout de sa logique. Il y va désormais de sa « longévité politique » et de sa crédibilité.
Dans ses deux livraisons n°s 4378 et 4384 des 23 et 30 juillet 2008, Le Potentiel a donné l’information sur des milliards volatisés du Trésor public et le manque à gagner constaté au sein de trois Régies financières ; Direction générale des Impôts (DGI), Direction générale de recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) ainsi que l’Office des Douanes et Accises (OFIDA).
Dans le premier cas, il agissait d’une information rendue publique par Godefroid Mayobo, ministre près le Premier ministre, accusant les responsables à différents échelons des Régies financières et six entreprises publiques, à savoir DGI, DGRAD, OFIDA, ONATRA, OCC, REGIDESO, SNEL, RVA et SONAS, de détournement de plus de 1,3 milliard de dollars. Ce constat avait été fait à la suite d’un audit initié par le gouvernement et exécuté par la Commission interministérielle d’éthique et de bonne gouvernance.
Plus tard, Le Potentiel qui avait réussi à se procurer une copie de la synthèse du Rapport de la mission de contrôle, sur les Régies financières, avait soulevé une série d’interrogations. Le journal Le Potentiel avait d’ailleurs publié quelques extraits de ce rapport accablant.
MAQUILLAGE : POURQUOI ?
Mais ces extraits intéressants du rapport contredisaient les affirmations du ministre près le Premier ministre. Alors que le ministre Mayobo parle d’ un « détournement de plus de 1,3 milliard de dollars », la synthèse du rapport relève que pour les trois régies financières, « le manque à gagner pour la DGI, la DGRAD et l’OFIDA s’élève à plus de 1,8 milliards US ». Et que pour la DGI seulement, le manque à gagner serait de 1,705.015.941, 16 USD.
D’où la question des observateurs de savoir qui de Mayobo et des contrôleurs détient les chiffres réels ou exacts ( ?) Car au fait, les chiffres que le ministre près le Premier ministre a rendus publics devraient être ceux contenus dans la synthèse du Rapport de la mission de contrôle. Ce qui n’est pas le cas.
Deuxième constat : controverse autour des concepts. Le ministre près le Premier ministre est formel : il y a eu détournement. Mais dans le rapport, nulle part il n’est fait mention de « détournement », mais bien « de manque à gagner ». Or, un manque à gagner suppose que l’on ne dispose de rien. Mais comment peut-on détourner quelque chose qui n’existe pas ? Cette interrogation mérite une réponse précise pour que l’on sache réellement ce qui s’est passé.
Le débat devient intéressant lorsque les analystes décortiquent le Rapport de la mission de contrôle. Ils tiennent à savoir ce que l’on entend par « manque à gagner » lorsqu’il s’agit d’une «souscription d’impôts». Il nous revient que toute entreprise peut « souscrire un impôt » sur son chiffre d’affaires, quitte à le payer de façon conventionnelle. Mais cette souscription ne constitue nullement un montant cash ou réel qui se trouverait dans la caisse de la régie financière. En tout état de cause, il ne peut constituer ni un manque à gagner ni un détournement. En plus, la loi dispose que le souscripteur a au moins un délai de 5 ans pour régulariser sa situation. Pendant cette période, l’Administration fiscale peut à tout moment exercer ses contrôles selon les prérogatives lui reconnues par la loi. Comment pour une période de 2006-2007, considérer des « souscriptions d’impôts » comme un manque à gagner ? Ou encore un détournement ? Les observateurs avertis mettent en doute l’expertise des membres de cette commission de contrôle.
BUDGET 2008 : QUI A MENTI ?
Chiffres intéressants pour autant qu’ils ramènent à l’élaboration et à l’exécution du Budget 2008. Admettons que les chiffres avancés tant par Mayobo que la Mission de contrôle soient exacts, bien que contradictoires. Mais sur base de quelles prévisions budgétaires le Gouvernement a-t-il élaboré le Budget 2008 lorsque l’on se rend à l‘évidence que le manque à gagner avancé représente effectivement le Budget 2008 à concrétiser par la partie congolaise ? Par ailleurs, ce sont ces mêmes régies financières qui fournissent ces prévisions et constituent les sources sûres des revenus de l’Etat.
Certes, dans sa politique budgétaire le gouvernement fixe un plafond à atteindre en vue d’améliorer les performances ? Mais le manque à gagner ne peut pas dépasser les prévisions budgétaires. A ce stade, les observateurs et les analystes n’ y comprennent plus rien. Car s’il y a ce manque à gagner et ce détournement, comment le gouvernement a-t-il fonctionné dans la mesure où il n a reçu aucun appui budgétaire extérieur ?
Il nous revient d’autre part que le Rapport de la mission de contrôle a été déposé au mois de novembre 2007. En ces instants précis, le gouvernement défendait le Budget 2008 devant l’Assemblée nationale. Mais c’est en juillet 2008 que le Cabinet du Premier ministre vient de rendre public ce détournement qui fait sursauter tout le monde. Pourquoi avoir attendu plus de six mois sans qu’une mesure disciplinaire n’ait été prise contre les saigneurs des finances publiques ?
Il est un fait qu’avec la précision donnée par la ministre du Portefeuille pour pointer du doigt les mandataires sortants, il n’y a qu’un pas à franchir pour confirmer la thèse d’un « marketing politique ».
GOUVERNEMENT : ALLER JUSQU’AU BOUT
La « bombe Mayobo » risque de faire beaucoup de dégâts. D’abord au sein du gouvernement avant que les coupables ne soient identifiés et déférés devant la Justice. Il est question, en premier lieu, de savoir si avant de rendre publics ces résultats, le Conseil des ministres avait donné son aval. Sinon, comment expliquer le silence des ministres intéressés, à savoir Finances et Budget, depuis ce point de presse à la Primature.
Certes, des mesures administratives ont été initiées auprès des personnes qui ont été citées nommément dans le rapport. Mais s’il advenait que les ministres en charge des Finances et du Budget n’auraient pas été associés, la preuve d’un dysfonctionnement au sein de l’Exécutif est patent.
Au demeurant, la population attend que l’on aille jusqu’au bout pour savoir s’il s’agit d’un manque à gagner dû à une négligence, comme mentionné dans le rapport, ou effectivement d’un « détournement » tel que l’a souligné le ministre près le Premier ministre.
En fait, les partenaires extérieurs sont devenus trop regardants depuis ce « coup d’éclat ». Ils estiment qu’il y va de la crédibilité du gouvernement de ne pas s’arrêter en si bon chemin. Mais s’il s’est agi d’un maquillage des chiffres, d’un marketing politique, c’est de l’opprobre jetée sur le gouvernement. Devant cette hypothèse, il faudra tirer sans tarder toutes les conséquences qui s’imposent. Le Potentiel
LTV: McCain dégaine sans faire mouche... "Je ne pense en aucune façon que la campagne de John McCain est raciste.. Mais cynique!
John McCain passe à l’offensive. Les deux derniers spots publicitaires du prétendant républicain à la Maison Blanche sont particulièrement gratinés. «C’est la personne la plus célèbre du monde», commence l’un d’eux en montrant Barack Obama, acclamé la semaine dernière par 200 000 personnes à Berlin. Sous les flashs des photographes, Obama, mais aussi deux abonnées des magazines à scandale, Britney Spears et Paris Hilton. «Mais est-il prêt à diriger ?», demande une voix off en soulignant l’opposition du candidat démocrate à toute prospection des compagnies pétrolières au large des côtes américaines. «Davantage d’impôts, davantage de pétrole étranger, voilà le vrai Obama !» Planning. Quelques jours plus tôt, une autre publicité électorale jetait un doute sur le patriotisme du sénateur de l’Illinois, en affirmant que celui-ci avait renoncé à rendre visite à des GI blessés à l’hôpital militaire américain de Landstuhl, durant son séjour en Allemagne, parce que le Pentagone refusait qu’il amène avec lui des journalistes. Le candidat démocrate a justifié ce changement de planning par sa volonté de ne pas transformer une telle occasion en argument de campagne. «Obama est un arriviste plus soucieux de sa propre image que du bien-être des soldats», estime un responsable de la campagne républicaine. «La nouvelle tactique de McCain, analyse le quotidien conservateur Wall Street Journal, consiste à faire du point fort d’Obama - sa capacité à attirer les foules - une faiblesse».
Face au succès d’Obama, qu’il appelle par dérision «l’élu», McCain commence à perdre la tête et à se contredire. Critiquant au départ la volonté de son rival de «battre en retraite sous le feu ennemi» en retirant les troupes américaines d’Irak en seize mois, il concédait la semaine dernière qu’un tel projet de retrait d’Irak «est un calendrier plutôt acceptable».
Pour reprendre l’initiative, il cogne sans détour. Selon une enquête réalisée par l’Université du Wisconsin, un tiers des publicités de McCain mentionnent son rival et sont «de nature négative». A l’inverse, Obama ne vise son rival que dans 10 % de ses spots. Au total, les deux candidats ont diffusé, depuis deux mois, plus de 100 000 spots (pour un coût de 50 millions de dollars, soit 32 millions d’euros).
Dans le même esprit, dans un spot diffusé sur l'Internet, une voix "off" se moque d'Obama en l'appelant l'"Elu", sous-entendant qu'il se prend pour le messie dans sa quête de la présidence. Le spot s'achève avec ironie sur la scène du film "Les dix commandements" où Moïse/Charlton Heston fait s'ouvrir devant lui la mer Rouge.
Mais c'est sur la question raciale que les échanges ont été les plus vifs. L'équipe de campagne de McCain a accusé le camp d'en face de jouer la carte de la couleur d'Obama en affirmant que les républicains essayaient d'effrayer les électeurs en leur disant qu'"il ne ressemble pas à tous les autres présidents figurant sur les billets verts". Obama, dont le père est Kényan, s'est défendu samedi d'avoir recours à cette tactique.
"Je ne pense en aucune façon que la campagne de John McCain est raciste. Je pense qu'elle est cynique. Et je pense qu'elle cherche à distraire les gens des véritables dossiers", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse. Les républicains sont "très forts pour les campagnes négatives. Ils ne sont pas si bons pour gouverner", a-t-il ajouté.
Devant les journalistes, Barack Obama, qui deviendrait s'il est élu le premier président noir de l'histoire des Etats-Unis, a toutefois défendu ses propres remarques et fait porter la responsabilité sur le camp républicain. "Aucun de vous n'a pensé que je faisais une remarque raciale incendiaire, ou que je jouais la carte raciale", a-t-il affirmé. "C'est seulement lorsque l'équipe de John McCain a commencé à en rajouter que cela a fait la couverture du 'New York Times' deux jours de suite".
«Puériles». Les dernières attaques de McCain contre Obama ne font pas l’unanimité. Son ancien directeur de campagne, John Weaver, les juge «puériles». «Est-ce que John McCain est stupide ?», s’interroge un éditorialiste du Wall Street Journal en se demandant si l’ancien militaire de carrière, qui fêtera ses 72 ans fin août, «possède la concentration suffisante et la discipline intellectuelle» qui peut lui permettre de «ne pas se faire avoir» par Obama. D’autant que l’efficacité de ces méthodes agressives reste à prouver. Le premier sondage réalisé après le retour d’Obama de sa tournée à l’étranger accordait hier à celui-ci une avance de sept points (51 % des intentions de vote, contre 44 % pour McCain).
«Bizarre». Le candidat démocrate, à qui pour l’instant tout semble réussir, est guetté par un tout autre péril. Il fait montre d’une «arrogance qui commence même à irriter certains journalistes», met en garde l’éditorialiste du Washington Post, Dana Milbank. Les reporters du magazine New Yorker, dont la dernière couverture satirique a déplu au personnel de campagne d’Obama, se sont vus exclure de son dernier voyage de presse, rapporte le commentateur du Post. Obama «devient présomptueux», insiste-t-il.
«Nous avons de bonnes chances de l’emporter», s’est en effet avancé Obama, lundi, en se félicitant d’avoir fait la connaissance de leaders étrangers «avec lesquels [il] compte bien avoir affaire dans les huit à dix prochaines années».
«Obama serait arrogant ? Je ne crois pas, se défend Robert Gibbs, le responsable du service de presse d’Obama. Il y a une légère différence entre l’arrogance et la confiance en soi.» «Personne ne pense que McCain ou Bush peuvent apporter de bonnes réponses aux défis actuels, rétorquait Obama mercredi. C’est pour ça qu’ils essaient de vous inciter à avoir peur de moi. Vous savez, en disant que je ne suis pas assez patriotique, que j’ai un nom bizarre et une tête qui ne ressemble pas à celles des autres présidents.»
Hillary Clinton loin du «ticket»
Obama l’assure : Hillary Clinton est toujours «au sommet de sa liste» de choix de personnalités pour le poste de vice-président. Pourtant, il y a peu de chances pour que l’ex-candidate partage le même «ticket». Celle-ci a donné son accord pour prononcer un discours au deuxième jour de la Convention démocrate, qui aura lieu du 25 au 28 août à Denver, et beaucoup y voient un signe. «Si elle devait devenir vice-présidente, elle n’aurait probablement pas été choisie», supputait hier un responsable démocrate. Pour l’heure, Hillary s’inquiète surtout d’éponger ses dettes de campagne (environ 23 millions de dollars).



