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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

01 août 2008

Joseph Kabila, la fièvre du pouvoir est terrible !

mikeQue dit-on d’un président qui traite son peuple d’immature ou fainéant ? Le Congolais est-t-il atteint d’une amnésie ou seulement d’une ignorance volontaire ? Sait-il d’où vient cet homme qui le gouverne ? Sait-il que cet homme a une haine viscérale de ce peuple qui, à ce qu’il prétend, n’est pas encore prêt pour la démocratie ?

La République Démocratique du Congo est devenue, depuis 2001, une clinique psychiatrique où se traitent les grands projets délirants ou déséquilibrés et déconnectés de la réalité des Congolais.

L’Etat collectionne les sorties officielles qui n’ont apporté ni la paix tant désirée ni le renouveau longtemps programmé. Sous les yeux d’une population qui dans une anomie sociale, des dépenses faramineuses alimentent la propagande de l’un des concepteurs de la politique immature et populiste de la République "indépendante" : le président Joseph Kabila.

Propulsé par l' « Occident » sur le devant de la scène, la RDC a découvert un homme qui venant extirper le mal se met à le propager par le biais de ces délires, un président immature animé par une constante couardise. La preuve est sur le terrain ; à l'Est de la RDC, la criminalité, l'insécurité sur toute l'étendue du territoire et de la misère quotidienne etc...

Au fil des années, le président s’est avéré être un homme dont la lâcheté et la mauvaise foi s’intensifient, avec la démagogie et les rapports de force comme outils de gouvernance...

Si Kabila, arrivé par l’escalier du service, se dote d’une énergie extraordinaire dans les interminables déplacements et discours creux et populistes, ce n’est que pour essayer de cacher la misère du peuple et de faire croire que tout va bien, que la délivrance est proche et qu’il n’y a aucune raison de se révolter.

C’est du devoir des citoyens d’être plus exigeants en cessant de garder l’espoir à chaque remaniement gouvernemental qui étale des projets à perte de vue, mais dont la récolte n’est que mépris, violence et précarité. Et ça dure depuis 2001 ! L’enfer du quotidien des Congolais n’a qu’un unique remède : couper l’herbe sous les pieds du populisme et reconnaître que Joseph Kabila n’a réussi en aucun projet d’intérêt public hormis la capitalisation sauvage, la répression de toute volonté populaire et le déni de la réalité complexe de la guerre du Kvu en s’alliant avec le fou du CNDP "Nkunda", qu’il amnistie et courtise par faiblesse et manque de projets défiants le statu quo alarmant.

Mais jusqu’à quand tiendra-t-il ? Il n’y a que le sursaut démocratique du peuple qui décidera de limoger le paranoïaque déguisé en petit "Joseph" père de la nation

Si les choses stagnent encore c’est que le peuple n’est pas encore prêt pour la rupture. Le fruit n’est pas mûr et risque de prendre du temps si l’union nationale ne s’intensifie pas.

L’acquis démocratique est un parcours long et douloureux ; au peuple d’accélérer les événements pour atteindre un Etat où le président ne sera pas le dieu de la nation, mais le représentant et le responsable de tous, avec des fonctions précises, qui va gouverner avec des lois et non un caractère versatile et des délires dont on connaît l’impact tragique sur la destinée des peuples.

Mais quelle que soit la durée de la nuit dans laquelle Kabila et ses frères de sang "Tutsi" avec la complicité de la fameuse communauté internationale ont plongés notre peuple, ils doivent cependant savoir qu'ils ne pourront empêcher le jour, dont les rayons éclairent déjà nos coteaux et nos bois, de se lever !

"… l’esclave qui n’est pas capable d’assumer sa révolte ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Cet esclave répondra seul de son malheur s’il se fait des illusions sur la condescendance suspecte d’un maître qui prétend l’affranchir. Seule la lutte libère…" Thomas Sankara

Debout Peuple Congolais... Telema !!!

La patrie ou la mort, nous vaincrons

O.M...éclaire l'obscurité

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Après quatre ans de détention préventive / 43 soldats de l’Opération Pentecôte devant le juge

kinshasaAprès plus de quatre ans de détention, 44 prévenus sont, enfin, présentés devant la justice militaire. La première audience a eu lieu le jeudi 31 juillet 2008. Une caractéristique : à l’exception d’un seul civil, les prévenus sont tous soldats ex-Forces armées zaïroises. En majorité, originaires de l’Equateur.

Arrêtés pour insurrection, à la suite des événements survenus dans la nuit du 27 au 28 mars 2004 – jour de la Pentecôte – les 44 prévenus affrontent, enfin, la Cour militaire de Kinshasa/Gombe. Le procès se déroule depuis jeudi en chambre foraine au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK).

Les Kinois se souviendront que, dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 mars 2004, ils avaient cru que leur ville était tombée aux mains de l’ennemi. Entre 3h00 et 4h00 du matin, les rafales d’armes de guerre crépitaient de partout : au camp militaire Tshiatshi, à la base de la Force aérienne de Ndolo, au port Sicotra et aux alentours de la RTNC, la télévision publique. C’était le début de ce qui deviendra «l’Opération Pentecôte». A cette période, les autorités ont parlé de l’insurrection des soldats ex-Faz venus de Brazzaville.

Au cours de cette folle journée et les jours qui suivirent, quatre-vingt-cinq individus présumés coupables ont été mis aux arrêts. Avec le temps, certains d’entre ont bénéficié de la mesure d’élargissement. Il ne reste aujourd’hui que quarante-quatre détenus à la prison centrale de Kinshasa. Ils sont poursuivis pour participation à un mouvement insurrectionnel, vol et dissipation des armes, ainsi que meurtre.

LES EX-FAZ ONT CONNU PLUSIEURS FRUSTRATIONS

Au cours de la première audience, le lieutenant-colonel Martin Kalala Kapuku, président de la Cour, a procédé à la vérification de la présence physique de tous les prévenus impliqués dans l’affaire.

C’est ainsi que la Cour a découvert que quelques prévenus manquaient à l’appel. A cet effet, le major Muwau Sanzu, Ministère public, a été instruit par cette juridiction en ces termes : «Le responsable de la prison doit produire un document prouvant leur libération».

Ce document est attendu le jeudi 7 août 2008. Journée où l’audience sera consacrée à l’identification, ainsi qu’à la présentation des préventions mises à charge de chaque prévenu. Il faudrait aussi noter qu’à cette première audience, la composition de la Cour était incomplète. Deux juges manquaient dans la salle.

Pour justifier «l’Opération Pentecôte», Me Peter Ngomo Milambo, l’un de douze avocats de la défense, a dit que les soldats ex-Faz, chassés des camps militaires par le nouveau régime du M’Zée Kabila, ont d’abord été maltraités à Kitona, transformé sous LD Kabila, en ‘centre de rééducation idéologique’ des soldats du régime Mobutu.

LE MOUVEMENT DU 27 AU 28 MARS POUR EXPRIMER LE RAS LE BOL

Le sort de ces soldats et cadres militaires des ex-Faz a été ignoré aux Accords de Lusaka, comme à Sun-City. Pourtant, ils constituaient le gros de l’armée nationale. Me Peter Ngomo a affirmé qu’ils ont connu plusieurs frustrations, notamment au moment de l’attribution des grades par le régime LD Kabila.

A travers la manifestation de leur colère, la nuit de la Pentecôte 2004, ils ont voulu rappeler à l’autorité qu’eux aussi existaient. Ils ne seront reconnus comme entité que plus tard, grâce à la loi sur la défense promulguée en novembre 2004.

L’avocat a soutenu que ces soldats ont déclenché le mouvement du 27 au 28 mars pour exprimer leur ras le bol sur leurs conditions de vie infrahumaines. Pour étayer son propos, Me Peter Ngomo a rappelé le mémo des généraux ex-Faz resté sans suite. Seule réponse reçue : ils ont été forcés à une retraite prématurée.

Hommes d’armes marginalisés, les manifestants étaient fichés sous le code 032. Ce chiffre correspondant aux trente-deux ans de règne de Mobutu. Quelles qu’aient été leurs qualifications, a poursuivi l’avocat, ils n’avaient pas droit à la promotion. Ces soldats pourtant bien formés touchaient un salaire mensuel modique de 5.000 FC. C’est-à-dire moins de 10$Us. Devant toutes ces injustices, ils ont manifesté leur mécontentement en tirant en l’air.

A propos de leur séjour prolongé en prison, l’avocat a dit que «selon l’article 209 du Code de justice militaire, en son alinéa 4, la détention préventive ne peut pas dépasser deux mois. En conclusion, la loi a été violée par ceux qui sont censés l’appliquer».

Pour terminer, Me Peter Ngomo a dénoncé les relaxations sélectives, discriminatoires, «en faveur de certains prévenus impliqués dans le même dossier». Donc, affaire à suivre. Les prévenus

Les soldats Bobo Toro Mina, Kulengba Nzango, Sese Wandio, Mangomba Male, Geremba Kpazo, Ekongo Samuel, Wala Soko, Kombite Bumba, Kopele Gbazingo, Sorobanga Tasio, Dembele Gbamanda, Tambwe Katoto, Amili bin Hemedi, Lotshe Banzani, Ngbelema Miso Makasi, Mongbonga Tosa, Lena Mbingila, Malebesa Lisele, Bolomo Ikilinga, Malesenge Tangemale, Mbombo Mbongo, Ayevungbo Yani, Mbelema, Tangayoko Kaimba, Mokamba Zembui, Ndozo Zugbia, Limani Makilo, Mbinza Kamba, Taka Ngbagbwa, Mongele Mongungi, Koto Ngbunguma, Amale Dibere, Elabe Munoma, Bwela Ebia, Mampuya Luzolo, Balongo Lisomanonga, Tshibangu wa Tshibangu, Wena Gbandalafio, Kasongo Tshitangu, Bosenge Ingondo, Kembo Felele, Muza Mbalaka, Ndombasi Mbala et le civil Gingolo Waga. O.M/Le Potentiel

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RDC et République du Congo: Les forestiers arnaquent le fisc congolais

139443Un rapport publié par Greenpeace l'affirme. Danzer aurait recours à un système de transfert des profits à l'étranger pour éviter qu'ils soient taxés en RDC et au Congo. "Nous payons nos impôts", conteste le groupe forestier.

Un an après avoir publié un rapport sur le pillage des forêts congolaises et ses conséquences sur la population, la biodiversité et les émissions de gaz à effet de serre, Greenpeace porte à nouveau le fer au feu. L'ONG active dans la défense de l'environnement a publié mercredi un nouveau rapport qui accuse les sociétés forestières occidentales d'avoir élaboré un système d'évasion et de fraude fiscale en République démocratique du Congo (RDC) et en République du Congo.

Sous-facturation entre filiales

Même si le rapport souligne que tous les acteurs du secteur sont vraisemblablement concernés par ces pratiques, Greenpeace cible ses accusations sur Danzer. Propriété de la famille allemande Danzer, le groupe homonyme (établi en Suisse) est un géant mondial de l'industrie forestière, dont le carnet clients renseigne des noms comme le Suédois Ikea ou le Français Saint-Gobain. Via sa filiale Siforco, Danzer est actif en RDC, dont il exporte quelque 40 pc des produits forestiers. En République du Congo, il est représenté par une autre filiale, IFO.

Basant son argumentation sur les courriers internes et les documents comptables de Danzer sur lequel l'ONG a mis la main, Greenpeace affirme que le groupe a mis au point un processus de blanchiment de ses profits, au détriment des administrations fiscales et douanières des deux Congo. Le rapport détaille comment la Siforco et l'IFO vendent le bois congolais en Suisse à Interholco AG, le bras commercial de Danzer, à un prix officiel inférieur à la valeur réelle du marché. La marge est compensée par des paiements non-officiels sur des comptes offshore d'un paradis fiscal, contrôlés par Interholco. Le bois est ensuite revendu par Interholco selon le principe de pleine concurrence, soit à sa valeur réelle.

"Cette sous-facturation systématique permet à Danzer d'échapper à la taxation (40 pc en RDC, 38 pc au Congo) de ses bénéfices réels et de réduire sa taxe à l'exportation (basée sur la valeur déclarée du produit - NdlR)", précise Marc-Olivier Herman, directeur de campagne de Greenpeace Belgique.

Greenpeace ajoute que, pour les mêmes raisons, Siforco sous-facture les services (transports, usinage de grumes - les pièces de bois non équarries) aux autres filiales de Danzer. Et s'organise pour que les salaires des travailleurs expatriés soient soldés par un compte à l'étranger, de manière à éviter de payer à la RDC l'impôt exceptionnel des rémunérations des expatriés - 25 pc du salaire en monnaie locale.

"Ce phénomène contribue à soustraire des ressources financières au pays d'origine, ce qui a un impact négatif sur la population, mais aussi pour l'avenir de la forêt et de la biodiversité. Sur la période 2002-2006, nous estimons les deux pays ont été privés de 7,8 millions d'euros, soit 50 fois le budget du ministère congolais de l'Environnement", note encore Marc-Olivier Herman. "Pour s'attaquer à ce problème, il faudrait revoir les règles en matière de comptabilité" , poursuit-il, en imposant aux multinationales de déclarer leurs activités commerciales pays par pays dans leurs comptes consolidés.

"Interprétation erronée"

Danzer - précédemment ciblé par Greenpeace pour son implication avérée ou supposée, dans le commerce illégal de bois - balaye les accusations d'un revers de la main. "Il n' y a pas un mot de vrai dans tout cela", soupire Olaf Gagern, responsable "Afrique" du groupe. "Depuis 2003, nous avons payé 10 millions d'euros de taxe dans ces pays, nous créons des emplois sur place et avons investi 3 milliards dans des programmes sociaux". Oui, mais. Et les documents produits par Greenpeace ? "Ce n'est pas sérieux de baser une enquête sur des documents volés, sur lesquels Greenpeace donne une interprétation erronée" se défend Olag Gagern. Qui précise que de 99 à 2007, seules deux années ont dégagé des profits. "C'est bien la preuve que leur système fonctionne", ironise Herman. La Libre

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L’opinion en proie au doute : est-ce le vrai Kady ?

arton19638Tous ceux qui ont suivi l’audience publique d’hier au tribunal militaire de garnison de Ngaliema siégeant en matières criminelles au premier degré dans l’affaire de l’assassinat de Daniel Botethi ont été surpris de n’avoir pas entendu les juges poser au prévenu Kady la question concernant la somme de 1.200 dollars Us qui serait la prime accordée aux assassins.

Tout au long de cette audience où a comparu en qualité de renseignant André KIMBUTA, gouverneur de la Ville, le prévenu Kady a non seulement nié toutes les charges lui imputées mais en plus il ne reconnaît ni Patrick Mwewa, ni aucun membre de la bande et encore moins André KIMBUTA, celui-là même qui serait le commanditaire de ce crime crapuleux et odieux, autrement dit celui qui aurait financé cette opération criminelle.

A ce stade des débats, plusieurs questions demeurent sans réponse. Tout d’abord, comment est-ce que celui qui détenait toute la cagnotte et qui était parvenu à s’échapper pour se réfugier quelque part dans le Bas Congo est curieusement revenu deux semaines plus tard sans un sou et sur les lieux du crime ?

Ensuite, à supposer que Kady ait dépensé toute la cagnotte, pourquoi s’est-il empressé de revenir sur les lieux du crime alors que les enquêtes se poursuivaient encore concomitamment avec le déclenchement du procès ?

Même avec un peu d’argent, Kady pouvait se terrer quelque part dans le Bas Congo, en Angola, au Congo Brazzaville et pourquoi pas dans le Bandundu pour échapper aux enquêteurs. Non seulement Kady est revenu sur les lieux du crime, mais en plus ce qui intrigue, c’est qu’il s’est immédiatement remis à la sale besogne et dans un quartier sensible en ce moment-ci et qui se trouve quadrillé par des éléments de sécurité, car c’est dans ce secteur que des éléments armés et en tenue ont commis tout récemment des crimes sanglants et des attaques à main armée. Et dire qu’il est le seul de toute la bande qui a été touché par les balles des agents de la Police alertés au moment où ses complices ont pu curieusement disparaître dans la nature.

Est-ce le vrai Kady ?

Au regard de toutes ces questions qui demeurent sans réponse, l’on est en droit de se demander si l’on est en présence du vrai Kady présenté par Patrick Mwewa comme l’homme qui aurait été chargé par le commanditaire de remettre à chacun des malfaiteurs sa part de la cagnotte. C’est trop beau pour être vrai, entend-on clamer dans tous les salons, en rappelant le procès des Mutins de la Voix du Zaïre en 1991. Où l’on avait vu des présumés auteurs et coauteurs du fameux coup d’Etat manqué afficher un comportement complaisant face au tribunal militaire alors que les faits leur reprochés ne pouvaient que les conduire devant le peloton d’exécution.

La différence ici, c’est qu’il y a eu assassinat d’une haute personnalité, mais au fur et à mesure que se déroule ce procès, il y a lieu de craindre des rebondissements spectaculaires au cours desquels vont apparaître des individus de la trempe de Kady et de Patrick Mwewa pour embrouiller les pistes et compliquer davantage la tâche aux juges de céans et à l’opinion. Patrick Mwewa a d’abord demandé une protection spéciale pour qu’il puisse dénoncer le nom du commanditaire, son « complice » Kady a été rattrapé deux semaines après le forfait et s’est empressé de nier toutes les charges.

Appelés à la barre, d’autres prévenus en détention au Centre Pénitentiaire de Makala ont déclaré sans ambages que lorsque la nouvelle du crime est tombée, des bruits ont circulé dans tous les milieux de la prison que l’on allait citer le nom du président de l’assemblée nationale et celui du gouverneur de la Ville. La crainte générale est que le fameux ne soit qu’un malheureux qui cherchent à brouiller davantage les pistes en vue de régler des comptes politiques.

Attendons peut-être l’audience de la confrontation prévue pour mardi prochain entre Patrick Mwewa et Kady, pour voir si la vérité va éclater et le monde édifié sur les véritables causes de ce crime qui a arraché Daniel Botethi à l’affection des siens. Le Phare

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LA CPI NE S'ARRETERA PAS QU'A BEMBA ET BECHIR... PATASSE, BOZIZE, KABILA, NKUNDA, KAGAME ETC... DANS LA LIGNE DE MIRE !

27262932_pDepuis quelques semaines, le Procureur de la Cour Pénale Internationale, M. Luis Moreno-Ocampo a jeté un véritable pavé dans la mare. Faisant suite à une résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le Procureur de la CPI a introduit une demande de mandat d'arrêt international contre un Chef d'Etat en exercice en l'occurrence, le Président Omar El Béchir du Soudan pour des exactions commises au Darfour.

Depuis cette annonce pour le moins inattendue, partisans et adversaires de cette demande de mandat d'arrêt s'affrontent sur fond de polémique. Les premiers parlent de justice sélective alors que d'autres affichent leur fermeté en déclarant que la lutte contre l'impunité doit être faite sans gants de velours.

Même les Centrafricains ont des arguments qui s'opposent quant au cas du président Omar El Béchir. Récemment, M. Jean-Paul Ngoupandé, président du Parti de l'Unité Nationale (PUN) et ancien premier ministre s'insurgeait contre cet acte de M. Luis Moreno-Ocampo. La réplique est venue du président de la Ligue centrafricaine des Droits de l'Homme M. Wanfio-Nganatouwa Goungaye qui estime que l'impunité protégée les dictateurs les bourreaux. L'éventualité d'un mandat d'arrêt n'a pas l'air d'être très appréciée par l'Union Africaine et la Ligue Arabe, qui ont apporté leur soutien au Chef de l'Etat Soudanais. Les juges de la CPI ne se sont pas encore penchés sur la demande du procureur de la CPI, que l'affaire prend une dimension inquiétante qui va jusqu'à la remise en cause des fondements même de la justice internationale.

Des soubresauts qui peuvent surprendre

Cette justice internationale concerne la République Centrafricaine car le 24 Mai 2008, Jean-Pierre Bemba ancien vice – président de la République Démocratique du Congo, dont les troupes avaient soutenu le régime de Patassé d'octobre 2002 à Mars 2003, a été arrêté de manière assez spectaculaire et inattendue à Bruxelles en Belgique avait d'être transféré au siège de la CPI à la La Haye (Pays – bas). Depuis, la RCA aussi est dans le collimateur de la justice internationale avec des répercussions et des soubresauts qui peuvent surprendre. Différents schémas sont élucidés et chacun y va de ses commentaires. Les partisans de jean Pierre bemba dénoncent un complot politique contre leur leader alors que les défenseurs des droits de l'Homme applaudissent.

Alors que l'émission ‘‘Le débat Africain'' analysait la demande d'un mandat d'arrêt contre le président Omar Béchir du Soudan, l'affaire Jean –Pierre Bemba et la situation en Centrafrique se sont invités aux discussions. Le secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo, françois Mwamba joint au Téléphone a vivement dénoncé la manière cavalière par laquelle M. Jean –Pierre Bemba a été arrêté, comme selon l'orateur un vulgaire bandit de grand chemin et transféré à La Haye. Même si le responsable n° 2 du MLC reconnaît implicitement les faits reprochés à M. Bemba-Gombo, il se dit choqué que dans cette affaire, le patron des ‘‘Fourmis'' à l'époque n'est pas intervenu en Centrafrique de son propre chef et il y a été invité par les personnalités de l'époque par rapport à une situation bien donnée.

La règle de la complémentarité

Les éclaircissements sont surtout venus de M. Sidiki Kaba, ancien président de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme et actuel président d'honneur de cette organisation. M. Sidiki Kaba a d'abord expliqué les modes de saisine de la Cour Pénale Internationale.

Puis il a expliqué qu'il n'y a pas de justice internationale propre aux africains. Pour le juriste, tous ceux qui pour le moment ont été arrêtés par la CPI l'ont été à la demande des Etats. C'est le cas de Thomas Lubanga à la demande de la République Démocratique du Congo, le cas de Jean-Pierre bemba à la demande de la République Centrafricaine.

Pour le moment, la RDC, l'Ouganda et la RCA ont saisi officiellement la CPI pour des cas que leurs juridictions ne peuvent juger. Si les juridictions nationales selon le juriste s'étaient saisies de ces affaires et les avaient jugées en conformité avec les règles de droit et en toute transparence, la Cour Pénale Internationale ne se serait jamais intéressée à ces dossiers.

La CPI dans ces cas n'a fait que jouer la règle de la complémentarité.

Des effets collatéraux aux conséquences imprévisibles

Abordant le cas spécifique de Jean-Pierre bemba, M. Sidiki Kabo a expliqué que le renvoi du dossier devant la Cour Pénale Internationale a été fait par la Cour de Cassation de la République Centrafricaine.

Parfaitement le souci de nombreux observateurs, M. Sidiki Kaba a percé l'abcès en affirmant que M. Jean-Pierre Bemba, qui devra comparaître le Novembre 2008, ne devra pas être seul à la barre. Il a expliqué les circonstances dans lesquelles, Jean –Pierre Bemba et ses troupes sont intervenues en République centrafricaine. C'est à la demande des présidents de l'époque M. Ange Félix Patassé a souligné le président d'honneur de la FIDH que les troupes du MLC ont commis des exactions en Centrafrique.

Il a en outre martelé que Bemba ne peut être seul à la barre et il faut que les autres soient présents pour expliquer. Ce qui semblait jusque-là comme supputations a été dit haut et fort. Le secrétaire général du MLC, tout en creusant le développement de M. Sidiki Kaba est allé plus loin en exigeant que ceux par lesquels le mal est arrivé puissent également comparaître à La Haye en même temps que jean-Pierre. Le n°2 du MLC poursuit qu'il n'y a pas que les commanditaires des événements du 25 Octobre 2002, mais tous ceux qui les ont aidés à mener l'opération. L'affaire bemba devant la CPI ne s'arrêtera certainement pas qu'à une seule arrestation. Dans les jours qui suivent, il faut s'attendre à des effets collatéraux aux conséquences imprévisibles. Les langues se délient et la situation se complique pour ceux qui pensaient être épargnés.

Si la Cour de cassation avait conscience de ces répercussions et ramifications, allait-elle transmettre le dossier à la Cour Pénale Internationale ? That's the question. O.M/Le Confident

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