30 juillet 2008
RDC: le gouverneur de Kinshasa nie être le commanditaire du meurtre d'un élu
COUR MILITAIRE OU TRIBUNAL DU VILLAGE ?
Pièce de théâtre mise en scène par Jo K
Comme au Village, André Kimbuta au tribunal avec ses chefs coutumiers et villageois pour mettre la pression à la Cour...
Le gouverneur de Kinshasa, André Kimbuta, a nié mardi devant un tribunal militaire être le commanditaire de l'assassinat d'un député de l'opposition abattu le 6 juillet dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC).
"Je suis victime d'une accusation gratuite, mensongère et non fondée", a déclaré M. Kimbuta devant le tribunal militaire de Kinshasa/Ngaliema et en présence de nombreux de ses sympathisants, dont des chefs coutumiers, venus lui témoigner leur soutien.
M. Kimbuta - issu du camp politique du président Joseph Kabila - avait été désigné le 18 juillet par un des présumés meurtriers du député Daniel Boteti, comme étant le "commanditaire" du crime perpétré dans le quartier Macampagne contrôlé par la Garde républicaine (GR, garde présidentielle).
Membre de la GR, le soldat Patrick Mwewa avait affirmé qu'une somme de 1.200 dollars (760 euros) lui avait été versée comme "prime" par trois personnes se présentant comme des proches du gouverneur Kimbuta.
"Je réitère ma confiance en la justice de mon pays pour que la vérité soit connue", a ajouté le gouverneur, demandant que "les auteurs de cette machination soient sévèrement sanctionnés".
Le gouverneur de Kinshasa, accompagné de ses nombreux avocats, a été interrogé en l'absence de son accusateur. Patrick Mwewa, blessé la nuit de l'embuscade contre le député, a été opéré en fin de semaine dernière et est actuellement hospitalisé.
Le tribunal a demandé au gouverneur Kimbuta s'il connaissait l'un des prévenus, le soldat Kadi Munungu, accusé par Patrick Mwewa d'être le "cerveau" de l'attaque qui a tué le député Boteti, vice-président de l'assemblée provinciale de Kinshasa et membre du Mouvement de libération du Congo (MLC), principal parti d'opposition).
Le gouverneur a affirmé n'avoir "jamais vu ce monsieur avant ce procés".
Les avocats de la famille de la victime ont de nouveau dénoncé le fait que le tribunal fasse comparaître M. Kimbuta en l'absence de son accusateur, Patrick Mwewa. Ils ont réitéré leur demande d'une confrontation avec le dénonciateur du gouverneur.
"Le tribunal ne doit pas donner l'impression de négocier une disculpation (...) Le gouverneur a été cité publiquement dans cet assassinat. Il doit être soumis à un débat contradictoire avec son accusateur", a déclaré à l'AFP Me Claude Karl, un des avocats de la famille du député.
Kadi Munungu, également soldat de la GR, a catégoriquement nié mardi son implication dans le meurtre du député.
Il avait été arrêté dimanche par la police au cours d'une embuscade dans un autre quartier de Kinshasa. Il avait été blessé dans l'échange de tirs.
La prochaine audience est prévue le 5 août.
O.M...toute la verité, rien que la vérité oui je le jure...c'est Jo K !
Gabriel Mokia enlevé par la police politique de Joseph Kabila
Gabriel Mokia Mabendo, président du Mouvement des démocrates congolais (MDCO) a été "enlevé", selon le terme conscré, par des policiers appartenant à la Direction des renseignements généraux et services spéciaux de la police (DRGS), basée au tristement célèbre immeuble Kin-Mazière. Cette unité spéciale de la police, commandée par le "général" John Numbi, dépend directement de Joseph Kabila. L’avocate Marie-Thérèse Nlandu avait comparé les méthodes de la DGRS à celles de la Gestapo.
L’insécurité organisée par les pouvoirs publics continue à imposer sa loi non seulement à Kinshasa mais aussi aux quatre coins de la République. En plus de l’insécurité, les Congolais doivent affronter l’arbitraire des puissants du moment. Au moment où l’opinion congolaise attend de connaître la vérité sur le meurtre du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa Daniel Botethi - abattu par des membres de la garde présidentielle, on assiste à une nouvelle affaire. Il s’agit, pour le moment, de l’arrestation, manifestement sans mandat, qui frappe un membre de l’opposition. Selon un communiqué publié par la "VSV", mardi 29 juillet, Gabriel Mokia, président du Mouvement des démocrates congolais (MDCO) a été interpellé - enlevé? - ce même jour aux alentours de 10h00 à Kinshasa. Qui a ordonné son arrestation? Pourquoi? Où est-il détenu? L’association donne cependant une piste : "La VSV craint que M. Gabriel Mokia Mabendo ne soit victime de ses opinions critiques sur le mode de gestion des affaires de l’Etat par le gouvernement actuel miné et discrédité par des scandales de corruption, de mauvaise gouvernance, la persistance de l’insécurité et criminalité dans la ville de Kinshasa et dans tout le pays, l’incapacité à rétablir la paix et la sécurité à l’Est du pays laminé par des guerres visiblement entretenues pour des intérêts inavoués et autres antivaleurs", indique notamment ce communiqué. Signalons que les policiers de la DGRS sont réputés pour leur mépris de la dignité de la personne humaine. Leurs méthodes n’ont rien à envier à celles de la police politique hitlérienne la "Gestapo", déclarait Marie-Thérèse Nlandu à l’issue de sa libération. La torture est couramment pratiquée dans les cachots de "Kin-Mazière". Il faut espérer que l’opposition congolaise va se départir de son indolence pour condamner cette nouvelle atteinte aux droits et libertés par un régime aux abois qui n’excelle que dans la brutalité et l’arbitraire. B.A.W
Ci-après, le texte intégral du communiqué publié par l’association de défense des droits humains "La Voix des Sans-Voix".
COMMUNIQUE DE PRESSE N° 026/RDC/VSV/CD/2008
ENLEVEMENT DE MONSIEUR GABRIEL MOKIA MABENDO, PRESIDENT DU MOUVEMENT DES DEMOCRATES CONGOLAIS (MDCO)
La Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme (VSV) dénonce l’enlèvement de monsieur Gabriel Mokia Mabendo mardi 29 juillet 2008 vers 10h00 de son domicile sis avenue des Travailleurs n°18, commune de Gombe par une vingtaine de policiers armés, en tenue et en civil à bord de trois véhicules immatriculés KN 3974 BK (Nissan Pick Up de couleur blanche), KN 4519 BE (voiture Mitsubishi de couleur bleue ciel) et une jeep de la police.
A leur arrivée, sans se présenter ni exhiber un quelconque document, les policiers se sont introduits dans la parcelle de M. Gabriel Mokia Mabendo en escaladant les murs, menacer et brutaliser les visiteurs, épouse, enfants et autres membres de famille avant de violer son intimité en pénétrant dans sa chambre à coucher dont la porte a été endommagée. Un visiteur, monsieur José a reçu des coups de pieds aux fesses.
L’enlèvement de M. Mokia intervient après plusieurs jours de surveillance de sa résidence et bureaux sis avenue Essandja n°3, Kinshasa/Barumbu et de filature de sa personne par des agents de la police. Des témoins affirment avoir vu des policiers dans la soirée du lundi 28 juillet 2008 se renseigner dans les parages de sa résidence, laquelle a été entourée tôt le matin du mardi 29 juillet 2008.
M. Gabriel Mokia Mabendo est aussitôt embarqué dans l’un de véhicules et amenés à la Direction des Renseignements Généraux et Services Spéciaux de la police (DRGS) sise Immeuble Kin-Mazière, Kinshasa/Gombe.
Sur place, les visites lui sont interdites. Avocats, acteurs politiques de l’opposition, défenseurs des droits de l’homme, membres de famille chargés de nourriture et boisson… sont repoussés par major Bruno en attente des instructions de la part du gouverneur de la ville de Kinshasa, monsieur André Kimbuta Yango et autre hiérarchie.
Dans la soirée, M. Gabriel Mokia Mabendo présente des signes d’épuisement physique pour n’avoir rien mangé ni bu depuis le matin.
La VSV craint que M. Gabriel Mokia Mabendo ne soit victime de ses opinions critiques sur le mode de gestion des affaires de l’Etat par le gouvernement actuel miné et discrédité par des scandales de corruption, de mauvaise gouvernance, la persistance de l’insécurité et criminalité dans la ville de Kinshasa et dans tout le pays, l’incapacité à rétablir la paix et la sécurité à l’Est du pays laminé par des guerres visiblement entretenues pour des intérêts inavoués et autres antivaleurs.
Deux ans après la tenue des élections en RDCongo, La VSV demeure inquiète de la persistance de l’intolérance politique susceptible de compromettre l’avenir de la démocratie ainsi constamment fragilisée par des actes délibérés de menaces, des intimidations et autres persécutions contre des acteurs politiques de l’opposition, des défenseurs des droits humains, syndicalistes, journalistes critiques …
La VSV exige du gouvernement RDCongolais de libérer sans condition M. Gabriel Mokia Mabendo ou le déférer, dans le délai, devant une juridiction compétente, en cas de griefs sérieux à sa charge.
Fait à Kinshasa, le 29 juillet 2008.
LA VOIX DES SANS-VOIX POUR LES DROITS DE L’HOMME (VSV)
Wendo, l’immortel...
Depuis l’année dernière, la nouvelle de sa mort a été annoncée à maintes reprises et aussitôt démentie. On le savait très malade. Wendo Kolosoy est décédé lundi 28 juillet à Kinshasa. L’artiste-musicien, âgé de 82 ans, quitte la terre de ses ancêtres dans un relatif dénuement qui tranche avec la richesse de son œuvre musicale.
La rédaction de Congoindependant.com a récolté quelques réactions à chaud. «C’est un grand artiste qui s’en va. Il a gardé son talent jusqu’à un âge avancé. Chapeau bas. Avec la disparition de Wendo, le Congo perd un immense monument. Je présente mes condoléances aux membres de sa famille», a déclaré Vincent Nzuzi Mulamba, ancien secrétaire d’Etat à l’Information. «L’homme qui nous quitte est incontestablement le précurseur de la rumba à la mode congolaise. Il est à la base d’un style musical à deux temps qui n’a pas manqué d’influer sur la musique africaine moderne», enchaîne Jean-Pierre Kimbulu Moyanso wa Lokwa, dernier ambassadeur du Zaïre à Bruxelles. Commentatrice du film «Tango ya Ba Wendo», Césarine Bolya Sinatu, se dit «attristée» de voir «une mémoire vive s’en aller». Pour elle, «c’est une part de l’histoire musicale du Congo qui disparaît». Notre rédaction a tenté en vain de joindre Jean-Pierre Nimy Nzonga, auteur d’un dictionnaire biographique des «immortels» de la musique congolaise. «La musique congolaise est orpheline», estime, pour sa part, Cyprien Wetchi, réalisateur et fondateur de l’asbl «Les Amis de Wetchi». Antoine Wendo Kolosoy est mort lundi aux cliniques Ngaliema à Kinshasa «des suites d’une longue maladie». Il a eu une crise suite à un "dysfonctionnement organique". La nouvelle a été communiquée à l’AFP par Shaka Kongo, président de l’ONG «Artiste en danger». «Wendo». Voilà un patronyme devenu tout un label. Un patronyme qui a inspiré la télévision zaïro-congolaise pour lancer une émission à succès intitulée «Tango ya ba Wendo». Littéralement : l’époque des Wendo. Une sorte de «hit parade» immuable des chansons considérées comme des «classiques» de la «rumba congolaise». Outre Wendo Kolosoy, on peut citer quelques grands noms : Bowane, Bukasa, Kabasele, Bombenga, Nico Kasanda, Luambo Makiadi Franco, Tabu Ley Rochereau. Antoine Wendo Kolosoy laisse derrière lui une oeuvre musicale très riche. Mécanicien navigant à l’Otraco (Onatra), Wendo a débuté sa carrière de chanteur au début des années 50. C’est la chanson "Marie-Louise", enregistrée en 1952, qui l’a rendu célèbre. Une chanson, expliquait-il, dédiée à la soeur cadette de son ami Henri Bowane. En 2007, le Français Jacques Sarasin a réalisé un documentaire sur Wendo sous le titre : "On the Rumba river". Sarasin n’avait pas caché son étonnement de voir « un monument de la musique congolaise» vivre dans une «misère totale». A méditer. Wendo est mort. Mais son œuvre reste à jamais immortelle.
B A W
Hospitalisé à la Clinique Ngaliema / Patrick Mwewa affronte Kimbuta mardi prochain
Procès sur le meurtre du député provincial Daniel Botethi. Hier mardi 29 juillet, André Kimbuta Yango - gouverneur de la ville-province de Kinshasa – a comparu devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Mais, la confrontation avec son accusateur n’a pas eu lieu. Elle a été remise au mardi 5 août 2008. Car, le prévenu qui l’a chargé, Patrick Mwewa, était pointé absent. Ce dernier est hospitalisé à la Clinique Ngaliema, après une nouvelle intervention chirurgicale. Opération consécutive à la balle reçue au cours de l’échange des tirs entre sa bande et le garde du corps du député assassiné.
Cité comme commanditaire de l’assassinat de Daniel Botethi Loleke, vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, le gouverneur André Kimbuta – renseignant - a été confronté aux coaccusés de Patrick Mwewa à l’audience du mardi 29 juillet 2008. Aux audiences passées, Patrick Mwewa avait soutenu devant le tribunal que c’est Kady qui était en contact avec les hommes du gouverneur. Mais à la question du ministère public, le prévenu Kady Munungu a été le premier à dédouaner André Kimbuta. Et voici sa réponse : « Oui, je le connais. C’est le gouverneur de Kinshasa ». Deuxième question : « Où l’avez-vous déjà vu ? ». Réponse du prévenu : « Je le vois à l’écran ». Quant aux collaborateurs du gouverneur, Kady a dit ne pas les connaître. Répondant à son tour au tribunal à propos de Kady, le gouverneur Kimbuta a répondu en ces termes : « C’est à l’audience d’hier (Ndlr : lundi 28 juilet) que je l’ai vu. Jamais auparavant ».
Et le ministère public de poser encore cette question au gouverneur cité : « Comment pouvez-vous réagir à ce sujet ? ». Réaction du gouverneur Kimbuta : « Il est temps de dire à la population qu’on doit respecter les autorités du pays. S’il faut croire en de tels gens, le pays est vraiment en danger ».
La même scène s’est répétée avec le prévenu Inoki Lesene : « Je ne connais pas le gouverneur. Je ne le vois qu’à la télé ». A son tour, André Kimbuta a déclaré n’avoir jamais vu Inoki. Le prévenu Ngoy Kasongo, alias Moto ya Katanga, a abondé dans le même sens : « Je n’ai rien à dire. Il n’y a pas de lien entre moi et Kady. Même si nous avons acheté des SIM au même endroit ». Entre-temps, une question a été posée à Godard Motemona, ministre provincial de la Sécurité : « Etiez-vous au courant que les balles crépitaient cette nuit-là du côté de St Luc ? ». Réponse de Godard Motemona : « Non ». Il faudrait noter que sur ce chapitre, ni les avocats de la partie civile, ni ceux de la défense n’ont posé aucune question au gouverneur Kimbuta Yango. Ce qui a poussé le ministère public à dire ceci : « Le gouverneur peut rentrer. On aura besoin de lui quand Patrick Mwewa sera là».
En guise d’au revoir, le renseignant André Kimbuta Yango s’est adressé en ces termes au tribunal militaire : « Je suis victime d’une accusation gratuite, mensongère et non fondée. En tant qu’être humain et père de famille, j’ai subi un préjudice moral incalculable. Que toute la lumière soit donc faite sur cette affaire ». Et c’est à 15h12’’ que Kimbuta Yango, gouverneur de Kinshasa, a pris congé du tribunal militaire. Les siens étaient en liesse. Car, il venait de gagner la première manche. Sa confrontation avec le prévenu Patrick Mwewa aura lieu à l’audience du mardi 5 août 2008. A cette même occasion, le tribunal aura à recevoir la déposition de la policière Kapi, une parente de Patrick Mwewa qui réside au camp Lufungula. Sont aussi attendus : Nsaka de la SNEL et l’opérateur Mfuti Biriko de la police.
Mais pour le ministère public, dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 juillet 2008, Kady et ses hommes ont opéré de la même manière que lors du meurtre du député Daniel Botethi. Ce qui mène l’organe de la loi sur la voie d’un crime crapuleux. Surtout après avoir entendu les propos de certains détenus sur le comportement du condamné à mort Kasongo « Phénomène ». Le Potentiel
MOI CHINOIS AIMER BLANC PAS NOIR... hēi yā yā !!!
Discrimination raciale dans les universités chinoises
Si la rumeur voulant que les bars pékinois soient fermés aux Noirs et aux Mongols pendant les Jeux olympiques n’a pas pu être confirmée, il n’en demeure pas moins que les professeurs d’anglais issus de pays africains sont bannis des universités chinoises.
« Il n’y a pas de discrimination raciale en Chine » martèle le Parti Communiste et les responsables chinois. La République Populaire a été décrétée « société harmonieuse » par ses dirigeants et les relations Chine-Afrique, relations gagnantes-gagnantes pour le meilleur et bien sûr jamais pour le pire. Mais derrière ce discours officiel se cachent d’autres vérités bien moins reluisantes. Notamment dans le domaine de l’enseignement de la langue de Shakespeare dans les facs chinoises. Les professeurs d’anglais issus des anciens empires coloniaux n’ont en effet pas droit de citer dans les institutions chinoises d’enseignement. En clair : trouver un poste dans l’enseignement public si l’on vient d’Afrique, du sous-continent indien ou même des Philippines relève quasiment de la mission impossible. Les facs chinoises préfèrent — et dans cet ordre s’il vous plaît — les Américains suivis des Canadiens, des Britanniques, des Néo-Zélandais et des Irlandais.
Un « secret d’état »
« Au printemps 2006, témoigne encore choquée une professeur de nationalité britannique qui enseigne dans une université à proximité de Pékin, un officiel du waiban (le bureau des relations internationales qui gère les professeurs étrangers) m’a confié qu’une réglementation du Bureau des Experts Etrangers de la province interdisait désormais à l’ensemble des institutions chinoises d’enseignement de recruter des professeurs possédant la nationalité de l’un des cinquante-quatre Etats d’Afrique ». Cette réglementation discriminante n’était, d’après ce fonctionnaire bavard, « ni un acte institutionnel raciste ni une forme de discrimination flagrante », mais « une simple mesure préventive ». Ben voyons…
« C’est un secret d’État » avait même enfoncé cet officiel décidément en verve pour un pays où l’on ne se confie guère aux étrangers. Il a ensuite tenté de justifier cette décision, qui a depuis été étendue à l’échelle nationale, par les problèmes engendrés par des professeurs originaires d’Afrique. Selon lui, sans aller jusqu’à troubler l’ordre public, « le comportement de ces enseignants choquaient l’entendement de la bienséance chinoise » (sic !). Pour justifier ses dires, il faisait référence au tragique suicide d’une étudiante entretenant une relation amoureuse avec l’un de ses professeurs.
Cherche prof d’anglais, caucasien de préférence
Hélas, la diatribe acérée de cet officiel de l’administration n’est qu’une manifestation supplémentaire des clichés racistes que nourrissent bon nombre de Chinois envers les Africains. Ces derniers se manifestent également au travers des pressions que les parents d’élèves infligent aux directeurs d’écoles. Beaucoup refusent que leurs chères têtes brunes apprennent l’anglais victorien avec l’aide d’un ancien sujet colonial de sa Majesté, personne impropre, selon eux, à enseigner la langue de ses anciens maîtres ! Ils en seraient capables de retirer leurs enfants des classes, ce qui représenterait une perte financière non négligeable pour les établissements scolaires. Résultat : ceux-ci préfèrent s’abstenir de recruter des « non caucasian teacher of english as a foreign language (littéralement Professeur non caucasien d’anglais en tant que langue étrangère) », bel euphémisme trouvé par la langue… anglaise. Bakchich
29 juillet 2008
Procès Botethi : le suspense demeure...
André Kimbuta sera entendu ce mardi, le prévenu Mwewa dans un état «critique», Kady nie tout…
Pas de révélations spectaculaires. Sauf des dénégations. Trois faits importants tout de même à retenir : la présence devant la Cour du gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, l’audition du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa et celle du ministre provincial en charge de la Population et de la sécurité. Mais, c’est de la comparution de l’autre prévenu, arrêté tout récemment, Kady, qu’était attendu le grand tournant de ce procès. Fait inattendu : l’aggravation de l’état de santé du prévenu Patrick Mwewa, lui sur qui repose presque toute l’intelligence de l’assassinant du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Tout se passe comme si les pistes étaient en train de se brouiller et que la vraie vérité s’éloignait.
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta s’est présenté hier lundi à la Cour militaire de garnison de Ngaliema, siégeant au Camp Kokolo. Il répondait ainsi à l’invitation de cette instance judiciaire statuant en matière répressive et en flagrance après que le prévenu Patrick Mwewa l’a cité en tant que présumé commanditaire de l’assassinat, le 6 juillet 2008, de l’assassinat de Daniel Botethi, vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.
Malheureusement, le gouverneur de la ville de Kinshasa ne sera pas entendu dans la journée de lundi devant l’absence du prévenu Mwewa qui se trouverait dans un état de santé «critique». Face à cette situation, pour autant que la confrontation ne pouvait avoir lieu, la partie civile a sollicité et obtenu une remise. C’est ce mardi, sauf imprévu, que le gouverneur de la ville de Kinshasa pourrait être entendu.
Autres absences relevées par la Cour, celles du garde du corps de Botethi, du policier en fraction dans le périmètre où le crime a été commis. Des absences qui ont contribué au report de l’audience pour ce mardi.
Néanmoins, le président de l’Assemblée provinciale, Roger N’singi, a été appelé à la barre. Il a nié toute implication dans ce crime avant d’affirmer qu’il entretenait de bonnes relations avec l’illustre disparu.
Quant à celui qui passe pour la pièce maîtresse, Kady, il a été entendu. Du moins, il s’est plié à la phase de l’identification. Mais à la question de savoir s’il appartenait à la bande qui serait au service du gouverneur de la ville de Kinshasa, l’intéressé a tout nié en bloc. Il a affirmé qu’il n’avait aucun lien particulier avec le gouverneur urbain, André Kimbuta.
LE FLOU PERSISTE
A cette cinquième audience de la Cour militaire, il est encore prématuré de se faire une idée exacte des conditions qui ont entouré l’assassinat de Botethi.
S’il faudra saluer la disponibilité du gouverneur de la ville de Kinshasa de contribuer à la clarification des faits pour que lumière se fasse autour de l’assassinant du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, aucune avancée significative n’est encore enregistrée dans le procès traitant de ce cas de flagrance.
Déjà l’absence hier lundi au procès de l’une des pions majeurs de ce puzzle judiciaire - le prévenu Patrick Mwewa - suscite des interrogations en sens divers. L’aggravation de son état de santé, selon certaines indiscrétions, pourrait davantage retarder l’éclosion au grand jour de la vérité.
En effet, Mwewa est celui par qui le nom du gouverneur de la ville de Kinshasa a été cité, comme présumé commanditaire de cet odieux assassinat. Il avait même souligné qu’ils n’étaient pas à leur premier forfait. C’est toujours Mwewa qui, après avoir dénoncé tous ses complices, avait déclaré que c’est Kady qui servait de trait d’union entre lui, le reste de la bande et le gouverneur de la ville de Kinshasa.
C’est dire que la confrontation entre le gouverneur Kimbuta et Kady aiderait énormément la Cour à s’engager rapidement sur le chemin de la vérité. D’où des inquiétudes sur cette brusque aggravation de son état de santé alors que dans cette recherche de la vérité, des dispositions utiles devraient être prises pour qu’il soit en mesure de parler et d’aider la Cour à faire triompher la vérité en vue de permettre aux coupables de se soumettre à la rigueur de la loi.
Aussi, son indisponibilité prolongée - ce que personne ne souhaite, à ce stade du procès - rendrait la tâche encore complexe la tâche de la Cour militaire. Au pire, elle ouvrira une boite de Pandore qui risquera de ternir l’image de marque de la jeune démocratie congolaise.
Ceci dit, à ce stade du procès, il faut, une fois de plus, prendre son mal en patience. Le suspense demeure...
Kady nie tous les faits
Hier lundi 28 juillet, le sergent Kady Munungu, cité par le prévenu Patrick Mwewa comme cheville ouvrière entre les assassins du député Daniel Botethi et le gouverneur de la ville de Kinshasa, a été présenté au tribunal militaire de Kinshasa/Ngaliema par le ministère public. Malgré son bras droit et sa jambe gauche touchés par des balles au cours de la tentative d’un nouveau coup, ce dernier a nié les faits. Mais interrogés à leur tour, les prévenus Inoki Lesene, Ngoy Kasongo alias « Moto ya Katanga » et son S4 le lieutenant Mungongo, l’ont tous reconnu.
Que dire de cette audience ? Sinon que la place de la grande parade du camp Kokolo a connu une ambiance peu inhabituelle. Motif : André Kimbuta Yango – gouverneur de la ville-province de Kinshasa – allait comparaître devant le tribunal militaire, en qualité de renseignant. Car, cité par le prévenu Patrick Mwewa comme étant le commanditaire de l’assassinat du député provincial Daniel Botethi. Le gouverneur de la ville s’était présenté, y compris le président de l’Assemblée provinciale et le ministre provincial de la Sécurité. L’Assemblée et le gouvernement provinciaux affichaient complet. Mais le gouverneur André Kimbuta n’a pas été entendu. Ceci, suite à l’opposition des avocats de la partie civile Botethi qui ont exigé qu’il soit confronté au prévenu Patrick Mwewa. Malheureusement, ce prévenu n’a pas répondu à l’appel. Car, hospitalisé à cause de l’aggravation de sa blessure infectée. Et rendez-vous a été pris pour aujourd’hui mardi.
Est-il que le président de l’Assemblée provinciale, Roger Nsingi Mbemba, a répondu à plus d’une préoccupation de la partie civile. Ce dernier a trouvé en feu Botethi un jeune talentueux, travailleur, qui entretenait avec lui de bonnes relations. A la question de savoir si le vice-président Daniel Botethi enviait son poste, ce dernier a répondu par la négative. A propos des disputes qui les auraient opposés, le président Nsingi a répondu ainsi : « Entre nous, il n’y a jamais eu une vive discussion. Mais des échanges en matière pécuniaire ».
Et à la question de la partie civile de savoir si c’est lui qui aurait commandité l’assassinat, il a réagi en ces termes : « Cela ne fait pas partie de mon éducation. Est-ce que le président Nsingi savait que Botethi allait être invité ? Non ! Est-ce qu’il connaissait la couleur de sa voiture ? Non ! Est-ce qu’il connaissait sa résidence ? Non ! » Et la partie civile a posé cette question : « Comment avez-vous appris la mort ? ». Le président Nsingi répond avoir appris la triste nouvelle par le canal de Godard Motemona, ministre provincial de la Sécurité.
Toujours à propos des entorses qui auraient terni les relations entre le président de l’Assemblée provinciale et son vice-président, les avocats de la partie civile ont révélé qu’au cours de l’Assemblée du 4 juillet 2008, Botethi est arrivé en retard, et il a été le premier à quitter la salle en claquant la porte. Et il ne cessait de marmonner. « C’est archifaux », rétorque le président Nsingi. Ce n’est pas Botethi qui était sorti premier, a-t-il précisé. L’autre renseignant avoir été entendu a été le ministre provincial Godard Motemona. Les questions lui ont été surtout posées sur les personnes qu’il avait contactées après avoir appris la mort du député Daniel Botethi. A propos du conflit qui aurait existé entre le président Nsingi et son vice-président, le ministre provincial Godard Motemona a dit que ce sont là des tumultes normales au sein d’une assemblée.
Il faudrait noter qu’au début de cette audience, le ministère public a fait venir à la barre certains détenus du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK). Aux questions de l’organe de la loi, ils ont révélé au tribunal que le prévenu Patrick Mwewa aurait été incité par un condamné à mort répondant au nom de Kasongo « Phénomène ». Selon ces renseignants, c’est Kasongo qui aurait conseillé à Patrick Mwewa, alias « Songo Bololo », de citer les noms des autorités comme le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe ou du gouverneur André Kimbuta comme commanditaire. But visé : retarder l’instruction pour que le prévenu soit traité médicalement avec toute l’attention possible.
Vrai ou faux ? Le Procès Botethi n’a pas encore livré tout son secret. D’où le suspense.
Obama a trouvé son vice-président... Officiellement mi-août peu avant la Convention démocrate,mais la décision est imminente !!!
1/ TIM KAINE... LE FAVORI, GOUVERNEUR DE VIRGINIE
2/
EVAN BAYH, SENATEUR INDIANA
3/ JOE BIDEN, SENATEUR DELAWARE
Il existe un réel paradoxe entre la vision qu'avaient les Pères Fondateurs du poste de Vice Président des Etats-Unis (la Constitution américaine décrit la fonction en à peine une ligne) et l'importance croissante qu'a pris cette position au fil des années. Le choix du « running mate » du candidat aux élections présidentielles est même devenu un choix majeur ayant un impact politique parfois décisif sur le résultat des élections, comme ce fut le cas lors des présidentielles de 1960 lorsque la décision de prendre LB Johnson, alors Gouverneur démocrate du Texas, comme Vice Président marqua un tournant dans la campagne. En effet, convaincus par la présence de leur Gouverneur Johnson sur le ticket démocrate, les texans rallièrent en masse la candidature Kennedy, ce qui permit au jeune et charismatique démocrate de remporter la course à la Maison Blanche face au républicain Nixon.
En sélectionnant pour la Vice Présidence le populaire Gouverneur de « Virginie » Tim Kaine, Barack Obama enverrait un signal fort aux classes populaires et avec les forces armées américaines engagées sur deux fronts (Irak, Afghanistan), la menace d'un Iran nucléaire et une mentalité américaine désormais façonnée par le traumatisme des attentats du 11 septembre, le choix d'un « running mate » disposant d'une expérience incontestable des questions de sécurité nationale sera probablement décisif pour la suite de sa campagne présidentielle.
Le choix de Evan Bayh, proche de Hillary Clinton, pourrait également s'avérer tout aussi bénéfique afin de conquérir l'électorat populaire du MidWest. Ancien gouverneur de l'Indiana (important « swing state ») désormais Sénateur, Evan Bayh dispose, en plus d'une attache géographique importante et d'une expérience non négligeable de l'exécutif, d'une réelle expertise dans le domaine de l'économie et de la sécurité nationale.
Le Sénateur démocrate Joe Biden semblerait lui en bonne place pour être sélectionné à ce poste, son expérience en matière de politique étrangère faisant de lui un candidat crédible, mais il pourrait plutôt se voir proposé le Secrétariat d'Etat.
On se pose toujours la question de l'éventualité d'un « dream ticket » faisant de Hillary Clinton la candidate Vice Présidente de Barack Obama. Il semblerait cependant que les deux démocrates soient parvenus à un autre accord : en échange des importants efforts de Hillary Clinton visant à convaincre ses anciens supporters de voter Obama lors des présidentielles à venir, le jeune Sénateur de l'Illinois pourrait éponger les 23 millions de dollars de dettes contractées lors des primaires démocrates par cette dernière.
De même, en intégrant au sein de son équipe de campagne des anciens conseillers de Hillary Clinton comme Madeleine Albright, Barack Obama tente de montrer la voie de l'unité du parti. L'unification du camp démocrate se poursuivra probablement aussi après les présidentielles, avec en cas de victoire du camp démocrate la participation de hauts responsables du parti au sein d'une administration Obama. On parle notamment de John Edwards, tenant de l'aile gauche du parti, qui pourrait devenir Attorney General (Ministre de la Justice), pendant que Hillary Clinton prendrait le poste de Secrétaire à la Santé afin de mettre en œuvre les réformes qu'elle a si souvent mises en avant lors des primaires du printemps dernier.
O.M...plus que 100 jours et ..!
McCain... et déjà malade !
McCain met en garde contre les dangers du soleil après contrôle dermatologique.
Le candidat républicain à la Maison Blanche John McCain s'est fait enlever lundi "par précaution" un grain de beauté situé sur sa tempe droite au cours d'un examen dermatologique de routine à Phoenix (Arizona, sud-est), a indiqué son équipe de campagne.
M. McCain, 71 ans, a souffert à quatre reprises d'un cancer de la peau entre 1993 et 2000.
Des images diffusées à la télévision ont montré M. McCain avec un petit pansement sur la tempe droite.
"C'était juste une mesure de précaution", a indiqué un membre de l'équipe de campagne de M. McCain.
Le sénateur de l'Arizona consulte un dermatologue tous les trois mois pour des examens de contrôle. A tel point qu’on peut se demander légitimement si son âge n’est pas un problème plus grave qu’il ne veut l’admettre. McCain aura 72 ans le 28 août, le jour où Barack Obama acceptera la nomination des démocrates. Ainsi, il a parlé de la frontière entre l’Irak et le Pakistan – elle n’existe pas -, confondu la Somalie avec le Soudan, évoqué la Tchécoslovaquie – elle n’existe plus -ou encore le président de l’Allemagne Vladimir Poutine. En mars lors d’une escale en Jordanie, il avait confondu sunnites et chiites. Même les souvenirs de son terrible calvaire comme prisonnier au Vietnam connaissent parfois de surprenants changements.
En parallèle, il ne maitrise toujours pas les prompteurs lorsqu’il est en meeting. Toutes ces bourdes, ajoutées à des sondages qui persistent à le placer derrière, ne sont pas de bon augure pour la bataille de novembre. McCain attaque Obama en disant souvent qu'il est inexpérimenté, tout ceci peut laisser penser que McCain, lui, l'est peut-etre un peu trop...
O.M...la vieillesse est un naufrage
28 juillet 2008
Procès Botethi : arrestation du fugitif Kady
Le procès Daniel Botethi pourrait de connaître un nouveau rebondissement ce lundi. Depuis le samedi 26 juillet, le présumé cerveau de la bande qui avait opéré le jour de l’assassinat du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, est tombé dans les filets de la Police nationale. Kady, ainsi que l’avait identifié le prévenu Patrick Mwewa, serait gardé dans un centre hospitalier de la place!
Selon des sources concordantes, c’est vers 3 heures du matin de la nuit de samedi à dimanche que le présumé cerveau de la bande à Patrick Mwewa, Kady non autrement identifié, a été appréhendé par des éléments de la Police commis à sa recherche. Des sources dignes de foi, qui livrent cette information, renseignent que le fugitif tentait, avant son arrestation, d’entrer par effraction dans l’une des résidences de feu le général Mayele, à Binza/UPN.
Ces mêmes sources affirment que Kady revenait de la province du Bas-Congo où il était en cavale. Sentant l’étau se resserrer autour de lui, il avait décidé de revenir à Kinshasa d’où il comptait prendre une autre destination. Malheureusement, les éléments de la police ont mis la main sur lui.
Lors de son arrestation aux croisements des avenues Masikita et Haut-Congo à Binza/UPN, des échanges de tirs ont eu lieu entre lui et les éléments du Colonel Kanyama de la police du district de la Lukunga. Atteint, il a été neutralisé. C’est ainsi qu’il serait actuellement interné aux soins intensifs dans un centre hospitalier de la place.
Si Patrick Mwewa est considéré comme celui qui a permis de mettre la main sur les membres de la bande et tiré sur Daniel Botethi, Kady est le témoin capital de l’assassinat du député provincial. Il en est le cerveau moteur de la bande et pièce maîtresse désormais de ce procès.
A en croire Patrick Mwewa, c’est Kady qui était en contact permanent avec les émissaires du gouverneur André Kimbuta. C’est encore lui qui distribuait la prime envoyée par le prétendu commanditaire aux autres membres de la bande. Son arrestation est une avancée significative dans ce procès. Car, au-delà des questions entourant jusqu’ici le mystère de cet assassinat, la Cour s’intéressera sur son emploi du temps depuis qu’il a été en cavale pour savoir où il se cachait et s’il n’a pas été aidé dans sa fuite temporaire.
L’audience de ce lundi s’annonce donc intéressante pour autant qu’elle promet d’autres révélations qui devraient aboutir à faire plus de lumière sur les circonstances et les péripéties de la préparation de l’embuscade ayant occasionné la mort du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, cité à comparaître en tant que présumé commanditaire de l’assassinat de Daniel Botethi, le président de l’Assemblée provinciale et le ministre provincial de l’Intérieur seront également à la barre. Jusque-là, le tribunal n’a pas dit sous quel statut ils se présenteront devant cette juridiction.
Quoi qu’il en soit, tout le monde continue à faire confiance en la justice congolaise, à travers cette cour militaire. Certes, toute l’agitation qui entoure déjà à ce stade le déroulement du procès soulève plusieurs interrogations. Tout se passe comme si l’on voulait exercer une pression, si ce n’est déjà fait, sur les membres de cette Cour. Ce qui fausserait le verdict et la vérité ne triomphera pas. Ce n’est pas cela le souhait du public congolais. O.M/Le Potentiel





