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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

29 juillet 2008

Procès Botethi : le suspense demeure...

procesAndré Kimbuta sera entendu ce mardi, le prévenu Mwewa dans un état «critique», Kady nie tout…

Pas de révélations spectaculaires. Sauf des dénégations. Trois faits importants tout de même à retenir : la présence devant la Cour du gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, l’audition du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa et celle du ministre provincial en charge de la Population et de la sécurité. Mais, c’est de la comparution de l’autre prévenu, arrêté tout récemment, Kady, qu’était attendu le grand tournant de ce procès. Fait inattendu : l’aggravation de l’état de santé du prévenu Patrick Mwewa, lui sur qui repose presque toute l’intelligence de l’assassinant du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Tout se passe comme si les pistes étaient en train de se brouiller et que la vraie vérité s’éloignait.

Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta s’est présenté hier lundi à la Cour militaire de garnison de Ngaliema, siégeant au Camp Kokolo. Il répondait ainsi à l’invitation de cette instance judiciaire statuant en matière répressive et en flagrance après que le prévenu Patrick Mwewa l’a cité en tant que présumé commanditaire de l’assassinat, le 6 juillet 2008, de l’assassinat de Daniel Botethi, vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.

Malheureusement, le gouverneur de la ville de Kinshasa ne sera pas entendu dans la journée de lundi devant l’absence du prévenu Mwewa qui se trouverait dans un état de santé «critique». Face à cette situation, pour autant que la confrontation ne pouvait avoir lieu, la partie civile a sollicité et obtenu une remise. C’est ce mardi, sauf imprévu, que le gouverneur de la ville de Kinshasa pourrait être entendu.

Autres absences relevées par la Cour, celles du garde du corps de Botethi, du policier en fraction dans le périmètre où le crime a été commis. Des absences qui ont contribué au report de l’audience pour ce mardi.

Néanmoins, le président de l’Assemblée provinciale, Roger N’singi, a été appelé à la barre. Il a nié toute implication dans ce crime avant d’affirmer qu’il entretenait de bonnes relations avec l’illustre disparu.

Quant à celui qui passe pour la pièce maîtresse, Kady, il a été entendu. Du moins, il s’est plié à la phase de l’identification. Mais à la question de savoir s’il appartenait à la bande qui serait au service du gouverneur de la ville de Kinshasa, l’intéressé a tout nié en bloc. Il a affirmé qu’il n’avait aucun lien particulier avec le gouverneur urbain, André Kimbuta.

LE FLOU PERSISTE

A cette cinquième audience de la Cour militaire, il est encore prématuré de se faire une idée exacte des conditions qui ont entouré l’assassinat de Botethi.

S’il faudra saluer la disponibilité du gouverneur de la ville de Kinshasa de contribuer à la clarification des faits pour que lumière se fasse autour de l’assassinant du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, aucune avancée significative n’est encore enregistrée dans le procès traitant de ce cas de flagrance.

Déjà l’absence hier lundi au procès de l’une des pions majeurs de ce puzzle judiciaire - le prévenu Patrick Mwewa - suscite des interrogations en sens divers. L’aggravation de son état de santé, selon certaines indiscrétions, pourrait davantage retarder l’éclosion au grand jour de la vérité.

En effet, Mwewa est celui par qui le nom du gouverneur de la ville de Kinshasa a été cité, comme présumé commanditaire de cet odieux assassinat. Il avait même souligné qu’ils n’étaient pas à leur premier forfait. C’est toujours Mwewa qui, après avoir dénoncé tous ses complices, avait déclaré que c’est Kady qui servait de trait d’union entre lui, le reste de la bande et le gouverneur de la ville de Kinshasa.

C’est dire que la confrontation entre le gouverneur Kimbuta et Kady aiderait énormément la Cour à s’engager rapidement sur le chemin de la vérité. D’où des inquiétudes sur cette brusque aggravation de son état de santé alors que dans cette recherche de la vérité, des dispositions utiles devraient être prises pour qu’il soit en mesure de parler et d’aider la Cour à faire triompher la vérité en vue de permettre aux coupables de se soumettre à la rigueur de la loi.

Aussi, son indisponibilité prolongée - ce que personne ne souhaite, à ce stade du procès - rendrait la tâche encore complexe la tâche de la Cour militaire. Au pire, elle ouvrira une boite de Pandore qui risquera de ternir l’image de marque de la jeune démocratie congolaise.

Ceci dit, à ce stade du procès, il faut, une fois de plus, prendre son mal en patience. Le suspense demeure...

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Kady nie tous les faits

28363313Hier lundi 28 juillet, le sergent Kady Munungu, cité par le prévenu Patrick Mwewa comme cheville ouvrière entre les assassins du député Daniel Botethi et le gouverneur de la ville de Kinshasa, a été présenté au tribunal militaire de Kinshasa/Ngaliema par le ministère public. Malgré son bras droit et sa jambe gauche touchés par des balles au cours de la tentative d’un nouveau coup, ce dernier a nié les faits. Mais interrogés à leur tour, les prévenus Inoki Lesene, Ngoy Kasongo alias « Moto ya Katanga » et son S4 le lieutenant Mungongo, l’ont tous reconnu.

Que dire de cette audience ? Sinon que la place de la grande parade du camp Kokolo a connu une ambiance peu inhabituelle. Motif : André Kimbuta Yango – gouverneur de la ville-province de Kinshasa – allait comparaître devant le tribunal militaire, en qualité de renseignant. Car, cité par le prévenu Patrick Mwewa comme étant le commanditaire de l’assassinat du député provincial Daniel Botethi. Le gouverneur de la ville s’était présenté, y compris le président de l’Assemblée provinciale et le ministre provincial de la Sécurité. L’Assemblée et le gouvernement provinciaux affichaient complet. Mais le gouverneur André Kimbuta n’a pas été entendu. Ceci, suite à l’opposition des avocats de la partie civile Botethi qui ont exigé qu’il soit confronté au prévenu Patrick Mwewa. Malheureusement, ce prévenu n’a pas répondu à l’appel. Car, hospitalisé à cause de l’aggravation de sa blessure infectée. Et rendez-vous a été pris pour aujourd’hui mardi.

Est-il que le président de l’Assemblée provinciale, Roger Nsingi Mbemba, a répondu à plus d’une préoccupation de la partie civile. Ce dernier a trouvé en feu Botethi un jeune talentueux, travailleur, qui entretenait avec lui de bonnes relations. A la question de savoir si le vice-président Daniel Botethi enviait son poste, ce dernier a répondu par la négative. A propos des disputes qui les auraient opposés, le président Nsingi a répondu ainsi : « Entre nous, il n’y a jamais eu une vive discussion. Mais des échanges en matière pécuniaire ».

Et à la question de la partie civile de savoir si c’est lui qui aurait commandité l’assassinat, il a réagi en ces termes : « Cela ne fait pas partie de mon éducation. Est-ce que le président Nsingi savait que Botethi allait être invité ? Non ! Est-ce qu’il connaissait la couleur de sa voiture ? Non ! Est-ce qu’il connaissait sa résidence ? Non ! » Et la partie civile a posé cette question : « Comment avez-vous appris la mort ? ». Le président Nsingi répond avoir appris la triste nouvelle par le canal de Godard Motemona, ministre provincial de la Sécurité.

Toujours à propos des entorses qui auraient terni les relations entre le président de l’Assemblée provinciale et son vice-président, les avocats de la partie civile ont révélé qu’au cours de l’Assemblée du 4 juillet 2008, Botethi est arrivé en retard, et il a été le premier à quitter la salle en claquant la porte. Et il ne cessait de marmonner. « C’est archifaux », rétorque le président Nsingi. Ce n’est pas Botethi qui était sorti premier, a-t-il précisé. L’autre renseignant avoir été entendu a été le ministre provincial Godard Motemona. Les questions lui ont été surtout posées sur les personnes qu’il avait contactées après avoir appris la mort du député Daniel Botethi. A propos du conflit qui aurait existé entre le président Nsingi et son vice-président, le ministre provincial Godard Motemona a dit que ce sont là des tumultes normales au sein d’une assemblée.

Il faudrait noter qu’au début de cette audience, le ministère public a fait venir à la barre certains détenus du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK). Aux questions de l’organe de la loi, ils ont révélé au tribunal que le prévenu Patrick Mwewa aurait été incité par un condamné à mort répondant au nom de Kasongo « Phénomène ». Selon ces renseignants, c’est Kasongo qui aurait conseillé à Patrick Mwewa, alias « Songo Bololo », de citer les noms des autorités comme le président de l’Assemblée nationale Vital Kamerhe ou du gouverneur André Kimbuta comme commanditaire. But visé : retarder l’instruction pour que le prévenu soit traité médicalement avec toute l’attention possible. 

Vrai ou faux ? Le Procès Botethi n’a pas encore livré tout son secret. D’où le suspense.

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Obama a trouvé son vice-président... Officiellement mi-août peu avant la Convention démocrate,mais la décision est imminente !!!

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1/ TIM KAINE... LE FAVORI, GOUVERNEUR DE VIRGINIE

2/ untitled43EVAN BAYH, SENATEUR INDIANA

biden_7284183/ JOE BIDEN, SENATEUR DELAWARE

Il existe un réel paradoxe entre la vision qu'avaient les Pères Fondateurs du poste de Vice Président des Etats-Unis (la Constitution américaine décrit la fonction en à peine une ligne) et l'importance croissante qu'a pris cette position au fil des années. Le choix du « running mate » du candidat aux élections présidentielles est même devenu un choix majeur ayant un impact politique parfois décisif sur le résultat des élections, comme ce fut le cas lors des présidentielles de 1960 lorsque la décision de prendre LB Johnson, alors Gouverneur démocrate du Texas, comme Vice Président marqua un tournant dans la campagne. En effet, convaincus par la présence de leur Gouverneur Johnson sur le ticket démocrate, les texans rallièrent en masse la candidature Kennedy, ce qui permit au jeune et charismatique démocrate de remporter la course à la Maison Blanche face au républicain Nixon.

En sélectionnant pour la Vice Présidence le populaire Gouverneur de « Virginie » Tim Kaine, Barack Obama enverrait un signal fort aux classes populaires et avec les forces armées américaines engagées sur deux fronts (Irak, Afghanistan), la menace d'un Iran nucléaire et une mentalité américaine désormais façonnée par le traumatisme des attentats du 11 septembre, le choix d'un « running mate » disposant d'une expérience incontestable des questions de sécurité nationale sera probablement décisif pour la suite de sa campagne présidentielle.

Le choix de Evan Bayh, proche de Hillary Clinton, pourrait également s'avérer tout aussi bénéfique afin de conquérir l'électorat populaire du MidWest. Ancien gouverneur de l'Indiana (important « swing state ») désormais Sénateur, Evan Bayh dispose, en plus d'une attache géographique importante et d'une expérience non négligeable de l'exécutif, d'une réelle expertise dans le domaine de l'économie et de la sécurité nationale.

Le Sénateur démocrate Joe Biden semblerait lui en bonne place pour être sélectionné à ce poste, son expérience en matière de politique étrangère faisant de lui un candidat crédible, mais il pourrait plutôt se voir proposé le Secrétariat d'Etat.

On se pose toujours la question de l'éventualité d'un « dream ticket » faisant de Hillary Clinton la candidate Vice Présidente de Barack Obama. Il semblerait cependant que les deux démocrates soient parvenus à un autre accord : en échange des importants efforts de Hillary Clinton visant à convaincre ses anciens supporters de voter Obama lors des présidentielles à venir, le jeune Sénateur de l'Illinois pourrait éponger les 23 millions de dollars de dettes contractées lors des primaires démocrates par cette dernière.

De même, en intégrant au sein de son équipe de campagne des anciens conseillers de Hillary Clinton comme Madeleine Albright, Barack Obama tente de montrer la voie de l'unité du parti. L'unification du camp démocrate se poursuivra probablement aussi après les présidentielles, avec en cas de victoire du camp démocrate la participation de hauts responsables du parti au sein d'une administration Obama. On parle notamment de John Edwards, tenant de l'aile gauche du parti, qui pourrait devenir Attorney General (Ministre de la Justice), pendant que Hillary Clinton prendrait le poste de Secrétaire à la Santé afin de mettre en œuvre les réformes qu'elle a si souvent mises en avant lors des primaires du printemps dernier.

O.M...plus que 100 jours et ..!

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McCain... et déjà malade !

22883a_mccain_et_obama_conservent_leur_avance1McCain met en garde contre les dangers du soleil après contrôle dermatologique.

Le candidat républicain à la Maison Blanche John McCain s'est fait enlever lundi "par précaution" un grain de beauté situé sur sa tempe droite au cours d'un examen dermatologique de routine à Phoenix (Arizona, sud-est), a indiqué son équipe de campagne.

M. McCain, 71 ans, a souffert à quatre reprises d'un cancer de la peau entre 1993 et 2000.
Des images diffusées à la télévision ont montré M. McCain avec un petit pansement sur la tempe droite.

"C'était juste une mesure de précaution", a indiqué un membre de l'équipe de campagne de M. McCain.
Le sénateur de l'Arizona consulte un dermatologue tous les trois mois pour des examens de contrôle. A
tel point qu’on peut se demander légitimement si son âge n’est pas un problème plus grave qu’il ne veut l’admettre. McCain aura 72 ans le 28 août, le jour où Barack Obama acceptera la nomination des démocrates. Ainsi, il a parlé de la frontière entre l’Irak et le Pakistan – elle n’existe pas -, confondu la Somalie avec le Soudan, évoqué la Tchécoslovaquie – elle n’existe plus -ou encore le président de l’Allemagne Vladimir Poutine. En mars lors d’une escale en Jordanie, il avait confondu sunnites et chiites. Même les souvenirs de son terrible calvaire comme prisonnier au Vietnam connaissent parfois de surprenants changements.

En parallèle, il ne maitrise toujours pas les prompteurs lorsqu’il est en meeting. Toutes ces bourdes, ajoutées à des sondages qui persistent à le placer derrière, ne sont pas de bon augure pour la bataille de novembre. McCain attaque Obama en disant souvent qu'il est inexpérimenté, tout ceci peut laisser penser que McCain, lui, l'est peut-etre un peu trop...

O.M...la vieillesse est un naufrage

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