LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

25 juin 2008

Affaire Mende, le dernier mot à la majorité

Palais_20du_20PeupleLa question orale avec débat à laquelle les députés Jean Bamanisa et Fidèle Babala avaient invité le ministre des Hydrocarbures, Lambert Mende, muée d’une part en une motion d’interpellation et, de l’autre, en une motion de défiance continue à faire débat dans le microcosme politique congolais. Ils sont nombreux les observateurs qui ne s’expliquent toujours pas les visées de ces députés.

Que cherchent-ils au juste ? La question, on se la pose. Car, au départ, la question ne portait que sur des données techniques. Le travail de Lambert Mende était de fournir des informations au sujet d’un protocole sur l’accès, l’évaluation et l’acquisition des données techniques des blocs pétroliers.

Ce qui est sûr, c’est qu’après le rapport de la mission technique, le ministre des Hydrocarbures ne se serait jamais permis de garder les données pour lui seul. Il avait, il a l’obligation de soumettre le dossier au Conseil des ministres et, en définitive, au Chef de l’Etat pour signature. C’est d’ailleurs, si l’on comprend bien, le travail auquel la plénière de l’Assemblée nationale avait soumis le ministre à travers des recommandations précises.

Mende se devait de finaliser toutes les questions pendantes en rapport avec la gestion des blocs pétroliers. Ironie du sort, c’est quand le ministre veut se concentrer sur le dossier qu’il doive encore se présenter devant les députés. L’exercice est normal et légal. Personne ne peut trouver à redire ou s’opposer aux députés qui sont dans leurs prérogatives, c’est-à-dire, qui exercent le contrôle sur l’exécutif national. Seulement, certains députés abusent de leur pouvoir. Il y en a qui se comportent en juges et l’Assemblée nationale transformée en tribunal.

L’hémicycle serait sur le point de devenir un temple d’immolation pour les membres du Gouvernement. C’est comme si quelques députés ministrables en ont assez de parlementer et aimeraient bien se trouver dans des ministères. Pour y parvenir, tous les coups sont permis. Pourvu que des ministres tombent. Est-ce cela appliquer le principe sacro-saint de séparation des pouvoirs ?

Le réveil de la majorité

Heureusement pour Mende et fort malheureusement pour ses adversaires, la majorité, qui tanguait, semble se ressouder. Des sources ont rapporté à La Prospérité que la majorité n’a pas l’intention de se laisser défenestrer. Pas surtout lorsque l’avenir politique de ses cadres les plus expérimentés et compétents est en jeu. C’est le cas de Lambert Mende, dit-on. Les députés du Grand Kasaï se sont réunis dans la nuit de lundi à mardi 24 juin 2008. Les participants à cette réunion ont décidé de faire bloc autour de Lambert Mende. Ils ont juré de ne pas lâcher l’un de leurs quoi qu’il arrive.

On rappelle qu’aux élections législatives de juillet 2006, Lambert Mende fut le député le mieux élu au Kasaï avec 34.000 voix. La majorité a le dernier mot dans l’affaire Mende. Il est à présent question d’éviter de donner l’impression que les députés de la famille politique du Président Kabila brillent dans l’indiscipline et ne respectent aucune consigne. Qui plus, la majorité est appelée à éviter de créer un précédent. Pas question de laisser ceux qui veulent faire la misère dans le camp du pouvoir opérer librement comme un poisson dans l’eau. La Prospérité

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