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LOSAKO

le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde ils peuvent se faire entendre. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

14 juin 2008

RDC: 100 morts cet hiver au Bas-Congo dans des dérapages policiers, dénonce l'ONU

22801409_pAu moins cent personnes, dont de nombreux adeptes du mouvement Bundu dia Kongo (BDK), ont été tuées lors d'une opération de police en février-mars au Bas-Congo, en République démocratique du Congo (RDC), selon l'ONU, qui a dénoncé vendredi un "usage excessif de la force".

C'est la première fois depuis ces violences que l'ONU communique officiellement un bilan et liste une série de violations des droits de l'Homme perpétrées par la police nationale congolaise (PNC), mais aussi des violences attribuées au BDK, dans un rapport de 36 pages rédigé par une équipe multidisciplinaire du Bureau de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) pour les droits de l'Homme.

"Le bilan officiel des incidents était de 27 morts, y compris trois policiers. L'enquête a conclu qu'au moins 100 personnes, principalement des partisans du BDK, ont été tuées pendant les opérations de la PNC lancées le 28 février 2008 dans la province du Bas-Congo (ouest)", affirme le rapport.

"Ce lourd bilan (...) a été principalement causé par l'usage excessif ou illégitime de la force par la PNC, et, dans quelques cas, par des exécutions arbitraires", poursuit le texte, citant des "cas d'exécutions de détenus" et le fait que des témoins affirment avoir vu la PNC jeter des cadavres dans une rivière "pour chercher à dissimuler des preuves".

Le rapport liste aussi des actes de "torture", des "traitements dégradants", des pillages et des incendies d'habitations ou d'églises du BDK, dans différents localités de la province.

Les enquêteurs rappellent que l'opération de police, destinée à "restaurer l'autorité de l'Etat", avait été lancée après des mois de tension au Bas-Congo, où, en février, deux hommes avaient été "brûlés vifs par le BDK" qui les accusait de sorcellerie.

Cette secte politico-religieuse affirme lutter pour la défense des intérêts du peuple Kongo et certains de ses leaders prônent la restauration de l'ex-royaume Kongo, qui s'étendait au XVe siècle sur l'actuel Bas-Congo, une partie de l'Angola, du Congo voisin et du Gabon.

Le rapport de l'ONU rappelle que dans certains villages, le BDK s'était "arrogé les pouvoirs de l'Etat" et était qualifié d'"organisation terroriste" par certaines autorités locales.

Toutefois, les enquêteurs soulignent que l'emploi de mitrailleuses légères, la "destruction systématique des églises et maisons du BDK" et l'arrestation de plus de 150 adeptes pourraient indiquer que les autorités avaient "comme objectif de réduire considérablement la capacité opérationnelle du BDK", interdit fin mars par le gouvernement.

L'équipe de l'ONU a aussi visité plusieurs localités où se trouvaient des fosses communes. Elle a constaté dans certains cas, comme à Manterne (sud de la province), que "bien qu'aucun corps n'y ait été retrouvé, des preuves matérielles et physiques, ainsi que des témoignages, peuvent indiquer que des corps y ont été enterrés et ont ensuite été déplacés".

La Monuc recommande l'ouverture d'une enquête par la justice congolaise, appelle le gouvernement à "prendre des mesures" afin de mieux former et équiper sa police, et le BDK à "reconnaître la légitimité" des autorités congolaises.

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Assemblée nationale : l’inévitable session extraordinaire

parlement1Demain, dimanche, interviendra la clôture officielle de la session parlementaire de mars. L’annonce en a été faite jeudi par le président de l’Assemblée nationale qui a laissé planer l’éventualité de la convocation d’une session extraordinaire. Moment au cours duquel les laborieuses lois sur la décentralisation, entre autres, pourraient alors être adoptées.

C’est quasi officiel. La clôture, dimanche 15 juin , de la session parlementaire de mars pourrait être immédiatement suivie, sauf imprévu, d’une session extraordinaire.

Une raison à cela. Aux dires du président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe qui s’adressait aux députés après avoir rencontré son homologue du Sénat, Léon Kengo wa Dondo ainsi que la Commission paritaire mixte chargée d’harmoniser les textes de deux chambres, ils se sont mis d’accord sur un bon nombre de textes de loi qui seront adoptés avant la clôture de la session.

Parmi ces lois, a-t-il indiqué, figurent celle relative à la réforme du Portefeuille de l’Etat, et celle portant création du Fonds d’entretien routier (Foner), laquelle avait d’abord été rejetée par le Sénat, avant d’être ensuite améliorée par la Commission paritaire mixte.

Les députés ont, par ailleurs, auditionné le rapport de la Commission politique, administrative et judiciaire sur les textes de loi relatifs à la réforme de la justice. Ces lois pourraient vraisemblablement être votées avant la fin de la session.

Quant au paquet de lois sur la décentralisation, il a été expliqué qu’en raison de leur caractère hautement technique, elles pourraient être adoptées au cours de la session extraordinaire, dont la date de convocation reste à préciser.

SANS PASSION NI FAUX-FUYANT

Les observateurs notent, cependant, qu’en dépit du travail de qualité abattu, l’Assemblée nationale n’a pu, contrairement à son calendrier, achever les arriérés législatifs dans le délai. Toutefois, rien n’est perdu parce que, avant celle dite budgétaire d’août prochain, la session extraordinaire est en vue.

Ce sera l’occasion, pour les honorables députés, de peaufiner l’ouvrage. Notamment le projet de loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ; la proposition de loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) ; la proposition de loi portant organisation, attributions et fonctionnement de la Caisse nationale de péréquation.

Il est souhaitable que l’Assemblée nationale et le Sénat s’investissent pour examiner, sans passion ni faux-fuyant, le projet de «loi portant amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels commis dans les provinces du Nord- et du Sud-Kivu» ; le projet ou la proposition de loi portant mise en application des Statuts de la Cour pénale internationale (CPI) en République démocratique du Congo ; la proposition de loi portant statut des chefs coutumiers et la proposition de loi fixant le Code de l’Aviation civile.

SESSION EXTRAORDINAIRE : UN CATALYSEUR ?

Le temps, espérons-nous, devra également être mis à profit pour éplucher les rapports d’enquêtes parlementaires sur certains sujets. Notamment la situation des passeports biométriques ; le vol des câbles électriques à Yangambi, dans la province Orientale ; le crash de l’Antonov à Kingasani ya suka, dans la banlieue Est de Kinshasa ; les voies et moyens pour la relance des Lignes aériennes congolaises (LAC).

Un petit retour en arrière, néanmoins, pour rappeler que le projet de «loi portant amnistie pour faits de guerre et insurrectionnels» continue à soulever une vive controverse au Parlement congolais et, par delà, au sein de la population congolaise.

Selon une certaine opinion, le bénéfice de cette amnistie ne devrait ni être réservé aux auteurs de faits de guerre commis exclusivement dans une région géographique du pays, en l’occurrence les provinces du Nord- et du Sud-Kivu. Ni couvrir les faits de guerre commis seulement «pendant la période allant de juin 2003 à la date de la promulgation de la loi».

Cette frange de citoyens conclut que l’amnistie devrait être élargie à tous les Congolais qui se sont compromis pendant les années troubles ayant agité le pays ces dix dernières années. Dans leur argumentaire, ils allèguent que l’amnistie sans discrimination – exception faite du cas des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et le génocide – est à même de sceller la réconciliation nationale et d’impulser la reconstruction après ces dures épreuves. La session extraordinaire pourrait-elle servir de catalyseur à cet effet ? Rien n’est moins sûr. Le Potentiel

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Chairman paie très cher son intervention en RCA... Les comptes de Jean-Pierre Bemba et de son épouse Lilia Teixeira bloqués

Dollars___The_most_bestLe procureur général de la République congolaise, Mushagalusa Ntayondeza'ndi, a demandé le gel des comptes bancaires du sénateur d'opposition Jean-Pierre Bemba, détenu en Belgique sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI), ont rapporté vendredi des médias belge et congolais.

Avec la dernière tournure prise par l’affaire Bema – CPI, l’opposition congolaise est de plus en plus convaincue qu’il existe une main invisible noire qui tire les ficelles pour rendre davantage la vie dure au leader du MLC, arrêté à Bruxelles le 24 Mai sur mandat de la Cour Pénale Internationale (CPI).

Cette réquisition a été adressée le 2 juin à la Banque internationale de Crédit (BIC) à Kinshasa par le procureur général. Il demande le blocage des comptes bancaires dans cette institution de l'ancien vice-président Bemba, de son épouse, Lilia Teixeira, et de ses enfants, et sollicite le blocage des mouvements débiteurs de ces comptes jusqu'à nouvel ordre, selon le député d'opposition Jean-Pierre Lisanga Bonganga, dans une "motion d'information" lue jeudi en séance plénière de l'Assemblée nationale.

"Comment peut-on expliquer aujourd'hui la recherche des renseignements sur les mouvements bancaires, les bénéficiaires de ces mouvements débiteurs, le montant actuel des avoirs et les blocages des comptes de sa femme ainsi que de ses enfants? ", s'est interrogé le député, également chef d'un parti d'opposition, la Convention chrétienne des démocrates (CCD).

La requête du parquet a été exécutée à la demande de la CPI, selon le député. "Si aujourd'hui la justice devient un outil au service des intérêts obscurs, des manipulations internes et internationales (...), nous allons vers la dérive totale de notre jeune démocratie", a-t-il ajouté.

Selon M. Lisanga, le procureur général de la République (PGR) n'est pas compétent en cette matière, étant donné qu'il n'a jamais prêté serment. Le procureur général, Mushagalusa Ntayondeza Ndi, n'était pas joignable jeudi. Contactée à La Haye depuis Kinshasa, la CPI s'est refusée à tout commentaire.

Le ministre de la Justice, Symphorien Mutombo Bakafwa Nsenda, a été convoqué samedi à l'Assemblée pour "éclairer" les députés sur cette réquisition, a indiqué l'agence de presse associée (APA), reçue vendredi à Bruxelles. Interpellé le 24 mai à Rhode-Saint-Genèse, M. Bemba, qui vivait depuis un an en exil entre la Belgique et le Portugal, est actuellement détenu à la prison de Saint-Gilles.

Vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) durant la transition (2003-2006), M. Bemba est poursuivi par la CPI pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité, dont des viols, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003, alors qu'ils étaient venus en aide au président centrafricain Ange-Félix Patassé menacé par une rébellion. O.M...7/7

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Can-Mondial 2010 : Les Léopards dévorent les Requins de Djibouti : 0-6

leopards_rdcLes Requins du Djibouti ont été inoffensifs sur la terre ferme hier vendredi au stade Hassan Gouled Aktidon de Djibouti. Ils se sont faits copieusement dévorer par les Léopards de la RDC. 0-6 en faveur des visiteurs, c’est le score qu’affichait le marquoir à l’issue des 90 minutes. La RDC se relance ainsi pour l’unique place directement qualificative pour le second tour de ces éliminatoires combinées de la Can et du Mondial 2010.

Après une prestation mitigée (1-0) il y a six jours face aux Flames du Malawi au stade des Martyrs, les Léopards de la RDC ont bien réagi hier vendredi en allant gagner largement (6-0) à Djibouti sous un soleil de plomb (45°) face aux Requins. Mbokani, Nonda, Matumona et Mputu ont été les buteurs congolais. Ce large succès relance la sélection congolaise par rapport à la qualification au second tour.

Les Léopards de Patrice Neveu ont ouvert le score à la 25ème minute par Dieumerci Mbokani sur un centre du capitaine Chris Nonda Shabani. Ce but va les mettre en confiance. Ils vont ainsi maintenir une forte pression sur les buts des Requins. Huit minutes plus tard, Chris Nonda Shabani marquait le second but. Malchanceux lors de la dernière sortie de la sélection bleu-rouge et or contre le Malawi, le capitaine des Léopards en a profité pour ouvrir son compteur but dans cette compétition. Il sera également dans le coup sur le troisième but à quatre minutes de la mi-temps. Sur un coup franc, Chris Nonda Shabani feint de tirer et laisse le meneur de jeu Pitshou Matumona « Rumm » envoyer le cuir au fond des filets du portier djiboutien.

Pour cette troisième sortie des Léopards dans ces éliminatoires combinées de la Can et du Mondial 2010, Patrice Neveu a aligné au départ une équipe proche de celle qui a joué le dimanche 8 juin au stade des Martyrs, à Kinshasa contre les Flames du Malawi. Le seul changement a été le remplacement de Hérita Ilunga - qui se marie ce samedi en France - par le jeune Christophe « Totophe » Oualembo. Robert Kidiaba Muteba a donc gardé les perches comme contre le Malawi. En défense, on a retrouvé Rodrigue Dikaba à droite, Christophe Oualembo dans le couloir gauche. Gladys Bokese et Larrys Mabiala ont occupé l’axe. Le technicien a animé son milieu de terrain avec deux récupérateurs Tshiolola Tshinyama et Youssouf « Youss » Mulumbu. Pitshou Matumona a joué comme numéro 10 en soutien à l’attaque. Aux avant-postes, le sélectionneur congolais a porté son choix sur Chris Nonda Shabani, Dieumerci Mbokani et Trésor Mputu Mabi.

Les Léopards vont repartir sur le même rythme à la reprise. Et très vite, Dieumerci Mbokani marque un quatrième but, s’offrant un doublé à la 48ème minute. L’attaquant du Standard de Liège va ensuite céder sa place au revenant Biscotte Mbala Mbuta. Ce qui ne va empêcher de maintenir la pression sur les buts des Requins. Pitshou Matumona va imiter Mbokani, 9 minutes après le quatrième but, en portant la note à 5-0. Trésor Mputu va clôturer la fête à 10 minutes du coup de sifflet final. Il faut noter que Kosi Saka (monté à la place de Mulumbu) et Cédric Mongongu (en remplacement de Oualembo) ont également pris part à ce match. A 6-0, les Léopards se remettent en course pour l’unique place directement qualificative pour le second tour. Le Congo démocratique, avec une différence des buts positive de 6, occupe désormais la première place au classement. Le deuxième match de ce groupe 12 se joue le dimanche 15 juin à Lilongwe, au Malawi entre les Flames du Malawi et les Pharaons d’Egypte.

Le classement Pts J G P N Bp Bc Gd

1. RDC 6 3 2 1 0 8 2 + 6

2. Egypte 6 2 2 0 0 6 1 + 5

3. Malawi 3 2 1 1 0 8 2 + 6

4. Djibouti 0 3 0 3 0 1 18 -17

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