LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

11 juin 2008

Un avion du Conseil de sécurité touché par une balle !

post_file_6888Une balle perdue a touché l’avion qui transportait la délégation du Conseil de sécurité de l’Onu, le dimanche 8 juin, à l’aéroport de Goma, chef-lieu de la province du Nord- Kivu. Cette balle aurait été accidentellement tirée par un agent de sécurité alors que l’avion faisait le taxi sur le tarmac. Peur sur la ville touristique !

Personne n’a été blessée à bord de l’avion, un jet de la mission de l’Onu en RDC (Monuc), qui devait ramener la délégation onusienne à Kinshasa, où elle devait prendre un plus gros avion et poursuivre sa tournée vers la Côte d’Ivoire. La détonation a été distinctement entendue à bord. Il s’avère que la balle a traversé le plancher de l’avion et touché un câble, empêchant de ce fait l’appareil de décoller. Un incident bénin qui indique clairement que la RDC demeure encore une zone périlleuse malgré plusieurs sommets sur la paix. Personne n’est donc à l’abri de la mort qui rode partout en campagne comme en ville…

Selon Mr Alan Doss, le chef de la Monuc, ‘‘ une arme appartenant à un agent de sécurité des Nations Unies a accidentellement déchargé lors de son rangement dans une boite sécurisée prévue à cet effet à bord ’’.

La délégation d’ambassadeurs du Conseil de sécurité, plusieurs officiels de la Monuc et des journalistes étaient déjà installés à bord lorsque les agents de sécurité ont procédé à l’habituel contrôle de leurs armes avant de les ranger le temps du vol de deux heures entre Goma et Kinshasa. Il y a eu néanmoins plus de peur que de mal. Cet incident technique a contraint la délégation onusienne conduite par le Français Jean Ripert à renoncer à rejoindre la capitale de la RDC, où l’attendait son avion- un gros porteur ne pouvant atterrir à Goma. Motif : la piste est devenue trop courte depuis la coulée de la lave du volcan voisin Nyiragongo en janvier 2002. Conséquence : la délégation a dû embarquer à la tombée du jour dans un bus de la Monuc pour gagner Kigali, la capitale du Rwanda, située à 150 km plus loin à l’Est durant trois heures de route goudronnée depuis le Nord Kivu..

Dans la capitale rwandaise, la délégation a curieusement retrouvé son avion officiel qui avait décollé la nuit depuis l’aéroport international de Ndjili pour le petit pays voisin distant de quelques 2.150 km à l’Est. De Kigali, elle a embarqué nuitamment pour parvenir enfin à Abidjan, dernière étape d’une tournée africaine qui l’a conduite à Djibouti, au Soudan et au Tchad, des pays qui sentent l’odeur de la poudre depuis une décennie et plus…

Désarmement des milices et l’affaire Bemba

Rappelons que lors de sa visite à Goma, la délégation onusienne a appelé une nouvelle fois au désarmement des milices et groupes armés qui sévissent dans le grand Kivu depuis une décennie par le gouvernement congolais et son armée en formation continue, au besoin avec l’appui de la Monuc et la coopération militaire avec le Rwanda voisin. Deux processus de paix sont actuellement en cours dans la région montagneuse : celui de Nairobi, qui vise le rapatriement au Rwanda de plus de 6.000 rebelles hutus rwandais sévissant dans les provinces orientales du Congo et dont certains auraient participé au génocide tutsi-hutu de 1994, et le second celui de Goma, tenu en janvier dernier, pour le désarmement de plus de quarante milices congolaises. Ce qui n’est guère une mince affaire…

Par ailleurs, au cours d’une conférence de presse tenue à Kinshasa, le samedi 7 juin au Grand Hôtel de Kinshasa, Monsieur Jean Ripert s’est exprimé autour de l’arrestation de Jean-Pierre Bemba Gombo à Bruxelles. A son avis, le Conseil de sécurité ne peut pas intervenir auprès de la Cour pénale internationale (CPI) pour libérer le détenu de la Prison de Saint Gilles. Par contre, il a affirmé avoir rappelé au gouvernement de Kinshasa la possibilité de coopérer avec la Cpi sans éluder la question de l’impunité ou de l’immunité parlementaire. Comme on le voit, l’Onu prend quelque peu ses distances tant dans la question du désarmement forcé des miliciens à l’Est du Congo que dans l’affaire politico- judiciaire Bemba Gombo.

Le Révélateur

Related Posts with Thumbnails
Posté par Losako à 07:07 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Commentaires sur Un avion du Conseil de sécurité touché par une balle !

Nouveau commentaire