LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

04 juin 2008

Lilia Bemba défend son mari détenu

133906La jeune femme affirme "la bonne foi" de son mari, documents à l'appui. La défense de M. Bemba plaide ce mercredi, en appel, sa libération provisoire.
C'est ce mercredi matin que la défense de Jean-Pierre Bemba, le chef de l'opposition congolaise, plaide en appel, devant la chambre des mises en accusation de Bruxelles, pour obtenir sa remise en liberté provisoire.

Rappelons que M. Bemba a été arrêté en Belgique, le 24 mai, sur demande de la Cour pénale internationale (CPI), qui l'accuse de crimes de guerre et contre l'humanité en tant que chef des militaires congolais qui ont aidé le président centrafricain Ange Patassé, d'octobre 2002 à mars 2003, à réprimer une tentative de coup d'Etat. Durant cette répression, les hommes du MLC de M. Bemba ont commis un grand nombre d'exactions.

La chambre des mises en accusation saisira la CPI pour lui demander son avis sur la demande de mise en liberté de M. Bemba. La CPI émettra des recommandations à ce sujet, qui peuvent être suivies ou non par le tribunal belge et à propos desquelles la défense peut encore plaider. L'arrêt de la chambre des mises en accusation pourrait donc se faire attendre un peu.

On peut supposer que la CPI émettra une recommandation défavorable à la libération de M. Bemba, puisque le 24 mai, elle indiquait avoir gardé secret son acte d'accusation en raison du "risque de fuite imminente de M. Jean-Pierre Bemba vers une destination non connue", l'opposant ayant compté "quitter" Bruxelles "le 25 mai 2008".

"De bonne foi"

Lilia Teixeira, qui a épousé Jean-Pierre Bemba en noces coutumières en 1995 et qui est la mère de ses cinq enfants, a contacté "La Libre Belgique" pour plaider la "bonne foi" de son mari dans l'affaire centrafricaine.

A l'appui de ses dires, Mme Bemba produit la copie d'une lettre de l'ancien chef rebelle, datée du 4 janvier 2003 à Gbadolite et adressée au représentant en Centrafrique du secrétaire général de l'Onu, le général Lamine Cissé, qui accusera réception. Cette lettre annonce que M. Bemba a "ordonné l'arrestation, à titre préventif, de huit militaires dont le comportement, à Bangui, s'est avéré contraire aux consignes données tant aux officiers qu'aux hommes de troupe avant leur départ en République Centrafricaine". M. Bemba y sollicite, en outre, le "concours" de l'Onu "dans les investigations à mener tant auprès des populations concernées que des communautés religieuses et autres organisations non gouvernementales crédibles, en vue de faire la lumière sur ce qui s'est passé réellement sur le terrain".

Auparavant, en décembre 2002, sept militaires du MLC avaient été condamnés par la cour martiale du mouvement - créée un mois plus tôt, soit quelques semaines après le début de l'opération MLC en Centrafrique - à des peines allant de 3 à 24 mois de détention pour "violation des consignes", vol ou "tentative d'extorsion".

Mme Bemba souligne en outre qu'un accord de paix intracentrafricain, signé le 9 mai dernier, prévoit l'adoption d'une loi d'amnistie générale et d'abandon de toutes les poursuites judiciaires en cours contre les protagonistes de la crise politique dans ce pays, ce qui concerne apparemment le coaccusé de M. Bemba, l'ex-président centrafricain Ange Patassé, qui vit en exil au Togo. La Libre

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Posté par Losako à 14:52 - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires sur Lilia Bemba défend son mari détenu

  • dieu va l aide

    jean pierre mbemba dieu va l aide

    Posté par yannick lumumba, 27 juin 2008 à 20:09 | | Répondre
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