LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

31 mai 2008

BEMBA - CPI: LE JEU DES SERVICES SECRETS BELGES.. LA BELGIQUE AVEC SON ''DROIT MORAL'' DOTÉ DU DROIT DE RETRAIT OU DE REPENTIR !

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Le pot aux roses est aujourd’hui découvert grâce à la révélation faite mercredi par un porte-parole du tribunal de Bruxelles, cité par la presse belge. « Jean-Pierre Bemba ne sera pas mis en liberté parce que les services de renseignements belges détiennent des informations selon lesquelles le leader du Mouvement pour la libération du Congo, en venant à Bruxelles après avoir quitté Faro au Portugal, avait l’intention de regagner son pays », a-t-il dévoilé.

« Ayant eu vent de ces informations, la CPI a précipité son arrestation, craignant qu’au Congo, l’ancien chef rebelle ne se rende dans une zone qui n’est pas sous contrôle du gouvernement de Kinshasa, ce qui rendrait son arrestation impossible », a-t-il précisé.

Les Congolais sont aujourd’hui en droit de s’interroger sur la face cachée de la démarche des responsables des services secrets belges. Leur implication dans la précipitation qui a caractérisé l’arrestation du président national du MLC ouvre la voie à ce qu’une certaine opinion congolaise considère comme une sorte de politisation des procédures de la CPI. D’autant que, le sénateur Jean-Pierre Bemba n’était pas encore déclaré « persona non grata » en RD Congo.

Aucune disposition légale ne lui interdisait d’entrer dans son pays où ses pairs l’attendaient pour occuper son siège à la Chambre haute du parlement et prendre part à la désignation du porte-parole de l’opposition politique.

Par ailleurs le commissaire européen Louis Michel avait déjà salué « l’intention » de l’ancien vice-président de retourner en RDC. Avocat de Jean-Pierre Bemba, Me Aimé Kilolo Musamba, exclut cette intention de fuite prêtée à son client. Il a déclaré à la presse belge que « M. Bemba a échangé dès 2003 des courriers avec les Nations unies en leur demandant l’envoi d’enquêteurs et  pour apporter des éléments d’information. Il faut préciser que nous sommes actuellement en 2008 et que les faits soulevés par la Cour pénale internationale datent eux de 2002 ».

Il a ajouté que M. Bemba vivait au Portugal et en Belgique depuis plus d’un an et était au courant depuis plus d’un an également qu’une enquête avait été officiellement ouverte à sa charge. Son avis est qu’il est difficile d’évoquer dans ce cas l’urgence car, Jean Pierre Bemba avait eu tout le temps de prendre la fuite, si c’était réellement son intention.

Des sources concordantes ont même laissé entendre que le président du MLC était attendu à Kinshasa à la « fin du mois de mai ». Dès lors, les milieux proches du MLC se demandent « de quoi se mêle la Belgique ? ». Ne serait-ce pas ce paternalisme que l’on déplore depuis des siècles dans le chef des autorités belges et qui a mis en froid ces jours-ci Bruxelles et Kinshasa ?

En attendant la prochaine audience devant se tenir d’ici à deux semaines au maximum, les avocats de la défense ont interjeté appel jeudi contre la décision prise par la Chambre du Conseil de Bruxelles de maintenir leur client en détention. O.M/Le Potentiel

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