LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

29 mai 2008

Affaire Bemba : la justice belge inflexibe. Jusqu’à quand ?

compatriotesMLCJean-Pierre Bemba n’a pas été libéré mercredi sous caution. Ses sympathisants restent confiants. Des Congolais de Belgique ont manifesté mardi 27 mai à la Porte de Namur pour exiger la libération du président du MLC.

Cinq jours après l’arrestation de l’ancien vice-président de la République et sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo, dans sa résidence à Rhode Saint-Genèse, les détails de cette opération policière commencent à filtrer.l faut dire d’emblée que depuis au mois six mois, «Jean-Pierre» venait régulièrement en Belgique où réside sa famille de manière permanente. Les cinq enfants Bemba suivent des cours comme élèves réguliers dans un lycée catholique à Waterloo. Selon une source bien informée, vendredi 23 mai, Bemba aurait reçu en sa résidence un ancien ambassadeur à Bruxelles d’un pays d’Afrique australe. Une vieille connaissance. L’homme a connu de l’ascension puisqu’il a été promu chef de la diplomatie de son pays.

Samedi 24, Jean-Pierre a été aperçu dans la matinée à Uccle faisant ses courses dans cette Belgique où il se sent comme un poisson dans l’eau pour y avoir passé les plus belles années de sa jeunesse. «JPB» a fait ses études secondaires et universitaires dans le royaume. Dans la soirée de ce samedi, il était prévu qu’il dîne avec son père Jeannot Bemba Saolona, l’ancien «patron des patrons» zaïrois, dans un restaurant à Waterloo. Vers 20 h00, Papa Bemba avait précédé avec un de ses fils et trois de ses petits-enfants. Jean-Pierre et son épouse devaient rejoindre le groupe vers 20h30. C’est à cette heure que la sonnette de la porte d’entrée de la résidence retentit. Le sénateur prend le parlophone. Pour toute réponse, il entend : «C’est la police judiciaire!». C’est Bemba Gombo en personne qui va ouvrir la porte à ces visiteurs inattendus.

Combien étaient-ils ? Selon nos informations, pas moins d’une quarantaine de policiers a investi le lieu. Un groupe s’est répandu dans le jardin. Un autre est entré dans la villa. «Nous devons perquisitionner», dit l’un des policiers. A 21h00, Papa Bemba tente de joindre son fils au téléphone. Sans succès. Pour cause, les «flics» ont saisi les téléphones portables ainsi que l’ordinateur du «Chairman». Celui-ci est empêché de faire venir son avocat. Une entorse au respect du droit de la défense. En désespoir de cause, Bemba Saolona va dépêcher un de ses fils pour s’enquérir de la situation. A 22h00, la perquisition est terminée. «Vous devez nous suivre», lance un agent au maître du lieu. Fin du premier acte. Pourquoi cette arrestation alors que Jean-Pierre Bemba a pratiquement déplacé son lieu d’exil de Faro à Bruxelles ? L’homme n’avait-il pas, au grand jour, de contacts réguliers avec diverses personnalités du royaume ?

Selon une source, le président du MLC devait rencontrer lundi 26 mai le ministre de la Coopération au développement, le libéral francophone Charles Michel. Dans son édition datée lundi 26 mai, le quotidien bruxellois «Le Soir», citant la directrice de la coopération internationale auprès du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Béatrice Le Frapper du Hélin, dont l’arrogance n’a pas échappé à l’attention des observateurs, écrit notamment : «Le risque était grand qu’il {Bemba} parte vers un pays qui ne reconnaît pas la compétence de la Cour, ou même au Congo, mais dans une région du pays mal contrôlée par le gouvernement.» En clair, Bemba se préparait, selon cette responsable de la CPI, à s’enfuir. «C’est une cabale», tonne un ami de la famille avant d’ajouter :
«Bemba allait donc abandonner ses cinq enfants qui vont à l’école à Waterloo?». Il ajoute: \"Pourquoi le président Ange-Patassé et son chef d’état major de l’armée sont loin d’être dans le collimateur de la CPI? L’actuel président François Bozizé, ancien chef rebelle, n’a-t-il fait tuer personne pour s’emparer du pouvoir avec l’aide de la France de Jacques Chirac?\"

Certains sympathisants du MLC n’hésitent pas à suspecter le gouvernement du Premier ministre Yves Leterme d’avoir «donné» Bemba à la CPI pour «calmer» Joseph Kabila au moment où le torchon brûle entre Kinshasa et Bruxelles. Une assertion plutôt difficile à étayer au moment où le ministère belge de la Justice est dirigé par Jo Van Deurzen, l’ancien président des démocrates chrétiens flamands (CD&V). L’image de Kabila est au plus bas en Flandre. Lundi 26, des militants et sympathisants du MLC ont manifesté à Mbandaka afin d’exiger la libération du président du MLC, un natif de l’Equateur. Mardi 27, une autre marche a eu lieu à Kinshasa et à Gemena. Dans la capitale, les protestataires ont remis un mémorandum aux présidents des deux Chambres. Le même mardi, de 16h00 à 18h00, des Congolais de Belgique ont organisé un sit-in à la Porte de Namur. Aux cris de «Libérez, Bemba !» ponctués de coups de siflets, certains manifestants lançaient des paroles hostiles à Joseph Kabila ainsi qu’à Laurent Nkunda. «Comment peut-on arrêter Bemba alors que Nkunda et Kabila sont libres de tout mouvement», crie littéralement un habitant du quartier Matonge. «Bemba avait mis un contingent militaire à la disposition du gouvernement de l’ancien président Ange-Félix Patasse, rappelle un manifestant. Bemba n’a jamais mis les pieds en Centrafrique ni participé aux opérations. Comment expliquer que Patassé reste libre ?»

Lors de ce sit-in, le représentant du MLC au Benelux, Jean-Jacques Mbungani nous a confié que Bemba Gombo est «serein» et disposé à collaborer «pleinement» avec la CPI. Selon lui, c’est l’avocat belge Pierre Legros, ancien bâtonnier du barreau de Bruxelles, qui assure sa défense. «Tout est mis en œuvre pour obtenir la libération sous caution», a souligné l’ancien consul général à Anvers qui n’a pas manqué de «déplorer» l’action menée par la police judiciaire belge. \"Il faut comprendre que Jean-Pierre Bemba n’est pas un bandit de grand chemin. Le détenir au motif qu’il pourrait fuir n’a pas de sens. Il a une maison à Bruxelles, des enfants qui sont scolarisés en Belgique\", a déclaré à l’AFP François Muamba, le secrétaire général du MLC. Certains observateurs craignent en effet que la CPI «dont les magistrats se tournaient les pouces» tente de redorer son blason en faisant preuve d’un excès de zèle dans l’affaire Bemba.
«(…), les historiens diront que peut être que l’arrestation de Bemba marque le véritable acte de naissance de la CPI\", écrivait le quotidien parisien «Libération», daté mardi 27 mai. Selon ce journal, c’est la première fois depuis sa création que cette juridiction s’attaque à un «si gros poisson».

Elément positif. Il faut dire que l’arrestation de Bemba semble avoir renforcé un certain esprit d’unité au sein des forces politiques et sociales. Lors de la \"manif\" de la Porte de Namur, on notait la présence non seulement des sympathisants du MLC mais aussi de plusieurs représentants d’autres groupements. Tous, se disent «en colère» face à cette «injustice» faite \"aux seuls citoyens du Congo\". Henri Muke Disuishe, ancien président du groupe de pression «Bana Congo» estime «pas du tout normal qu‘on arrête Jean-Pierre Bemba pendant que Laurent Nkunda, Azarias Ruberwa et Joseph Kabila circulent librement». Pour lui, il s’agit d’un «complot» pour décapiter les forces progressistes comme en 1960. Un avis que partage Samson Cibayi Mukuta, ancien président de «Bana Congo». «Cette arrestation est sans objet quand on voit que Nkunda qui tue des enfants du Congo à l’Est n’est nullement inquiété», déclare-t-il qui relève que «jusqu’ici la CPI ne s’acharne que sur les Congolais». Pour lui, cette juridiction internationale «doit» relaxer Bemba «immédiatement et sans conditions». Dans le cas contraire, conclut-il, les forces politiques congolaises vont s’organiser «d’une autre façon» pour obtenir cette libération. Représentant des patriotes Maï Maï au Benelux, Michel Moto Muhima regrette le traitement infligé à cet ancien candidat à la Présidence de la République. Il s’étonne de ne pas voir l’ancien président centrafricain Ange-Félix Patassé faire l’objet du même \"acharnement judiciaire\" alors que «les troupes du MLC ont été mises à la disposition des autorités » de Centrafrique.

On le sait, depuis samedi, Jean-Pierre est détenu à la prison de Saint Gilles à Bruxelles. La justice belge a décidé mercredi 28 mai de le maintenir en détention provisoire. \"La décision de la chambre du conseil de Bruxelles est tombée. Malheureusement, il ne sortira pas aujourd’hui. La demande de libération pure et simple n’a pas été suivie\", a déclaré à l’AFP l’avocat, Aimé Kilolo Musamba, après avoir été informé de la décision par le greffe du tribunal. La défense entend interjeter appel. Pour l’anecdote, dans son édition n°2472 du 25 mai 2008, l’hebdomadaire parisien «Jeune Afrique» annonce que les autorités centrafricaines s’apprêtent à «amnistier» l’ancien président Patassé au terme d’un accord de paix, signé le 9 mai à Libreville, entre le gouvernement centrafricain et l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD). Notons que la plainte déposée à la CPI met en cause non seulement Jean-Pierre Bemba mais aussi un certain Ange-Félix Patassé et se chefs militaires de l’époque.

B.A.W

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Commentaires sur Affaire Bemba : la justice belge inflexibe. Jusqu’à quand ?

  • REACTION A LA PROTESTATION DE L'ARRESTATION DE JEAN PIERRE BEMBA GOMBO

    CETTE MANIFESTATION ORGANISEE POUR EXIGER LA LIBERATION DE MONSIEUR JEAN PIERRE BEMBA GOMBO N'AVAIT PAS SA RAISON D'ETRE, CAR LE MLC doit faire vraiment un effort pour comprendre ce qu'est le role de la justice ;il ne faut pas rester berner dans cette culture de fanatisme,si Monsieur est innoncent ,c'est la justice qui va le constater ,et non les brouhaha des sympatisants accompagnés des politiciens en mal de psitionnement ;et si il s'avère vraiment que Monsieur est impliqué de loin et de pret que diront alors ceux qui ont manifesté la fois dernière?ce bien de manifesté mais les familles qui ont perdu ou qui sont victimes vous pensez à eux?laissez la justice faire son travail .CE ne pas les bruits et vacarnes qui fairont que Monsieur soit liberé.

    Posté par PHILEMON, 30 mai 2008 à 14:58 | | Répondre
  • qui parle mal contre jean p.bemba n.est pas congolais

    toi qui veut nous dire que tu es juge pour juger BEMBA ,tu dois connaittre que comme etais a lepoque du lumumba malgret que BEMBA n,est pas lumumba et kabila ainsi que kangame son frere leurs viandrais que tu fermera ta bouche . je vais plus te voir ecrire de betise.

    Posté par jean marcel k, 06 juin 2008 à 18:35 | | Répondre
  • L'arrestation de Bemba etonne

    Cet article qui suit est déjà entre les mains de la CPI. La CPI en a accusé réception le 11/7/08. Bemba c'est mon frère que la Belgique a arrêté pour des intérêts inavoués.

    L’arrestation de JP Bemba étonne !
     Sur le web, 11-07-08 00:20:00

    1. Le motif que la CPI évoque pour arrêter JP Bemba n’est pas suffisant pour le garder en prison pendant que les grands criminels se promènent et dirigent des grandes nations sans être inquiétés.
     
    2. En premier lieu nous devons nous poser la question de savoir si en substance JP Bemba a participé aux massacres, aux viols et pillages tel que le stipule la CPI.
     
    3. Bemba ne s’était pas lancé dans des sales activités de viol des femmes. Si ses militaires sont allés en Centre Afrique commettre des gaffes, le premier à interpeller c’est celui qui a invité Bemba et sa Milice. Vous le connaissez bien. Il doit endosser  les conséquences que la rébellion apporte. Le général François  Bozize , l’actuel président centre africain, au moment où il cherchait à chasser Patassé du pouvoir avec l'aide militaire du Tchad, n’a-t-il pas commis des crimes avec sa milice ? Si aujourd’hui on parle de Centre Afrique, il n’est pas juste d’oublier les conséquences que la rébellion de Kabila a apportées au Congo Kinshasa avec une multi armée de différents pays que vous ne connaissez pas moins. Ignorons-nous tous ces viols en RDC ? Oui, l’injustice se présente si aujourd’hui la CPI parle seulement du Centre Afrique sans allusion à la catastrophe connue en RDC et ailleurs.  
    Bemba et Bozize, furent tous des seigneurs de guerre. Voici quelques photos panoramiques:



    Ange-Félix Patassé
    Ange-Félix Patassé (Né le 25 janvier 1937) était président de la République centrafricaine de 1993 jusqu'en 2003, quand il a été déposé par le chef des rebelles François Bozizé

    Patasse and Bozize
    President Patasse decorating General Bozize in September 2001

    François Bozizé Yangouvonda
    François Bozizé Yangouvonda (Né le 14 octobre 1946) est le président de la République centrafricaine. Il est venu à la puissance en mars 2003 après conduite d'une rébellion contre le Président Ange-Félix Patassé et déclenché une période de transition de gouvernement. Il a gagné le country' ; élection présidentielle de s 2005 ; il a reçu les la plupart des voix dans le premier rond en mars 2005, mais moins qu'une majorité, ayant besoin d'un deuxième rond, qu'il a gagné en mai 2005.

    Bozize et le Pape Benoit XVI
    Cité du Vatican, le 20 octobre 2007, Le Pape Benoît XVI a reçu en audience, le général François Bozize, président de la République centre africaine, qui était accompagné de son épouse. Pendant les entretiens cordiaux, des sujets relatifs à la situation de la République Centre-africaine comme le processus de paix et le rôle joué par l'Église, ont été abordés.
    ROME, Dimanche 21 octobre 2007 – Le pape Benoît XVI a reçu ce samedi le président de la République centrafricaine, M. François Bozizé, au Vatican. Il a demandé l’aide de la communauté internationale pour permettre au pays de vaincre la pauvreté.
     
     

    Bozize and Louis Michel
    Dans le cadre de la table ronde sur la République centrafricaine, Louis Michel, membre de l'EC responsable du développement et de l'aide humanitaire, a rencontré François Bozizé, président de la République centrafricaine.


    JP Bemba
    Jean-Pierre Bemba Gombo(Né le 4 novembre 1962) est un politicien de la RDC. Il était l'un de quatre vice-présidents au gouvernement de transition de la RDC du 17 juillet 2003 à décembre 2006. Bemba mène également le mouvement pour la libération du Congo (MLC), un parti politique issu de la rébellion. Il est deuxième dans l'élection 2006 présidentielle après Kabila.

    Vice-President Jean-Pierre Bemba Gombo avec LePresident J Kabila

    Senateur J P Bemba
    Bemba était l'un de 33 candidats qui ont couru dans l'élection présidentielle congolaise le 30 juillet 2006. Le Président Joseph Kabila en sort le Frontrunner. En novembre 2006, la court suprême a rejeté les charges de fraude apportées par Bemba, et Kabila est confirmé en tant que nouveau président congolais élu. Un jour plus tard, Bemba a indiqué qu'il était en désaccord avec décision de la court ; mais dans l'intérêt national et pour préserver la paix et sauver le pays du chaos et du violence, il participerait au système en menant l'opposition politique. Le 8 décembre, le MLC a annoncé que Bemba siège au Sénat de Kinshasa.
     
     
     

    Jean Pierre Bemba Gombo arrested.
    Il a été arrêté à Bruxelles le 24 mai 2008 sur la base d'un mandat d'arrêt publié par le Tribunal Pénal international. Il est chargé de trois comptes de crimes contre l'humanité et de cinq comptes de crimes de guerre.

    JP Bemba Gombo
    A la Haye, Luis Moreno-Ocampo va trancher!
     


    source: Google et Wikipedia
     
    4. En second lieu comprendre le sens de la rébellion dans un Pays est important. Et pourquoi la rébellion ? Pour ne pas trop nous éterniser sur la rébellion, je dis simplement un mot en passant pour éclairer les esprits.
     
    5. Retenons que la rébellion en-soi n’est pas bonne car sa présence dans un Pays montre que quelque part il y a dans la direction des positions non acceptées par les uns. Et ces derniers se sentant incompris par la classe dirigeante s’isolent en rébellion pour imposer leur point de vue en utilisant des moyens de bord d’attaque indéfinis.  Les dégâts souvent  sont énormes : viol des femmes, massacre, pillage…etc.
     
    6. Pour la rébellion de Bemba - sans toutefois soutenir tout ce que Bemba a fait- je dirai que Bemba s’était insurgé contre le pouvoir tel que Laurent Désiré Kabila, chef de guerre, l’avait acquis.
     
    7. Kabila avait utilisé des armes et même après son assassinat, son fils a pu prendre le pouvoir comme dans un Royaume sans passer directement par les urnes. Si l’on s’en tient à la démocratie, après la mort d’un président dans un pays comme le Congo-Kinshasa qui se dit démocratique, le pouvoir devait passer par la décision du parlement. Je pense, il y a beaucoup qui me lisent qui en savent plus mais qui se taisent.
     
    8. S’il fallait s’insurger contre Joseph Kabila, on devait le faire immédiatement après  sa prise de pouvoir sans texte constitutionnel approuvant ceci. Un simple arrangement par peur entre les enfants chéris de Papa et d’autres officiers corrompus ne valaient pas pour donner gratuitement le pouvoir à Joseph Kabila, le fils du Père.
     
     
    9. Mais aujourd’hui, après les urnes en RDC, on n’a plus à chercher à arracher le pouvoir issu des urnes sans passer par les urnes. Joseph Kabila est président légal de la République Démocratique du Congo. Le Congo a un mandat et a un Président élu.
     
    10. Finalement, reconnaissons  l’amour que Bemba a de son Pays car après  son échec, il pouvait rester dans la rébellion et créer des désordres par-ci  par-là, par contre, il s’est incliné devant les résultats des urnes même si ces derniers n’étaient pas logistiquement acceptables.
     
    11. JP Bemba est accusé et arrêté à son domicile de Belgique, nous oublions que dans le monde il y a de criminels, qui, après avoir été à la base des massacres se rendent au Vatican, à Rome pour saluer le Pape. Ils y sont bien reçus avec pompe. Toutes les guerres en Irak, Afghanistan, etc. qui en sont à la base ? Si nous connaissons ces gens qui sont à la base de toutes ces guerres, la CPI pourra-t-elle les interpeller ?
     
    12. La plupart de présidents et premiers ministres dans le monde sont des chefs de guerre et de génocidaires de grand chemin. Que ce soit en occident ou en Afrique. Si nous connaissons cela est-il temps de les interpeller ?
     
     
    13. Donc il y a possibilité d’accepter que tous les militaires qui meurent, nos frères les hommes, blancs ou noirs, rouges ou jaunes, ne peuvent soulever aucune question pour la CPI. Combien sont morts en Irak et ailleurs ? Et qui est à la base de tout cela ?
     
    14. Combien de femmes sont violées en Irak et ailleurs ? Tout cela n’est-il pas visible ? Ou encore quand on est superpuissant on peut tuer, et faire tout ce que l’on veut, le monde va fermer les yeux.
     
    15. Nous serons convaincus de la transparence de la CPI si les superpuissants présidents et leurs compagnons comparaissent parce qu’ils sont chefs de guerre comme Bemba.
     
    16. Ou si la CPI ne veut pas les poursuivre, que l’on accepte seulement qu’un président ou un premier ministre superpuissant qui commet des crimes de guerre est au dessus de la Loi et immunisé contre elle.
     
    17. Et pourtant le grand marché au monde se fait avec la vente des armes. Avez-vous déjà trouvé quelque part en Afrique la fabrique des armes de guerre ? Ce sont les mêmes occidentaux qui fournissent les armes de guerre qui se disent défenseurs des droits de l’homme !
     
    18. La Belgique de Léopold II de malheureuse mémoire poursuit Bemba, un citoyen libre ! C’est une grande erreur de l’avoir arrêté chez lui comme un voleur et pourtant en droit, avant le jugement, l’accusé n’est pas coupable mais présumé coupable. A mon corps défendant, je trouve que Bemba méritait une convocation et non une arrestation brutale et musclée. Bemba a quitté Kinshasa pour des raisons connues. S’il  était terroriste, il allait se cacher pour ne pas être pris. Alors pourquoi cette précipitation. Bemba est un grand homme. ( Vice président, candidat aux présidentielles, sénateur).
     
    19. Dans tout ceci il y a la magouille de haut niveau difficile à comprendre. La Belgique veut poursuivre les congolais et pourtant les souvenirs que les congolais gardent de la colonisation ne sont pas bons.
     
    20. La Belgique se permet d’arrêter JP Bemba, est-ce qu’elle oublie tous les crimes que Léopold II a commis au Congo sans être accusé ?
     
    21. Allez au Congo Kinshasa pour dénombrer des cas de viols de nos mères, de nos filles pourquoi pas d’autres cas de déviations sexuelles que d’aucuns ignorent commis par l’ONU et ses acolytes d’une part, et des rebelles d’autre part.
     
    22. En conclusion,
     
    Nous demandons à la CPI de considérer que Bemba est important pour le moment en RDC. Il est un  contre poids pour une bonne marche démocratique dans le secteur de l’opposition.
    Si la CPI veut savoir plus au sujet de ce qui s’est passé en République centre africaine, il est temps de peser le pour et le contre en écoutant Patassé, Bozize à côté de Bemba.
    Il ne sert à rien de passer le temps en mettant des jours et des mois pour des enquêtes qui ne finissent pas. Il reste à savoir et comprendre la haine qui est cachée dernière l’accusation de Bemba car tous ceux qui parlent contre Bemba voient-ils aussi des dégâts causés par Bozize ? Ou ils ont seulement une mission spéciale d’enterrer l’opposition en RDC ! Peut-être leur mission est commanditée.
    Il ne sert à rien de garder Bemba en prison pendant que ceux qui ont commis et commettent des crimes se promènent paisiblement.
     Bemba ne pourra pas fuir, il a refuge en Europe et à tout moment, il peut toujours rendre des comptes.
     Des superpuissants présidents envoient leurs   soldats dans des pays souverains,  ces derniers y commettent des crimes graves, allons-nous alors nous attendre à leur emprisonnement et à leur jugement prochain à la CPI ? Cela est un exemple parmi tant d’autres. Parce qu’ils ne sont  pas moins chefs de guerre que Bemba.
    Que la CPI comprenne les cris du peuple congolais en lisant ces lignes !
    Dans tout ceci nous n’encourageons pas le mal.
     Nous prions que la CPI soit impartiale !
    Nous sommes analystes des signes de temps.
    Tout se suit à la loupe pour le bien du droit humain et sa justice. Merci.

    © Kongo Wendisoga dad Muana

    Posté par Kongo Wendisoga, 12 juillet 2008 à 11:00 | | Répondre
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