LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

20 mai 2008

Election du porte parole de l’opposition : Jean pierre Bemba verrouillé

13461790_pAttendue à la rentrée en Mars dernier, c’est finalement vers fin Mai – début Juin que pourra avoir lieu l’élection du porte parole de l’opposition. Une réunion des présidents des deux chambres du parlement, tenue lundi 19 Mai, aurait décidé que le débat autour du règlement intérieur puisse démarrer le vendredi 23 mai prochain. Dans les milieux des députés et sénateurs de l’opposition, c’est le branle-bas de combat à l’annonce de cette nouvelle. ‘‘ Nous irons à ces réunions pour appliquer ce qui a été décidé à l’avance, à savoir harmoniser les textes pour permettre l’élection de Jean Pierre Bemba au poste de porte parole de l’opposition et la désignation de ses adjoints ’’ a laissé entendre le député ODR Jean Claude Vuemba.

Au sein de l’opposition parlementaire, les dés sont effectivement jetés. C’est Jean Pierre Bemba ou rien. ‘‘ Nous sommes 120 parlementaires sur 160 à soutenir la candidature de Jean Pierre Bemba. La minorité veut la présidence rotative au niveau du poste de porte parole. Nous disons niet, à défaut on procédera au scrutin à liste…’’, a expliqué Roger Lumbala, président du groupe parlementaire ODR. A ce titre, il est éligible comme porte parole adjoint de l’opposition, au même titre que les autres présidents des groupes parlementaires de l’opposition : François Mwamba pour le MLC, Charles Bofassa Djema pour le compte des non inscrits, Lunda Bululu pour le RSF, Gilbert Kiakwama Kia Kiziki pour le CDC et sans doute Azaria Ruberwa Manywa pour le RCD, bien que ce dernier n’est pas parlementaire.

La minorité audacieuse

Ces trois dernières personnalités constituent la minorité évoquée par Roger Lumbala, en raison du nombre des députés et sénateurs qu’ils représentent chacun : trois sénateurs pour le RSF de Lunda Bululu, huit députés et trois sénateurs pour le CDC de Gilbert Kiakwama et 16 députés et 4 sénateurs pour le RCD d’Azarias Ruberwa, contre 60 députés et 22 sénateurs pour le MLC de Jean Pierre Bemba.

La supériorité numérique du camp de Jean Pierre Bemba ne suscite aucune crainte dans le chef de ses concurrents. A la suite de sa dernière conférence de presse, Azarias Ruberwa qui souhaite vivement et sérieusement parler aussi au nom de l’opposition, a suscité une vive réaction parmi les supporteurs les plus fervents de Jean Pierre Bemba qui dénie à lui et à son parti la qualité d’opposant. ‘‘ Le RCD ne peut se targuer être de l’opposition lorsqu’il entre en alliance avec le pouvoir Amp pour la gestion de certaines provinces, pour la gestion de la plus grande de nos régies financières, pour la gestion de certaines entreprises publiques dont la SNEL, un des premiers chantiers du Chef de l’Etat et pour la gestion de la Banque Centrale du Congo, conseiller économique et financier du Gouvernement’’, argue Jean Pierre Lisanga Bonganga dans un point de presse tenu dimanche 18 Mai dernier.

En outre et à en croire ce député, membre de la Convention Chrétienne pour la Démocratie (CCD), le RCD ne s’est jamais prononcé ouvertement comme appartenant à l’opposition politique comme l’exige l’article 3 de la loi du 04 décembre 2007 portant statut de l’opposition. De ce fait, le RCD et son président ne sont pas considérés comme suffisamment distants du pouvoir pour prétendre assumer les fonctions de porte parole de l’opposition. Jean Pierre Lisanga Bonganga parle de ‘‘compromission flagrante dans le chef d’un parti qui se dit de l’opposition’’ et dont ‘‘les membres qui gèrent les entreprises publiques n’ont même pas participé au test organisé par le Copirep. Leur présence est donc le résultat d’une négociation politique avec le pouvoir Amp et alliés..’’

Retour imminent de JP Bemba

Avant Ruberwa, Gilbert Kiakwama était le premier à étaler aux grands jours ses ambitions. En effet, la presse écrivait en mars dernier que ‘‘ Kiakwama possède assez de ressources intellectuelles et morales pour assumer cette charge’’. Ce, bien sûr dans l’hypothèse où Jean Pierre Bemba ne rentrerait pas au pays pour occuper ce fauteuil. Et la presse affirmait ‘’Rien n’indique que Jean pierre Bemba parti du pays après les événements de mars 2007 à Kinshasa et qui s’est refugié depuis au Portugal, remettrait les pieds dans la capitale… A quoi bon voter pour un Porte parole fantôme…d’autres personnalités feraient l’affaire…’’.

Aujourd’hui, c’est une affaire réglée. Les parlementaires de l’opposition avouent ne plus avoir besoin de la présence physique de Jean Pierre Bemba pour l’élire porte Parole de l’opposition. ‘‘ De toute façon son retour au pays est imminent…on s’y prépare sérieusement ’’, nous confie un député du MLC qui a requis l’anonymat. Et la polémique autour du mode de désignation semble être close. On parle de plus en plus d’une désignation par consensus. Ce qui est de nature à réconforter le MLC qui a connu tant de déboires à la suite de la trahison de ses membres lors de l’élection des gouverneurs des provinces. On semble aujourd’hui avoir recollé les morceaux et recouvré la cohésion du groupe.

Le Révélateur

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