30 avril 2008
Axe Bruxelles-Kinshasa : Combien de temps Kabila tiendra-t-il face à la Belgique ? Tic tac tic tac !!!
''Sur le Congo, c’est la Belgique qui parle’’, a déclaré Yves Leterme, le premier ministre Belge, devant la chambre des représentants belges après la nouvelle brouille qui enflamme les rapports dans le couple belgo-congolais.
N’était-ce pas une façon pour la Belgique de justifier son ingérence dans les affaires intérieures congolaises. Ainsi que l’annonce la presse belge, le torchon brûle. Le ‘‘je t’aime moi non plus’’ de l’époque Mobutu refait surface avec les appréhensions sur ce qui était finalement arrivé au peuple congolais, le souffre-douleur du combat des intérêts des grands. Corruption, Droits de l’Homme, défaillance de l’Etat, tout est mis en exergue dans la presse belge pour relever ‘‘l’ingratitude de Joseph Kabila’’ qui aurait troqué les intérêts des Occidentaux au profit des Chinois ? Car c’est cela le vrai enjeu.
Kabila répliquait justement à ‘‘l’arrogance’’ du ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht, transmetteur d’un message de son gouvernement, concerté selon des sources, lors d’un conseil restreint où siégeaient les animateurs flamands des postes clés du gouvernement belge.
Si Mobutu a tenu plus de 25 ans contre le rouleau compresseur des socialistes flamands et francophones qui ont miné son pouvoir à petit feu, malgré ses soutiens américains et français, après l’affaire de l’Union minière du Haut Katanga (aujourd’hui la GECAMINES), il y a fort à craindre que la Belgique actionne sa diplomatie pour combattre Kabila qui, selon la lecture belge de la situation, a nuit aux intérêts des Occidentaux qui avaient financé les élections et ont soutenu Kabila lors des dernières élections.
Si Mobutu a résisté, combien de temps Kabila tiendra-t-il ?
Mobutu, l’ami de Baudouin 1er Une absence remarquée aux obsèques de Baudouin 1er, Mobutu Sese Seko. C’était le début de la fin d’un homme. Le roi belge avait beau protéger son ami personnel Mobutu à tel point qu’il commençait à en être en porte-à-faux avec son gouvernement.
A sa mort, le gouvernement refusa d’accorder le visa à Mobutu qui tenait à tout prix à rendre un dernier hommage à son ami et soutien dans ce royaume écartelé entre les intérêts des industriels flamands et ceux des Francophones. Véritable animal politique, Mobutu renversa la situation. Il avait les moyens de courber l’échine à la Belgique. Il déterra le contentieux belgo-congolais, fit voir que la Belgique gagnait 4 fois à chaque franc investi en RDC. Autour de son autre ami, Hassan II du Maroc, il fit fléchir les Belges.
C’était l’affront. Les Belges ruminaient vengeance jusqu’à l’occasion en or : le massacre des étudiants à Lubumbashi. Une rocambolesque affaire qui n’a jamais livré, à ce jour, ce qu’il en fut. Mais le rouleau compresseur belge était lancé. La Belgique ne pouvait plus lâché une si belle occasion. Elle lui coupa les vivres. Mobutu est isolé sur la scène internationale. Infréquentable, Mobutu se tourne vers la France qu’il investit de droit à gérer les intérêts congolais.
La France subit elle aussi la pression de la Belgique.
Un concours de circonstance, l’Etat de santé du Maréchal, vient parachever ce que l’Occident avait concocté pour se donner bonne conscience après le génocide rwandais. Chasser Mobutu par les armes. Le calvaire va-t-il recommencer Kabila évoque un pays souverain lorsqu’il repousse l’intrusion des Belges dans les affaires congolaises.
Nombres d’observateurs veulent entendre une pareille évocation de Laurent-Désiré Kabila qui a projeté de développer le pays sans tendre la main aux occidentaux dont l’amitié est contrôlée par des intérêts. Les Occidentaux se targuent aujourd’hui d’avoir financé les élections en RDC, en propre, d’avoir installé Kabila à Kinshasa, sous le regard à la fois protecteur et menaçant des troupes européennes de L’EUFOR. Avec cela, ils exigent un droit de regard sur sa gestion, et surtout qu’il renvoie l’ascenseur. Le bras de fer qui est engagé aujourd’hui fait craindre les années noires endurées par les Congolais.
La Belgique va-t-il aussi couper les vivres à la RDC, puisque selon l’entendement de son gouvernement, son appui budgétaire de 100 millions d’euros n’atteint pas la population, alors que sous d’autres cieux (Mali, Burkina Faso, Niger), il y a des actions palpables avec l’aide européenne.
Les observateurs craignent que le pire qui puisse arriver ne baisse à nouveau le niveau de vie du pays comme on le déplore aujourd’hui. Si aujourd’hui on déplore l’absence des hommes de métiers ou la crise de la main-d’œuvre qualifiée en RDC, c’est suite à l’interruption de la coopération belge qui soutenait l’enseignement. Il suffit d’examiner les médias congolais, notamment la télévision qui accuse un manque criant de professionnalisme pour s’en rendre compte.
Lorsque les Belges ont fermé les robinets, tous leurs pairs occidentaux avec eux, l’enseignement, la santé, les infrastructures routières sont tombées en désuétudes. Le gouvernement Mobutu a connu les pires inflations de sa gestion, malgré la réforme monétaire.
Je t’aime moi non plus La chaleur des accolades entre Kabila et d’une part Louis Michel et de l’autre Guy Verhofstadt lors de son investiture traduisait la satisfaction des Belges dans leur entreprise et augurait une nouvelle ère de coopération débutée avec la coopération humanitaire en 2002. Aujourd’hui, Kabila doit user d’une diplomatie professionnelle pour ne pas attirer à la RDC le malheur qui l’a frappée dans les années 90 à la suite de la mise au ban de la communauté internationale de Mobutu.
Si Mobutu avait les Français et les Américains, Kabila va-t-il mettre en avant ses Chinois ?
Les experts veulent cependant mettre en évidence la capacité de nuisance de la diplomatie belge. Lorsqu’elle a voulu la tête de Mobutu, elle n’a pas usé de précipitation. Par un travail de fourmi, elle a envoyé, comme à travers des métastases, l’amertume dans le concert des Nations. Pour ce qui est de la RDC, les analystes conseillent généralement de se méfier de la Belgique. Avec cet échange qui se poursuit sur des ondes (lundi 28 avril au matin sur la RTBF encore, De Gucht a réitéré ses déclarations), les analystes craignent l’amoncellement des nuages sur le ciel des relations entre nos deux pays.
Si De Gucht a usé d’un langage peu diplomatique pour dire vertement certaines vérités, les analystes pensent qu’il n’était pas du devoir du président Kabila de lui répondre, sinon ça fait une dent personnelle. Le ministre congolais des Affaires étrangères l’aurait fait ou à la limite le Premier ministre sans créer des frictions. Si le président a pris le risque de s’exposer, de rendre coup sur coup, c’est qu’il est sûr de ses soutiens.
Est-ce les Chinois ? Est-ce le peuple ? Pas si sûr, pensent des analystes politiques qui voient plutôt les contrats chinois profiter à des visées électoralistes qu’au peuple. O.M/Le Révélateur
LOSAKO DANS LA COUR DES GRANDS... O.M A QUELQUES MÈTRES DE BARACK OBAMA A PHILADELPHIE (PENNSYLVANIA).. A SUIVRE SUR LOSAKO TV !

*EN EXCLUSIVITÉ : O.M AND OBAMA LIVE...
LOSAKO A PHILADELPHIE (PENNSYLVANIE)... AVEC DES STARS AMÉRICAINES POUR SOUTENIR BARACK OBAMA... JE SUIS VENU ET JE L'AI VU... WE HOPE HE WILL << WIN >> THE ELECTION... OBAMA'S GREAT MAN AND GREAT PRINCIPE... NA YEBI QUE BOZO SENTIR, MAIS NO PALPA...DON'T PANIC... BO ZALA CALME ET BO ZELA BILILI... LA VIDÉO DÈS MON RETOUR !
OÙ L'EAU LÀ VA EMMENER CAILLOU... ON EST LÀ !!!
FOR YOU MY BRO' NIGGAAAZ... M-DING AND TREY-KING !
LOSAKO IN NEW YORK... APRÈS BENOIT XVI... LE MOLLAH O.M 1er !
Et si Antoine Gizenga partait …
Partira, ne partira pas ? La question, en rapport avec le maintien ou l’éviction du Premier ministre et chef du gouvernement, n’en finit pas de faire la Une des journaux et d’alimenter le débat au sein de la classe politique.
Même au sein de sa majorité gouvernementale, le patriarche Antoine Gizenga, arrivé aux affaires grâce à un accord particulier conclu avec le chef de l’Etat entre les deux tours de l’élection présidentielle en 2006, ne fait plus l’unanimité.
« Ce n’est plus qu’une question de quelques semaines », affirme-t-on dans certains salons politiques. Seule la manière de le faire partir poserait encore problème, le président de la République redoutant de créer une « fronde politique » au Bandundu et à Kinshasa où le leader charismatique du Parti lumumbiste unifié (PALU) est soutenu par des centaines de milliers de partisans.
Des prétendants, qui ne sont pas tous du parti présidentiel - le PPRD -, ont déjà pris leurs marques. En attendant l’interpellation du Premier ministre à l’Assemblée nationale.
Quand va-t-il sauter ? « Gizenga saute au mois de juin », croient savoir certains observateurs, se fiant à des « sources sures ». Mais, que valent-elles vraiment dans un pays où la rumeur nourrit même les services d’intelligence qui ont fort à faire pour démêler le faux et le vrai ?
A plusieurs reprises, le « départ » de l’homme qui avait promis le « tremblement de terre » au dictateur Mobutu a été annoncé « pour bientôt ». Mais, quatorze mois après l’investiture de son gouvernement à l’Assemblée nationale le 22 février 2007, Gizenga est toujours en poste. « Il plie mais ne rompt pas », se vantent ses fidèles.
Quoi qu’il en soit, il finira par « sauter ». Et, après ? C’est là que réside le nœud du problème. Car, personne ne peut prédire les événements qui en résulteraient.
DONNES INCONNUES
L’éviction de Gizenga contient des donnes inconnues, liées tant à la réaction de sa base - passive ou brutale – qu’à celle des autres acteurs politiques de cette pièce cornélienne. La première donne tient au caractère actuel du Premier ministre. Soit, il fait montre de fair-play et quitte la scène honorablement. Et c’est tant mieux. Soit, il s’énerve et ameute sa base dont on connaît la virulence des réactions. Et ce sera le sauve-qui-peut.
Dans le cas où le vieil opposant se braquerait, en exigeant l’application stricte des clauses du fameux « Accord » dont le seul volet dévoilé est celui du privilège qu’aurait le PALU de pr
oposer le nom du Premier ministre, on en serait à supputer sur les éventuels « remplaçants ».
On sait qu’au sein du gouvernement, seuls le ministre près le Premier ministre et celui en charge du Budget sont des « palustes vertébrés ». Mais, Gizenga serait-il disposé à proposer Mayobo ou Muzito à sa succession ? Si oui, on s’attend de connaître les atouts grâce auxquels l’un ou l’autre pourrait obtenir le quitus de l’Assemblée nationale.
En cas d’échec, il faudra bien que le PALU convainque Matungulu, dont les relations avec les caciques du chef de l’Etat sont restées tendues lors de son passage dans le gouvernement du président Laurent-Désiré Kabila, à consentir de prendre le relais. Ce qui n’est pas acquis d’avance.
Un autre cas de figure est celui qui verrait le PPRD, « parti majoritaire » de la majorité gouvernementale avec plus de cent députés, réclamant que ne soient pas prises en compte les exigences du PALU qui n’a que 34 députés à l’Assemblée nationale.
Le parti présidentiel pousserait alors son « initiateur », à dénoncer publiquement les termes du contrat qui le lie au leader du PALU. Et à désigner un Premier ministre issu de l’Alliance de la majorité parlementaire (AMP).
INTERROGATIONS
Autant Antoine Gizenga a eu l’avantage d’avoir été « accepté » par l’ensemble de 370 députés de la majorité, autant apparaissent possibles des mécontentements dans les rangs de la même plate-forme constituée au départ sur des bases électorales.
D’un côté, le PPRD voudrait bien récupérer « sa » Primature. De l’autre, ses alliés au sein de l’AMP nourriraient des ambitions également « légitimes », au motif qu’ils ont « droit » à la direction d’une des principales institutions de la République.
Et c’est dans cette logique que sont cités certains noms, dont celui de Philippe Futa, qui a été le coordonnateur de l’AMP lors du premier tour de l’élection présidentielle. Il est aujourd’hui ministre de l’Economie, après avoir été élu sénateur.
Par ailleurs, le président Joseph Kabila aurait « déjà quelqu’un » dans sa manche, rapportent d’autres sources. Conscient que le « patriarche » est contraint à fournir des exercices physiques pour une meilleure lisibilité de son action, le chef de l’Etat pourrait renommer deux « nouveaux ministres d’Etat » en vue d’éviter de la brouille au sein de l’AMP.
Dans tous les cas, le départ volontaire ou forcé d’Antoine Gizenga de la Primature mérite des réponses concrètes aux interrogations qu’il pose. Ce qu’il faut craindre, c’est ce débat politique de ces deniers jours. Dans un clientélisme éhonté et indigeste, certaines personnalités politiques donnent de la voix et font une lecture sélective des « accords secrets » au sein de l’AMP. Allant jusqu’à souligner que ces accords ont une durée de cinq ans, comme pour dire que pendant cette législature, à l’image de la période de transition, il ne peut être question de changer de Premier ministre. Dans le cas contraire, ce serait le chaos. Dangereuse interprétation des textes pour prendre en otage tout un pays. En plus, les circonstances politiques actuelles n’ont rien de commun avec les cas « Kasavubu – Lumumba et Tshisekedi – Mobutu ». Y faire allusion, serait être prophète de malheur. Car Lumumba, avec son parti le MNC, avait la majorité au Parlement. Tandis que Tshisekedi était le Premier ministre de l’Opposition non issue des élections légitimes. Il n y a pas de commune mesure d’autant plus que Kabila et Gizenga sont des partenaires de la majorité parlementaire. Si les exigences l’imposent, à la suite des tractations, un compromis pourrait intervenir. Seul le président de la République est élu constitutionnellement pour un mandat de cinq ans et non le Premier ministre.
Nul ne souhaite une crise politique. Il n’empêche de faire preuve de courage politique si certaines adaptations s’avèrent indispensables dans l’intérêt supérieur de la Nation. Alors, point de chantage. Le Potentiel
RDCongo: la CPI annonce un mandat d'arrêt contre un milicien, pression sur Kinshasa
La Cour pénale internationale (CPI) a accentué sa pression sur la République démocratique du Congo (RDC) en révélant mardi qu'elle avait lancé un mandat d'arrêt contre un quatrième chef de milice, Bosco Ntaganda, accusé d'enrôlement d'enfants dans les conflits dans la province orientale de l'Ituri.
"Nous comptons sur toutes les autorités nationales et acteurs concernés pour contribuer à son arrestation et le remettre à la Cour", dit le procureur Luis Moreno-Ocampo dans un communiqué.
Le mandat d'arrêt contre Bosco Ntaganda, 35 ans, a été lancé le 22 août 2006 et transmis à Kinshasa, sans aboutir à une arrestation, malgré des informations précises sur les lieux où il se trouve.
Lundi, plus d'un an et demi après, les scellés ont donc été levés pour "accroître la pression" et obtenir une avancée dans le dossier, a indiqué une source proche du dossier.
Le secret de certains mandats d'arrêt est une mesure pratiquée régulièrement par les tribunaux internationaux. Il permet en théorie de faciliter l'arrestation de suspects qui ne se savent pas recherchés.
En levant le secret du mandat contre M. Ntaganda, le procureur met publiquement les autorités de RDC face à leurs responsabilités. La CPI ne dispose pas de force de police ou de gendarmerie pouvant procéder à des arrestations, et dépend des autorités nationales. Le procureur a lancé quatre mandats d'arrêt rendus publics en RDC.
Trois Congolais ont été arrêtés et transférés à La Haye: Thomas Lubanga, le 17 mars 2006, Germain Katanga, le 18 octobre 2007 et Mathieu Ngudjolo Chui, le 7 février 2008.
Les quatre suspects ont été impliqués, selon le procureur, dans des crimes de guerre commis en Ituri, région aux importantes ressources naturelles, où selon des ONG, les affrontements et les violences entre milices ont fait 60.000 victimes depuis 1999.
Le procès de Thomas Lubanga, ancien président de l'Union des patriotes congolais (UPC), doit déb
uter le 23 juin. Il est accusé d'enrôlement d'enfants au sein des Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), la milice de l'ethnie "hema" de l'UPC. Ces enfants étaient ensuite engagés dans des conflits armés.
Selon le procureur, Bosco Ntaganda était un de ses subordonnés directs en tant qu'ancien chef adjoint de l'état-major général des FPLC.
La chambre qui a délivré le mandat d'arrêt a estimé qu'il y avait des motifs "de croire que, entre juillet 2002 et fin décembre 2003, M. Ntaganda avait joué un rôle essentiel dans l'enrôlement et la conscription d'enfants âgés de moins de quinze ans dans les FPLC et dans leur utilisation aux fins de les faire participer activement à des hostilités".
Selon des informations concordantes recueillies à Kinshasa, durant cette période, ses hommes se sont également livrés à des massacres à Songolo, tuant maison par maison des civils de la communauté lendu.
Ntaganda aurait également participé à des violences et des meurtres contre une centaine de lendus et d'opposants à l'UPC à Bunia, capitale de l'Ituri.
Des enquêteurs onusiens le suspectent d'être impliqué dans l'assassinat d'un Kenyan travaillant pour l'ONU en janvier 2002 et dans l'enlèvement, la même année, d'un Marocain. Enfin, il aurait ordonné des tirs contre des Casques bleus déployés dans la région.
Il est aujourd'hui "chef d'état-major général" de l'Armée nationale congolaise (ANC), la branche armée du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), un groupe armé en activité au Nord-Kivu dans l'est de la RDC aux ordres du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda. Il serait actuellement dans la région de Masisi.
La CPI suspecte le CNDP de crimes sexuels "d'une cruauté indescriptible", à l'instar des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda), de groupes armés locaux et certains membres de l'armée régulière.
RDC: 14 éléphants tués en quinze jours dans le parc des Virunga, selon des ONG
Quatorze éléphants ont été abattus depuis le 14 avril dans le parc national des Virunga situé dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé jeudi l'ONG de protection de la faune Wildlife Direct, qui met en cause la libéralisation du commerce de l'ivoire.
Selon l'Institut congolais de conservation de la nature (ICCN), cité par un communiqué de Wildlife Direct, quatre éléphants ont été tués par des rebelles hutus rwandais des FDLR, cinq par les Forces armées congolaises (FARDC), trois par des éléments de la milice locale Maï Maï Pareco et deux par des villageois.
"C'est le mois le pire que nous enregistrons depuis longtemps en terme d'abattage d'éléphants", a déclaré Alexandre Wathaut, directeur de l'ICCN dans la province du Nord-Kivu, où se trouve le parc national des Virunga.
L'ICCN a interpellé les autorités militaires congolaises ainsi que les groupes armés pour "mettre fin à ce massacre". "Nous appelons la communauté internationale à s'engager dans la résolution des problèmes politiques de la région, pour la sécurité des populations et pour la faune sauvage unique des Virunga", a ajouté M. Wathaut.
Pour Emmanuel de Merode, directeur de Wildlife Direct, "la recrudescence des tueries d'éléphants dans les Virunga s'inscrit dans le cadre de massacres à l'échelle du bassin du Congo", alimentés notamment par "la libéralisation du commerce de l'ivoire, sous pression sud-africaine, et la présence accrue d'opérateurs chinois sur le terrain, qui répondent à une demande massive en ivoire dans leur pays".
Pour l'ONG, la levée ce jeudi d'un moratoire de 13 ans sur l'abattage des éléphants en Afrique du Sud vient nourrir les inquiétudes quant à une relance importante du commerce légal de l'ivoire, susceptible d'encourager les trafics.
En RDC, le Nord-Kivu est depuis des années le théâtre de conflits entre armée, milices locales et étrangères. Un cessez-le-feu signé en janvier par tous les groupes armés congolais de la région est violé presque quotidiennement et d'importantes parties de la province sont sous contrôle de milices.
Classé au patrimoine mondial par l'Unesco (Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture), le parc des Virunga ne comptait plus en 2006 que 350 éléphants, contre 3.500 en 1959, selon Wildlife Direct.
Ce parc, qui compte de nombreuses espèces rares et protégées, abrite plus de la moitié des quelque 700 derniers gorilles des montagnes encore en liberté - qui vivent à cheval entre l'est de la RDC, le Rwanda et l'Ouganda voisins.
Au total en 2007, dix gorilles des montagnes ont été tués et deux portés disparus.
29 avril 2008
Des casques bleus ''ont armé des rebelles'' LA MONUC FOUTEUSE DE ...
Après une enquête d'un an et demi, la BBC a obtenu la preuve que des soldats de la Monuc, la force de maintien de la paix au Congo, ont armé des milices opérant dans l'est du pays. Selon des témoignages recueillis par la BBC, des soldats des contingents pakistanais et indiens ont profité de leurs positions pour leur échanger des armes et des munitions contre de l'or.
L'année dernière, les Nations Unies avaient ouvert une enquête sur ces accusations mais Jean Marie Guéhenno, secrétaire général adjoint de l'ONU, avait affirmé que les recherches n'avaient mis en évidence aucun trafic d'armes et avait déclaré l'incident clos. Mais il s'est avéré que l'enquête onusienne n'était pas allée au fond des choses.
La BBC a voulu en savoir plus et a envoyé une équipe de journalistes à Mongbwalu, en Ituri, où se trouvent des gisements d'or. En quelques jours, ils ont rassemblé des preuves montrant que des armes et des munitions avaient été passées aux FNI, une milice qui contrôlait la ville et que la Monuc était supposée désarmer.
Kung Fu et Dragon, les deux commandants de la milice, en prison à Kinshasa, ont confirmé dans leurs dépositions que les casques bleus pakistanais leur avaient procuré des armes. "Oui c'est vrai, ils nous ont donné des armes. Ils nous ont dit qu'ils le faisaient pour la sécurité de la région. Ils ne voulaient pas que les habitants s'enfuient une nouvelle fois dans la forêt. Alors, ils nous ont dit que nous les aiderions à prendre en charge cette zone.’’ a même affirmé Kung Fu par téléphone depuis sa cellule.
Joël Bisubu, de l'ONG de défense des droits de l'homme, "Justice plus", a déclaré à la BBC qu'au cours d'une mission, lui et ses collègues ont été témoins de transactions illicites à l'aéroport. Alan Doss, le représentant spécial du Secrétaire général, reconnaît que "toute forme de corruption porte préjudice à la réputation de l'organisation et que l'Onu doit y faire face.'' BBC Afrique
De Gucht maintient ses dires sur la République Démocratique du Congo
Le ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, maintient ses déclarations controversées de la semaine dernière en République démocratique du Congo (RDC). « Nous avons dit ce qui devait être dit », a-t-il affirmé au micro de la VRT. M. De Gucht a réaffirmé que son discours très franc, prononcé à l’ambassade de Kinshasa, portait le message du gouvernement belge dans son ensemble.
S’il a souligné que l’engagement belge au Congo n’était pas remis en question, le ministre a une nouvelle fois adressé des remarques très directes au président congolais, Joseph Kabila. « Ce n’est pas parce qu’un président est élu démocratiquement que le pays est le sien. C’est le pays de tous les Congolais », a-t-il dit. M. De Gucht a argumenté que les sommes d’argent versées chaque année par la Belgique habilitaient le gouvernement à pointer la nécessité d’une gestion démocratique, qui « serve tous les citoyens, et pas seulement une petite élite ».
Il a par ailleurs révélé que la composition actuelle de l’exécutif fédéral rendait plus facile à ses yeux la définition d’une politique commune sur le Congo. « C’est vrai que messieurs Flahaut et Dedecker (ministres de la Défense et de la Coopération dans le précédent gouvernement, ndlr) apportaient une touche personnelle à ce qui devait être la politique congolaise », a-t-il dit. © Source : Belga
RDCongo: l'ONU dément avoir couvert des trafics impliquant des Casques bleus
L'ONU a démenti lundi une information de la BBC selon laquelle elle aurait couvert, pour raisons politiques, des trafics d'or et d'armes impliquant des Casques bleus indiens et pakistanais déployés en 2005 en République démocratique du Congo (RDC).
"Le reportage de la BBC est basé sur des allégations datant de deux ou trois ans, qui ont fait l'objet d'une enquête de l'OIOS" (Bureau des services de contrôle interne de l'ONU), a déclaré une porte-parole, Marie Okabe.
"Les éléments nouveaux présentés (...) relèvent de la rumeur ou proviennent de sources telles que des chefs de milice, dont l'intégrité et les motivations sont très discutables puisqu'ils ont été arrêtés et emprisonnés par les soldats de la Monuc" (Mission de l'ONU en RDC), a-t-elle dit.
"L'affirmation selon laquelle l'ONU a étouffé des allégations de trafics d'armes de la part de ses Casques bleus, en raison de leur sensibilité politique, est fausse", a ajouté Mme Okabe.
En mai 2007, la Monuc avait annoncé qu'elle enquêtait depuis l'année précédente sur des "trafics présumés" d'or et d'armes impliquant des Casques bleus déployés en 2005 en Ituri, dans le nord-est de la RDC.
Cette annonce intervenait après la publication, par la BBC, d'un reportage faisant état de l'implication présumée de Casques bleus du contingent pakistanais dans de tels trafics avec des miliciens du Front nationaliste et intégrationniste (FNI), un des cinq groupes armés alors actifs en Ituri.
La BBC affirmait que le trafic avait débuté en 2005 et citait des témoins de tractations entre d'une part des Casques bleus pakistanais et d'autre part des négociants locaux et des miliciens du FNI, en particulier les commandants "Kung-fu" et "Dragon", à Mongwalu, site aurifère de l'Ituri.
Dans une nouvelle information diffusée lundi, la BBC indique que des soldats indiens étaient également impliqués dans les trafics et que des personnels de l'ONU proches de l'enquête lui ont affirmé avoir été dissuadés de poursuivre leurs recherches pour des raisons politiques.
Le Pakistan et l'Inde sont deux des plus gros contributeurs de troupes aux opérations de maintien de la paix de l'ONU.
"L'enquête de l'OIOS a établi des cas de conduite répréhensible de la part d'une poignée d'individus mais n'a pas trouvé de preuves de mauvaise conduite systématique. Les allégations de trafic d'or concernent trois personnes et l'on doit se garder de ternir la réputation de la totalité du contingent fourni par un pays à l'ONU, sur la base des actes de quelques-uns", a encore dit Mme Okabe.
A l'issue de l'enquête, l'ONU avait demandé aux autorités pakistanaises de sanctionner les soldats impliqués, ainsi que leur commandant, selon une lettre adressée à la BBC le 15 avril par Jean-Marie Guéhenno, chef des opérations de paix de l'ONU, et publiée lundi.
Zimbabwe: Tsvangirai, majoritaire au parlement... Mugabe ne peut plus diriger... et il va sortir par la petite porte !
Le chef de l'opposition zimbabwéenne Morgan Tsvangirai a de nouveau appelé lundi le président Robert Mugabe à se retirer en s'appuyant sur sa victoire confirmée aux législatives et le ralliement d'une faction minoritaire de son parti.
Un mois après le scrutin, la commission électorale faisait encore durer le suspens sur les résultats de l'élection présidentielle, mais Tsvangirai a estimé qu'il était grand temps pour le plus vieux chef d'Etat du continent de quitter le pouvoir qu'il exerce depuis 1980.
"Le vieil homme doit partir et trouver une sortie honorable", a lancé le président du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) lors d'une conférence de presse à Johannesburg.
Au côté d'Arthur Mutambara, leader depuis 2005 d'une faction dissidente du MDC, il a annoncé que les deux branches du parti allaient "travailler ensemble au Parlement".
Selon les résultats des législatives confirmées samedi, le MDC-Tsvangirai dispose de 99 sièges à la chambre des députés et le MDC-Mutamabara de 10 sièges, ce qui leur donne une majorité claire avec 109 députés sur 210.
"Robert Mugabe et l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (Zanu-PF) sont désormais dans l'opposition au Parlement", a asséné Mutambara.
Mugabe "devrait reconnaître qu'il ne peut être président sans contrôler le Parlement", a martelé Tsvangirai, qui revendique également une victoire dès le premier tour à la présidentielle.
L'incertitude sur l'issue du scrutin a alimenté les tensions sur le terrain et le MDC accuse le régime d'avoir lancé une campagne de violences, ayant fait 15 tués, pour intimider les électeurs en vue d'un éventuel second tour.
Lundi, le chef de l'opposition, qui devait se rendre en Tanzanie lundi soir, a de nouveau accusé le gouvernement de "militariser" le pays et a demandé à l'ONU la nomination d'un "envoyé spécial" pour enquêter sur ces violences.
Le secrétaire général du MDC, Tendai Biti est arrivé à New York à la veille d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU qui, à l'initiative du Royaume-Uni, doit évoquer la crise au Zimbabwe.
Louise Arbour, Haut commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme, s'est dite "particulièrement inquiète" de "l'émergence croissante d'une violence politique dirigée principalement, mais pas seulement, contre les partisans du parti d'opposition MDC dans les campagnes".
Pour autant, la capitale n'est pas épargnée. Vendredi la police anti-émeutes a effectué un raid sur le siège du MDC à Harare et arrêté toutes les personnes qui s'y trouvaient, officiellement à la recherche d'auteurs d'incendies volontaires.
Plus de 200 partisans du MDC restaient en détention lundi soir sans avoir été formellement inculpés. Un tribunal avait pourtant ordonné à la police de les inculper avant 16H00 (14H00 GMT) ou de les remettre en liberté.
"Nous n'avons toujours pas eu accès aux prisonniers. Nous avons communiqué la décision aux différents commissariats, mais ils sont toujours détenus au mépris de la justice", a expliqué leur avocat Me Alec Muchadehama.
Dans ce climat très tendu, la Commission électorale continuait, avec une lenteur remarquable, à rassembler les résultats.
"Même si le comptage est achevé, les résultats ne sont pas encore parvenus au centre de commande", a déclaré à l'AFP Utloile Silaigwana, porte-parole de la commission.
"Ces statistiques seront ensuite rentrées dans le système informatique, puis le responsable des programmes invitera les candidats à la présidentielle, ce qui débouchera sur l'annonce des résultats", a-t-il poursuivi.
"Mais je ne peux pas donner de calendrier."



































