31 mars 2008
BDK : Ne Muanda Nsemi sauvé à l’Assemblée Nationale !
*Il devra, toutefois, faire face à une nouvelle équation : reconstituer le dossier de son mouvement pour se conformer aux lois de la République. Désormais, il est tenu de clarifier le statut juridique de BDK : parti politique, église ou association culturelle ? Pour Kiakwama kia Kiziki, auteur de la question orale, la crise actuelle dans le Bas-Congo est le fait des acteurs politiques (Majorité et Opposition), des gouvernements (provincial et central), de la Monuc, de Ne Muanda Nsemi et consorts.
Pas de sanction, ni de levée d’immunité de Ne Muanda Nsemi. Ainsi, en ont décidé les Députés Nationaux qui recommandent l’organisation, dans les tout prochains jours, d’une conférence pour la paix, la sécurité et le développement économique de la Province du Bas-Congo.
A l’unanimité, les Députés ont conclu le débat sur l’affaire Bundu dia Kongo sur une note spéciale. Les voies extrêmes préconisées, du reste, sous les fourrures pour tenter de crucifier Zacharie Badiengila alias Ne Muanda Nsemi sont déjouées.
A la place, c’est le dialogue. Le gouvernement central devra également organiser une caravane de la paix dont l’objectif serait d’administrer une cure de lavage des cerveaux aux populations locales sur la problématique de l’autorité de l’Etat et de la tolérance entre les religions. Une recommandation est faite à Antoine Gizenga et Kalume de suspendre les activités dans les camps d’entraînement des Makesa, jeunes BDK et de les brasser au sein du Service National.
Le gouvernement sera, enfin, tenu, pour responsable, de la sécurité de tous les adeptes de Bundu dia Kongo qui, depuis les derniers événements, errent en brousse, à la recherche d’un abri. Leur retour dans des villages et localités devraient être accompagné d’un dispositif sécuritaire susceptible d’engendrer la paix sociale, recommandent les Députés Nationaux.
BDK : parti politique, église ou association culturelle ?
C’est une question. C’est même une équation pour Ne Muanda Nsemi. Les Députés l’attendent sur ce point pour avoir un brin de lumière. Pour se conformer à la loi, le Chef Spirituel se trouve dans l’obligation de clarifier le statut juridique de son mouvement.
Est-ce le BDK est un parti politique, une église ou une association culturelle ?
De sa réponse dépendra inéluctablement les dispositions nouvelles. Si c’est un parti politique, la loi existe. Il suffit de s’y conformer, au niveau du ministère de l’Intérieur. Si, c’est une église, la loi existe aussi. Le Constituant a prévu que toute personne intéressée s’en réfère au Ministère de la Justice. Si, enfin, BDK est une Association sans but lucratif, le chemin du Ministère des Affaires Sociales est entièrement ouvert.
D’ailleurs, c’est sous ce dernier statut que BDK opère depuis juillet 1995 grâce à un agrément lui accordé par ce ministère alors sous la conduite de Soki Fwani Eyenga. L’équation n’est pas tout facile pour un mouvement dont les revendications ressemblent à un projet de société pour la province du Bas-Congo. La ligne de démarcation entre les objectifs d’une association et d’un parti politique n’est pas tout facile à tracer.
La décision gouvernementale toujours d’application
Pour Kamhere, la décision du gouvernement sur le retrait de l’agrément au BDK est conforme aux lois de la République. Il appartient, par contre, à l’Honorable Ne Muanda Nsemi de s’y conformer. C’est la raison pour laquelle la clarification du statut juridique de BDK devrait œuvrer à la facilitation de la tâche. Il n’en sera jamais autrement dès lors que les lois de la République reconnaissent au gouvernement le pouvoir exclusif de maintenir l’ordre et la paix sociale.
Vite, une conférence pour la paix au Bas-Congo
Des thèmes de référence de telles assises s’articuleront, par exemple, sur l’affaire de 40% de retenue à la source sur les recettes des provinces, la part du Bas-Congo dans les recettes pétrolières, la prise en compte des cadres et de la main d’œuvre locale dans le recrutement devant être favorisé par le début des chantiers dans cette partie du pays, l’élaboration d’un intégré de développement, précise Kamhere, au nom de la chambre basse.
Gilbert Kiakwama distribue des cartons rouges
Auteur de la question orale adressée à Denis Kalume au sujet de la situation ténébreuse du Bas-Congo, Gilbert Kiakwa kia Kiziki croit dur comme fer en la déchéance de la classe politique. Ce chrétien démocrate distribue, en effet, des cartons rouges à tout le monde. Même la Monuc n’est pas épargnée dans son réquisitoire. Pour lui, ce qui est arrivé dans le Bas-Congo est une preuve de l’incapacité des autorités du pays d’assumer leurs responsabilités. Les acteurs politiques ; qu’ils soient de la Majorité ou de l’Opposition, n’ont pas joué leur rôle, dit-il. Au niveau provincial, c’est la même sentence. Le gouvernement provincial n’est pas, à son avis, à la hauteur de ses tâches. Bref, tout le monde a failli. La Prospérité
Spoliation : Les frasques de Mama Sifa Mahanya, la mère adoptive de Joseph Kabila, président de la République.
Le centre historique de Lubumbashi est flanqué du bâtiment de la Poste et d’ une galerie marchande comprenant une salle de cinéma " Betamax". Les commerçants ont été sommés de déguerpir par le nouveau propriétaire qui ne serait autre que Sifa Mahanya, la mère de Joseph Kabila, président de la République. L’ affaire jette un éclairage troublant sur une sorte de rapacité de la F.P. ( Famille Présidentielle), destructrice des institutions.
Lubumbashi. Correspondance particulière.
Dans le principe, Joseph Kabila semble opposé à l’ affairisme illégal des membres de la famille polygamique de feu Laurent Désiré Kabila. Il les aurait même déjà mis en garde. Cette distanciation a même alimenté des rumeurs selon lesquelles Sifa Mahanya aurait un moment comploté contre son fils qui ne lui laisserait pas les mains libres en affaires. Mais dans les faits, Joseph a été incapable de contenir les débordements et autres interventionnismes de sa soeur jumelle Jaynet. Celle-ci a brillé récemment dans la saga minière du zimbabwéen Billy Rautenbach ; Jaynet a fini par l’ emporter sur les raisons d’ Etat invoquées par le procureur général de la République et, actuellement, et malgré le processus de révisitation des contrats miniers, les gisements annulés ont été restitués.
L’autre réalité est que le chef de l’ Etat a des difficultés pour recenser les membres de sa famille. Il a reconnu trois épouses à son feu père. Cela lui laisse néanmoins des dizaines de frères et soeurs, d’ oncles et tantes, de cousins et cousines et leurs progénitures à gérer directement. Au delà, il existe une multitude de rejetons qui revendiquent la filiation de LD Kabila. Le plus célèbre est Etienne Kabila qui a campé dans l’ opposition politique. Tout récemment, Aimée Mulengela Kabila, a été assassinée à Kinshasa, et selon les dires de ses proches, parce qu’elle revendiquait des liens de parenté en dehors des trois lits reconnus et une part dans l’ héritage. Des poursuites sont engagées contre l’ ONG "La Voix des sans-Voix" qui a dévoilé les dessous de cette ténébreuse affaire.
La famille présidentielle a le triste destin d’ allier l’ affairisme à des crimes de sang. Avant Aimée, il y a eu l’ assassinat de Mzee Kabila lui-même en 2001. Et le 15 juin 2005 fut assassinée Espérance Kabila, tante de Joseph. Ce drame n’a pas enlevé une ombre à l’ esprit de spéculation financière. Comme le meurtrier Mwamba Takiriri était un colonel, son forfait aura engagé la responsabilité des FARDC, et la famille de Joseph Kabila a obtenu de la justice militaire 36 millions de dollars US de dédommagements de l’État congolais. Environ un pour cent du budget national 2008. Autant, aux dires des spécialistes, que les recettes attendues du secteur minier.
Ces dernières années, le régime kabiliste avait renoué avec les expropriations des immeubles comme " biens abandonnées" ou des "biens sans maître". La Société Le Crédit Foncier a ainsi perdu deux importants centres commerciaux sous le prétexte que la société avait cessé d’ exister. Un commerçant de la place avait obtenu une lettre ministérielle lui attribuant l’immeuble, communément appelé Betamax. Vint le premier gouvernement Gizenga et la ministre des Affaires foncières régularisa l’ expropriation en remplaçant la lettre par un arrêté ministériel en bonne et due forme. Le bénéficiaire fut un ministre katangais, toujours membre du gouvernement. Ce dernier a revendu Betamax à Sifa Mahanya. La "mère" du président de la République, elle, n’apparaît pas dans la transaction. En lieu et place, on trouve un adolescent âgé de 17 ans. Un prête nom. Saisie par le nouveau propriétaire, la justice katangaise a ordonné le déguerpissement des commerçants installés dans le Betamax. Parallèlement, les représentants de la société "Le Crédit Foncier" ont engagé des réclamations. Ils auraient obtenu gain de cause, car le nouveau ministre des Affaires foncières a bien identifié l’expropriation illégale et annulé l’arrêté ministériel.
Il s’ engage ainsi une course contre la montre. Tant que le faux titre de propriété du prête-nom de Sifa Maanya n’ a pas encore été annulé par le Conservateur, celle-ci veut faire exécuter le jugement et prendre possession de l’ immeuble. Le Crédit Foncier a engagé la résistance, mais aucun huissier n’obtient l’accès à l’adresse du propriétaire qui n’ est autre que la résidence officielle de la mère du chef de
l’Etat et cela dans le quartier militarisé de la Présidence.
Sifa Mahanya a obtenu la réquisition d’ une bonne centaine de policiers pour procéder à l’ expulsion des locataires du Crédit Foncier. Le gouverneur de province se serait interposé en invitant les victimes à "un peu de sagesse", compte tenu de l’identité du propriétaire qu’ il a promis de dévoiler. Sa proposition serait que les commerçants bénéficient d’un préavis de quelques mois. Ce qui signifie que le Crédit Foncier semble bien avoir été exproprié au grand jour et en plein centre ville de Lubumbashi. Les observateurs estiment que, cette fois, Sifa Maanya aura poussé le bouchon trop loin, et l’affaire risque d’ arriver aux oreilles de son "fils". Ce serait alors un test grandeur nature.
P. Kabengele
Zimbabwe: MUGABE, UNE HONTE POUR L'AFRIQUE...l'opposition crie victoire, premiers résultats lundi
Les résultats des élections au Zimbabwe se font attendre
- L'opposition au Zimbabwe a revendiqué dimanche la victoire aux élections générales de la veille et accusé le pouvoir de retarder les résultats officiels pour les "truquer" en faveur du président .
"Mugabe a perdu ces élections et ils reprennent les résultats à zéro pour les truquer en faveur de Robert Mugabe", a déclaré à l'AFP le secrétaire général du Mouvement pour le changement démocratique (MDC) Tendai Biti.
"Nous n'accepterons jamais cela", a-t-il affirmé. Le chef du MDC "Morgan Tsvangirai a gagné les élections. Un point, c'est tout".
5,9 millions de Zimbabwéens ont été appelés aux urnes samedi pour élire leurs président, députés, sénateurs et conseillers municipaux.
Le président Mugabe, 84 ans et au pouvoir depuis l'indépendance de l'ancienne Rhodésie britannique en 1980, se présentait face à Morgan Tsvangirai et un ancien ministre des Finances entré en dissidence, Simba Makoni.
Les observateurs du Zimbabwe Election Support Network (ZESN), coalition de 38 organisations non gouvernementales du pays, avaient estimé plus tôt que "le délai dans l'annonce des résultats alimentait les spéculations selon lesquelles quelque chose se trame."
Lors des élections passées, les résultats commençaient à arriver dans la soirée du scrutin.
Près de 29 heures après la fin des opérations de vote, la Commission électorale a fini par annoncer que les premiers résultats seraient publiés à partir de 06H00 (04H00 GMT) lundi.
La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a d'ores et déjà qualifié M. Mugabe de "honte pour l'Afrique australe et pour le continent africain."
La Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui regroupe 14 pays de la région, a quant à elle jugé que ces élections "pacifiques et crédibles", épinglant toutefois la menace des forces de l'ordre, qui ont prévenu qu'elles s'opposeraient à tout changement de régime.
Pour le MDC, ce rapport démontre que "la Commission électorale et le régime étaient de mèche avec les responsables de la mission de la SADC."
Le jugement des voisins du Zimbabwe ne départ pas d'une ligne conciliante à l'égard du régime, en dépit d'un marasme économique qui a fait franchir les frontières à des millions de Zimbabwéens.
Le héros de la lutte d'indépendance rejette la faute de la crise sur les sanctions imposées par l'Occident depuis des élections estimées frauduleuses en 2002, qui visent les proches du pouvoir. Il a axé sa campagne sur le rejet de la Grande-Bretagne et de ses alliés.
Harare a refusé la présence d'observateurs européens et américains, invitant la SADC, l'Union africaine (UA) ou des pays amis comme la Chine ou le Venezuela.
Le scrutin s'est tenu dans le calme, après une campagne exempte des violences qui avaient marqué celle de la présidentielle de 2002.
Mais la tension montait dimanche. L'opposition avait revendiqué la victoire dès dimanche matin et affirmé qu'elle n'accepterait pas de se la voir "voler".
Selon les résultats assemblés par le MDC, le parti a remporté la quasi-totalité des sièges de députés à Bulawayo et Harare, deux de ses places-fortes. Le parti aurait également gagné dans des circonscriptions traditionnellement fidèles au président.
La Commission électorale a aussitôt remarqué que "ces résultats ne sont pas les résultats officiels."
Le gouvernement a mis en garde le MDC dans le journal Sunday Mail contre une revendication prématurée d'une victoire à la présidentielle qui reviendrait à "un coup d'Etat".
Les forces de l'ordre étaient maintenues en état d'alerte maximum.
L'opposition dénonce la déliquescence de l'économie, qui rend la vie quotidienne insupportable avec une inflation annuelle de plus de 100.000%, quatre adultes sur cinq au chômage et des pénuries de produits de première nécessité.
Le délabrement de l'ancien grenier à grain d'Afrique australe, selon les critiques, remonte à la réforme agraire lancée dans la précipitation en 2000. Les terres ont été redistribuées à des proches du régime et à de petits paysans sans formation ni équipement.
30 mars 2008
DEUX POIDS DEUX MESURES... A MATADI, JOSEPH KABILA MARCHE SUR NOS TÊTES ET A GOMA, IL MARCHE SUR DES OEUFS !
KALUME A MATADI...BANG BANG ET A GOMA...BLING BLING !
Quand il s'agit des Congolais (JP Bemba, FAZ-DSP, BDK etc...) Joseph Kabila n'hésite pas à sortir l'artillerie lourde...pour tuer, torturer, emprisonner, museler etc... Mais devant ses frères Tustis rwandais du CNDP-RCD (Ruberwa, Nkunda etc...) qui massacrent des milliers de congolais, qui violent nos femmes, enfants et grand-mères chaque jour etc... Joseph Kabila préfère négocier et AMNISTIER...
Mes frères et soeurs... CESSONS DE SE FAIRE MARCHER SUR LA TÊTE SVP...SVP... SVP !!!
DEBOUT CONGOLAIS... MUANA MBOKA TELEMA !!!
L’opinion congolaise contre la levée de l’immunité parlementaire de Ne Muanda Nsemi
C’est aujourd’hui samedi, à l’Assemblée nationale, que le député national et chef spirituel de « Bundu dia Kongo » devra être fixé sur son sort, et ce, après le long réquisitoire du ministre d’Etat en charge de l’Intérieur et Sécurité, Décentralisation et Sécurité, le général Denis Kalume fait du haut de la tribune de la chambre basse du Parlement le mercredi 26 mars 2008.
Mais, ce qui n’était jusque-là qu’une affaire d’une province tend à devenir une préoccupation de l’ensemble de la population qui a suivi sur les ondes de la Radio et télévision nationale congolaise (RTNC) les deux sons de cloche de ce qu’il faut appeler désormais « l’affaire Bundu dia Kongo (BDK)».
Cependant, sur la question, des camps se dessinent déjà, même au sein de la classe politique du Bas-Congo où certains politiciens voient en Ne Muanda Nsemi un acteur politique à vite effacer de la scène politique, compte tenu non seulement de sa carrure mais surtout de la pertinence de ses arguments sur lesquels d’autres parties du territoire national semblent se retrouver.
Ainsi, les frustrations sur lesquelles les adeptes de « BDK » disent s’appuyer dans leurs revendications se retrouvent presque dans d’autres parties du pays. Du coup, le chef spirituel du BDK devient en quelque sorte le porte-parole des opprimés, de ceux à qui on a confisqué le droit à la différence.
Le danger est bien là. Et, une bonne frange de l’opinion pense qu’il serait encore plus dangereux de traiter le dossier BDK avec légèreté. Ce qui, vraisemblablement, ne fera qu’envenimer la situation au lieu de l’étouffer en s’attaquant au vrai problème.
Si la popularité grandissante du député national Ne Muanda Nsemi inquiète déjà certains politiciens en mal de positionnement, cela ne peut nullement être une raison de passer outre les grands problèmes soulevés par la question orale du député Kiakwama ou de les occulter.
Il y a certainement un malaise au sein de l’opinion. Et, les faits évoqués pour le cas précis ne sont peut-être que la face révélée de l’iceberg dont les tentacules couvrent l’ensemble du pays.
A l’Est comme à l’Ouest, au Sud comme au Nord, il faut que le gouvernement s’arme de courage de manière à affronter le vrai problème. C’est la mission confiée pendant la transition « 1+4 » à la Commission vérité et réconciliation ; commission qui a brillé par son amateurisme à réconcilier le peuple congolais avec lui-même. Aujourd’hui, l’on se rend bien compte que le problème est bien là. L’on ne peut donc pas refuser de l’admettre.
Les débats de deux jours à l’Assemblée nationale ont révélé les grandes fissures d’une Nation au bord de l’implosion si l’on ne prend garde d’aborder certains problèmes sans passion.
Il s’agit aujourd’hui de sauver la Nation congolaise. Ce qui s’est passé au Bas-Congo ne devrait pas servir de prétexte à ceux qui voudraient voir la RDC devenir ingouvernable en diabolisant systématiquement ceux qui ont le courage d’appeler le chat par son nom. Non ! Ce serait une grave erreur que de chercher à lever l’immunité parlementaire à Ne Muanda Nsemi.
Celle-ci doit être maintenue. N’en déplaise à ceux qui voient, dans l’opposition comme dans l’AMP, leur avenir s’assombrir du fait de l’adhésion de la masse aux idéaux défendus du haut de la tribune de l’Assemblée par le député national, élu du territoire de Luozi. O.M/Le Potentiel
29 mars 2008
RDC: le processus de paix à nouveau menacé d'enlisement au Nord-Kivu
Le processus de paix au Nord-Kivu, région troublée de l'est de la République démocratique du Congo (RDC) risquait à nouveau vendredi de s'enliser après l'annonce du retrait de miliciens locaux, qui estiment avoir été écartés de postes-clés au sein des commissions de suivi.
"Nous nous retirons du processus de paix parce que nos listes (de candidats aux différents postes) n'ont pas été respectées. Ce qui vient de se passer, c'est de la tricherie", a déclaré à l'AFP Sendugu Museveni, porte-parole des Patriotes résistants congolais (Pareco), le plus important groupe Maï Maï du Nord-Kivu.
Les Pareco affirment que leurs candidats ont été écartés des postes à responsabilité au sein des commissions du programme Amani (paix, en swahili), mis en place à la suite de la signature par tous les groupes armés congolais des Nord et Sud-Kivu, le 23 janvier, d'un "acte d'engagement" pour la paix.
Ils estiment que les ordonnances présidentielle de nomination des membres des commissions, signées le 20 mars, font la part belle à leurs ennemis du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), le mouvement du chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda, alors qu'eux-mêmes n'obtiennent aucun poste de coordination ou de secrétariat permanent.
Ils accusent l'abbé Apollinaire Malu Malu, coordonnateur du programme Amani et par ailleurs président de la Commission électorale indépendante (CEI), d'avoir "nommé des gens qui sont proches de lui", y compris "des membres de la CEI".
"Que ce programme réussisse ou échoue ne nous engage pas", a conclu M. Museveni.
Les ordonnances du 20 mars fixent l'organisation et le fonctionnement du programme Amani, qui prévoit notamment de veiller au cessez-le-feu signé en janvier, un désengagement progressif des troupes sur le terrain et la démobilisation des combattants.
Les Pareco et d'autres groupes Maï Maï (miliciens locaux d'auto-défense issus de différents groupes ethniques), bien que largement représentés dans les commissions, déplorent de n'avoir obtenu la direction d'aucune.
Ils s'insurgent en particulier de voir la tête de la commission Paix et Sécurité, considérée comme la plus importante, partagée entre le représentant du gouvernement, le vice-amiral Didier Etumba (coordonnateur) et le porte-parole du CNDP, René Abandi (secrétaire permanent).
"Ce qui a été fait, c'est de la moquerie. C'est un partage entre le gouvernement, qui a 50% (des postes-clé) et le CNDP, qui a 50%. Ce n'est pas ce qu'on avait planifié avec l'abbé Malu Malu", a déclaré à l'AFP Didier Bitaki, porte-parole des Maï Maï Kifuafua, un des sept groupes armés Maï Maï du Nord-Kivu (qui en compte huit, avec le CNDP).
Sans annoncer un retrait total du processus de paix, M. Bitaki a indiqué que son groupe devenait désormais "observateur et non plus acteur du programme Amani".
Le CNPD, qui n'a pas encore réagi aux nominations, n'était pas joignable vendredi après-midi.
De son côté, l'abbé Malu Malu nie toute violation de l'"acte d'engagement" et invite les groupes à faire des réclamations au sein des commissions.
"Ce jeu de retrait, ce n'est pas ça qui va nous faire avancer", a-t-il déclaré au micro de la radio Okapi, parrainée par l'ONU, rappelant l'"objectif commun" poursuivi: "la paix et la sécurité" pour les populations des Kivu, qui comptent actuellement plus d'un million de déplacés internes.
Au Nord-Kivu, le cessez-le-feu est violé presque quotidiennement par les différents groupes armés, selon l'ONU.
Ultime combat ce matin à l’Assemblée Nationale : Denis Kalume pour la levée de l’immunité de Ne Muanda Nsemi !
Les carottes seraient déjà cuites pour Zacharie Badiengila débaptisé Ne Muanda Nsemi, Chef Spirituel de Bundu dia Kongo. « La force est à la loi », disait à juste titre, Tryphon Kin Kiey Mulumba, lors d’une sortie réussie devant ses compères, le jeudi dernier.
Ce matin, en effet, Denis Kalume Numbi ira jusqu’au bout de sa logique. Il inscrira sans nul doute sa démarche dans l’optique d’arracher de la majorité, la levée immédiate de l’immunité parlementaire de Ne Muanda Nsemi considéré, par lui, comme l’auteur intellectuel et matériel des actes de cruauté qui ont été la base de la dernière tragédie survenue au Bas-Congo.
Après des images illustrées, des commentaires appuyés par des multiples correspondances, des explications largement livrées aux Députés mais surtout, après une décision gouvernementale retirant l’agrément de fonctionnement au BDK, quel pouvait être encore la position du Ministre de l’Intérieur ? La réponse est prévisible. Ne Muanda Nsemi sera écrasé. Il n’en sera pas autrement car, la loi sera plus puissante que ses larmes. L’homme n’aura plus, dans les jours à venir, si aucune solution politique n’est envisagée, à se prévaloir de sa qualité de Député élu de Luozi.
Près de 1.100 éléments BDK interceptés à Nyari, au Congo-Brazzaville
Alors qu’à l’assemblée nationale, la tournure des événements se limite à quelques envolées oratoires, Bundu dia Kongo prend toutes ses dispositions. De sources recoupées ont laissé entendre qu’un certain nombre d’éléments BDK auraient été signalés dans le Pool de Nyari, au Congo-Brazzaville. Des estimations non encore confirmées officiellement avancent le chiffre de près 1.100 makesa. Ils auraient pris le large lors de récents événements. Six d’entre eux ont été repérés et appréhendés, à la grande surprise des autorités de la République sœur du Congo-Brazzaville.
L’itinéraire suivi les aurait d’abord conduits en Angola, vers l’Enclave de Cabinda. Puis, vers le Pool de Nyari, au Congo-Brazzaville.
Là où les Députés congolais minimisent les faits au point de rechercher désespérément à protéger un « criminel », les voisins, eux, prennent BDK au sérieux. Ce mouvement est, à leurs yeux, un danger pour la stabilité régionale.
Une mobilisation ratée à Bruxelles
Très tôt matin d’hier, Marie-Thérèse Nlandu, une candidate malheureuse du premier tour de la présidentielle 2006, a déposé un mémo à l’ambassade de la RD. Congo, à Bruxelles. A la tête d’une motte de gens, près de 30 personnes, précise-t-on, la sœur de Wivine Nlandu Kavidi est montée au créneau. L’affaire BDK lui servant d’aubaine, l’avocate avait l’occasion d’en venir à bout de ce régime qu’elle déteste depuis son arrestation à la suite de l’incendie de la Cour Suprême de Justice. Pis encore, ce matin encore, alors qu’à l’Assemblée Nationale, Denis Kalume sera en train de parler, le Mouvement de Libération du Congo, section Benelux, et l’Apareco d’Honoré Ngbanda, organisent une manifestation de rue. Dans leurs visées, Ne Muanda Nsemi devrait échapper à la rigueur de la loi. Le seul prétexte, pour le Mlc, c’est le cas Bemba bloqué à Faro, au Portugal. C’est de la même manière, crie-t-il, que ce régime cherche à bloquer BDK et son Chef pour les soustraire du champ des activités légales.
L’APARECO aurait ses raisons ailleurs. Notamment, dans les soubassements de discours de son Président, le frère Honoré Ngbanda qui, à maintes reprises, rêve d’un Etat sans Kabila.
Ainsi donc, qu’il s’agisse de la marche de Marie-Thérèse Nlandu ou de tirs croisés du Mlc-APARECO aujourd’hui, à Bruxelles, la sentence, pour la majorité présidentielle, demeure. « Ce n’est pas parce que l’opposition proteste qu’il faudra sanctifier Ne Muanda Nsemi », jure un Député Pprd, sous le sceau de l’anonymat. C’est dire que l’affaire BDK ressemble, décidément, à un arbre qui cache la forêt. La Prospérité
La sanction est tombée: Yves Kisombe interdit d’engager le MLC !
Le processus du débarquement de l’Honorable Yves Kisombe du Mouvement de Libération du Congo est désormais enclenché.
Hier, Députés et Sénateurs du MLC se sont retrouvés autour de leur secrétaire exécutif, l’Honorable Thomas Luhaka. A l’ordre du jour, le cas Yves Kisombe qui, à en croire le communiqué sanctionnant cette rencontre, s’est mis en marge de la ligne du parti et de toute l’opposition. Ceci, par ses déclarations publiques, ses prises de position politique et son comportement.
Il a été décidé, la transmission depuis hier, de son dossier au Bureau politique national, instance compétente chargée de se prononcer sur son cas. En attendant, l’Honorable Kisombe Yves ne peut plus engager son parti, le MLC.
Yves Kisombe, comme tout le monde l’a suivi sur les antennes de la Radiotélévision nationale, RTNC, le jeudi 27 mars 2008, s’est attaqué violemment à son collègue, Ne Muanda Nsemi, sur les douloureux événements qui ont endeuillé le Bas-Congo, naviguant ainsi à contre-courant des thèses de sa formation politique, le Mlc de Jean-Pierre Bemba Gombo.
Lisez plutôt l’intégralité du Communiqué du MLC parvenu à La Prospérité hier, dans la soirée.
Communiqué
Les Députés et Sénateurs du MLC se sont réunis ce vendredi 28 mars 2008 au siège du parti sous la présidence du Secrétaire Exécutif National du parti l’Honorable Thomas Luhaka Losendjola.
Au centre de leurs discussions, les élus nationaux du MLC se sont penchés sur le cas du Député YVES KISOMBE, qui par ses déclarations publiques, ses prises de position politique et son comportement s’est mis en marge de la ligne du parti et de toute l’opposition.
Le Député YVES KISOMBE, a particulièrement surpris les structures du parti et l’opinion publique lors de la séance plénière de l’Assemblée Nationale de ce jeudi 27 mars 2008, en apportant son soutien sans équivoque au pouvoir et aux éléments de force de l’ordre coupables des répressions violentes qui ont endeuillé la population congolaise du Bas Congo.
Les Députés et Sénateurs du MLC considèrent que par ses multiples actes de démarcations et dérives, le Député YVES KISOMBE s’est mis volontairement en rupture avec la ligne politique, les idéaux et les valeurs du MLC et prennent par conséquent acte de cette rupture.
Aussi, les Députés et Sénateurs recommandent au Secrétaire Exécutif National, la transmission sans délai de son dossier au bureau politique du Parti, instance compétente chargée de se prononcer et de sanctionner les fautes graves commises par les cadres du Parti.
D’ores et déjà, les Députés et Sénateurs du MLC informent l’opinion qu’en attendant l’aboutissement de la procédure initiée à son encontre, le Député YVES KISOMBE n’a plus le droit de prendre la parole et d’agir au nom du MLC ; ce qui lui laisse naturellement sa liberté d’expression individuelle garantie par notre constitution à tout citoyen.
Pour les Députés et Sénateurs du MLC,
DJOLI ESENG’EKELI Jacques
Rapporteur
LOSAKO TV : "Fitna" Film anti-islam... La tension monte dans le monde arabe.
Le film montre des extraits de livres, des coupures de presse et
des citations du Coran destinées à fonder l'idée d'une religion
intolérante voulant conquérir le monde.
- Des images brutales de
divers attentats, notamment à New York et à la gare Atocha de Madrid,
sont assorties de citations de sourates invitant à punir les infidèles.
-Le
film montre aussi une séquence où le cinéaste Theo Van Gogh, poignardé
et égorgé en 2004 par un islamiste radical à Amsterdam, évoque avec
ironie les menaces qui pèsent sur lui alors qu'il vient de réaliser,
avec l'ex-députée néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, musulmane d'origine
somalienne, le film Submission, dénonçant les violences contre les
femmes autorisées par le Coran.
- Fitna s'attarde sur des exécutions en Irak ou des prêches d'imams contre les homosexuels et les juifs.
- Evoquant "les Pays-Bas demain", il montre des femmes voilées, des enfants ensanglantés et des homosexuels pendus.
-
Il se poursuit par un bruit de page déchirée : Geert Wilders veut ainsi
inviter les musulmans à "déchirer eux-mêmes un texte qui propage la
haine".
- "Les musulmans vous demandent de la place pour l'islam, mais l'islam ne vous en fait aucune", souligne aussi le texte.
Il conviendrait de "vaincre" cette religion, comme ont été vaincus le nazisme et le communisme, a expliqué le député.
La
première et la dernière image reproduisent une caricature du prophète
Mahomet. On entend, à la fin, une explosion mais qui serait plutôt,
selon M. Wilders, le bruit "des éclairs et du tonnerre".
- Wilders a
affirmé "Si des musulmans se sentent insultés par de telles images, ils
sont insultés par la vérité", a-t-il déclaré.
"Mon
but est de montrer que l'islam représente un danger pour les Pays-Bas,
un grand danger pour le monde entier. Il est minuit moins cinq."
O.M...مُجاهِدون
KABILA, AU NOM DU PÈRE ET DU FILS ET DE SAINT-MOBUTU... AMP (Alliance des MPRistes et PPRDistes) !
Les Kabilistes et les Mobutistes craignent la démocratie comme le vampire la lumière du jour...
Parfois, on ferme les yeux et on se dit que l’on a fait un mauvais rêve, que l’on va se réveiller et se retrouver dans un CONGO de lait et de miel, un pays où les gens travaillent et mangent le fruit de leur sueur, où les enfants vont à l’école, où les hôpitaux fonctionnent et sont accessibles à la population, où le viol n’existe pas, où l’on meurt soit par accident ou par mort naturelle et non par assassinat, où la justice est là pour tout le monde et non uniquement pour servir les intérêts des dirigeants, où les opportunités de développement sont telles que les étrangers viennent y investir, bref un pays où il y a de l'espoir pour les générations futures... Mais hélas, on est bien dans la galère sans savoir comment s'en sortir.
KABILA PÈRE « Voici l'homme qu'il (ne) fallait » et KABILA FILS « L’homme que nous aimons (haïr) le plus ».
Si l’adoration est réservée aux croyants Kabilistes, l’admiration est largement répandue chez les congolais...
Raïs, l'homme de la paix, génie, guide, maître, Che guevara, pacifique, ami, fidélité, faiseur de paix, amour filial – autant de termes fort éloignés du registre politique et qui pourtant rendent bien compte de ce que le Kabilisme est avant tout, triomphalisme arrogant, une flatterie populiste et un fanatisme aveugle...
Ils maintiennent les opposants à l'extérieur, mais ils l'isolent aussi des gens sur lesquels il règne. Avec le temps, le Kabilisme ne peut même plus voir au delà. Il perd le contact avec la réalité et ce qui est irréel, avec ce qui est possible et ce qui est impossible, ou, comme dans le cas de Nkunda Bâtard et du Kivu, des affrontements sanglants entre la police et des adeptes de la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo (BDK), les trois attaques de la résidence de J.P Bemba, ce qui est à peine possible. Ce qu'il pense de ce que son pouvoir peut accomplir ou de sa propre importance, se tourne en fantasme qui les entraîne, hors de la bonne gouvernance et de la démocratie.
Ce n'est pas possible que des actes de torture, de violence et de persécutions soient perpétrés par les services de sécurité et la garde présidentielle <<GSSP>> sans que le pouvoir réagisse et que des sanctions soient prises contre les responsables. C’est vraiment le minimum que l’on attendrait d’un leadership responsable.
Le président KABILA n'a pas le droit de s'enfermer dans une tour d'ivoire et d'ignorer les opposants, la société civile, des leaders religieux et la communauté internationale qui s'inquiètent de l'avenir de la République Démocratique du Congo.
Le président de la République trouve normal qu'aujourd'hui les congolais soient tués par sa garde présidentielle, l'armée et la police, que la corruption touche les dirigeants au plus grand sommet de l'Etat et au grand dam de la population congolaise abandonnée à son triste sort, que les femmes congolaises sont violées chaque jour qui passe, que l'Angola, le Rwanda, l'Ouganda pour ne citer que ceux-là, s'emparent de nos terres de richesse, que des congolais soient muselés pour leurs opinions politiques, que la justice reste une justice pour le pouvoir et non pour le peuple etc...
Si hier, Joseph KABILA était réellement parmi les persécutés, il devrait reconnaitre ces maux qui rongent son peuple et les juguler pour ne pas que son pouvoir soit identique ou pire à ceux qu'il a combattus...Mais hélas, ce n'est pas le cas, à voir l'attitude avec la quelle le régime traite tous ces maux énumérés ci-haut.
Non seulement ce n’est pas le cas mais, qui plus est, il faut regretter que comme dans la plupart des pays africains, l’objet de la politique à savoir, « assurer le développement par l’industrialisation et réduire les inégalités dans la liberté et la justice », est loin d’avoir pénétré la conscience des élites politiques, gouvernants et opposants confondus. Gouvernant ou aspirant à gouverner, le politicien africain ne roule que pour lui et lui seul et, à cet égard, les Congolais n’échappent pas à cette règle : ils font la politique pour s’en mettre plein les poches sans penser enrichir la société toute entière si ce n’est de l’appauvrir en connivence avec des prédateurs étrangers (Occidentaux, Rwandais, Ougandais, Angolais,etc...)
En clair, le véritable problème auquel est confronté la Nation congolaise à ce sujet est que, depuis toujours, les responsables politiques gèrent le pays et tout ce qu’il contient - hommes, choses, diamants, cuivres, or, etc...comme une propriété privée dont ils peuvent user et abuser à volonté.
Le 17 mai... Un petit pas pour le Congo, mais un bon de géant pour le Rwanda
Cette libération n'est pas la libération d'une ethnie, c'est la libération du peuple dans son entièreté. Elle ne se fait pas contre un groupe, elle se fait pour une nation.
Mais aujourd'hui, les ex-mutins et ex-Libérateurs deviennent de nouveaux acteurs de la criminalité, de la corruption engendrée par une pauvreté et des inégalités endémiques. Les KENGO, MOKOLO et autres grands mobutistes de l’époque semblent être les modèles qu’il faut suivre pour les dépasser même dans l’oppression et la corruption. Ce n’est pas étonnant que parfois quand vous critiquez les acteurs du pouvoir actuel, certains kabilistes vous disent ouvertement : « Qu’est-ce que les mobutistes ont fait ? N'est-ce pas les mobutistes qui ont détruit ce pays et devraient assumer la responsabilité...le chaos ? Etc. ». Tout cela pour justifier quoi ? Que le peuple congolais doit accepter cela comme une excuse valable ?
Comparaison n'est pas raison... Bien souvent, les kabilistes, au lieu de saisir cette occasion de se ranger derrière ceux qui avancent et non derrière ceux qui tirent le peuple vers l'arrière. Le pouvoir est dans une situation où il a pris comme modèle les oppresseurs d’hier.
NON. Le modèle n’est ni MOBUTU, ni KENGO, ni MOKOLO, ni les ex FAZ... LIKULIA, ELUKI, VOUMBO etc... C’est peut-être un problème psychologique qu’il faudrait soigner. Franchement les psychologues devraient se pencher sur ce phénomène qui frappe nos dirigeants africains à voir ce que deviennent les KAGAME, MUGABE, DEBY, MUSEVENI, DOS SANTOS et tout près de chez nous NGUESSO. Le pouvoir doit savoir qu’aujourd’hui, de plus en plus de Congolais, la communauté internationale, la société civile etc... Ne peuvent plus accepter de répéter l'histoire et de faire un retour en arrière par rapport aux principes qui gouvernent les nations en ce 21ème siècle.
Et oui ! Messieurs, les temps ont bien changés...
N’en déplaise aux Mobutistes et Kabilistes, mais le moment est venu de renouveler les effectifs et de redonner espoir à la population Congolaise. Les exigences de l’an 2000 ne pas celles des années 80-90. De nombreux données géo- politiques ont évoluées (les réseaux de la Françafrique, la position dominante de la France et la Belgique en Afrique centrale n’est plus comme jadis, l’introduction de la Chine dans les échanges économiques, l’engagement des américains sur le continent africain depuis le 11 septembre ont profondément bouleversé les équilibres politiques et économiques).
Demain, qui que vous soyez, vos enfants vous demanderont si, en ce moment crucial du devenir de notre pays, vous étiez avec ceux qui avancent ou dans le camp des irréductibles qui tiraient le peuple vers l'arrière, vers les tragédies des temps barbares.
Les élections ne suffisent plus pour instaurer la stabilité au Congo et le cas du Kenya est éloquent dans ce sens.
Dans une démocratie, le peuple a besoin d'être protégé contre la folie et l'abus de pouvoir de ses propres dirigeants dans un esprit de protection et de pérennisation de cette même démocratie face aux folies de la nature humaine.
O.M...tata bo'...moko !!!
28 mars 2008
BDK: Majorité divisée, opposition divisée... Et l'affaire fait une victime dans l’Assemblée, Yves Kisombe bientôt chassé du Mlc!
Pour la deuxième journée consécutive, les débats riches en intensité se sont poursuivis à l’Assemblée nationale, hier jeudi 27 mars 2008, sur les violences à répétition qui font des centaines de morts au Bas-Congo. Plusieurs intervenants se sont succédés à la tribune tantôt pour fustiger la propension du Gouvernement à toujours recourir à la force pour rétablir l’autorité de l’Etat, tantôt pour mettre en exergue la responsabilité de BDK dans la détérioration de la situation sécuritaire dans la province du Bas-Congo. Députés de la majorité et de l’opposition ont pris la parole.
Les uns ont soutenu la position du Gouvernement qui a décidé, au cours de sa réunion chargée d’histoire tenue la semaine passée à Matadi, d’interdire le fonctionnement de Bundu dia Kongo (BDK), et sollicité la levée des immunités parlementaires du député Ne Muanda Nsemi, Chef spirituel de ce mouvement politico-religieux. Les députés PPRD ont estimé que Ne Muanda Nsemi devait payer parce que auteur intellectuel des exactions commises par certains de ses adeptes. On a parlé de BDK comme un monstre juridique qui aurait violé son statut juridique.
Autrement dit, Ne Muanda Nsemi ne devrait plus avoir sa place au sein de l’Assemblée nationale. Ses adeptes ayant commis des actes de rébellion. Les députés PPRD ont justifié l’usage de la force. Quant aux frustrations accumulées par les Ne Kongo, la famille politique du Chef de l’Etat estime que toutes les provinces de la RDC ont connu des frustrations. Par conséquent, dit-on, les intellectuels du Bas-Congo n’avaient pas à trop revendiquer. On ajoute que les autorités judiciaires devraient se saisir de Ne Muanda Nsemi pour qu’il réponde de ses actes, pensées et paroles.
Le PPRD ne partage pas non plus l’idée d’une table ronde sur le Bas-Congo au motif qu’il n’y a pas crise dans cette province. La situation, a-t-on soutenu, est différente avec ce qui s’est passé au Kivu. Au Kivu, le PPRD affirme qu’il s’agit d’une guerre appuyée par des pays voisins. Il fallait négocier pour rétablir la paix. Au Bas-Congo, c’est, poursuit-on, une situation de maintien de l’ordre. Ainsi a déclaré le Député Kamoni agissant au nom et pour le compte du PPRD.
Les groupes parlementaires de l’opposition ont presque été unanimes pour mettre en garde contre la prise de fausses solutions. Au nombre desquelles, l’imposition de la paix sous le prétexte de la restauration de l’autorité de l’Etat, l’invalidation de Ne Muanda Nsemi, la dissolution de BDK et l’ignorance des frustrations chez les Ne Kongo. Thomas Luhaka, député du MLC, a prôné le dialogue, la tenue de la table ronde à laquelle tous les Ne Kongo qui comptent se retrouveraient. Et puis, la résolution des problèmes réels des populations.
Il reste que le chef spirituel de BDK se présente en Leader du Bas-Congo et porte-parole de tous les Ne Kongo. Les gens meurent pour lui et sont encore prêts à sacrifier leurs vies. Lui-même Ne Muanda Nsemi est prêt à mourir pour ses adeptes. Sa faiblesse, peut-être, c’est d’être en compétition avec quelques politiciens du Bas-Congo.
Dans certains états-majors politiques, on voudrait savoir comment la base, les originaires de la province présents dans les institutions ou les non originaires perçoivent-ils les revendications de BDK.
La décision aurait été prise par JP Bemba depuis Faro, au Portugal, où il s’est blotti, il y a environ une année. Un message intercepté hier, tard la nuit, laisse croire que la machine est déjà en marche. Yves Kisombe pourrait perdre à la fois, sa qualité de Cadre du Mlc et son mandat de Député National.
Il lui est reproché d’avoir trahi le Mlc dans l’affaire BDK et de soutenir, de ce fait, Kabila. Deux tendances se sont dégagées hier, au Palais du Peuple. Pour le PPRD Kamoni, Ne Muanda Nsemi doit être livré à la justice, BDK dissout et pas question de table ronde. Thomas Luhaka, du Mlc, met en garde contre ‘‘des fausses solutions’’.
Il s’agit d’une mesure venue d’en haut. Yves Kisombe va bientôt passer des moments durs. Le Chairman Jean-Pierre Bemba, depuis Faro, au Portugal, aurait, finalement, levé l’option de lui administrer une sérieuse correction. La machine, croit-on, est déjà en marche. Kisombe fils pourrait perdre à la fois, sa qualité de cadre du Mlc et son mandat de Député National. Il lui est reproché entre autres, d’avoir trahi les positions du Mlc dans l’affaire Bundu dia Kongo et de soutenir, de ce fait, Joseph Kabila.
Dans son intervention, Yves Kisombe réaffirmait, en effet, ses distances prises, depuis plusieurs années, vis-à-vis de BDK à cause de sa philosophie. « Le Bas-Congo ne sera jamais le Kosovo. Le Bas-Congo ne sera jamais le Timor Oriental, ni le Kurdistan Irakien », s’écriait-il. Ainsi que l’avait démontré Delly Sessanga, Yves Kisombe devrait s’assumer. Et que toutes les déclarations qu’il a faites n’engageaient que sa propre personne et non, le Mlc. La Prospérité





