LOSAKO

Le porte-voix de tous ceux qui cherchent vainement dans quel forum de ce monde, ils peuvent se faire entendre.. Oui, je veux donc parler au nom de tous les « laissés pour compte » parce que « je suis homme et rien de ce qui est humain ne m’est étranger ».

29 mars 2008

KABILA, AU NOM DU PÈRE ET DU FILS ET DE SAINT-MOBUTU... AMP (Alliance des MPRistes et PPRDistes) !

143343Les Kabilistes et les Mobutistes craignent la démocratie comme le vampire la lumière du jour...

Parfois, on ferme les yeux et on se dit que l’on a fait un mauvais rêve, que l’on va se réveiller et se retrouver dans un CONGO de lait et de miel, un pays où les gens travaillent et mangent le fruit de leur sueur, où les enfants vont à l’école, où les hôpitaux fonctionnent et sont accessibles à la population, où le viol n’existe pas, où l’on meurt soit par accident ou par mort naturelle et non par assassinat, où la justice est là pour tout le monde et non uniquement pour servir les intérêts des dirigeants, où les opportunités de développement sont telles que les étrangers viennent y investir, bref un pays où il y a de l'espoir pour les générations futures... Mais hélas, on est bien dans la galère sans savoir comment s'en sortir.

KABILA PÈRE « Voici l'homme qu'il (ne) fallait » et KABILA FILS « L’homme que nous aimons (haïr) le plus ».

Si l’adoration est réservée aux croyants Kabilistes, l’admiration est largement répandue chez les congolais...

Raïs, l'homme de la paix, génie, guide, maître, Che guevara, pacifique, ami, fidélité, faiseur de paix, amour filial – autant de termes fort éloignés du registre politique et qui pourtant rendent bien compte de ce que le Kabilisme est avant tout, triomphalisme arrogant, une flatterie populiste et un fanatisme aveugle...

Ils maintiennent les opposants à l'extérieur, mais ils l'isolent aussi des gens sur lesquels il règne. Avec le temps, le Kabilisme ne peut même plus voir au delà. Il perd le contact avec la réalité et ce qui est irréel, avec ce qui est possible et ce qui est impossible, ou, comme dans le cas de Nkunda Bâtard et du Kivu, des affrontements sanglants entre la police et des adeptes de la secte politico-religieuse Bundu dia Kongo (BDK), les trois attaques de la résidence de J.P Bemba, ce qui est à peine possible. Ce qu'il pense de ce que son pouvoir peut accomplir ou de sa propre importance, se tourne en fantasme qui les entraîne, hors de la bonne gouvernance et de la démocratie.

Ce n'est pas possible que des actes de torture, de violence et de persécutions soient perpétrés par les services de sécurité et la garde présidentielle <<GSSP>> sans que le pouvoir réagisse et que des sanctions soient prises contre les responsables. C’est vraiment le minimum que l’on attendrait d’un leadership responsable.

Le président KABILA n'a pas le droit de s'enfermer dans une tour d'ivoire et d'ignorer les opposants, la société civile, des leaders religieux et la communauté internationale qui s'inquiètent de l'avenir de la République Démocratique du Congo.

Le président de la République trouve normal qu'aujourd'hui les congolais soient tués par sa garde présidentielle, l'armée et la police, que la corruption touche les dirigeants au plus grand sommet de l'Etat et au grand dam de la population congolaise abandonnée à son triste sort, que les femmes congolaises sont violées chaque jour qui passe, que l'Angola, le Rwanda, l'Ouganda pour ne citer que ceux-là, s'emparent de nos terres de richesse, que des congolais soient muselés pour leurs opinions politiques, que la justice reste une justice pour le pouvoir et non pour le peuple etc...

Si hier, Joseph KABILA était réellement parmi les persécutés, il devrait reconnaitre ces maux qui rongent son peuple et les juguler pour ne pas que son pouvoir soit identique ou pire à ceux qu'il a combattus...Mais hélas, ce n'est pas le cas, à voir l'attitude avec la quelle le régime traite tous ces maux énumérés ci-haut.

Non seulement ce n’est pas le cas mais, qui plus est, il faut regretter que comme dans la plupart des pays africains, l’objet de la politique à savoir, « assurer le développement par l’industrialisation et réduire les inégalités dans la liberté et la justice », est loin d’avoir pénétré la conscience des élites politiques, gouvernants et opposants confondus. Gouvernant ou aspirant à gouverner, le politicien africain ne roule que pour lui et lui seul et, à cet égard, les Congolais n’échappent pas à cette règle : ils font la politique pour s’en mettre plein les poches sans penser enrichir la société toute entière si ce n’est de l’appauvrir en connivence avec des prédateurs étrangers (Occidentaux, Rwandais, Ougandais, Angolais,etc...)

En clair, le véritable problème auquel est confronté la Nation congolaise à ce sujet est que, depuis toujours, les responsables politiques gèrent le pays et tout ce qu’il contient - hommes, choses, diamants, cuivres, or, etc...comme une propriété privée dont ils peuvent user et abuser à volonté.

Le 17 mai... Un petit pas pour le Congo, mais un bon de géant pour le Rwanda

Cette libération n'est pas la libération d'une ethnie, c'est la libération du peuple dans son entièreté. Elle ne se fait pas contre un groupe, elle se fait pour une nation.

Mais aujourd'hui, les ex-mutins et ex-Libérateurs deviennent de nouveaux acteurs de la criminalité, de la corruption engendrée par une pauvreté et des inégalités endémiques. Les KENGO, MOKOLO et autres grands mobutistes de l’époque semblent être les modèles qu’il faut suivre pour les dépasser même dans l’oppression et la corruption. Ce n’est pas étonnant que parfois quand vous critiquez les acteurs du pouvoir actuel, certains kabilistes vous disent ouvertement : « Qu’est-ce que les mobutistes ont fait ? N'est-ce pas les mobutistes qui ont détruit ce pays et devraient assumer la responsabilité...le chaos ? Etc. ». Tout cela pour justifier quoi ? Que le peuple congolais doit accepter cela comme une excuse valable ?

Comparaison n'est pas raison... Bien souvent, les kabilistes, au lieu de saisir cette occasion de se ranger derrière ceux qui avancent et non derrière ceux qui tirent le peuple vers l'arrière. Le pouvoir est dans une situation où il a pris comme modèle les oppresseurs d’hier.

NON. Le modèle n’est ni MOBUTU, ni KENGO, ni MOKOLO, ni les ex FAZ... LIKULIA, ELUKI, VOUMBO etc... C’est peut-être un problème psychologique qu’il faudrait soigner. Franchement les psychologues devraient se pencher sur ce phénomène qui frappe nos dirigeants africains à voir ce que deviennent les KAGAME, MUGABE, DEBY, MUSEVENI, DOS SANTOS et tout près de chez nous NGUESSO. Le pouvoir doit savoir qu’aujourd’hui, de plus en plus de Congolais, la communauté internationale, la société civile etc... Ne peuvent plus accepter de répéter l'histoire et de faire un retour en arrière par rapport aux principes qui gouvernent les nations en ce 21ème siècle.

Et oui ! Messieurs, les temps ont bien changés...

N’en déplaise aux Mobutistes et Kabilistes, mais le moment est venu de renouveler les effectifs et de redonner espoir à la population Congolaise. Les exigences de l’an 2000 ne pas celles des années 80-90. De nombreux données géo- politiques ont évoluées (les réseaux de la Françafrique, la position dominante de la France et la Belgique en Afrique centrale n’est plus comme jadis, l’introduction de la Chine dans les échanges économiques, l’engagement des américains sur le continent africain depuis le 11 septembre ont profondément bouleversé les équilibres politiques et économiques).

Demain, qui que vous soyez, vos enfants vous demanderont si, en ce moment crucial du devenir de notre pays, vous étiez avec ceux qui avancent ou dans le camp des irréductibles qui tiraient le peuple vers l'arrière, vers les tragédies des temps barbares.

Les élections ne suffisent plus pour instaurer la stabilité au Congo et le cas du Kenya est éloquent dans ce sens.

Dans une démocratie, le peuple a besoin d'être protégé contre la folie et l'abus de pouvoir de ses propres dirigeants dans un esprit de protection et de pérennisation de cette même démocratie face aux folies de la nature humaine.

O.M...tata bo'...moko !!!

Related Posts with Thumbnails
Posté par Losako à 00:14 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires sur KABILA, AU NOM DU PÈRE ET DU FILS ET DE SAINT-MOBUTU... AMP (Alliance des MPRistes et PPRDistes) !

  • Pas vrai

    Joseph Kabila est le premier president de notre pays qui a reussi a organiser des elections democratiques jugees comme libres et democratiques par la communaute internationale. Ce sera donc hypocrite de dire qu'il a peur de la democratie, un systeme qu'il a lui-meme apporte?

    Posté par pierre2, 25 mars 2008 à 22:54 | | Répondre
  • NON AUX KABILA PÈRE ET FILS!

    KABILA PÈRE « Voici l'homme qu'il ne fallait pas » et KABILA FILS « L’homme que nous aimons haïr le plus ». That's right!!!!!!!!!

    Posté par mimi, 28 mars 2008 à 10:28 | | Répondre
Nouveau commentaire